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Dis moi Céline, qu'est elle donc devenue, cette Jeune fille en feu qu'on n'a jamais revu? Ainsi pourrait-on résumer cette énième exploration de nombril de la championne en titre toute catégorie confondue qui n'aura eu de cesse de nous expliquer en long, en large mais surtout en travers, le pourquoi elle préfère les femmes plutôt que les hommes (parce que c'est super important en fait). Car si l'expérience des années passées aura quand même fini par avoir quelque impact "positif" sur la réalisation de la Sciamma (d'un point de vu strictement esthétique), nul doute que ce pseudo plaidoyer militant pour la condition de la femme ne sert en réalité que de prétexte au nouvel étalage narcissique d'une parvenue ayant depuis bien longtemps compris l'intérêt de lier valorisation d'égo avec posture mondaine pour upper class déconnectée. En cela, inutile de dire combien ce film enfonce avec force toutes les portes ouvertes de la nouvelle doxa en vigueur dans sa façon d'intimer aux vils gueux de se pâmer devant la souffrance d'une pauvre femme (Adèle Haenel) obligée de se soumettre aux injonctions sociétales de sa pauvre condition d'aristocrate sexuellement refoulée (ou comment s'attirer la sympathie des bourgeoises l'air de rien), la malheureuse n'ayant personne à qui confier sa soif de liberté, jusqu'à l'arrivée d'une peintre (Noémie Merlant... frit) venue lui tirer le portrait et par la même occasion la tirer tout court. Confondant comme à l'accoutumée son propos avec sa vie intime, Céline Sciamma ne raconte rien de plus que l'échec de sa relation sentimentale avec son actrice principale, véritable objet filmique (au propre comme au figuré) bassement exploité par une réalisatrice adoubée par une industrie faussement glamour, s'accommodant bien facilement du sordide du moment qu'il sert la cause d'un système toujours prompt à recycler ses propres abjections pour mieux s'en disculper sur fond de performance "hors normes" (n'y a t-il que moi pour voir qu'Adèle Haenel ne simule pas sa souffrance?). Car qu'on se le dise, si les récentes déclarations publiques de la jeune fille en feu donnent en effet un début d'explication quand à son attitude pour le moins hallucinée (son rôle dans les petits diables de Christophe Ruggia), force est de constater que personne ne semble s'émouvoir de la manipulation exercée sur cette dernière tant que celle-ci est le fait d'une personne de même genre (Naissance des pieuvres ne racontant au final que la revanche bien réelle d'une ex jeune ado au physique ingrat devenue réalisatrice, réussissant finalement à conclure avec la fille de ses rêves). Du coup, il ne serait pas étonnant que la jeune fille entièrement consumée soit in fine érigée au rang de martyre, avec tout ce que cela occasionnera comme unes médiatiques et procès en sorcellerie en tout genre, justifiant par là même un nouveau métrage de la "veuve" éplorée dont on entend déjà les critiques dithyrambiques se lamenter sur la disparition prématurée de le plus grande actrice de sa génération... On prend les paris?