Pierrick
Films
Séries
Emissions
Retour
Numéro 9
Numéro 9
0,5
Publiée le 30 août 2010
Grosse arnaque cinématographique qui prend le spectateur pour un imbécile. J'ai été attiré vers ce film par une bande annonce prometteuse, le graphisme et aussi, il faut l'avouer, le fait Tim Burton en soit l'un des producteurs. On se retrouve finalement face à une dénonciation déguisée de la Shoah. Je ne suis évidemment pas contre le fait de relater ces événements, à condition que cela apparaisse clairement sur l'affiche et que le spectateur achète son billet en toute connaissance de cause. Les allusions à ce sinistre épisode de notre Histoire sont tellement nombreux et explicites que je m'étonne que personne ne semble y avoir prêté attention... Tout d'abord, les décors apocalyptiques sont la copie conforme de photos de Berlin ou de Dresde en 1945. Ensuite, le "chancelier" responsable de la prolifération de robot-tueur est un Hitler-bis, qui rêve de dominer le monde avec ces machines. Résultat, les robots exterminent les êtres humains à coup de gaz, et il ne reste finalement sur terre qu'un "cerveau" robotique (qui s'est réfugié dans une usine/camp de concentration avec des cheminées dégageant une fumée noire qui n'est pas sans rappeler les fours crématoires) et 9 poupées pour lui résister. C'est noir, c'est laid, c'est moralisateur et surtout pathétique : une machine sans âme, c'est dangereux (certes...) alors il faut la détruire. Autre dénonciation masquée, que seuls les plus âgés percevront, la poupée n°1, habillée en religieux, qui refuse de détruire la machine et préfère fermer les yeux sur les événements. L'église catholique et Pie XII sont directement visés, et ce débat inter-religieux n'a rien à faire dans un film d'animation pour enfants. On ne peut pas faire passer de tels messages de manières dissimulés, surtout si l'on a la prétention de s'adresser à des enfants en bas âge. Je ne suis ni antisémite, ni négationniste, mais je pense que des sujets aussi graves doivent être abordés en famille ou à l'école, et pas au cinéma et surtout pas de cette manière.