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Alien, la résurrection
Alien, la résurrection
2,5
Publiée le 17 mai 2010
Deux cents ans après la mort de l'officier Ripley, une équipe de généticiens ressuscite la jeune femme en croisant son ADN avec celui d'un Alien. Le cauchemar reprend. A bord de la station Auriga, Ripley donne naissance à un fils qui lui est aussitôt enlevé. Prisonnière, elle s'efforce de renouer avec son lointain passé humain. Bientôt un autre vaisseau rejoint l'Auriga. Parmi l'équipage composé de brutes et de mercenaires, Ripley découvre une belle jeune femme, Call, avec laquelle elle ne tarde pas à se lier d'amitié. Danny Boyle fut initialement pressenti à la réalisation d' "Alien, la résurrection". C'est finalement Jean-Pierre Jeunet qui fut choisi après le désistement de ce dernier. Le cinéaste propose ici une toute autre approche de l'univers initié par Ridley Scott en 1979. Le travestissement des Aliens au sein même d'une ambiance onirique aux décors baroques prend un tour extraordinaire. En s'appropriant le mythe "Alien", Jean-Pierre Jeunet bouleverse les quelques lois et repères qui autrefois codifiaient la saga. Plus farouche et prédatrice que jamais, Sigourney Weaver délaisse toute la fragilité qui fit d'elle la plus belle des héroïnes auparavant. "Scénaristiquement parlant", "Alien, la résurrection" reste néanmoins très prévisible dans l'ensemble ; ce long métrage ne lésine pas sur les effets visuels, mais derrière cet écran de pixels l'ossature poreuse du script est bel et bien visible. A vrai dire, l'intérêt majeur du film réside dans la haute qualité de ses personnages, où l'on identifie formellement la patte de Jean-Pierre Jeunet qui est en effet un formidable directeur d'acteur. Le réel ennui avec "Alien, la résurrection" se trouve dans l'ambiance de l'œuvre, rarement un film n'aura-t-il suscité autant un tel malaise chez le spectateur de part les thématiques qu’il soulève, et les réflexions qui en résultent.