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Comme je le dirais à mes futurs enfants: "Vous savez, bande de p'tits galopins, la vie c'est un peu comme un Transformers. C'est souvent très con et ça n'a pas toujours de sens mais le concept est super et c'est parfois très fun.". Plus sérieusement, oui, la trilogie tant décriée de Michael Bay me fait bien marrer, je l'avoue et je l'assume. Attention, je sais très bien que l'ensemble frôle le néant cinématographique et pourrait être ...
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Pour être franc, je n'ai jamais lu la moindre ligne de la moindre page du moindre tome de la longue série de bouquins dont est adapté le film (livres fort sympathiques si j'en crois l'avis de mon humble neveu semi-chevelu / metaleu / sataniste qui s'ignore). Je ne jugerais donc ici que le long-métrage de Brad Silberling, réalisateur des honnêtes "Casper" et "La cité des anges". Mis en chantier histoire de concurrencer la série des "Harry ...
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Bon, vu comme ça, il n'est pas forcément évident que "Mr Quigley l'australien" est un bon film, surtout si l'on se penche sur la filmo du sieur Simon Wincer ("Sauvez Willy", "Le fantôme du Bengale"... que du lourd). Et pourtant, je l'aime bien, moi, ce Quigley. Sur fond de colonisation, il nous offre un récit très classique, au ton plutôt léger mais bien plus sombre qu'il n'y parait (on y flingue de l'aborigène par paquet de douze), ...
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Synthèse des romans "Mountain Man" de Vadis Fisher et "Crow Killer" de Raymond W. Thorp et Robert Bunker, "Jeremiah Johnson" est assurément LE chef-d'oeuvre d'un Sydney Pollack magnifiant les superbes montagnes de l'Utah, hymne contemplatif d'une beauté fracassante à la nature âpre et sauvage mettant l'homme face à ses propres limites et à son instinct de survie. Dans le rôle titre, Robert Redford est éblouissant et trouve le plus beau ...
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Le metteur en scène de "Leaving Las Vegas" s'intéresse ici à l'IGS, la police des polices, sujet finalement peu traité par Hollywood (on se souviens surtout du "Prince de New York" de Lumet). Si ce polar a prit quelques rides dans son esthétique très 80's et s'il n'est pas d'une grande subtilité, il n'en demeure pas moins trouble et ambigu, privilégiant le duel psychologique entre un Richard Gere parfait en ripou manipulateur et un Andy ...
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George Romero et Stephen King rendent ici hommage aux tristement célèbres EC comics qui avaient fascinés tant de petits américains dans les années 50 avant d'être stoppés net. Les deux compères nous offrent un véritable comic book live (très bon montage avec ses cases animées), un peu daté et longuet mais fun, décomplexé, gentiment dégueulasse, fidèle à l'esprit du matériau d'origine (humour noir, morale cynique, crimes ...
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Produit par James Cameron histoire de promouvoir les bienfaits de la stéréoscopie nouvelle génération et de tester le matos, "Sanctum" est au final un simple thriller catastrophe comme on en voit énormément le week end après-midi sur TF1. Je ne doute aucunement qu'au format Imax et en 3D, tout cela devait avoir une certaine gueule. Mais une fois mis à plat, le film de Alistair Grierson ne s'élève jamais plus haut qu'une simple démo aux ...
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Alors que la majorité des biopics se contente de narrer avec plus ou moins de réussite le parcours de légendes du rock, du cinéma ou de quoi que ce soit d'autre, ce "Killing Bono" prend le chemin inverse, brossant le portrait attachant d'un magnifique loser (Ben Barnes, excellent, bien épaulé par Robert Sheehan), leader du groupe Shook Up n'ayant jamais réussi à percer, englouti dans l'ombre imposante de sa nemesis, le mythique U2 (dont ...
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En adaptant un roman japonais, le vietnamien Tran Anh Hung met en scène son film le plus réussi, superbe histoire d'amour contrariée ancrée dans le contexte de la libération sexuelle de la fin des années 60, oeuvre poétique et bouleversante traitant un sujet grave (le suicide d'un être cher) avec une infinie délicatesse et faisant preuve d'une maîtrise formelle et narrative qui force le respect, le tout porté par des comédiens ...
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Capable du meilleur ("Backdraft", "Les disparus") comme du pire ("Da Vinci Code", "Le Grinch"), Ron Howard se paye depuis toujours une réputation désastreuse de yes man à la solde d'Hollywood. Si ses films sont effectivement des produits de grosse consommation, le réalisateur de "Cocoon" parvient tout de même à emballer correctement ses long-métrages, faisant preuve d'un classicisme que ses détracteurs taxeront de passe-partout quand ses ...
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Un modeste survival dans la lignée de "Délivrance" et des "Chasses du Comte Zaroff" qui a d'abord le mérite de mettre en scène des délinquants multi récidivistes en lieu et place des sempiternels fêtards. Malheureusement, malgré l'implication physique des comédiens, les personnages sont de véritables clichés ambulants, antipathiques au possible. Le film, quant à lui, handicapé par un scénar bateau et par une mise en scène ...
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Rien à faire, j'ai beau essayer, je n'arrive pas à suivre un film de Maurice Pialat et ce film ne va pas arranger les choses. Alors oui, l'évocation de la jeunesse de la fin des 70's, de ses amours à ses désillusions en passant par leur avenir incertain, est criante de vérité. Mais le rythme est tellement lent, l'élocution des comédiens tellement inaudibles (le preneur de son était en grève ?) que le temps fut fort long malgré la ...
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Filmant les étendues sauvages comme personne d'autre, John Ford signe ici un classique du western à papa, à voir bien entendu dans le contexte de l'époque (c'est pas "Danse avec les loups") mais bien plus sombre et désenchanté qu'il n'y paraît, porté par un scénario prenant et par des images de toute beauté (quel plan final !), sans oublier un John Wayne impeccable en vieux soldat bouffé par la haine.
Ayant découvert avec joie il y a quelques années le second film du trio Gordon / Abel / Romy, "Rumba", merveille de poésie burlesque capable d'éclaircir le jour le plus sombre, j'aurais réellement aimé adorer leur premier long-métrage, "L'iceberg". Sauf qu'ici, la mayonnaise n'a pas pris sur moi. Pas que le résultat soit mauvais, l'ensemble est plein de bonnes intentions et l'humour bon enfant hérité de Buster Keaton fait parfois mouche ...
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Les frères Dardenne ne s'éloignent pas de leur schéma classique de cinéma-vérité, collant aux basques d'un gamin ayant si possible tous les problèmes du monde. L'ensemble, proche par instant du conte cruel initiatique n'est pas désagréable à suivre, soutenu par une interprétation naturelle et pleine de conviction. Mais il n'est pas interdit de trouver tout cela un poil redondant et d'y être hermétique.
Derrière la naïveté et le patriotisme apparent, ce classique de Capra révèle une certaine lucidité envers la politique, n'hésitant pas à pointer les magouilles de tout-puissants ayant depuis bien longtemps perdus leurs illusions. Message plutôt courageux pour l'époque, si l'on met toute fois de côté des ficelles énormes. Plein d'humour, porté par un Jimmy Stewart en très grande forme en benêt bien plus malin qu'il n'y paraît et ...
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Ecrit par Tom Epperson et Billy Bob Thornton, un bon p'tit polar du tout début des années 90 qui aura l'air de rien bien influencé le genre de l'époque. Si l'ensemble a prit un sacré coup de vieux, il parvient tout de même à créer une véritable ambiance lourde, offrant un spectacle violent et désespéré, servit par de très bons acteurs (si l'on excepte Cynda Williams, à baffer) et un scénario efficace.
Succédant à "Nausicaa de la vallée du vent", adaptation du propre manga d'Hayao Miyazaki, "Le château dans le ciel" délaisse l'ambiance fantasy et post-apo du premier film estampillé Ghibli pour un univers plus terrestre, très steampunk, largement influencé par Jules Verne ou Paul Grimault, mais continue d'explorer des thèmes qui seront récurrents dans la filmographie de Miyazaki (le respect de la nature; la responsabilité face à un ...
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Après un quatrième "Alien" qui n'aura pas convaincu grand monde et qui n'aura pas rapporté autant de thune que l'aurait souhaité la Fox, le projet d'un cinquième opus aura traîné un sacré bout de temps, jusqu'à ce que les navrants "Alien VS Predator" n'annihilent tout espoir de revoir un xénomorphe digne de ce nom sur grand écran. Puis vint cette étrange (et un brin opportuniste) idée de préquelle, censée nous dévoiler les ...
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Adaptée d'une pièce de théâtre de Luis Rego et Didier Kaminka, une comédie typique du début des années 80 (chanson de Renaud à l'appui), qui fait toujours son petit effet (si on aime ce genre, bien entendu), qui ne paie pas de mine mais dotée d'un énorme capital sympathie, en grande partie dû à de très bonnes répliques et à l'énergie de ses comédiens, Michel Blanc, éternel chieur number one, et Bernard Giraudeau, beaux gosse bonne poire, en tête.
Réalisateur d'une des meilleurs comédies US de ces dernières années (en l'occurrence le génialissime "Walk Hard", détournement complètement con du biopic "Walk the line", racontant le destin d'un musicien ayant influencé la planète entière... mais qui n'a jamais existé), Jake Kasdan se plante ici dans les grandes largeurs, accouchant d'une "comédie" incroyablement flemmarde et poussive, ô combien crétine et pas écrite, rarement ...
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Sur un scénario d'Yves Robert et Francis Veber, un classique du cinéma français qui reste toujours aussi efficace malgré le poids des années, comédie d'espionnage totalement loufoque aux dialogues décalés et aux personnages complètement à l'ouest, portée par la partition inoubliable de Vladimir Cosma, par l'énergie de ses interprètes (Jean Rochefort est une fois de plus impérial) et par la chute de reins mythique de Mireille Darc.
Après avoir donné leur vision du téléfilm du dimanche adapté d'un fait divers avec "Fargo", les frères Coen revisitent cette fois le film noir à la sauce stoner comedy. Portée par la voix traînante du grand Sam Elliott et par une bande originale du feu de dieu, "The Big Lebowski" est sans conteste une des plus grandes réussites des Coen, monument de coolitude absolue peuplé de personnages aussi attachants que hauts en couleur, sans ...
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Polanski délaisse les métaphores qui plombaient son "Répulsion", s'attachant ici à confronter l'homme moderne et "civilisé" à sa propre lâcheté par le biais d'un quasi huis-clos à la liberté de ton typique de l'époque, tourné dans un splendide noir et blanc, permettant au cinéaste de composer des plans magnifiques, apportant une atmosphère baroque et étrange tout en conservant un incroyable sens de l'humour en toute circonstance. ...
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Après son magnifique "The indian runner", le comédien Sean Penn revient à la mise en scène et signe un drame plein de pudeur et de rage contenue sur le deuil et la culpabilité, sur la difficulté de survivre à un drame et de pardonner aux autres et surtout à soi-même. Si l'ensemble n'a pas totalement la puissance du précédent métrage de Sean Penn et s'il a prit quelques rides (milieu des 90's oblige), il n'en reste pas moins un très ...
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Cette nouvelle variation du célèbre roman qui a inspiré notamment la série animée "Les minipouss", est la preuve de plus, après "Le royaume des chats" et "Les contes de Terremer", que le studio Ghibli a bien du mal à produire des grands films dès que Hayao Miyazaki ou Isao Takahata ne sont pas aux commandes. Le film de Hiromasa Yonebayashi n'a en effet pas le souffle des films du premier ni l'émotion et la pertinences des oeuvres du ...
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Vendu à tort comme le nouveau film de Guillermo Del Toro, ce remake d'un téléfilm des 70's est en fait le premier film de Troy Nixey, ayant oeuvré auparavant dans le comic-book et le court-métrage. Si l'on reconnait effectivement la patte du réalisateur du "Labyrinthe de Pan" (normal, le projet vient de lui et il a cosigné le scénario), Nixey parvient tout de même à s'approprier l'univers du film (il n'y a qu'à voir son court ...
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Après le très joli "Naissance des pieuvres", Céline Sciamma délaisse les affres de l'adolescence pour un autre monde tout aussi étrange et ambigu, celui de l'enfance, ou plus exactement celui de la préadolescence, cet instant où l'on commence à quitter doucement mais sûrement notre univers enfantin et à prendre conscience de notre propre corps. Si tout n'est pas aussi cinématographique que son précédent film, la cinéaste pose un ...
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Le premier "Sherlock Holmes" avait surpris son monde, notamment par sa coolitude absolu (merci Downey, Jr et Jude Law) et par son étonnant respect de l'oeuvre de Conan Doyle, offrant une vision enfin dépoussiérée et rendant toute sa folie au célèbre détective. Au point de faire (presque) oublier de gros vilains défauts, comme un script bordélique et un manque flagrant d'ampleur. Tares que vient vite corriger cette suite au budget ...
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Van Damme collabore à nouveau avec Peter Hyams, qui l'avait déjà dirigé sur "Timecop" pour cet ersatz du premier "Die hard", actioner stupide et bas du front, se contentant de multiplier les morts violentes et gratuites. De ce naufrage n'émerge que quelques débordements gores du plus bel effet et surtout, une baston complètement à l'ouest et d'un autre monde opposant notre bon Jean-Claude à... la mascotte d'une équipe de hockey (dans ...
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Pour être franc, une success-story typiquement américaine sur un sport typiquement américain avec en haut de l'affiche une star typiquement américaine, à la maison, ça nous faisait peur. Pourtant, ce "Moneyball" (titre original infiniment plus classe que la traduction française) s'avère au final une très agréable surprise, parvenant à rendre passionnant des statistiques à la base obscures, grâce notamment au scénario admirablement ...
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Poussant à son paroxysme la vision désenchanté de l'adolescence chère à John Hugues période "Breakfast Club", Allan Moyle signe ici le film culte de toute une génération en colère et pas toujours bien dans sa peaux, cri de révolte ultra jouissif qui envoi tout valser, en premier lieux une Amérique proprette et capitaliste dirigée par des anciens contestataires devenus au fil des ans des bourgeois conservateurs, les mêmes qu'ils ...
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Dynamitant brillamment les codes du western à papa en rendant aux indiens leur identité qui leur est propre et montrant enfin la cavalerie sous un jour tout sauf héroïque, tout en jouant également avec les figures imposées (la pauvre captive est ici beaucoup plus courageuse et forte que le fier soldat plus empoté qu'autre chose), ce monument de Ralph Nelson est une oeuvre fulgurante et importante dans le cinéma américain, d'une liberté ...
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Les choix de carrière de l'ami Statham sont tellement étranges que j'en viendrais presque à me demander si le coco ne chercherait pas en fait à tourner le film le plus moisi possible. Dès une ouverture à la ramasse où la star imite bêtement Eastwood période Magnum 357 (ici remplacé par une crosse, ça fait plus sportif), il est clair que ce "Blitz" va pomper dans les grandes largeurs le premier "Dirty Harry". Manque de bol pour lui (et ...
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Produite sous pavillon Disney et mise en scène par Richard Fleischer en personne, une adaptation qui ne retrouve qu'épisodiquement la force du chef-d'oeuvre de Jules Verne, sans pour autant le trahir. Alors oui, tout cela a prit un sacré coup de vieux mais ça fait partie intégrante de son charme, spectacle familial de haute volée d'une époque révolue où l'on pouvait montrer une horde de zoulou tout propres sur eux (et légèrement un peu ...
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Un polar suédois qui a le mérite d'inscrire son récit dans un contexte économique et sociale, et de ne jamais céder aux sirènes du spectaculaire facile, adoptant une approche anti-spectaculaire au possible. Malheureusement, passée une première partie intrigante, l'ensemble devient vite ennuyeux et ne s'avère être qu'une énième success story sur fond de mafia.