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Dans un premier temps, la multiplication des personnages sans lien apparant déroute, ne rendant pas clairement lisible le scénario. Celui-ci prend de l'épaisseur et tel un puzzle bien orchestré, les pièces s'assemblent. Sans être révolutionnaire, s'en suit une chasse à l'homme, un étau qui se reserre. Un polar qui s'appuie beaucoup sur sa distribution de premier choix.
Autour d'une galerie de portraits un peu paumés et attachants, J. Commandeur écrit sur les désillusions du temps, de l'amitié. Il s'entoure pourtant d'un casting solide et même si quelques situations ou réparties font sourire, l'humoriste a perdu de sa verve acerbe. Son scénario part quelque peu à la dérive où planent la nostalgie des années 90. Une comédie trop figée, pas à la hauteur du projet.
Dossier 137 se déroule lors du bras de fer entre forces de l'ordre et gilets jaunes en 2018. Le récit propose les investigations poussées de l'IGPN sur un cas posant bien des questions. L. Drucker fait preuve de maîtrise, de pugnacité, entre respect des règles, abus de pouvoir et éventuelles sanctions. Un dilemme bien posé par cette affaire ainsi que sur toute une profession qui capte l'attention.
Une évocation de l'histoire récente, documentée, retraçant l'avant épisode du procés du logisticien organisateur de la "solution finale". Le récit comme la réalisation souffrent tout de même de lenteur et ce drame semble survoler le sujet dans sa globalité. Pourtant, T. Kretschmann, en choix judicieux, exprime l'ignominie glaçante du personnage d'Eichmann.
V. Efira déploie une puissante énergie dans un combat de femme face à une machine à broyer de l'humain, sous couvert de protection de l'enfance. Un drame social à charge dont le manque de solution se fait ressentir, jusqu'au final immodéré.
Portée par l'attrait d'une fortune à hériter, l'dée de départ du scénario est alléchante. Seulement le métrage hésite dans la direction à prendre : ni thriller par manque de rythme et de tension, ni comédie sans second degré. Si les événements comportent des invraisemblances, les rebondissements surprennent dans une production qui ne laissera toutefois pas un souvenir impérissable.
En basant son sujet sur l'Iran actuelle, J. Panahi pose de vraies questions sur un régime et notamment le principe de la vengeance. Il manque bien des explications sur ces personnages, les raisons de ce qu'ils ont vécu en amont. Entre tergiversations, l'interprétation est tour à tour exacerbée ou peu convaincante. certains dialogues restent stériles, la tournure de l'intrigue perd en cohérence et que penser de la dernière scène?
En se basant sur des clichés, les écarts de classes, P. Le Guay raconte surtout une communauté, espagnole, et son histoire au cœur du Paris des années 60. Il met en parallèle deux mondes qui cohabitent mais qui vont finalement vraiment se rencontrer, via le personnage empathique de F. Luchini. Une comédie sociale humaine, fraîche et attachante.
Du point de vue de l'histoire, cet épisode dans la guerre est digne d'intérêt et met en avant le courage et la solidarité. Malheureusement, pour un tel sujet, cette évocation manque terriblement d'une direction artistique, dans la mise en scène et le jeu des "comédiens". Tout sonne faux, fait amateur, les scènes de fusillades sont mal filmées, le son est désastreux et, si les allemands parlent leur langue, les américains parlent ...
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Une intrigue musclée et nerveuse naviguant dans les rouages de l'espionnage où une histoire familiale se mêle. Mais ce scénario à rebondissements plutôt prévisibles a recours à pas mal de facilités et s'étire sur la durée. L'excellent O. Paulo semble moins à l'aise dans ce genre.
Décidément le cinéma de Q. Dupieux est singulier. D'abord, le récit sur fond d'obssession du jeunisme, base l'absurde suscitant la curiosité. Puis, la suite s'effiloche cruellement et l'on décroche, sur un format pourtant fainéant.
Passage en grand format du personnage de sketch créé par Dujardin et de son monde en jaune. Le résultat, rocambolesque et déjanté, n'a ni queue ni tête. Un scénario absurde, cabotinage des acteurs en roue libre, sur des pseudos gags qui tombent à plat. Un naufrage attendu où rien ne fonctionne.
Un drame sur l'histoire, les liens compliqués d'une famille et sa maison mais son vrai objet (le tournage d'un film) met du temps à se dévoiler et à devenir central. Avec une lenteur ambiante, des scènes qui s'étirent et un montage manquant de fluidité, l'intensité est amoindrie. Beaucoup de pudeur, de retenue sans que l'émotion puisse s'exprimer, le projet aurait pu être plus fort, dommage.
Un thriller anxiogène, surtout lorsqu'il s'inscrit dans le trouble de la cécité. d'ailleurs, la mise en scène est réfléchie autour de la lumière, élément essentiel. La trame est bien menée, intrigante et machiavélique. Les rebondissements sont nombreux même si certaines réactions agacent à la longue.
Quand le 7ème art devient outil de propagande du pouvoir, c'est tout un questionnement sur la liberté de création et d'expression qui est posé. Entre coulisses d'un tournage à tension, immersion en sphère politique et petites intrigues annexes, malheureusement le propos se perd, dispersé. Un film sur l'Égypte, son pouvoir actuel et une certaine instrumentalisation, qui devient enfin percutant dans sa dernière demi-heure.
Un récit énigmatique par endroits mais mal écrit, mal amené et dont l'aspect médiumnique peu crédible. Ainsi l'ensemble tombe à plat, fade, sans que rien ne soit vraiment exploité en profondeur. En outre, l'interprétation générale n'est pas convaincante.
Autour d'une distribution étoffée, J. Foster était attendue depuis longtemps dans une réalisation française. Avec comme fil conducteur, une dimension psychanalytique, R. Zlotowski propose un scénario trouble, bancal et finalement guère crédible. Une intrigue qui piétine, manque d'à peu près tout pour en faire un thriller instaurant une tension constante.
Dark city bénéficie d'une ambiance sombre et mystérieuse par le visionnaire A. Proyas. Le travail visuel aux décors mouvants est extrêmement soigné et cette variation sur la manipulation est fascinante.
Que cherche à nous raconter J. Ducournau avec Titane? Après un déferlement de violence gore et incompréhensible, deux âmes perdues vont se trouver. Une trame totalement bancale, improbable et pas vraiment crédible, jusque dans les détails. Un palme d'or qui touche le fond.
Des aventures palpitantes et spectaculaires, avec une machine extra-terrestre impressionnante. L'héroïsme et l'instinct de survie sont poussés à leur paroxysme. Les stigmates d'un passé en filigrane et le sentimentalisme associé sont toutefois ultra convenus. Une production musclée et directe, qui remplie son objectif.
c'est cet attachement que l'on trouve dans les liens, les moments de bonheur ou lorsque les coups durs frappent l'existence que C. Tardieu raconte. une variation délicate, aux sentiments sincères sur le deuil, la vie qui continue, à la chronologie rythmée par l'enfance qui grandie. même si certains aspects paraissent faciles ou précipités, les thématiques fortes et, universelles, sont abordées intelligemment, bien dialoguées et portées ...
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Le principe des reliques maléfiques qui engendrent la mort n'est pas vraiment nouveau dans ce genre de cinéma. Des personnages, de jeunes adultes, superficiels ou à clichés évoluent sur un canevas éculé. Il y a bien quelques moments d'effroi, plutôt bien réalisés, mais l'intrigue reste abracadabrante et le final too much.
F. Ozon propose sa version du roman d'A. Camus, dans une reconstitution de l'Algérie française d'époque, sous une superbe photographie N&B, à la lumière étincellante. B. Voisin incarne parfaitement un Meursaut, totalement impassible. Une troublante évocation.
Adaptation du roman Je suis une légende de R. Matheson. une vision prophétique, dans un Los Angeles désert et dévasté et, une dystopie sur la nature humaine. La sensation du danger est parfois prise un peu à la légère, sur une bande sonore souvent inadaptée à l'action. Un métrage qui colle à son époque.
un New-York apocalyptique et silencieux, une ambiance tendue où la menace guette, un suspense imparable... W. Smith porte véritablement sur ses épaules ce film choc, issu d'un roman de SF adapté différemment (Le survivant, avec C. Heston en 1971).
Bien qu'elle ne tienne pas la route, une idée de départ sympathique qui évidemment surfe sur le choc des générations et le progrès de la société. Sous certains aspects, le propos est tout de même quelque peu excessif, sur 2-3 situations qui prêtent à sourire. Les acteurs semblent s'amuser et la réflexion finale envoie un message positif.
Une libre inspiration de l'affaire Bettencourt et de son empire, source de tant de convoitises, qui a défrayé la chronique en son temps. Un traitement au regard cynique, abordé dignement, plaisant sans plus sur la durée, élevé par la prestation flamboyante et irrévérencieuse de L. Lafitte face à la retenue maîtrisée de M. Foïs.
Adaptation de Le couperet (Costa Gavras 2005). Un drame social sur le déclassement, les effets de l'évolution du monde du travail et de la délocalisation. Le ton est singulier, cynique mais trop souvent farfelu et l'interprétation excessive. L'aspect comique (ou second degré), peu subtil, tombe à plat et ainsi le récit s'embourbe. La promesse n'est pas là.
Le postulat de départ, bien que tordu, aurait pu amener à une série de péripéties cocasses. Sauf que contre toute attente, le ton se corse, le coup monté imaginé va se retourner contre son auteur et faire resurgir de vieux secrets. Le scénario réserve une succession de quiproquos et une escalade meurtrière. Une curiosité inégale dûe aussi par le cabotinage de son acteur réalisateur J. Biggs.
Dans cette histoire confuse, Desplechin ramène le passé dans un présent qui devient alors chaotique. Elle le devient également pour le spectateur, cherchant une direction à un récit plombé d'incohérences, au milieu de dialogues et d'émotions qui sonnent mal. F. Civil surnage tant bien que mal dans cette chronique tarabiscotée.
H. Herzi, derrière la caméra pour l'adaptation d'un roman et raconter le portrait de Fatima, jeune femme issue de l'immigration, qui apprend à découvrir sa nature, les premières désillusions. Une évocation de l'émancipation avec toutes les contradictions évidentes, notamment culturelles. Un film plat, monotone, intériorisé, avec des scènes creuses et qui manque d'évolution significative. Le métrage se clôture alors laissant le ...
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une fiction dans les hautes sphères politiques aux airs de faits réels... sur une mise en scène classique mais sûre, ce film est porté avec brio par ses interprètes.
Librement inspiré de la vie de M. Reisman, J. Safdie propose une version romancée et flamboyante. Pourtant champion de tennis de table, l'aspect sportif passe au second plan pour une succession de péripéties bruyantes et aussi fantasques qu'était l'homme. Le talentueux T. Chalamet lui donne un souffle impressionnant sauf que le scénario s'avère vite lassant et décevant.
Portraits de deux jeunes adultes et d'une amitié forte racontée avec les codes d'une histoire d'amour. En effet, la "diagonale du vide" annoncée plane longtemps sur ce récit d'une certaine noirceur, aux vies compliquées et aux issues incertaines. La deuxième partie du film est plus intéressante, appuyée par la justesse de P. Kircher, sans vraiment rattraper l'ensemble de ce drame social.
Un sujet éminemment d'actualité dont le développement s'inscrit dans une société future, avec une confrontation entre l'humain (C. Pratt) et l'IA décisionnaire représentant la loi (R. Ferguson). La mise en scène part d'un espace confiné mais le principe des investigations la rend visuellement dynamique et alerte, accentuée par un compte à rebours. Le métrage ne s'embarasse pas d'éléments superflus, ni d'épaisseur dans les ...
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A la fois portrait de femme rattrapé par le temps et réfléxion sur l'amour malgré les conventions, C. Tardieu cherche à montrer que l'amour n'a pas d'âge. Un sujet traité avec justesse et simplicité bien que la tonalité soit monotone. C. de France, en second rôle, est une fois de plus remarquable.