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Noémie Lvovsky réchauffe les vieux restes de "Peggie Sue s'est mariée". Un bon coup de propagande pour les adversaires du redoublement.
Film désuet trop conventionnel pour que l'on puisse réellement se passionner, trop médiocre par manque d'épaisseur des personnages réduits, hormis le sympathique robot, à des silhouettes déshumanisées.
On ne sait ce que la relecture du célèbre roman de Charlotte Brontë donnerait mais comparé aux souvenirs d'un lecteur adolescent, le film semble en être une copie délavée, fade et réalisée sans grand talent.
A part l'aspect bluffeur d'une photo soignée, le maigre intérêt du film réside dans son aspect de fantôme du film hollywoodien traitant de la prohibition. On n'en voit ici que les archétypes mais vidés de leur substance. Les personnages ont un passé qui leur vient, semble-t-il, non pas de la réalité (malgré un récit inspiré du petit fils de l'un de ses protagonistes) mais des fictions entassées au cours des ans par Hollywood. ...
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Sur fonds de violence urbaine mexicaine et de coupe du monde de football, ce film choral en trois époques (identifiées par les compositions de Nick Cave, Shigeru Umebayashi et Atticus Ross) est à la fois simpliste et incompréhensible. Par delà son inintérêt déprimant, la réalisation tourbillonnante d'Everardo Gout permet de ranger "Dias de Gracia" dans la catégorie des échecs prometteurs.
Un film de Michael Winterbottom, réalisateur anglais protéiforme, ne se jugeant pas dans l'absolu mais par comparaison, disons que celui-ci est aussi bien photographié que "Genova" et infiniment moins sulfureux que "9 Songs". Les séances de Kama Sutra sont réfrigérantes et expurgées de tout pollen enivrant (pour cause de clause au contrat de la ravissante Freida Pinto ?). Quant à la référence avec Tess d'Uberville, le prétexte ...
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Une parabole qui s'inspire de l'actualité brûlante (la politique répressive face aux émigrés clandestins) gorgée, dans sa mise en scène, de références au cinéma français des années trente à cinquante. Comment discerner les vrais ennemis, comment ne pas se faire grignoter chaque jour davantage, comment ne pas dégringoler de choix en choix que l'on pensait pourtant judicieux ? La réponse coule de source dans ce film cristallin. La ...
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Film hommage au cinéma primitif et à son premier poète, "Hugo Cabret" est avant tout une oeuvre qui fait l'éloge du regard. L'industrie du cinéma nous abreuve aujourd'hui de blockbusters en relief mais c'est une absurdité de vouloir lire l'image en profondeur dans des films qui se déroulent à plat et ignorent la troisième dimension. L'artiste, lui, sait regarder et voir. Scorsese est l'héritier de Méliès. Il s'empare du relief et va ...
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Jeu de massacre social qui fait feu de tout bois mais pas les étincelles de la pièce de théâtre. L'occasion rare d'écrire : Jodie Foster et Kate Winslet, c'est bien, mais Isabelle Huppert et Valérie Bonneton, c'était autrement mieux, cocorico !!!
Après "Hunger", nouveau morceau de bravoure cinématographique pour Steve McQueen-le-réalisateur. Descente aux enfers (ou croix à porter), première : le jeûne ; deuxième : l'appétit dévastateur d'un homme tenu par ses couilles. Une fois tombés les paravents (l'impossibilité d'aimer de Brandon-Michael Fassbender), le film finit par s'imposer et suscite une émotion, même si l'intellectualité l'emporte sur l'affectivité.
On peut regretter que Puss in Boots n'atteigne pas les grandes folies lyriques d'un Tex Avery, mais ses péripéties sans surprise, à la Hanna-Barbera pour filer la comparaison cartoonesque, et ses personnages empruntés aux comptines anglaises (Humpty Dumpty, Mother Goose) ne sont pas sans charme. Un petit délire, calculé sur mesure pour les fêtes de fin d'année.
Les amateurs du genre ne seront pas déçus par ce tonitruant exercice de style, et s'ils n'ont pas pu voir le premier film de Hong-jin Na ("The Chaser"), découvriront un auteur à l'écriture hyperbolique, brossant dans la gratuité la plus totale de somptueuses arabesques sanglantes.
Tout a été dit ou presque sur la merveilleuse complicité qui existe entre Robert Guédiguian et ses comédiens. Elle forme l'essentiel du plaisir que l'on prend à voir ses films. Caracolons donc gaiement sur un scénario toujours aussi mal ficelé et attendons la suite (avec les mêmes acteurs, les mêmes décors, etc.).
Docu-fiction sur la propagation d'un virus, peu débordé par les concessions au folklorique et au spectaculaire ou, dit différemment, traité sans conviction par un réalisateur en faillite d'inspiration et un scénariste enclin à la léthargie. Qui plus est : notations scientifiques risibles, chronologie des événements totalement absurde.
Amusement inspiré d'une histoire vraie, ce film raconte la rencontre de "deux êtres que tout oppose" au premier abord (un milliardaire paraplégique, un jeune noir des banlieues sans le sou), et redécouvrant ensemble le rire et le même plaisir de vivre. En fonction de quoi, on ne peut trouver le film qu'éminemment sympathique et attachant. La mise en scène est en place, sans originalité ni soin particulier, mais répondant au minimum ...
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Le script, lâche et débile, accumule tous les poncifs possibles et inimaginables et les personnages stéréotypes de stéréotypes (impayable Antonio Banderas). On se demande souvent si le film n'est pas un canular. La mise en scène, plate et anémique, nous fait regretter l'art pompier. Restent quelques jolies images du désert, équivalent animé d'un dépliant du Club Méditerranée agréable à regarder. Jean-Jacques Annaud est-il perdu pour le cinéma ?
Le récit, guère original, est long à démarrer. Toute la première moitié, sinon les trois quarts, est languissante, et seul le climat soutient mollement l'intérêt. Le spectateur se décourage un peu quand survient une fin très réussie dans l'enfer de la glace. Elle n'excuse pas la faiblesse de ce qui a précédé mais suffit à sauver le film de l'indifférence.
C'est assez primaire et très amusant, inventif et avec un tempo frénétique. Un film pop comme il y a de la pop-music et du pop-corn. Nous avons aimé. Mais nous n'obligeons personne à partager notre opinion...
Probablement l'adaptation à l'écran la plus ratée d'une oeuvre littéraire cette année. Philippe Lioret a vidé de sa substance ce qui faisait la richesse du formidable récit d'Emmanuel Carrère à nul autre pareil, "D'autres Vies que la Mienne". Assassinée par un cahier des charges que l'on jurerait dicté par TF1 (c'est à dire : ahurissant de beaufferie, de basse flatterie et de vulgarité sentimentale), l'intrigue originelle à ...
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Réjouissant thriller politique sur l'Art de la campagne, comme il y a l'Art de la guerre, qui convoque à sa table Faust et Shakespeare (le titre original, "The Ides of March" fait référence à la trahison de César). La mise en scène d'une efficacité toute américaine atteint l'épure du classicisme. La distribution est de rêve (Gosling, Clooney, Hoffman, Giamatti, Tomei, Wood) et les acteurs se dépassent. Des facilités çà et là ...
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Le cinéma et les cinéastes se sont toujours montrés très habiles dans les entreprises de récupération. Ils trouvent d'instinct le ton mode en accaparant le sujet du jour pour nous le restituer en caressant dans le sens du poil le bon public bobo. Ce qui se porte cette saison dans le cinéma, c'est la politique et l'élection présidentielle. Et chacun d'y aller de son petit couplet. Pierre Schoeller n'a pas lésiné : il nous donne la ...
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La liaison, peu conventionnelle, un peu violente, entre une étudiante chinoise et un ouvrier plutôt frustre (quelques traits à charge frisent le ridicule et font s'esclaffer la salle). La mise en scène de Lou Ye s'essaie au modernisme : image heurtée (caméra à l'épaule) et techniquement peu réussie : la marque d'un refus d'esthétisme trop voyant. Contre toute attente, on finit par s'intéresser à la trajectoire des amants. Dommage que ...
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Par l'intrigue, le style, l'abondance des moyens, la qualité de l'interprétation, le film de Tate Taylor s'apparente aux grands mélodrames américains des années cinquante. Mais là s'arrête la comparaison car on ne retrouve pas au niveau de l'écriture du scénario , ni au niveau du montage (confus) l'efficacité voulue. Il manque un rythme à ce film qui s'étire indéfiniment sur presque 2 h 30. Malgré une évidente volonté de bien ...
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Parfait exemple d'un humour qui fait les délices des Britanniques. Inventions et gags millimétrés sont très bien exploités. Ce pastiche des films de 007 est réussi depuis la séquence d'ouverture jusqu'à la chanson du générique de fin (interprétée par Rumer et écrite à la manière de John Barry), voire au delà (un dernier sketch tardif oblige l'opérateur de la salle à ré-éteindre la lumière !). La scène où Johnny English ...
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Les Géants de Bouli Lanners valent surtout pour ses petits à cotés, ses petites touches sensibles et loufoques, et la bonne bouille de ses jeunes interprètes. Ce n'est déjà pas si mal même si c'est insuffisant pour que ce road movie nous mène plus loin que la sympathique fugue des trois gamins.
Drame au travail passé dans l'essoreuse à clichés (généralement une bonne idée) trop longtemps peut-être. Le film adroit mais incomplet laisse dans l'ombre les vraies raisons qui poussent Darroussin à ces extrémités. Il est un cadre bancaire apparemment solide, un peu mis à l'écart par ses nouveaux chefs dans des conditions moins brutales que dans la "vraie vie". Les séances chez le psy n'apportent aucun début d'explication. Il ...
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Film trouble, inconfortable, lauréat de la Queer Palm au dernier festival de Cannes. Une courte scène d'orgie, brutale dans sa survenance, a beaucoup fait pour sa notoriété. Dommage que le scénario apparaisse souvent décousu (travail bâclé ou scènes coupées au montage ?) et n'explore que superficiellement ses propres potentialités.
Du burlesque, de l'humour, du non-sens, du saugrenu, le malheureux réalisateur n'a sauvé que l'intention d'en faire. Des acteurs invités en nombre, il n'a conservé que les mauvais tics. Les pires pantalonnades sont accrochées de bout en bout en autant de sketches tombant à plat. Ce n'importe quoi est filmé n'importe comment. Amis du cinéma, s'abstenir.
Film hommage au cinéma muet d'une émouvante sincérité avec un langage visuel si parfaitement restitué qu'il devient, historiquement parlant, son dernier classique. Paradoxalement : emploi très hardi et heureux du son, chef-d'oeuvre haut en couleur.
Nicolas Winding Refn est un cinéaste doublement obsédé par l'expression de la violence et la fin des grandes mythologies. Son univers témoigne de cette nostalgie désespérée des aventuriers assistant, impuissants, à la naissance d'un monde qui ignore les valeurs fondamentales. Il est tentant d'effectuer le parallèle avec le propre itinéraire du cinéaste passant de la vieille Europe à une Amérique où l'argent est roi. Driver, le ...
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Un film archi-conventionnel incroyablement tristounet dans lequel les personnages n'ont de cesse d'aller se coucher. On est tenté de faire de même.
En eaux profondes, en territoire d'ombre, au large des plus visqueuses angoisses, voici l'Almodovar nouveau qui nous invite aux frontières de l'horreur. Et voilà : on entre, on est secoué pendant cent vingt minutes minutes, on ressort. On a vu un grand film. Merci.
Une fantaisie allénienne de l'autre côté du miroir dans la veine magique de La Rose pourpre du Caire. Ce n'est certes pas un excellent cru, mais un génial auteur écrit avec soin les grandes et les petites choses. On le vérifie ici à mille notations existentielles égrenées au long du récit et qui lui donnent toute sa saveur.
Adaptation du roman de Louis Pergaud transposée sous l'Occupation (pauvrement stéréotypée) qui emploie trucs, procédés et ficelles pour tirer l'émotion facile. Valeur nulle : l'émotion obtenue se limite à la paupière.
La crise traversée par le tout juste nommé pape qui doute d'être à la hauteur de sa fonction de guide. Le film se comprend comme une fable dans laquelle les personnages sont des symboles valables en tous temps, en tous lieux et en toutes saisons. Le projet de Nanni Moretti permet de faire vivre à son spectateur l'élection du pape, "comme s'il y était" : somptuosité du raffinement esthétique quelle que soit l'authenticité vériste du ...
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Un très modeste film suédois sur la lutte des classes dont l'objet d'affection est sa jeune interprète, Alicia Vikander, promise à un bel avenir. On ne se lasse pas de voir son visage fermé s'illuminer comme un arbre de Noël. Une prouesse digne d'un triple axel. Le scénario ménage un certain (mais relatif) intérêt.