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Evènement majeur de la décennie oblige, il était normal qu'Hollywood s'intéresse à la crise économique, de près ou de loin. Le film de John Wells traite donc du sujet avec simplicité, histoire de ne pas trop noyer le spectateur sous un trop grand nombre d'informations et s'attarde surtout sur le destin commun de trois cadres d'une entreprise venant de se faire licencier. Plein de bonne volonté, doté d'un casting impeccable (ça fait ...
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Commençant comme une banale histoire de manipulation, le nouveau film de John Curran ("We don't live here anymore" c'était pas si mal) part vite dans tous les sens, s'interrogeant sur la foie et la rédemption mais perdant complètement le spectateur au passage. De tout ce récit confus, on retiendra une mise en scène soignée et une Milla Jovovich solaire, face à un DeNiro en mode automatique et au jeu un poil trop calculé d'Edward Norton.
Principal rival de Marvel, DC a encore bien du mal à imposer ses super-héros sur grand écran, à l'exception notable de Batman et Superman. Alors que le projet "Avengers" a pu voir le jour grâce à une stratégie marketing payante (du moins économiquement), consistant à produire une série de films nous présentant petit à petit chaque membres de la Dream Team avant de les réunir dans un méga blockbuster, sa nemesis, "Justice League of ...
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Le metteur en scène acclamé de "L'épouvantail" et de "Panique à Needle Park" s'attaque ici aux médias et à la bourgeoisie américaine, dépeignant, non sans un certain humour noir, un monde crasseux où les plus riches se repaissent de la misère la plus noire, au nom de l'audimat ou du simple amusement. Si l'ensemble a quelque peu vieillit et n'échappe pas à quelques clichés, il n'en demeure pas moins une satire efficace et pertinente, ...
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Tiré d'une (énième) histoire vraie, du cinéma hollywoodien carré, prévisible, plein de bonnes intentions, pas totalement désagréable à suivre mais dans l'ensemble déjà vu un milliard de fois sur TF1, le casting quatre étoiles et la mise en scène "indie" tentant vainement de rehausser ce qui s'avère n'être qu'un simple téléfilm de luxe.
Dans l'optique de nous préparer au choc "The Avengers", censé être le blockbuster ultime, la Marvel, soucieuse de faire connaître ses super-héros au public, nous présente aujourd'hui Thor, Dieu du tonnerre venu du royaume d'Asgard dans la mythologie scandinave et transformé à la sauce supra-héroïque par Stan Lee et Jack Kirby en 1962. Pas le plus simple à porter à l'écran et ça se voit tout de suite. Bazardant (judicieusement) l'arc ...
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Mel Brooks s'attaque ici au western de papa, avec grands espaces, cinemascope, cowboys, indiens et politiciens véreux. Si l'ensemble n'est pas aussi fracassant qu'un "Young Frankenstein" ou un "Silent Movie", la faute à un scénario qui a tendance à faire du surplace, la douce folie de l'ensemble, ainsi que quelques gags bien sympas (le repas au coin du feu à coup de rots et de pets fait toujours son effets) en font une parodie tout à fait ...
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On aura tout vu (ou presque) en ce qui concerne la seconde guerre mondiale. Etrangement, Hollywood aura toujours snobé le destin des soldats dits "de couleur", combattants de l'ombre certes relégués à l'arrière-plan, mais qui n'ont pas moins donné leur vie pour défendre le monde libre. En grand réalisateur engagé qu'il est, Spike Lee répare donc cette injustice avec cette reconstitution inédite dans nos salles. Construit comme un long ...
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Tourné par son pote Sammo Hung, ce "Mister Cool" (Mister Nice Guy en vo) est, à l'instar du sympathique "Rumble in the Bronx", une coprod permettant à Jackie Chan de faire étalage de ses prouesses afin de conquérir le marché américain. La recette est donc classique à souhait (Jackie est encore une fois un brave type qui va se castagner contre des vilains blancs pas beaux sniffeurs de coke et adepte de la coupe mulet) et sent vraiment le ...
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De tous les films américains que Jackie Chan a tourné, les "Shanghaï Kid" sont sûrement les seuls à avoir un minimum d'intérêt, sans pour autant arriver ne serais-ce qu'à l'orteil des meilleurs films de l'artiste. Hollywood oblige, point de cascades suicidaires ici, les assurances refusant catégoriquement que Chan ne se blesse le moindre petit doigt. C'est donc à un spectacle totalement inoffensif que nous avons affaire ici, mais pas ...
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Un film peu connu dans nos contrées et qui a prit un petit coup de vieux mais qui a son importance dans le cinéma sud-coréens, fable morale tout autant que lutte des classes sous forme de drame psychologique noir et intense, à la mise en scène baroque et formellement aboutie.
Film mineur dans la foisonnante carrière de Jackie Chan, une sorte de carte de visite sur pellicule qui lui offrit son passeport pour Hollywood, avec le résultat désastreux que l'on connait, artistiquement parlant. Tourné pour le marché international puis expurgé d'une bonne vingtaine de minutes pour rendre le tout plus dynamique au détriment de l'histoire (les trous dans le montage sont voyants comme le nez au milieu de la figure, surtout ...
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Tourné par Rolland Joffé avant d'être reshooté et remonté par Courtney Solomon, un torture-porn banal et prévisible, où la mise en abîmes du star-system sûrement voulue au départ laisse vite la place à un produit purement mercantile, complaisant et d'une laideur incroyable.
Construisant son récit comme un conte initiatique, Jerzy Skolimowski signe une très belle chronique adolescente, pop et baroque, à l'atmosphère délicieusement évanescente et onirique, où le monde des adultes est montré comme un gigantesque ogre lubrique avide de chair fraîche et innocente.
Alors que l'on pouvait craindre un produit au rabais se contentant de capitaliser sur le succès surprise du premier volet, Juan Carlos Fesnadillo nous offre une très agréable surprise. S'éloignant de la trilogie fondatrice de Romero, cette suite quasi-directe s' rapproche ironiquement d'un autre film du cinéaste, son plus confidentiel "The crazies", infectés, paranoïa et gouvernement prêt à massacrer le peuple à l'appui. Plus qu'à un ...
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Une transposition hong-kongaise complètement ratée du célèbre manga, nanar cosmique à l'humour pachydermique et jamais drôle, shooté à la truelle, où même Jackie Chan, cabotinant à s'en faire péter la mâchoire, n'offre que le minimum syndical niveau cascades. De ce visionnage douloureux n'émerge qu'une parodie absolument culte de "Street fighter 2", véritable monument de nawak.
Une série B honnête, menée à cent à l'heure (à peine 1h30) et bénéficiant de la présence imposante d'un Dwayne Johnson impeccable, mais au final bancale et prévisible, banale histoire de vengeance au ton décalé et existentialiste, s'achevant dans un bordel royal qui sent les réécritures à plein nez.
Conclusion en demie teinte pour Jason Bourne. Si l'ensemble reste divertissant et correctement torché par Paul Greengrass, le scénario peine à nous emballer réellement, la faute sûrement aux diverses réécritures opérées sur le script original de Tony Gilroy, jugé peu satisfaisant. Soucieux de nous en apprendre d'avantage sur le passé trouble de notre héros, cet ultime (?) opus se contente de reprendre à la lettre les grandes lignes ...
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Fidèle à lui-même, Ken Loach s'attarde une fois de plus sur la classe prolétaire avec ce drame social pas inintéressant, contrebalançant par moment la déprime ambiante par un certain humour, mais qui souffre d'une dernière bobine complètement inutile.
Faisant suite à son "Mister Dynamite", une sorte d'Indiana Jones asiatique où Jackie Chan offre à nouveau une avalanche de cascades toutes plus grisantes les unes que les autres, savoureux mélange d'aventures un brin désuètes, d'action et d'humour, constituant au final un divertissement familial tout à fait recommandable.
Abordant ce second opus comme une véritable politic-fiction (et non comme un simple blockbuster), Paul Greengrass remplace Doug Liman et appose sans problème sa marque, apportant à l'ensemble sa mise en scène nerveuse et brute de décoffrage (à la manière d'un McTiernan sur "Die Hard 3"), jusqu'à pousser jusqu'à son paroxysme l'usage de la caméra portée lors d'une poursuite finale renversante. Ce qui influencera grandement le cinéma ...
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Adapté du roman de Michael Connelly, un thriller judiciaire sans surprise, alignant tous les codes du genre. Si Matthew McConaughey, enfin débarrassé de ses indigestes comédies romantiques, fait plutôt bien le début, l'ensemble s'oublie très vite.
Décrivant une société patriarcale vivant dans la peur de l'émasculation, une comédie sociale pleine de bonnes intentions et calibrée pour plaire au plus grand nombre, plutôt agréable à suivre grâce à une interprétation sans faille et à un rythme soutenu mais qui ne sort jamais des sentiers balisés du genre et qui s'oublie finalement assez vite.
Visiblement inspiré par Jules Vernes, George Méliès nous offre un voyage au fin fond de l'imaginaire et du rêve, merveille d'ingéniosité et de poésie.
Après plusieurs suites allant crescendo dans la médiocrité, ce cinquième opus fait office de véritable surprise, compensant un scénario machiste et plein d'incohérences par une générosité de chaque instant, offrant au spectateur ce qu'il est en droit d'attendre de ce genre de production: de l'action démesurée et pleine de testostérone.
Tourné dans de sublimes décors naturels, un survival âpre et tendu, loin de tout manichéisme facile et pointant du doigt une armée soit-disant libératrice mais aux méthodes aussi douteuses que celles de ceux qu'elle est censé combattre, le tout magnifiquement interprété par un Vincent Gallo d'une belle implication.
Une adaptation catastrophique du sympathique manwa de Young Min-woo, croisement boursouflé entre "Underwold" et "1984", qui aurait pu être drôle si l'ensemble n'était pas d'une banalité affligeante et d'un ennui mortel.
Palme d'or à Cannes, une oeuvre ambitieuse et personnelle mais qui pourra paraître absconse pour certaines personnes, visuellement très aboutie, critique virulente d'un Hollywood montré comme un gigantesque asile de fous.
Délaissant ses délires habituels, Takashi Miike signe un honnête remake, souffrant de grosses longueurs et dont les tenants et aboutissants ne sont pas toujours très clairs (le nombre de personnages n'aidant pas) mais d'une efficacité redoutable et s'achevant sur 45 minutes de pure fureur désespérée.
Après deux derniers épisodes de sinistre mémoire (en l'occurrence X-Men 3 et Wolverine), Matthew Vaughn parvient par miracle à redresser la barre avec cet opus spectaculaire à l'esprit très pop, replaçant ses personnages dans un véritable contexte politique et rendant enfin à l'univers créé par Stan Lee et Jack Kirby toute la tragédie qui le caractérisait, à travers le destin déchirant de Magneto incarné par un Michael Fassbender ...
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Ecrite par John Hugues et réalisée par Harold Ramis (un des Ghostbusters), une comédie familiale typique de l'époque, se moquant gentiment de l'américain moyen en vacances. Pas inoubliable mais on passe un bon moment.
Alors que l'on attendait (ou plutôt redoutait) un ersatz décérébré de "300", le génial Tarsem Singh saborde son propre blockbuster en délaissant toute ampleur et toute émotion en livrant une oeuvre quasiment avant-gardiste et théâtrale, baroque et plutôt absconse, forcément pleine de vilains défauts (scénar peu follichon, mythologie malmenée, acteurs désincarnés...) mais visuellement somptueuse et qui a le mérite de sortir du lot.
Un premier film d'une fraîcheur salvatrice, feel-good movie par exemple jouant habilement avec les codes de la comédie romantique et contenant déjà les thématiques qui seront chères à Rémi Bezancon.
Un troisième volet paresseux qui se contente de reprendre les mêmes recettes que les deux précédents mais qui reste sympathique grâce à des mise à mort inventives et au charme indéniable de la choucarde Mary Elizabeth Winstead.
Un film méconnu et imparfait, à l'ambiance trouble et délicieusement païenne, interprété par un Charlton Heston tout en rage contenue, qui préfigure, l'air de rien, quelques fleurons du genre tels que "La vallée perdue" ou "La chair et le sang".
S'interrogeant sur la justice américaine, un thriller tendu et visuellement abouti, proche du conte (Robert Mitchum, inoubliable, a tout du grand méchant loup), s'achevant sur un climax magnifique.