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Le cinéma, c'est un peu comme une boite de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Mais ce film est la preuve qu'on a autant de chance d'être heureux en étant stupide et altruiste plutôt qu'intelligent et individualiste. Forrest Gump résume bien la vie : tu ne te soucies pas des biens matériels, tu penses souvent aux autres, et tu cours tout droit. Après, le film est superbement émouvant, et tout y passe : la mode hippie, la ...
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Si le scénario surfe avec entrain sur l'originalité de ses idées, ses quelques incohérences déstabilisent des acteurs déjà peu convaincus et entraîne le tout dans ce qui est presqu'un cliché du cinéma germanique : froid, rude, poignant, mais néanmoins efficace. "La Vague" est une expérience intéressante, qui aurait pu faire davantage réfléchir encore si ses auteurs avaient mis l'accent sur la crédibilité. Pour amateur de politologie teutonne.
James Cameron s'est lancé là dans une aventure dont on a du mal à voir le bout. Heureusement, il le fait avec brio. Avec Avatar, le cinéma entre dans une nouvelle ère : l'arrivée massive de la 3D coïncide avec une maturité encore inconnue de la science-fiction, où la fascination permanente pour une technologie futuriste laisse la place à des questionnements davantage tournés vers l'avenir humain et social. Le film reprend une intrigue ...
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Dans la famille du pur héros américain, blanc, beau, musclé, juste et sévère, amical quand il le faut et courageux quoi qu'il arrive, je demande Eliot Ness. Ce fier neveu de l'Oncle Sam est -outre le personnage principal d'un film au demeurant très regardable- la caricature du modèle donné via le cinéma au spectateur moyen, soit pour l'exalter, soit pour le montrer en exemple, en tout cas pour le modeler selon le schéma prévu, calculé ...
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Charlie Chaplin est une émouvante chaleur au milieu du désert glacé qu'est le théâtre du film : l'Alaska, isolé et cruel, sombre et maléfique. L'absence de couleurs du film n'est en fin de compte qu'un gage supplémentaire de son réalisme. Mais la fin du film n'est pas malheureuse, et, à une époque où la ruée vers l'or n'était pas encore si lointaine, un récit optimiste comme celui-là n'était pas forcément pour consoler les ...
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Incohérentes, vulgaires, simplistes, superficielles : les Charlie's Angels n'apportent à leur public qu'un peu d'action fadasse et quelques déhanchés patauds, dans un scénario qui aurait pourtant mérité une mise en scène au moins correcte. On en vient à se demander comment des acteurs pourtant respectables peuvent se prêter à un jeu aussi futile. Les vrais anges sont invisibles, ceux-là sont simplement irregardables.
"The invisible" tente de proposer une issue admirable à la loi du talion : pardon et rédemption, au lieu du cercle infini de la violence. Pourquoi pas, mais le faire dans un film destiné à un public adolescent implique d'en connaître les aspirations, et donc, de diffuser un vrai message d'espoir aux résultats immédiatement visibles. L'issue de ce film, on peut le craindre, donnera des regrets à sa cible autant qu'elle la fera réfléchir. ...
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Trouvez le parfait équilibre entre raffinement et burlesque, entre flegme et comique : c'est un film idéal. Oscar Wilde aurait apprécié cette adaptation, fidèle à sa culture et aux exigences du cinéma moderne. Lorsque le sérieux d'une bourgeoisie désuète s'envole dans la légèreté d'une comédie rafraîchissante, c'est pour tous les publics, vous y compris.
Après "Un mari idéal", Olive Parker revient pour délicieusement étaler sur la pellicule ce que la plume d'Oscar Wilde avait déjà si finement créé: un vrai régal théâtral. Celui-ci a de surcroît le mérite de la consensualité: moderne mais classique, dignement hilarant, "L'importance d'être constant" plaira certainement à tous les publics qui s'en donneront la peine, du plus jeune au plus âgé. On en redemande!
Une extraordinaire réflexion sur le handicap, adapté au cinéma avec une grande sincérité. On notera notamment la performance touchante de Julien Boisselier. Reste que, à l’instar de bien des films traitant de questions de société, « Des fleurs pour Algernon » se fonde avant tout sur une intrigue qui est trop irréaliste pour que l'on puisse la projeter sur la vie réelle. Il n’en demeure pas moins une expérience passionnante, à ...
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Au menu de ce jour : Fricassée de bons sentiments, salade mélodramatique, tarte à la praline. "No reservations" est au cinéma ce que le pain d'épice est à la gastronomie : un met original qui fera un en-cas digeste, mais qui ne nourrit pas son homme. On a effet du mal à voir où le film veut en venir, au-delà du banal mélodrame sentimentalo-familial. En proposant une relation amoureuse qui parvient à surmonter les enjeux d'un métier ...
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Ne pas se prendre au sérieux. Surtout, ne pas se prendre au sérieux. Accrochez-vous, soyez forts, soyez prêt à n'importe quoi : tout le burlesque du cinéma américain s'appelle Big Mamma et vous attend dans la cuisine. Pour le meilleur du pire ou pour le pire du meilleur. Ne vous sentez pas obligé, vous pouvez aussi bien l'éviter et vous faire un bon restaurant.
"Sans plus attendre" est l'histoire de deux patriarches qui se rencontrent enfin, au crépuscule de deux vies que tout oppose mais qui étaient pourtant écrites pour se compléter. De cette rencontre, chacun des deux héros tire les leçons qui lui manquait pour s’accomplir pleinement, et devenir, enfin et de justesse, ce qu’il devait être. On versera volontiers pour eux une petite larme, afin de remercier "Sans plus attendre" d'être une ...
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"Ordinary Decent Criminal" n'a aucune crédibilité. Il s'efforce de faire passer pour sympathiques des personnages qui ne peuvent pas l'être, échoue avec une maladresse affligeante à mettre en place des ressorts scénaristiques pourtant mille fois vus ailleurs, met en avant un idéal de vie post-soixante-huitard ringardisé qu'il n'a même pas le courage d'assumer. Ce criminel-là est trop maladroit pour être ordinaire, et est trop vulgaire ...
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Polar aux accents maladroitement engagé, "Perfect stranger" pêche par une originialité scénaristique qu'il n'assume pas assez. On aurait aimé une réalisation plus consistante, moins américaine peut-être, plus anticonformiste certainement, pour mieux rebondir sur des idées finalement intéressantes. Le talent des acteurs semble entravé par la platitude de la réalisation, qui n'ose ni les remous contrôlés d'un bon film d'action, ni la ...
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"Casualties of War" est un film de guerre qui ressemble a priori à beaucoup d’autres : atmosphère trépidante et malsaine, boue et blessures, accents vietnamiens, et idéalisation du noble héros dont chaque spectateur –américain- doit s’inspirer dans sa vie quotidienne. Mais il dispose d'une originalité qui en fait un film à part dans la grande famille du cinéma de guerre américain : ici, l’ennemi n’est pas chez le vietnamien, ...
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Voici la douce histoire d'une enfant fatiguée de ses parents, qui rêvait de sortir de la ville, et d'un monsieur respectable en deuil de son fils, qui rêvait de retrouver un papillon perdu. Ils étaient faits pour se rencontrer. Tout au long du film, l'innocence enfantine donne la réplique à la sagesse des anciens, sur fond de paysages bucoliques et de réflexions parfois existentielles et souvent pertinentes. A déguster comme une boîte de ...
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Avec un casting pareil, on n'a que ce qu'on mérite. Depardieu et Coluche ne font pas dans la dentelle : leurs pitreries ne mènent à rien qui ne soit pataud, trivial, parfois lourdingue, toujours inutile. Heureusement que c'est assumé, sans quoi aurait-on pu surnommer Claude Zidi "Réalisateur la Bavure" et dire du mal de ce film, au lieu de simplement le ranger sans façons au rayons des antiquités burlesques dont il sera inutile de le ...
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Tout au long d'un récit qui n'a au fond rien d'extraordinaire, et même avec leurs airs les plus déjantés, les personnages de "La cage aux folles" savent se tenir. C'est un vrai paradoxe du film: les deux héros sont à la fois maniérés et respectables, et leur véritable sensibilité humaine dépasse assez les clichés homosexuels pour que la moquerie du spectateur devienne une compassion bienveillante. De quoi faire réfléchir ceux qui ...
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Les nanars les plus stupéfiants cachent parfois les leçons les plus inattendues. "Quand on demande quelque chose à Dieu, il ne nous le donne pas directement, mais il nous donne l'occasion de l'obtenir par nous-même." est la seule parole que je voudrais retenir de ce film, qui n'est autrement qu'une comédie ubuesque, voire insensée. Elle hésite entre la dérision religieuse farfelue et le retour à des sources prophétiques qui ...
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Il y a dans "Wild wild west" quelque chose d'un Jules Verne croisé avec un Goscinny : machines infernales, scénario aventureux, gags infantiles et onirisme certain. Le ton donné est celui du déjantage complet, donnant presque à regretter que l'univers fantasque ainsi construit s'effondre aussitôt sous la lourdeur ahurissante d'un humour trop pataud. Malgré lui, Will Smith fait le choix regrettable mais hélas à la mode du ridicule, au ...
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Il y a des films qui vous envoûtent d'une telle manière que toutes les approximations de sa réalisation en deviennent excusables. "Mission" est comme une immense prière dont Roland Joffé serait le gourou et Robert de Niro l'agneau immolé. On y voit, on y sent la fracture doctrinale qui oppose le missionaire ascétique et aimant à l'ecclésiastique politisé et irascible, le tout dans un écrin de nature époustouflant où résonnent ...
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Avec l' "Affaire Farewell", Christian Carion a trouvé un bon équilibre entre l'action et le sentiment, entre l'Histoire et la fiction -assumée et déclarée-, entre l'optimisme et le réalisme. Le film est d'autant plus touchant que ses héros n'en sont pas : on tremble, on frémit, on pleure, on survit avec eux. Ce film raconte avant tout l'histoire de deux pères de famille qui, chacun de son côté, vont mentir à leur proches pour ...
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Terrifiant. Absolument terrifiant. Sinistre, même. Grandiose, assurément. L'Orphelinat vous emporte dans une grande maison isolée, peuplée de mystères et d'ambiguïtés. Si le scénario n'a rien de phénoménal ni de très constructif, tout dans la réalisation -jeux d'acteurs, photographie, décors, bande son- est là pour entretenir chez le spectateur une angoisse permanente et une adrénaline immodérée, avec beauté et panache. Il n'y a ...
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Parti pour être le récit comique et enjoué d'une série d'évènements ruraux, anciens et dramatiques, le film à force d'excès de vulgarité et d'amateurisme tombe malgré lui dans une parodie de son propre genre. Ce n'était pas le but, mais il en redevient presque drôle lorsqu'on finit par s'en rendre compte. Il n'en demeure pas moins que son visionnage fait vigoureusement osciller le spectateur de l'affliction à la perplexité, et ...
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Il fallait bien être onze pour réaliser un film aussi inintéressant. "Ocean Eleven" est à ajouter à l'interminable liste des films d'action irréalistes, matérialistes, grossiers -malgré une belle tentative de romantisme-, bref, inutiles. L'argent n'a pas d'odeur, direz-vous. Les films qu'il engendre en ont bien une, mais ce n'est pas celle de la réussite. N'y perdez pas votre temps.
Tim Burton était vraiment au meilleur de sa forme pour réaliser un tel ouvrage! Âmes sensibles, abstenez-vous : Sleepy Hollow n'est pas violent à proprement parler, il est juste sanglant. Ce n'est pas un film de suspense, c'est un film d'épouvante. Ce n'est pas un conte de fée, mais une coalition de maléfices. Alors même que ces ingrédients enlaidissent généralement les images, ici, ils les rendent plus belles encore, d'une manière ...
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Avec "American Beauty", on a l'impression de regarder "les feux de l'amour" en version regardable. Et là, tout de suite, on trouve un intérêt à un genre que les séries vaseuses de l'odieuse télévision nous avaient fait croire stérile. Le film relie entre eux différents personnages ayant chacun sa propre personnalité et son propre rôle à jouer dans une histoire de quartier bien ficelée, instructive et pertinente. Comme quoi on n'a ...
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Long et fastidieux comme une traversée en haute mer, "Le Crabe-Tambour" nous plonge dans l'odyssée du panache, de l'amitié et des vieux loups de mer. L'authenticité des prises de vue rejoint la sincérité des personnages pour composer ensemble une oeuvre à la fois lourde en émotions et légère en formalisme cinématographique moderne, à la limite de l'amateurisme. Les regards profonds et doux de Jean Rochefort et Claude Rich sont comme ...
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Se voulant drôle et anticonformiste, déjanté et rocambolesque, "Pulp fiction" est surtout cahotique, lourd et insensé. Les acteurs tentent désespéremment d'user d'un panache auquel ils ne connaissent pas grand-chose, et la réalisation maquille en dynamisme jovial et coloré son manque cruel de subtilité, de naturel et de pertinence. Western des temps modernes, "Pulp Fiction" est une ôde à l'américanisme ambiant, mais ne ravira que les ...
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"The Mill & The Cross" fait partie de ces films dont la trame ne suit aucunement la moindre perspective chronologique d'une histoire qui lui serait parallèle. Au-delà de sa complexité apparente, et avec un perfectionnisme irréaliste digne des plus grands passionnés, il fait revivre chacun des éléments qui composent le tableau final. Il plonge le spectateur dans l'esprit clairvoyant du peintre, qui ne s'encombre pas des détails ...
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Une fois oublié le ton regrettable de la voix off, davantage tourné vers la moquerie -voire l'injure- que vers une satire raisonnable, drôle et novatrice, il ne reste du film qu'un certain nombre d'images d'archives qu'il n'est pas déplaisant de regarder. De la part de MM. Zero et Zemmour, on aurait été en droit d'attendre quelque chose de plus constructif et de plus pertinent. Le film ne révèle rien du personnage de Jacques Chirac, et ...
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"Que n'ai-je un cheval! Que ne suis-je cosaque, samouraï, mongol!" Voilà ce qui vient à l'esprit lorsque le projecteur s'éteint, et nous fait revenir d'un voyage époustouflant aux confins des steppes et de leur Histoire. On pardonnera au film ses quelques errements scénaristiques qui ne lui donnent que plus d'authenticité -une production kazakhe, pensez-vous!- car il n'en est pas beaucoup d'autres capables de prétendre à un tel ...
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Rien que pour sa très fameuse course-poursuite franco-française "2CV jaune vif contre 504 noire", le film mérite d'être vu. Avec, en sus, le charme classique encore préservé du James Bond d'antan et l'efficacité de ses méthodes d'espionnage, on ne peut qu'être ravi par cet épisode. Encore une nouvelle victoire sur la routine et sur les soviétiques! Bravo, 007!
Scénario abracadabrantesque, gadgets aussi délirants qu'inutiles, ambiance gros bras et superficialitié. Tout l'arsenal du James Bond moderne et benêt est là, sans le panache que l'on a de plus en plus en de peine à lui trouver de nos jours. Donnez au héros un autre nom que celui du plus célèbre des espions, et vous remiserez ce film au dernier rang des blockbusters sans intérêt notoire. A réserver aux passionnés.
Non content de se vautrer dans une médiocrité commerciale assez banale, "From Paris with Love" se permet des familiarités avec la France qui lui auraient valu des remontrances officielles en d'autres temps. Que les américains fassent recette de la moquerie envers un autre pays, en dehors de tout contexte comique, et même si cela ne concerne que quelques détails du film, a quelque chose de choquant que certains appellent xénophobie. ...
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