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Blücher a au moins le mérite de faire connaître un épisode plus confidentiel de la seconde guerre mondiale, qui se déroule dans le fjord d'Oslo. Le principe de la commission d'enquête en 1946, permet de retracer les évènements en flashbacks et la stratégie alors menée par le colonel Eriksen. La réalisation reste sobre et sommaire, cette (courte) bataille faisant partie d'un assaut allemand plus global, signant l'entrée en guerre de la ...
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Pour son deuxième long métrage, S. Vanicěk explore la possession satanique basée sur une malédiction ancestrale. On peut dire que le réalisateur a le sens de l'image, de la mise en scène, pensée, précise et dynamique. Il ne lésine pas sur le côté gore et sanguinolent. Un survival terrifiant, sans temps mort, produit par un certain S. Raimi, spécialiste du genre.
Le début de ce thriller est prometteur qui, avec notamment une narration bien sentie, plante un décor inspiré. Mais le récit s'effiloche peu à peu, pris dans un enchevêtrement de petites intrigues annexes et troubles. En plus d'invraisemblances, même les acteurs semblent s'ennuyer dans ce qui fini par flirter avec une série b de western moderne.
Quelle façon originale d'alerter sur une société obnubilée par les écrans de téléphones et conditionnée par la technologie IA. Un questionnement de fond sur la manipulation et la réalité déformée, promesse d'un monde fantasmé et à quel prix. Des aventures futuristes de SF, pourtant ancrées dans l'époque actuelle, déjantées au point qu'elles partent toutefois dans tous les sens.
Evidemment, le récit trouble et mystérieux met du temps à se dévoiler, exigeant une certaine patience du spectateur. T. Servillo, en homme seul, impassible et secret s'y inscrit totalement, sous la réalisation élégante et soucieuse du détail, de P. Sorrentino. Le dénouement du rebondissement est bien pensé mais s'effondre finalement par sa passivité soudaine.
G. Jugnot réalise une comédie sur le principe de celui pris pour un autre à travers une erreur judiciaire. Il s'agit par ailleurs d'une satire sur l'emballement médiatique, la déformation de la réalité et la question de la réputation. Son personnage central n'est pas vraiment crédible avec une défense peu convaincante. Un film sans rythme, terne, pauvre en gags et à la mise en scène vieillotte. Pourtant la distribution est alléchante...
Bien sûr le point de départ de cette histoire est improbable, on comprend en outre vite que le scénario sera limité et ne brillera pas par sa finessse. Certes, quelques gags font sourire mais le rythme faiblit rapidement et le temps paraît long. Une pochade vite oubliée.
Avec un sujet intriguant et un casting séduisant, ce film fantastique a des arguments prometteurs. Le récit prend toutefois des chemins alambiqués, parfois improbables, jusque dans les scènes de poursuites ou d'action. 1984, les effets spéciaux n'ont pas résisté au temps dans cette série b qui s'avère décevante et dont le desseim ne tient guère.
C'est sur fond de crise du milieu des années 80 et d'une bande son d'époque, que Nakache et Toledano concocte une comédie sociale et familiale. C'est dans ce contexte et autour de diverses thématiques que l'on suit l'évolution et les premiers émois d'un adolescent. Même si rien n'est vraiment approfondi, le duo de cinéastes faisant finalement dans l'illusion, une certaine tendresse émane de cette chronique.
P. Sorrentino soumet en permanence le parallèle de la jeunesse impertinente et la décadence ou la nostalgie de la vieillesse. Entre poésie et humour, la vie est aussi renouveau bien que le récit désarme parfois par une sensation d'un vide prétentieux. Le cadre, les décors se prêtent à des plan esthétiques et superbes quant la musique tient une place importante. Enfin, M. Caïne impose par tant de stature et d'émotion contenue.
L'adolescence est de tout temps un passage difficile, entre questionnements, trouver sa voie, son identité etc. même s'il y a le côté festif et un clan amical. Avec cette histoire, appuyée par la narration de son personnage central et un deuil en toile de fond, on appréhende tous ces aspects. Mais pas toujours de façon profonde puis, le mal être n'est pas ce qui pourtant est prégnant, au regard du final, soudain. Une chronique maladroite donc.
Une évocation de la différence qui amène à une mise à l'écart puis au harcèlement. C'est dans un contexte d'un camp sportif pour adolescents que ce sujet glaçant et dévastateur s'inscrit. Avec une certaine profondeur, toutes les étapes du processus sont traitées : suspicion, paranoïa, contribution à une cabale qui se retourne contre soi, rumeur acquise, auto-persuasion etc. Pour autant, la mise en scène propose quelques séquences ...
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Autant le 1er opus avait une force émotionnelle, notamment une relation père-fils évolutive, autant cette suite a une lourdeur mélo dramatique et larmoyante, même si la filiation se reproduit des années plus tard. Réalisation sirupeuse, dialogues de bonne morale, avec le rapport à la foi omniprésent (ADN de son chanteur), l'aspect artistique passe au second plan. Ce drame plein d'espoir se laisse suivre malgré tout...
Dans cette réflexion philosophique sur le deuil et la place de la robotique dans nos vies futures. Yang est devenu un membre à part entière de la famille sa disparition repose aussi l'indispensable rôle parental en son sein. Décors feutrés, musique mélancolique, atmosphère soporifique, dialogues chuchotés, cette histoire s'enlise, s'éternise dans l'exploration de souvenirs archivés. Des intentions mais ce projet intime est inabouti.
une immersion dans la sphère politique des années 70 en Italie et, particulièrement dans l'avancée du communisme par l'intermédiaire du secrétaire du parti, E. Berlinguer. une évocation historique détaillée dans ses tractations avec le pouvoir démocratique catholique alors en perte de crédit, extrêmement dialoguée et émaillée d'images d'archives. un biopic qui manque de force dans le ton et la réalisation, qui parlera sans doute ...
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le point de départ met en évidence une certaine jeunesse désociabilisée et cette "marche de rupture" vers Compostelle, plutôt que la prison, est une démarche intéressante de réinsertion. à travers un vrai parcours initiatique pour ces deux personnages "égarés", le projet est propice à des rencontres humaines profondes et, proches de la nature, à de très belles prises de vues. l'émotion est nécessairement au rendez-vous, au regard ...
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Un production sud américaine qui raconte l'abandon et les errances pour combler une certaine solitude. Les événements importants qui jalonnent le récit sont soudains et d'autres parfois trop peu développés. Une chronique un peu fouillie, pas vraiment aboutie et dont on pouvait espérer une plus grande profondeur.
R. Howard retrace avec minutie et selon un compte à rebours, cette mission de sauvetage à haut risque, dans un environnement anxiogène. Un hommage rendu à la formidable coopération, au courage et à l'ingéniosité du procédé. Un drame humain qui évidemment ne peut qu'émouvoir.
Entre drame judiciaire, drame familial et exemple d'asservissement de la femme, ce récit alterne présent et flashbacks. Dans un personnage écrasé, K. Bates fait pourtant preuve de force, dans un scénario qui réserve des surprises. J. Jason Leigh est en revanche parfois trop dans l'excès.
Dans de constants allers-retours dans le temps, différentes époques, différents personnages mais des lieux identiques qui par moment, semblent se rejoindre ou se répondre. au détour de quotidiens peu passionnants, l'image est trouble ou floutée, le son du silence est saturé, avec une mystérieuse impression que les fantômes du passé observent... Le métrage, austère, étriqué, se déroule dans une extrême lenteur, presque sous ...
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Le concept de l'espace caché, fictif et labyrintique est intrigant. La mise en scène de ce nouveau monde fascinant est extrêmement travaillé, pensé en détails, comme une création d'art contemporaine mais géante. C'est en cela que suscite l'effroi, en ajoutant l'enfermement, un danger qui guette. Il est aisé de faire le parallèle avec la psychanalyse, la complexité infinie du subconscient : peurs enfantines, souvenirs déformés, folie ...
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Une descente dans la mafia opposant communauté irlandaise et italienne, dans un New-York gangréné par le meurtre. L'infiltration, inutile, dans un récit quelque peu brouillon, montre le dilemme entre groupe d'appartenance et confondre ses membres. Enfin, l'interprétation est parfois exacerbée et la fusillade finale est assez mal réalisée dans ce film noir très en deçà des classiques du genre.
Le prolifique G. Richie a le sens du détail dans une longue mise en place au cordeau, peut-être à outrance. Narration explicative, débauche d'armada et si l'extraction finale est spectaculaire, le scénario reste mince et ultra calibré pour une production destinée à une plate-forme. Si le casting est de renom, les personnages sont trop peu développés pour un film d'action tout juste distrayant qui sera vite oublié.
Newcastle suit un groupe de jeunes adultes, à la plastique favorable, passionnés par le sport national en Australie, le surf. Il raconte la fin d'une certaine insouciance jusqu'à un drame accidentel. Toutefois, le scénario reste faible, fait de dialogues où l'on ne compte plus le nombre de "f*ck" et de séquences de glisse, par ailleurs pas toujours bien filmées.
Un point de départ technologique qui s'inscrit dans une société futuriste et finalement proche de l'actuelle. Le canevas qui s'en suit est moins surprenant et cette quête fugitive, à la recherche d'une vérité, se banalise dans un faux rythme. En outre, les personnages sont assez quelconques.
Certes, il y a une esthétique de l'image où nombreuses scènes sont pensées avec un regard artistique et onirique. Mais le récit enchaîne des séquences abstraites, sans cohérence et clarté, avec une nudité et des passages (plus)qu'érotiques omniprésents. Si la morale, du point de vue bouddhiste, est de constater les excès d'une vie (prostitution, sexualité gay proscrite au Japon), elle est mal amenée et désarçonne rapidement.
La mise en scène austère permet d'instaurer une atmosphère de défiance, de paranoïa, pour d'évoquer le pouvoir de Staline, imposant un régime totalitaire dirigé par le NKVD. Outre la dénonciation d'une époque terrifiante, bafouant les droits de l'homme, l'intrigue se traîne, avec de longues séquences accessoires platoniques. Et ce, jusqu'à un dénouement implacable qui prend le spectateur à la gorge.
L'artiste contemporain brésilien V. Muniz, dont ce documentaire dresse le portrait, déclare "le propre de l'art est de transformer la matière et les idées". Et c'est à partir de cette vision que son projet à dimension sociale prend alors forme, rendant hommage aux "cueilleurs". Sur le terrain de l'immensité de cette décharge, entre drame écologique et au milieu du chaos organisé, les images et les témoignages sont percutants. Les ...
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M. Touzani signe une déclaration d'amour à une ville, celle où l'on a toujours vécu. Entre hommage contemplatif et mélancolie, Rue Malaga raconte aussi le sort des anciens que l'on déracine mais surtout un portrait de femme. C. Maura fait preuve d'inventivité et de malice pour conserver son équilibre, au delà même de ses espérances. Même si un peu longuette, à la fin dont on pouvait attendre autre chose, cette histoire est touchante malgré tout.
Un film en deux parties. La première, se déroule dans un univers carcéral, plutôt aseptisé puis, le retour à la liberté. Rarement une romance homosexuelle virile qui débute en prison a été évoquée au cinéma. Dommage que le rythme soit engourdi, les dialogues pas à la hauteur de son sujet et le final laisse une question primordiale en ssuspend. Au regard du scénario, il y avait mieux à faire.
Avec Les 39 marches, Hitchcock propose l'un de ses sujets de prédilection : l'innocent accusé de meurtre, devenu fugitif et, à travers de folles péripéties, contraint d'enquêter et de retrouver une organisation d'espionnage pour se disculper. Malgré les maladresses, un récit chaotique, le cinéaste peaufine, dans de nombreuses scènes d'extérieurs, sa mise en scène et ses plans caméras reconnaissables de son style. Avec La mort aux ...
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X. Giannoli signe une longue fresque historique retraçant une variation collaborationniste durant la seconde guerre mondiale. Celle de J. Luchaire, patron de presse et de sa fille Corinne, étoile filante du cinéma, dont le réalisateur s'appuie sur l'autobiographie. Une évocation ample, intime et démonstrative, sur un ton sans vraiment de rupture, ne montrant que les cercles privilégiés des profiteurs de la guerre. Dans une dernière heure ...
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Quand une rencontre imprévue fait irruption et chamboule durablement une vie. Ce road movie en Italie, un peu bancal, marque le pas en cours de route mais propose aussi une réflexion sur la parentalité, les choix pour le futur, ses convictions et sa propre nature.
Le charme naturel de L. Marinelli opère dans un personnage pourtant en rupture.
Le charme naturel de L. Marinelli opère dans un personnage pourtant en rupture.
L'idée de départ, certes invraisemblable, est amusante mais tombe vite dans la caricature et l'intrigue, pourtant à tiroirs, tourne un peu en rond. Le couple formé par S. Weaving et J. Segel (qui surjoue) si éloigné, n'est pas crédible. Ce remake interminable, violent et vulgaire de The trip (2021), qui n'était déjà pas extraordinaire, est sans intérêt.
"La guerre laisse des traces". Ce témoignage d'un vétéran britannique torturé et brisé dans les camps de prisonniers à Singapour est un sujet fort. Sa dimension dramatique est toutefois appuyée quand la mise en scène est à la fois paresseuse et traumatique. l'émotion a du mal à passer, jusqu'au dénouement tout en compassion.
Une variation sur le deuil et, pour un père, un voyage initiatique dans le souvenir et la découverte de la vraie nature de son fils perdu. Le ton est lourd, sur de longs dialogues et une construction de récit pas si simple à suivre. Mais le projet artistique en hommage au drame est une démarche intéressante et devient alors une force au message universel. Cette évocation aura été un électrochoc en Bolivie.