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« L’âme russe »
Les Russes n’ont pas tardé à prendre le pire de ce qu’il y avait chez nous tout en conservant le pire de ce qu’il y avait chez eux. Pour leur salut il leur reste quelques grandes âmes pour s’en indigner. Andreï Kontchalovski en est une, ni immaculée, ni noire… Russe !
En Russie, l'anecdote révèle souvent son homme. À l'avant première parisienne de Gloss, Kontchalovski rapporta celle-ci. Comme un spectateur lui reprochait d'éprouver la « Nausée » après avoir vu le film, il lui répondit : - « Vomis ! ». Il nous annonça dans la foulée que 2 heures plus tard, nous serions triste et qu'il en serait heureux, car nous serions tristes avec lui.
Alors, le film ?
Si vous en doutiez encore, les plus belles filles du monde sont à Moscou et elles vous dévoileront leurs charmes pendant près de deux heures.
Des coulisses des collections où s'exerce la tyrannie d'une copie de Karl Lagerfeld qui habillait « La truie du Kremlin » (dixit un de ses mignons) jusqu'aux yachts, suites et jets privés des oligarques tout se passe comme dans un rêve. Les hommes qui font l'économie, la politique et le malheur de leur pays et de leurs concitoyens s'achètent des êtres humains comme des animaux de compagnie. Des laquais serviles composent leurs pédigrées, les toilettent et les parent. La camera caresse les peaux satinées, les mains manucurées et les chevelures platines. Tant d'innocences sacrifiées au culte du veau d'or tournent au cauchemar ou à la tragédie.
Happy ending ?
Quand la prostituée incarnée par Julia Roberts dans Pretty Woman finit par épouser son milliardaire c'est un happy end. Quand Tarkovski scénariste écrit le dénouement de Gloss l'on comprend qu'il est revenu d'Hollywood et une bonne fois pour toute. Le sacrifice de toutes les valeurs au dieu dollar lui est aussi insupportable que le culte de la personnalité aux heures les plus sombres du stalinisme.
Je ne vous dévoile pas la fin de Gloss car s'il n'y a qu'un film à voir cette saison c'est ce
Les Russes n’ont pas tardé à prendre le pire de ce qu’il y avait chez nous tout en conservant le pire de ce qu’il y avait chez eux. Pour leur salut il leur reste quelques grandes âmes pour s’en indigner. Andreï Kontchalovski en est une, ni immaculée, ni noire… Russe !
En Russie, l'anecdote révèle souvent son homme. À l'avant première parisienne de Gloss, Kontchalovski rapporta celle-ci. Comme un spectateur lui reprochait d'éprouver la « Nausée » après avoir vu le film, il lui répondit : - « Vomis ! ». Il nous annonça dans la foulée que 2 heures plus tard, nous serions triste et qu'il en serait heureux, car nous serions tristes avec lui.
Alors, le film ?
Si vous en doutiez encore, les plus belles filles du monde sont à Moscou et elles vous dévoileront leurs charmes pendant près de deux heures.
Des coulisses des collections où s'exerce la tyrannie d'une copie de Karl Lagerfeld qui habillait « La truie du Kremlin » (dixit un de ses mignons) jusqu'aux yachts, suites et jets privés des oligarques tout se passe comme dans un rêve. Les hommes qui font l'économie, la politique et le malheur de leur pays et de leurs concitoyens s'achètent des êtres humains comme des animaux de compagnie. Des laquais serviles composent leurs pédigrées, les toilettent et les parent. La camera caresse les peaux satinées, les mains manucurées et les chevelures platines. Tant d'innocences sacrifiées au culte du veau d'or tournent au cauchemar ou à la tragédie.
Happy ending ?
Quand la prostituée incarnée par Julia Roberts dans Pretty Woman finit par épouser son milliardaire c'est un happy end. Quand Tarkovski scénariste écrit le dénouement de Gloss l'on comprend qu'il est revenu d'Hollywood et une bonne fois pour toute. Le sacrifice de toutes les valeurs au dieu dollar lui est aussi insupportable que le culte de la personnalité aux heures les plus sombres du stalinisme.
Je ne vous dévoile pas la fin de Gloss car s'il n'y a qu'un film à voir cette saison c'est ce