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My Left Foot
My Left Foot
3,5
Publiée le 28 août 2012
"My left foot", c'est la lutte d'un homme pour vaincre son handicap et mener la vie d'un homme normal. Et le film s'ouvre directement sur la victoire de Christy puisque le premier plan nous le montre utilisant son pied gauche pour mettre en marche un disque de musique, preuve de sa dextérité peu commune. Le film se présente ensuite en flash-back retraçant l'histoire de Christy de sa naissance jusqu'au jour ou, célèbre, il publie son autobiographie. Depuis son enfance, Christy n'a jamais souhaité autre chose que d'être normal. Enfant, affalé dans un coin et tenu à l'écart, il contemplait avec envie les jambes des membres de sa famille. Famille qui le considère alors comme débile, ce qui mène son père à lui témoigner un vague mépris de même que les voisins. C'est seulement le jour ou Christy va écrire son premier mot, « mother », qu'il va devenir un membre à part entière de la famille. Dès lors, une grande solidarité familiale règne chez les Brown. Ses frères le font participer à leurs jeux, son père (qui a du mal à exprimer son amour pour ses enfants) lui construit une chambre pour lui seul,... Sa mère occupe une place à part. Elle était notamment la seule à comprendre Christy lorsqu'il parlait. Elle développe d'ailleurs une certaine jalousie à l'égard d'Eileen Cole, docteur qui apprend à Christy à articuler. Eileen est une rivale car Christy est amoureux d'elle et qu'elle a peur que celle-ci lui brise le cœur. Et surtout, le lien spécial que Mars Brown avait avec son fils est cassé puisque dorénavant tout-le-monde peut le comprendre lorsqu'il parle. Très beau personnage que celui de Mrs Brown, interprété par la parfaite Brenda Fricker. Si il faut saluer le jeux de Hugh O'Conor dans le rôle de Christy jeune, "My left foot" reste tout-de-même dominé par la performance habitée de Daniel Day-Lewis. Il rend parfaitement compte du désespoir de Christy, détruit par son handicap mais aussi par ses déceptions amoureuses et son alcoolisme. Renfermant une grande violence en lui, il veut seulement être considéré comme un homme à part entière (d'où sont refus de rester dans l'institut d'Eileen ou ne se trouvent que des enfants) et aimé d'autre chose que d'un amour platonique. "My left foot" finit sur une note d'espoir salvatrice après la noirceur ayant englobé tout le film.