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O. Marchal cloture avec maestria son oeuvre triptyque. Son dernier volet est d'une noirceur et d'une virtuosité redoutables. Bien meilleur que son prédecesseur ("36 Quai des Orfèvres"), cette oeuvre séculaire est digne d'un grand Melville ("Le Cercle Rouge"). Le film n'est pas sans rappeler le "Tchao Pantin" de C. Berri ou surtout le "Bad Lieutenant" de A. Ferrara dans son côté rugueux, dérangeant, défoncé, paumé de première. L'empan de rédemption est soigneusement étudié et mis en scène. Tout est là ; un script extra, un D. Auteuil d'un calibre hors normes, une caméra d'une rare âpreté, une photo pleine d'émanations d'alcool, un ovni à part entière ... Le cinéma français a enfin son M. Mann. Le plus grand polar français à ce jour. Surtout pour les amoureux du genre. Merci à toi Olivier !