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Le sujet, proche du "Elephant" de Van Sant, était séduisant mais le film passe totalement à côté, la faute à un scénar tournant en rond et à une mise en scène trop précieuse et chichiteuse, le tout pas vraiment aidé par une interprétation calculée (sauf Eva Amurri, toujours impeccable) et un final à la ramasse et incompréhensible (mais c'est moi qui doit être stupide à en juger par certains commentaires).
Mel Gibson gagnait ses galons de grand metteur en scène avec ce second film magistral, fresque épique, brutale et romantique, prenant volontairement des libertés avec l'histoire pour mieux transformer le personnage de William Wallace en véritable figure christique. Le meilleur film de Gibson à ce jour.
Un polar sans aucune envergure, extrêmement mou et ennuyeux malgré un final plutôt réussi.
Un superbe film complexe, bouleversant et intelligent sur la culpabilité et la réinsertion, pointant du doigt une société hypocrite avide de châtiment, porté par un scénario impeccable et par l'interprétation bluffante de Peter Mullan et Andrew Garfield.
L'aspect fantastique et le côté serial des nouvelles de Robert E. Howard sont bien présents mais malheureusement totalement édulcorés pour faire de cette suite molle et kitsch un pur produit familial rigolo à un certain degré. Reste Grace Jones, en mode planté du bâton.
Dès son premier film, George Romero accouchait ni plus ni moins que d'un véritable classique du cinéma d'exploitation, certes limité par son budget microscopique et souffrant de longueurs à mi-parcours mais faisant preuve d'une tension palpable, d'un regard incisif envers la société de l'époque et qui, l'air de rien, posa les bases d'un des sous-genre les plus fun du cinoche horrifique.
Un des films les plus déviants de Cronenberg, réflexion fascinante et métaphorique sur le pouvoir de la chair et des images, tout autant que tableau effrayant et paranoïaque d'une société malade et toute puissante instrumentalisant ses sujets, le tout traversé de visions purement dantesques.
Second volet de la trilogie du boauf américain, une comédie énooooorme et instantanément culte, remplis de séquences d'anthologie (Sacha Baron Cohen n'a jamais été aussi drôle) et qui a le mérite d'avoir des scènes de courses immersives comme c'est pas permis.
En pleine possession de ses moyens, Baz Luhrmann dynamite Shakespeare avec cette adaptation rock'n roll et diablement couillue (des quasi-inconnus déclamant les textes originaux en chemises hawaiennes sur fond de Radiohead, fallait oser !), volontairement kitsch et outrancière mais surtout universelle et foutrement romantique, mise en scène avec une folle énergie, portée par une bande originale cultissime et surtout, interprétée par ...
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Edward Zwick parvient à éviter tout académisme et patriotisme et signe son film le plus abouti à ce jour, spectacle à la fois impressionant et intimiste, s'achevant dans un final poignant et révélant au passage le charisme incroyable d'un Denzel Washington encore peu connu.
A travers cette fascinante vendetta entre deux êtres meurtris magnifiquement interprétés par Hugh Jackman et Christian Bale, Christopher Nolan rend un bel hommage au septième art, à sa magie comme à sa roublardise, tout en incluant les thèmes qu'il ne cesse d'aborder tout le long de sa fiilmographie, comme les faux-semblants et l'identité.
Après une petite série de films inoffensifs et calibrés, Tim Burton semble sortir momentanément de sa torpeur avec ce chant du cygne incroyable et inclassable sous forme de musical désespéré, sanglant et noir comme l'ébène, livre d'images sublime à la reconstitution bluffante.
Une comédie romantique soporifique et désespérément mollassone qui n'a aucun intérêt si ce n'est la présence du toujours impeccable Jeffrey Dean Morgan.
Ne retenant que la période la plus inoffensive du comic-book, Joel Schumacher accouche d'un bordel bariolé le plus souvent à la masse, sorte de gros carnaval pelliculé finalement plus proche de la série télé des 60's, filmé à peu près n'importe comment, joué avec les pieds (Val Kilmer à l'air d'être constipé; Tommy Lee Jones en fait des pataquesses; Jim Carrey fait le kéké en pyjama...), et qui ne ravira que les jeunes enfants.
Etrange objet que ce "Superman 3". Incapable de choisir entre la cible à privilégier et la star à mettre en avant, il donne l'impression de voir simultanément deux films totalement différents: d'un côté les nouvelles aventures de Superman comme promis, de l'autre la nouvelle comédie de Richard Pryor. Le problème, c'est qu'aucune des deux facettes du même film ne donne satisfaction. La partie Superman, malgré quelques bonnes idées (le ...
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Si l'idée de livrer un divertissement old school était louable, Joe Johnston se plante ici dans les grandes largeurs, accouchant d'un survival désespérément plat et tous publics, scénaristiquement à la ramasse, gérant très mal les effets spéciaux et tenant plus, au final, du téléfilm Sy-Fy de luxe, à l'exception peut-être de l'attaque du spinosaure sous une pluie torrentielle.
Première oeuvre de studio pour Peter Jackson qui accouche du film idéal à se mater le soir d'Halloween, mélange géniale d'horreur et de comédie, au scénar parfaitement dosé et parfois bien déviant, le tout porté par un casting parfait (mention particulière pour Jeffrey Combs, complètement barré) et par des effets spéciaux toujours impressionants (même si le côté démo de luxe pour Weta peut agacer).
Construite comme un musical complètement déjanté, une transposition qui transcende totalement la série animée dont elle est tirée et qui compense une tenue visuelle volontairement faible par une liberté de ton incroyable, par un humour régressif jouissif et par un délire permanent.
Capitalisant à moindre frais sur le succès surprise du premier mais sans Wes Craven aux commandes, une suite stupide, mal torchée, rarement gore et jamais effrayante, qui atteint cependant des sommets dans le délire crypto-gay.
Attendu comme le messie par les fans de la saga, ce premier épisode fait office de douche froide, incapable tout du long de produire la moindre émotion ou la plus infime touche de magie, spectacle certes pas trop mal foutu mais désespérément mou et plat, ennuyeux, mécanique, plus d'une fois ridicule (les dialogues, franchement !) et pas franchement aidé par des comédiens complètement paumés. Restent une spectaculaire course de pods et ...
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Tournée en grande partie par Richard Donner avant que Richard Lester ne le remplace, une suite honnête, spectaculaire dans son final et touchante dans son histoire d'amour contrariée mais beaucoup trop bancale et surtout alourdie par des reshoots catastrophiques.
En 2006, Richard Donner eu l'occasion de sortir un montage forcément imparfait et incomplet mais plus efficace que la version officielle sortie en salles et plus proche des ...
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Si l'on retrouve ce côté décalé et pop propre à la mythique série d'origine, cette transposition s'avère au final d'une platitude absolue, molle comme c'est pas permis, remplis de blancs et interprétée sans conviction par un casting se contentant de surjouer le flegme britannique. cela dit, Uma Thurman est vraiment atomique !
Découlant directement du carton phénoménal de Batman forever, un quatrième opus qui n'a plus grand chose de cinématographique, pur produit mercantile uniquement créé dans le but de vendre des jouets, shooté à la va-vite, remplis de dialogues d'un autre monde et ridiculisant constamment ses comédiens.
Conçue dans la douleur par un Terry Gilliam plongé en plein cauchemar logistique, une superbe fable sur le pouvoir de l'imagination, faite de bric et de broc, certes imparfaite et bordélique mais au charme incommensurable.
Inédit dans les salles françaises, un premier film d'une maîtrise surprenante, thriller concis et mystérieux, jouant admirablement avec la tension du spectateur grâce à une mise en scène au cordeau et à un très bon travail sur le son, privilégiant la psychologie aux effets chocs tout en ne laissant aucun répit à ses personnages jusqu'à une conclusion glaçante.
Jean Becker signe peut-être ici son meilleur film, récit vénéneux et moite d'une vengeance implacable et tragique, parfois insoutenable, et devant également beaucoup à ses interprètes.
Une comédie étonnante par son contexte, rendant un bel hommage à la lucha libre et menée tambour battant par un Jack Black en très grande forme.
Une très jolie fable initiatique, très proche au départ de "Un jour sans fin", qui va, au fil du récit, prendre plus d'ampleur et se révéler beaucoup plus complexe et émouvante qu'on pourrait croire.
Véritable phénomène à sa sortie, une comédie british qui résiste à merveille aux épreuves du temps, témoignant du savoir-faire imbattable de nos voisins anglais en matière de comédie sociale, à la fois drôle et touchante.
Une chronique nostalgique et pertinente, à la fois drôle et désenchantée, remplis à ras-bord de séquences cultes et qui révéla une poignée de futurs talents.
Episode très attendu car censé être matriciel, ce troisième volet s'avère au final une énorme déception, Lucas continuant désespérément dans le registre du cinéma froid et plat, ratant tous les passages clés de son récit (la naissance de Luke et Leïa; la mort des Jedis; l'alhégence de Skywlaker à Palpatine; la résurrection d'Anakin en Darth Vader...), quand il ne tombe pas carrément dans le ridicule (le maquillage final de ...
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Si le retour de Gene Hackman dans le rôle de Lex Luthor pouvait rassurer, un générique d'ouverture affreusement cheap va vite calmer nos ardeurs. Produit par la Cannon (ce qui n'augure jamais rien de bon), ce quatrième "Superman" va rester dans les mémoires comme une des pires adaptations de super-héros sur grand écran. Et effectivement, voir un tel massacre fait mal au coeur. L'ensemble a beau être plus généreux en terme d'action que ...
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Klapisch signe un film parfaitement communautaire, léger comme une bulle de savon, bourré de personnages attachants tout en montrant la solitude dans les grandes villes.
Dès ses premiers pas en tant que cinéaste, Kevin Costner entre dans la cour des très grands avec cette fresque humaniste et superbe, nourrie de formidables paysages et soutenue par la très belle partition de John Barry, brossant au passage un portrait peu flatteur de ses concitoyens.
Kubrick s'écarte volontairement de tout aspect réaliste et se démarque des nombreux films précédents sur le même sujet par un ton glacial et somnambulique, à la limite du surréalisme, superbement joué par Vincent D'Onofrio et R. Lee Ermey.
Unique réalisation du comédien Charles Laughton, un véritable chef-d'oeuvre baroque, conte cruel où chaque plan est d'une beauté sidérante, hanté par la présence de Robert Mitchum, terrifiant en grand méchant loup.