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"Profession ceinture noire" ou "Officer black belt", franchement, on a déjà lu plus inspiré et accrocheur comme titre ! Et puis cette petite tête peroxydée de chanteur de K-pop qu'affiche Kim Woo-bin, malgré cette petite blessure sur le nez, semble bien trop aguicheuse pour nous proposer autre chose qu'un film surfait, lisse et léger.
Mensonges ! Et tant mieux !
Lee Jung-do est un jeune prodige des arts martiaux qu'on pourrait qualifier de sans ambitions. Il aime les sports de combats parce que, comme il le dit lui même, il est bon à ça et il gagne ! Mais très vite, avec beaucoup de légèreté et d'humour, le réalisateur Kim Joo-Hwan le présente comme quelqu'un d'adorable, toujours prêts à aider sa famille, entre les livraisons pour le restaurant de son père et la relation attentionnée qu'il entretient avec sa tante, quelqu'un qui chérit sa vie simple entre ses amis, quelques coups de pieds bien placés et les jeux-vidéos. Toujours prêt à aider son prochain, une altercation au détour d'une ruelle va le sortir de son monde rassurant et va l'amener à faire équipe avec un agent de probation pour surveiller d'anciens détenus de retour en société.
Très rapidement, on se retrouve pris de sympathie pour ce bonhomme toujours souriant, avenant, et à l'aise dans sa routine quotidienne qui semble dénuée de toutes frustrations, mais aussi pour ses acolytes.
Officer black belt démarre donc comme un film sympathique qu'on voit lorgner vers le buddy movie lorsque son héros prend peu à peu les marques de ses nouvelles attributions. Un jeune fougueux et un sage, la recette n'est pas nouvelle et elle va fonctionner ici. Elle va d'ailleurs si bien fonctionner que lorsque la comédie policière bascule dans le thriller dérangeant, on passe du rire à la crispation, de la légèreté à la tension et au dégout. On a l'impression d'un virage à 180° tant le décalage est important. Pourtant, Kim Joo-Hwan ne nous prend pas en traitre et il fait doucement vaciller la petite vie tranquille de son héros, aux prises avec ses émotions spoiler: lorsque la pédophilie et les abus sexuels s'insinuent dans son nouveau quotidien.
Pourtant, lorsque va se jouer le dernier acte, on est loin d'être prêt à encaisser.
Le danger qui était jusque là très dispersé et individuel, limité à la surveillance de ces petites icônes indépendantes qui se déplaçaient sur un écran va brusquement prendre une tournure organisée, préméditée et diabolique spoiler: où pédophilie et snuff movies s'associent
pour nous clouer à notre canapé.
Quelques plumes subsistent à travers les personnages mais c'est définitivement une chappe de plomb qui s'abat sur nos épaules, de part ce sujet évidemment, mais aussi parce que s'engage un combat acharné et déséquilibré spoiler: duquel nos héros ne ressortiront pas intacts
. Il y a longtemps que je ne m'étais pas surpris à serrer les dents et à me crisper en espérant un dénouement qui pourtant n'a rien d'une surprise.
A travers des combats intenses et brutaux qui nous font craindre le pire pour nos agents de probations et de bonnes idées (le drone), la lutte effrénée puis la traque ne nous laisse pas indifférents et on se prend au jeu de voir l'horreur se faire démonter à grands coups de sidekicks dans les dents.
Une très bonne surprise donc que ce nouveau film coréen qui confirme (même si il n'y avait plus rien à prouver) que les réalisateurs du matin calme savent marier les genres. Drôle, oppressant et même touchant, Profession ceinture noire n'a que son titre et la plastique de son affiche pour le desservir.
Mensonges ! Et tant mieux !
Lee Jung-do est un jeune prodige des arts martiaux qu'on pourrait qualifier de sans ambitions. Il aime les sports de combats parce que, comme il le dit lui même, il est bon à ça et il gagne ! Mais très vite, avec beaucoup de légèreté et d'humour, le réalisateur Kim Joo-Hwan le présente comme quelqu'un d'adorable, toujours prêts à aider sa famille, entre les livraisons pour le restaurant de son père et la relation attentionnée qu'il entretient avec sa tante, quelqu'un qui chérit sa vie simple entre ses amis, quelques coups de pieds bien placés et les jeux-vidéos. Toujours prêt à aider son prochain, une altercation au détour d'une ruelle va le sortir de son monde rassurant et va l'amener à faire équipe avec un agent de probation pour surveiller d'anciens détenus de retour en société.
Très rapidement, on se retrouve pris de sympathie pour ce bonhomme toujours souriant, avenant, et à l'aise dans sa routine quotidienne qui semble dénuée de toutes frustrations, mais aussi pour ses acolytes.
Officer black belt démarre donc comme un film sympathique qu'on voit lorgner vers le buddy movie lorsque son héros prend peu à peu les marques de ses nouvelles attributions. Un jeune fougueux et un sage, la recette n'est pas nouvelle et elle va fonctionner ici. Elle va d'ailleurs si bien fonctionner que lorsque la comédie policière bascule dans le thriller dérangeant, on passe du rire à la crispation, de la légèreté à la tension et au dégout. On a l'impression d'un virage à 180° tant le décalage est important. Pourtant, Kim Joo-Hwan ne nous prend pas en traitre et il fait doucement vaciller la petite vie tranquille de son héros, aux prises avec ses émotions spoiler: lorsque la pédophilie et les abus sexuels s'insinuent dans son nouveau quotidien.
Pourtant, lorsque va se jouer le dernier acte, on est loin d'être prêt à encaisser.
Le danger qui était jusque là très dispersé et individuel, limité à la surveillance de ces petites icônes indépendantes qui se déplaçaient sur un écran va brusquement prendre une tournure organisée, préméditée et diabolique spoiler: où pédophilie et snuff movies s'associent
pour nous clouer à notre canapé.
Quelques plumes subsistent à travers les personnages mais c'est définitivement une chappe de plomb qui s'abat sur nos épaules, de part ce sujet évidemment, mais aussi parce que s'engage un combat acharné et déséquilibré spoiler: duquel nos héros ne ressortiront pas intacts
. Il y a longtemps que je ne m'étais pas surpris à serrer les dents et à me crisper en espérant un dénouement qui pourtant n'a rien d'une surprise.
A travers des combats intenses et brutaux qui nous font craindre le pire pour nos agents de probations et de bonnes idées (le drone), la lutte effrénée puis la traque ne nous laisse pas indifférents et on se prend au jeu de voir l'horreur se faire démonter à grands coups de sidekicks dans les dents.
Une très bonne surprise donc que ce nouveau film coréen qui confirme (même si il n'y avait plus rien à prouver) que les réalisateurs du matin calme savent marier les genres. Drôle, oppressant et même touchant, Profession ceinture noire n'a que son titre et la plastique de son affiche pour le desservir.