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John Woo cède sa place à Tsui Hark pour ce préquel. Si on y retrouve de l’emphase dans des fusillades dantesques, à l’image des deux premiers volets, le scénario est un peu moins précis et limpide dans ses enjeux. Il amène par contre un personnage féminin fort dont la saga, très masculine, avait bien besoin.
Finalement l’agriculture est peu au centre du récit et n’est pas vraiment le sujet du film. "La terre des hommes" est plutôt un film sur une femme tentant d’évoluer dans un milieu essentiellement masculin, essayant d’y trouver sa place et se retrouvant confronter au pire. Mais le final, en plus d’être moralement douteux, cède à des facilités.
Si l’objectif était de dépeindre l’un des personnages les plus détestables de l’histoire du cinéma, il est plutôt réussi, Patrick Bateman étant devenu culte par son côté outrancier. "American psycho" est donc un film volontairement malaimable, désagréable mais qui en oublie son récit.
Même au moment de sa sortie, il y a plus de trente ans, "Johnny Mnemonic" était déjà un film moche et ringard, que ce soit dans ses effets spéciaux, ses décors, ses illustrations du cyberespace… C’est d’autant plus navrant que le film n’a rien à dire sur le futur et son intrigue, banale course-poursuite en quête d’un MacGuffin, pourrait se passer à n’importe quelle époque.
Un père, tentant de se rapprocher de son fils, va l’amener à vivre avec lui sur une île isolée pendant un an. Passé l’émerveillement des premiers jours, les difficultés et les tensions commencent à apparaître. Le duo formé par Swann Arlaud et Woody Norman fonctionne très bien mais le propos sur la solitude et le retour à la vie sauvage est assez convenu.
Depuis le désastre qu’était "Cube zero", la carrière d’Ernie Barbarash fait peine à voir. Et ce n’est pas ce thriller qui remontera le niveau. Il se voudrait sulfureux, érotique, il est prude et risible. L’intrigue, cousue de film blanc, n’a rien de surprenant.
Après le catastrophique "No way home", Jon Watts cède la place à Destin Daniel Cretton et cet épisode revient à une narration plus rigoureuse et efficace, notamment avec un antagoniste réussi. Rien de bien nouveau dans le cinéma de super-héros mais un divertissement bien emballé et plaisant.
Le premier épisode avait posé un style mais il se cherchait encore. Ce deuxième va plus loin dans tous les domaines et s’avère mieux maîtrisé, que ce soit dans son écriture (parfois assez cruelle) ou dans ses orgies d’action. Malgré son opportunisme, c’est une très bonne suite.
Si ce n’est une montée vers le succès, il semble qu’il n’y ait pas grand-chose à raconter dans la vie de Charles Aznavour. Il en résulte un dernier acte très pénible qui s’apparente à une playlist enchaînant les plus grands tubes du chanteur, les entrecoupant de petites anecdotes. Avec sa volonté d’exhaustivité, ce biopic en oublie de raconter une histoire, de dresser un portrait de son protagoniste.
Un petit thriller bref, direct, sans grande ambition. Il faut y accepter son concept et son peu de crédibilité, mais les quelques rebondissements rendent le récit suffisamment divertissant. Dans un meilleur film, on aurait pu avoir un très beau couple de cinéma.
Ce qu’on ne peut pas enlever à Gilles Lellouche c’est son envie de cinéma ample et ambitieux. Il signe une grande saga romantique, romanesque, sur fond de guerres des gangs. La première partie aurait mérité d’être plus directe mais la deuxième est forte, émouvante.
Une chronique familiale d’une grande justesse. Si l’écriture est d’une belle finesse dans ce qu’elle décrit de la vie d’une mère célibataire et de ses enfants adolescents, c’est surtout l’interprétation de Camille Cottin, formidable, qui marque.
Cette suite s’assume bien comme une gigantesque bouffonnerie. Et elle a le mérite de ne jamais s’arrêter. Le rythme y est soutenu, ne laissant jamais l’ennui s’installer. Elle est par contre paresseuse lorsqu’elle rejoue le même climax que dans le premier, se contentant juste de grossir son bestiaire.
Parmi les films sur les courses automobiles, "Rapide" n’a pas à rougir face à la concurrence américaine. Les séquences de courses sont plutôt bien fichues et le scénario a la bonne idée de se centrer sur un personnage féminin évoluant dans un milieu exclusivement masculin. C’est un récit d’émancipation, certes convenu et parfois peu subtil, mais efficace.
Ce qu’aura fait Sony avec les personnages du lore de Spider-man n’aura été qu’une longue suite de désastres. Ce "Madame Web" n’est donc qu’un immense ratage de plus, à l’image des autres. On y suit une ambulancière gagnant le pouvoir de voir l’avenir et devant l’utiliser pour protéger trois adolescentes insupportables. S. J. Clarkson tente de sortir du schéma d’action habituel du genre super-héroïque (elle n’en avait ...
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Rien n’y fait. J’ai beau essayer, mais je déteste le cinéma de Wes Anderson. Ses afféteries, ses gimmicks, sa façon de diriger ses acteurs et son recourt insupportable à la voix off m’exaspèrent. Difficile donc d’avoir un quelconque jugement objectif sur ce film et un minimum d’intérêt pour ce récit qui part dans tous les sens.
Gérard Depardieu et Pierre Richard se retrouve une nouvelle fois devant la caméra de Francis Veber et c’est toujours un plaisir le duo fonctionnant à merveille. L’auteur cherche à y varier davantage le ton en mettant un peu d’émotion dans la comédie. Émotion qui tombe parfois dans le pathos.
Les studios d’animation de Dreamworks sont capables du meilleur comme du pire. Et "Le robot sauvage" se trouve clairement du côté du meilleur. C’est beau, émouvant dans son discours sur la parentalité et attachant.
Zemeckis est pourtant un cinéaste habitué au numérique et il a montré à de multiples reprises qu’il savait parfaitement gérer et utiliser les effets spéciaux pour narrer ses histoires et renforcer sa mise en scène. Malheureusement, sa version de "Pinocchio" est d’une laideur à faire saigner les yeux. Sa marionnette n’a pas la moindre texture. Le pauvre Figaro et Cléo sont coincés entre leur design de la version de 1940 et une ...
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"Coupe-feu" a la bonne idée de vite sortir de son pitch de départ : la recherche d’une petite fille perdu dans une forêt en flamme. Il ne se contente pas de montrer un groupe farfouillant au milieu des bois et s’avère plus surprenant. Dommage que les personnages et leurs réactions soient finalement peu crédibles.
Même si le résultat de cette épreuve, de cette quête, est connu, Zemeckis parvient à instaurer pas mal de suspense dans son récit. Notamment parce qu’il joue parfaitement avec les imprévus et sait créer les sensations de vertige avec sa mise en scène.
E. Elias Merhige aimerait bien faire du David Fincher. Alors il multiplie les effets de style avec la subtilité d’un marteau-piqueur. Il en rend son film insupportable et involontairement ridicule. "Suspect zero" s’apparente finalement à une version Asylum de "Seven".
Après le très sympathique "La chèvre", Francis Veber retrouve son duo formé par Gérard Depardieu et Pierre Richard. Les ressorts comiques et les dynamiques du duo sont plus ou moins les mêmes mais les situations sont moins réussies.
Cette nouvelle tentative d’exploiter le monde numérique de "Tron" est proche du désastre. Le scénario passe son temps à fuir les thématiques du l’univers virtuel, de l’intelligence artificielle, pour ne rien raconter et la mise en scène de Joachim Rønning n’a aucun impact.
Avant "The killer", "À toute épreuve" ou "Une balle dans la tête", John Woo imposait déjà son style et ses gimmicks dans Le syndicat du crime : gunfights spectaculaires, emphase, bromance… Tout n’y est pas encore aussi maîtrisé mais c’est une œuvre matricielle.
Un thriller on ne peut plus classique où un père, psychiatre, va devoir sauver sa fille prise en otage par un Sean Bean une fois encore cantonné à un rôle de méchant basique. Gary Fleder parvient quand même à signer un divertissant efficace porté par un très bon casting.
Un grand classique du film d’évasion. À l’instar de "Le trou" de Jacques Becker, il s’attache davantage à dépeindre l’ingéniosité et les différentes étapes du plan d’évasion plus qu’à ses personnages et à leurs conditions de détention.
Un détective en plein deuil reconnaît sa fille dans la femme sur laquelle il enquête. S’en suit alors une longue filature, redondante, interminable, ponctuée par des monologues pénibles de Michel Serrault et une BO en décalage avec le ton noir du film. Trop littéraire, "Mortelle randonnée" est bien loin de l’excellent "Garde à vue".
Certes, c’est moins mauvais que les précédentes versions pondues par Tim Story ou Josh Trank, notamment grâce à une direction artistique retro-futuriste soignée. Mais ça n’en fait pas un grand ou bon film de super-héros pour autant, puisque à l’instar de tous les derniers Marvel, il est plombé par une écriture paresseuse.
Ce genre de film de survie, pour tenir sur la durée, doit parvenir à renouveler les situations et exploiter correctement son décors. Ce n’est pas le cas ici, où ni l’environnement ni le personnage de Taron Egerton ne parviennent à être réellement menaçants.
Le deuxième épisode avait monté un peu le niveau par rapport au premier, ce troisième retombe bien bas avec son intrigue mal fagotée, ses acteurs en roue libre et son incapacité à exploiter son décor méditerranéen.
Nicolas Cage avait visiblement envie de passer des vacances aux îles Caïmans. Il trouve le prétexte de ce film d’action pour se les payer. C’est fort sympathique pour lui, mais pour le spectateur qui se retrouve devant ce truc écrit, réalisé et interprété avec un degré de je-m’en-foutisme exacerbé, ça l’est moins.
"Les maîtres de l’univers" est un pur produit des années 80. Le peu de succès de cette nouvelle version montre qu’il était bien peu pertinent de vouloir faire renaître la licence. Pourtant Travis Knight trouve la juste distance avec le matériau d’origine pour réaliser un film plaisant, coloré, amusant et porté par une excellente BO. Son film a finalement tous les ingrédients d’un bon blockbuster estival.
On retrouve ici un thème que Roman Polanski avait abordé dans "La jeune fille et la mort". Celui d’une victime face à son bourreau et à son désir de vengeance. Cependant Jafar Panahi l’aborde dans une veine plus satirique, avec plus d’humour noir. Une belle palme d’or.
John Woo y va à fond dans cette bromance qui va mener trois amis en fuite en pleine guerre du Vietnam. Les grosses séquences d’action et les moments de bravoure immenses s’enchaînent dans un film qui n’a jamais peur de trop en faire.
Si le récit de cette journée de la vie de banlieusards est un brin décousu, "La haine" est l’un des films les plus marquants sur son sujet. Car loin d’un naturalisme pépère à la Dardenne, il soigne particulièrement sa forme et son style.