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Remarqué à Sundance, "Humpday" est un film indépendant au pitch prometteur mais qui se révèle au final bien décevant. Si les comédiens font preuve d'un véritable naturel dans leur jeu, le film s'avère incroyablement bavard et ne fait que tourner en rond pendant plus d'une heure et demie, comédie indie bien prude même si pas totalement désagréable mais finalement vaine.
Souhaitant mettre en scène un film de samouraïs, Masaki Kobayashi commande alors un scénario à Shinobu Hashimoto, qui lui offre une adaptation du roman de Yasuhiko Takiguchi, déstiné à la base à la télévision. S'amusant avec les codes du genre, Kobayashi enfante une oeuvre sombre et désespérée, presque anti-spectaculaire et parfois éprouvante dans ses rares éclats de violence. D'une maîtrise formelle et scénaristique indéniable, ...
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Après s'être essayé avec bonheur au film d'animation avec "Fantastic Mr Fox", Wes Anderson revient au film live, aidé au scénario par Roman Coppola. Sorte de croisement juvénile entre "Rambo" et "La grande évasion", le nouvel essai d'Anderson risque de ne pas changer la perception qu'a le public sur son cinéma très particulier, "Moonrise kingdom" n'étant pas franchement son film le plus accessible, le cinéaste y injectant tout ses ...
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D'une durée initiale de 330 minutes, "Das Boot" a connu beaucoup de versions, d'un montage cinéma avoisinant les deux heures à une director's cut de près de 3 heures 30 en passant par une diffusion télévisée en plusieurs épisodes. Je vous parlerais ici de la director's cut.
Basé sur le livre de Lothar-Günther Buccheim, lui-même tiré des souvenirs de l'auteur, "Das boot" est assurément un des plus grands films sur la seconde guerre ...
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Claude Miller se réapproprie le roman de Patricia Highsmith, signant un drame beaucoup trop austère à mon goût, quand il ne tombe pas au conrtraire dans une certaine hystérie agaçante. Reste de très bons comédiens mais surtout, un final magnifique d'onirisme et de poésie.
D'un point de départ dangereusement proche de celui du peu follichon "Captifs", on avait tout à craindre. Sauf que "Territoires", co-production entre la France et le Canada est bien la preuve vivante que l'on peut faire du bon cinéma avec trois francs six sous, à condition bien sûr d'adapter ses ambitions à son modeste budget. Olivier Abbou parvient ainsi à créer une véritable tension, privilégiant le malaise psychologique à une ...
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Fraîchement accueilli à Cannes en 2003, "Mystic River" est l'adaptation fidèle du superbe roman de Dennis Lehane. S'ouvrant d'une manière très efficace, le film d'Eastwood peine un peu par la suite à restituer l'atmosphère du roman, et surtout à en sortir une véritable émotion. Cette adaptation n'en reste pas moins agréable à suivre, grâce tout d'abord à son histoire, tragédie moderne noirissime et limite shakespearienne, ancrée ...
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Dans l'énorme boîte à idées à la con de nos chers producteurs hollywoodiens, celle consistant à produire une préquelle au chef-d'oeuvre de Carpenter devait être sur le haut de la pile. Car s'il y a bien un film qui gagne à conserver un certain mystère c'est bien le "The thing" de 1982. Sauf que voilà, cette préquelle est en fait un remake à peine déguisé, les scénaristes se contentant de refaire la même chose que Carpenter mais ...
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Tourné en 2009 avant de prendre la poussière sur les étagères de la MGM pour cause de gros ennuis financiers, "La cabane dans les bois" nous parvient enfin, racheté par la société Lionsgates qui a sûrement du voir le joli coup de pub que leur ferait la sortie du "Avengers" de Joss Whedon, ici co-scénariste et co-réalisateur de la seconde équipe (ça fait beaucoup de "co" pour un seul homme tout ça). Démarrant sur une intrigue qui ...
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Scénariste des deux premiers volets, David S. Goyer passe cette fois à la mise en scène, tout en rédigant le script. Si les précédents évitaient soigneusement le tape-à-l'oeil et le ridicule, celui-ci s'y vautre complètement, Goyer ratant absolument tout, que ce soit le scénario à la ramasse faisant intervenir rien de moins que Dracula en personne (au look d'homo SM), la mise en scène inexistante incapable de shooter correctement ...
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Encensé pour son très beau "Shine", le réalisateur australien Scott Hicks est plus ou moins retombé dans l'anonymat par la suite, ses films suivants ayant eu beaucoup moins de succès. Il s'attaque ici au mélodrame classique et le fait plutôt bien, parvenant à rendre touchante une sempiternelle histoire de deuil. Mis en scène avec pudeur, "The boys are back" n'apportera rien au cinéma en général mais vous fera passer un beau moment, ...
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Pas encore reconnu à l'époque comme un des metteurs en scène les plus excitants de ces dernières années, Guillermo Del Toro se vit confier les commandes des secondes aventures du diurnambule. Le résultat est un mélange de diverses influences chères au cinéaste, allant du jeu vidéo au manga, du cinéma asiatique (Donnie Yen chorégraphie les combats) au comic-book (Mike Mignola est crédité comme consultant visuel), apportant une ...
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Après avoir débarrassé un porte-avion de ses vilains terroristes pas beaux, le cuistot karateka est de retour, toujours aux prises avec des méchants très méchants (à croire qu'il le fait exprès !) mais cette fois dans un train qui roule super vite et pendant super longtemps (le temps du film, quoi). Alors que l'on pensait que l'ami Seagal ne pouvait pas faire pire que le précédent opus ("Piège en haute mer", pour les cancres du fond), ...
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Apparu pour la première fois au début des années 70 dans la série de comic-books "Tomb of Dracula", le personnage secondaire de Blade se voit ici propulsé au rang de héros de son propre film, sous la houlette de David S. Goyer et Stephen Norrington. Une première aventure cinématographique qui marque également les débuts de Marvel dans le grand bain hollywoodien (leurs précédentes adaptations n'allaient pas plus loin que la série ...
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Van Sant revient ici à un cinéma plus modeste, plus discret. Une douce histoire d'amitié se muant petit à petit en amour, tout autant que récit doux-amer d'une renaissance. Rien d'original là dedans, Van Sant accouchant d'un film un brin calculé et déjà-vu, nous refaisant le coup du jeune homme déconnecté de la réalité qui va revivre au contact d'une jeune fille mourante. Pourtant, le cinéaste parvient, le temps de quelques ...
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Repéré grâce à son sublime "Little Odessa", James Gray continue de s'attaquer à l'image de la famille et aux grandes tragédies de la classe moyenne avec ce drame shakespearien en diable qui, s'il n'a pas la force du précédent film de Gray, orientation grand public oblige, n'en reste pas moins un beau moment de cinéma, aussi élégant que tragique, renforcé par une photographie magnifique et par un casting au diapason, Joaquin Phoenix, ...
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N'étant pas franchement client de ce genre de cinéma, je me disais que l'idée d'explorer les coulisses du Vatican et surtout les doutes du futur pape était tout de même séduisante. Manque de bol, le film de Moretti, inoffensif et plat, ne propose pas grand chose hormis un ou deux embryons de scènes (le tournoi de volley ball), et n'a provoqué en moi qu'un ennui poli. Reste la prestation immense de Michel Piccoli, d'une humilité remarquable.
Inédit chez nous, un petit film qui ne paie pas de mines mais qui reste agréable, évitant les tics habituels du cinéma indépendant et qui offre un joli message d'espoir et d'optimisme. Si l'on ne se souviendra sûrement plus du film une semaine plus tard, le très bon casting donnant vie à des personnages touchants (mention pour Galifianakis, pour une fois sobre) devrait vous faire passer un agréable moment.
Démarrant avec un amusant clin d'oeil à "Astérix", "Les pirates !" ce veut le grand retour des studios Ardman à la stop motion. Techniquement à tomber à la renverse avec son animation fluide et ses superbes décors, le film de Peter Lord et Jeff Newitt est une preuve supplémentaire de la supprématie de l'animation image par image sur les effets numériques, même si l'équipe a judicieusement opté pour les nouvelles technologies afin de ...
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Le duo Bruckman / Keaton signe ici une comédie d'aventures visuellement aboutie, au ryhtme soutenu et à la logistique réellement impressionnante pour l'époque, qui vous fera passer un agréable moment, même si l'on peut regretter un manque évident de folie et de prise de risque de la part d'un Keaton d'habitude bien plus suicidaire.
En adaptant le best-seller de Giuseppe Tomasi de Lampedusa, Luchino Visconti retranscrit à l'écran, plus qu'une opinion politique, la lente agonie d'un monde, la mort d'une époque face aux changements à venir, qu'ils soient bons ou mauvais, quelque soit notre place dans l'échiquier de la vie. En résulte une oeuvre sublime et crépusculaire, exigeante de par sa complexité et son rythme lancinant (soyons francs, il ne se passe pas ...
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Alors au sommet de sa popularité, Steven Seagal a du se dire qu'il se verrait bien en John McClane, tabassant du terroriste à tout va entre deux vannes. Chose faite avec cet erzats de "Die hard" qui n'a absolument rien compris à la recette du classique de McTiernan. Torché n'importe comment par Andrew Davis (qui fera quand même mieux quelques mois plus tard avec son adaptation du "Fugitif"), "Piège en haute mer" est un echec sur toute la ...
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Produite par les frères Scott et réalisée par Kevin Reynolds, une adaptation de la célèbre légende vue sous un angle semi-historique. Si le scénario n'a rien de transcendant et si l'ensemble n'a ni le souffle épique d'un "Braveheart" ni l'émotion d'un "Roméo + Juliette", le film de Reynolds offre des images absolument sublimes (le mariage d'Yseult rappelle carrément "Le temps des gitans") et des scènes de batailles correctes, ...
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Paolo Sorrentino avait enthousiasmé la croisette en 2008 avec "Il Divo", plongée étonnamment rock'n roll dans les arcanes du pouvoir. Mais cette fois-ci, la mayonnaise ne prend pas. Le cinéaste avait sûrement de très bonnes intentions mais le résultat est simplement irritant, tant le ton décalé est forcé et surligné au marqueur jaune fluo. On ne s'attache jamais aux pérégrinations d'un clone agaçant de Robert Smith campé par un ...
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Remarqué grâce à son excellent "May", le cinéaste Lucky McKee s'attaque à l'univers très controversé de l'écrivain Jack Ketchum, avec "The woman", suite de "The offspring". Comme d'habitude chez Ketchum, la sacro-sainte image de la bonne famille américaine en prend un sacré coup, entre un patriarche autoritaire et violent se mettant en tête de domistiquer une sauvageonne (incroyable Pollyana McIntosh), une mère éffacée tout droit ...
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Premier film de Jaume Balaguero, l'heureux co-réalisateur de "[Rec]", "La secte sans nom" reçu un très bon accueil à sa sortie, gagnant de nombreux prix dans des festivals tels que Sitges ou Gerardmer. Un brin excessif tout ça, tant le film a quelque peu vieilli et ne tient pas la comparaison face aux classiques du genre comme "Seven". Longuet et un peu plan-plan, le film de Balaguero parvient tout de même à créer une atmosphère malsaine ...
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Sortie à la même période que "Omar m'a tuer", une nouvelle erreur judiciaire transposée à l'écran avec honnêteté et tout ce qu'il faut de pudeur. Filmé sans fioritures et collant le plus près possible aux faits, le film a le mérite de s'attarder sur le calvaire d'un suspect en particulier, évitant une multitude de points de vue qui auraient compliqué inutilement l'intrigue. Une dénonciation en règle d'une justice aux failles ...
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Auréolé du succès de "Taxi driver" qu'il a écrit, Paul Schrader continue d'écorner l'image virginale du rêve américain en plongeant un père de famille conservateur magnifiquement campé par George C. Scott dans les bas-fonds d'une Amérique tentaculaire aussi séduisante qu'effrayante, où il est facile de s'y perdre corps et âme. Si le cinéaste joue à fond la carte du cradingue, il signe toute fois un film passionnant et fascinant, à ...
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Autant ancré dans son époque que l'était "French Connection" en son temps, "To live and die in L.A." (titre original bien plus excitant que sa traduction française) est une véritable perle que l'on a malheureusement tendance à oublier dans l'oeuvre de William Friedkin, totalement camouflée par l'ombre imposante du classique avec Gene Hackman déjà cité et par celle du mythique "Exorciste". Dommage, tant cet opus est habité par une force ...
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D'abord série pour la BBC, "The trip" devient un film sous la caméra de l'éclectique Winterbottom, un road-trip culinaire tourné comme un (faux) documentaire, où les excellents Coogan et Brydon nous font découvrir la bonne cuisine anglaise. On reprochera à l'ensemble quelques longueurs (un bon petit quart d'heure en moins aurait été judicieux) mais les deux comédiens font preuve d'un sens de l'improvisation absolument tordant, comme ces ...
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Non, ce documentaire ne s'attarde pas sur le destin du candidat tête à claques de l'émission de télé-réalité "Secret story" (non, je ne suis pas, c'est pas vrai, on m'a obligé !) mais évoque bel et bien le parcours d'Ayrton Senna, le champion de formule 1 disparut bien trop tôt. N'étant absolument pas familier de cet univers, c'est avec une certaine appréhension que je me suis posé devant le film. Et mes doutes de voler en éclats ...
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Franck Mancuso reste dans le genre policier avec ce film du dimanche soir efficace et plutôt prenant dans sa première partie, compensant le manque d'originalité de son sujet par une mise en scène efficace relayée par la musique d'un Louis Bertignac en mode Neil Young et par l'excellente interprétation d'un Yvan Attal en mode badass. Dommage que la suite multiplie les lieux communs et les clichés (le héros forcément en fuite, l'avis de ...
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Dans les comédies hollywoodiennes, on est jeunes et beaux. Dans les comédies hollywoodiennes, on vit dans une superbe ville si possible cosmopolite et on a un job d'enfer. Dans les comédies hollywoodiennes, on mange dans des endroits super branchés et on a tout plein de gadgets amusants comme des télés géantes ou des tablettes numériques. C'est la mode en ce moment, on se moque également des clichés du genre tout en vivant exactement ...
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Ceux qui, comme moi, regrettaient le rythme lancinant de la première partie risquent de déchanter sévère, cette seconde partie étant encore plus lente, montrant une fois de plus des guerilleros se cachant dans les montagnes pendant une bonne partie du film. Changement de ton et de cadre pour cette évocation des derniers jours du Che, Soderbergh collant aux basques de ses protagonistes comme s'il tournait un documentaire. En résulte un film ...
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N'étant pas révolutionnaire pour un sou et n'ayant pas de poster du Che punaisé au-dessus de mon écran plasma, je ne connais pas grand chose à la vie et à l'oeuvre du grand Che Guevarra. Je ne m'attarderais donc pas sur la véracité des faits énnoncés ici, d'autres le feront mieux que moi. Un temps sous le viseur de Terrence Malick, ce biopic peu conventionnel a finalement attérit dans les bras de Steven Soderbergh, cinéaste prolifique ...
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Transfuges du Jamel Comedy Club, les humoristes Fabrice Eboué et Ngijol ont coécrit et réalisé avec Lionel Steketee cette comédie rappelant forcément "Les visiteurs", avec pour but de rire et de s'intérroger sur la fameuse "identité française". Loin du pétard mouillé façon "Agathe Cléry", "Case départ" s'avère au final franchement sympathique, gagné par l'énergie de ses deux lascars et quelques gags efficaces à défaut d'être ...
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