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102 ans après le chef-d'œuvre indémodable de Murnau, cette nouvelle version du conte gothique "Nosferatu" avait de quoi attiser la curiosité de tous les cinéphiles et des friands de cinéma d'horreur. Avec un casting de luxe, une bande-annonce alléchante et une durée conséquente (2h12), tous les ingrédients sont réunis pour la réussite d'un des blockbusters de cette fin d'année 2024. Robert Eggers semble le directeur idéal au vu du ...
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Il faut du recul, pour pouvoir analyser et apprécier cette histoire singulière, inattendue, celle de deux "losers"
Le film retourne habilement la question de la cécité, maintes fois usitée dans les films d'horreur, en rendant son antagoniste aveugle et non son héros ("Les yeux de Julia", "Terreur aveugle"). C'est finalement par d'autres facultés que cet ex-militaire est devenu une machine à tuer et ainsi, à l'origine des frayeurs et du stress généré par le film, qui, comme le voulait son réalisateur, choque plus le spectateur par une violence ...
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L'idée de base est excellente : traiter sur le ton de l'horreur de la "masculinité toxique", dans le contexte #MeToo. Visuellement, "Men" est saisissant, tant par les images de la campagne anglaise, que par la maîtrise de la lumière et les effets spéciaux. Si d'aucuns disent que l'histoire met du temps à se mettre en route, elle permet, justement, de poser les jalons de l'histoire personnelle de Harper, et de faire monter la tension avec ...
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"Abracadabra" est réellement un film en 2 temps : entre le début et la fin, et l'oscillation entre comédie de mœurs et film fantastique. Pablo Berger, auteur du remarquable mais non moins typé "Blancaieves", rencontre des fortunes diverses dans ces deux genres qu'il explore. La 1ère partie, qui explore avec un humour parfois trash, volontiers potache, est savoureuse et savamment portée par des acteurs impeccables (Maribel Verdu et Antonio ...
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Un film porté par un réalisateur émergent, Rodrigo Sorogoyen et par un acteur chevroné, Antonio de la Torre, qui s'inscrit dans cette nouvelle vague du polar espagnol, sans doute le résultat d'une société crispée par les crises politiques et économiques et par la mémoire du franquisme. Si "La Isla Minima" constitue un modèle du genre et pour son époque, "Que Dios nos perdone" est un thriller convaincant, bien que n'atteignant pas la ...
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Adapté d'un roman à succès, déjà dérangeant en son temps, "Crash" semble promettre une expérience déroutante. Présenté comme un manifeste du "body horror", les effets du genre se limitent à des broches pendant 5 minutes, quelques cicatrices, deux tatouages... Et c'est à peu près tout. Le film ne questionne pas grand chose, se contentant de reprendre le même leitmotiv et de l'étirer ad libitum. L'approche frontale de la sexualité ...
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Cinq premières minutes d'une grande sagesse, une nouvelle oeuvre sur Alzheimer, sur une fin de vie... Mais plus rien ne se passe comme prévu, de notre point de vue de spectateur. Le cinéaste - d'abord dramaturge - évite soigneusement le piège d'un théâtre filmé figé, académique. Les mouvements de caméra, l'amplitude des décors, le soin apporté au détail, en fait une vraie oeuvre cinématographique. Malgré un certain classicisme ...
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L'animation est d'une grande qualité, des couleurs franches et un trait assumé, presque anachroniques pour ce film sorti à l'époque des images de synthèse. Le début de l'histoire n'est pas sans rappeler "Seul au monde", mais elle se mue rapidement en une fable naturaliste qui nous rappelle la puissance de la nature et la faiblesse des hommes face à celle-ci. Néanmoins, le film s'avère être une coquille (ou plutôt une carapace) vide. ...
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Un premier long métrage qui s'intéresse à un épisode douloureux du Guatemala, la guerre civile et la féroce répression des militaires. Le film interroge aussi le long processus de mémoire à l'oeuvre dans les pays (nombreux) qui ont connu cela. Malgré une grande délicatesse et beaucoup de respect pour les personnages mis en scène, les moments d'émotion ou révélateurs de la société guatémaltèque, gangrénée par la corruption, ...
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Vu dans un cadre professionnel, "Mientras dure la guerra" relate les premiers mois du soulèvement militaire ayant conduit à la guerre civile espagnole, par le prisme d'un intellectuel déçu par la République qui choisit de soutenir les mutins. Le film donne lieu à quelques joutes verbales et débats d'idées entre son héros et les amis de ce dernier. Le fait de se concentrer sur une période courte (4 mois) montre les changements massifs ...
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Un sac rempli de billets, voici peut-être le roi principal du film : l'argent est roi et guide les actions des personnages, presqu'aussi perfides les uns que les autres. Pour son premier film, Kim Yong-Hoon nous mène au début en bateau, avec plusieurs intrigues qui ont lieu à des moments différents, mais dont on sent qu'elles finiront par se rencontrer tant les thèmes communs sont nombreux (parfois grossièrement évoqués, seul vrai ...
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Un pitch classique : un Robinson Crusoé face à une invasion de zombies. Des questions classiques aussi : est-il le seul survivant ? Très vite le ton est donné avec des premiers indices hors-champ (spoiler: les cris lointains
), mais le parti pris du film n'est pas de faire sursauter à tout prix : les zombies n'apparaissent pas à un coin de mur, ils sont visibles, courent et ont de la force, mais le héros les attire, joue avec ...
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Un dessin-animé qui ne manque pas de charme : les personnages sont attachants (mention spéciale pour le "papa oie") et le méchant Chen est très stylisé. Mais la technique irréprochable du film ne suffit pas. La rapidité avec laquelle s'enchaînent les gags ne permet pas d'apprécier le soin apporté aux décors et aux couleurs. Les dialogues globalement sans intérêt et les personnages secondaires assez peu charismatiques empêchent de ...
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Cette comédie fraîche et enlevée, portée par Laure Calamy, s'élève au-dessus du lot par sa faculté à ne jamais s'apitoyer sur son héroïne, qui garde sa légèreté d'esprit pour que l'on rit avec elle (et non contre elle) de toutes les vacheries que cet amant maladroit met sur sa route.
Derrière son titre enfantin, "Les Chatouilles" cache une bien dure réalité. Malgré quelques maladresses (une mise en scène par moments artificielle, un personnage de psychologue caricatural...), Andréa Bescond et Eric Métayer réalisent un tour de force en inondant d'énergies positives ce film, adapté d'une pièce de théâtre, totalement transcendé par des scènes de danse d'une beauté sidérante. En plus d'être un film ...
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En tant que professeur d'histoire, je me réjouissais d'avance de travailler sur ce film avec mes élèves, mais quelle fut ma déception ! Le film n'est mû que par de l'anecdotique (l'histoire d'amour entre ses deux héros pour ne parler que de cela...) et accablant de niaiserie. Le roi Louis XVI, censé être au coeur du film, est indigent, des éléments essentiels de l'Histoire passent à la trappe, la Révolution est présentée comme ...
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"Josep" a d'abord de quoi déstabiliser : des premières images fixes, presque en "stopmotion", avec un sujet méconnu, ça a de quoi effrayer. Une fois cette première appréhension passée, le premier long métrage d'Aurel livre un témoignage fort, jamais larmoyant, sur une page sombre de l'histoire de France, sur laquelle un gros travail de mémoire reste à faire. Le choix de la forme est judicieux (un film d'animation sur un dessinateur) et ...
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Le but de Jordan Peele est clair : montrer sous un œil nouveau les crispations sociales autour du racisme dont les Etats-Unis ne parviennent à se défaire. Un couple mixte se rend à une réunion de famille où ne se regroupent que des riches blancs, à quelques exceptions près. Ces exceptions ainsi que le propos de quelques convives nous renvoient à la condition des Noirs aux Etats-Unis, au mépris, voire à la relation de méfiance ...
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Après Ida, Pawel Pawilowski reprend les mêmes thèmes qui lui sont chers : la malédiction de l'être humain. Après avoir mis en scène ce fameux "passé qui ne passe pas" avec son précédent long métrage, il nous est donné à voir cet amour difficile à vivre, porté comme un fardeau, alourdi par le poids de l'Histoire (la guerre froide). Film lent, contemplatif, où tout se lit sur le visage de l'actrice principale, y compris lors des ...
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Dès la scène d'ouverture, Kornél Mundruczó annonce la couleur : ce sera un film pas comme les autres, un film animal, mélange de film d'horreur apocalyptique (dans une ville déserte) et sans doute un thriller social. La méfiance voire la haine suscitée par ces chiens "bâtards" apparaît très vite comme sans fondement, des bêtes victimes d'une cabale contre les races impures, et cette oeuvre est brillamment portée par une mise en ...
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Un film qui rejoint son prédécesseur "Drive" sur bien des points : une stylisation exacerbée, un sujet plus ou moins "light", un Ryan Gosling taiseux et inexpressif... Si "Drive" séduisait par son côté novateur, presque enragé par moments, "Only God forgives" croule rapidement sous sa propre mégalomanie formelle, rendant ainsi le traitement du sujet plus que laconique. A part Kristin Scott Thomas, qui se voit offrir un rôle à ...
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Adapté de l'immense succès théâtral éponyme, "Edmond" est une bonne surprise, en dépit des grosses ficelles souvent trop visibles dans les pièces filmées : mouvements de caméra virevoltants, mise en scène parfois artificielle... Des effets et des apartés qui doivent formidablement fonctionner au théâtre, moins à l'écran. Cela dit, le casting fantastique, Mathilde Seignier en star capricieuse, Olivier Gourmet dans un rôle taillé ...
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"Discount" nous est vendu comme "une comédie à la Ken Loach", et effectivement, il y a un peu de Loach dans ce long-métrage, autant une comédie qu'un drame social. Le film s'appuie sur les plus grands travers de notre société de consommation : l'automatisation du travail, la performance et la rentabilité à tout prix, la casse social, au mépris de l'humain et de la situation de chacun, le gaspillage alimentaire... De sujets pris à bras ...
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Film d'époque, soigneusement reconstitué, sans en faire trop, la dernière sortie de Céline Sciamma avait suscité beaucoup d'engouement à Cannes, et avec raison ! Porté par deux merveilleuses actrices, dont Noémie Merlant - la révélation du film ! - qui crève l'écran et habite ce film pendant toute la première heure, avant d'être rejointe par Adèle Haenel, toujours irréprochable, et qui sort progressivement dans sa carapace. Mis en ...
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Après le catastrophique "Requiem for a dream", il est rassurant de voir que Darren Aronofsky a été capable de rectifier le tir en signant un film digne des plus grands. Sa réalisation mouvementée colle fort bien au sujet et à la névrose de l'héroïne, malgré quelques lourdeurs formelles et des effets déjà vus. Le parallèle entre le ballet et l'histoire centrale est remarquable et la musique de Clint Mansell n'a jamais été si belle, ...
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Un été, cinq soeurs en quête de liberté voient leur vie basculer. Confiées à leur oncle et à leur grand-mère conservateurs, elles voient leur vie insouciante se transformer en une existence de privation, dictée par des carcans culturels conservateurs. Ce film est un film féministe, sur la difficulté à être une femme dans la Turquie d'aujourd'hui, pays où la période de démocratisation et d'émancipation voulue par Atatürk laisse ...
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Un des premiers films de François Ozon qui dénote avec ses oeuvres plus récentes ("Sous le sable", "Jeune et Jolie", "Grâce à Dieu"...), même si on retrouve certains thèmes chers au cinéma du cinéaste, c'est le ton qui surprend et qui fait de ce film un OVNI. Ozon questionne habilement les limites de l'acceptable en allant crescendo, mais aussi les limites de ce qui est montrable sur un écran de cinéma. Il questionne également les ...
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Ma critique de "Sous nos pieds" abonde dans le sens des critiques précédentes. Le film remplit son contrat de thriller horrifique à forte dimension sociale. Même s'il s'amuse un temps à créer de l'épouvante pour un rien (des lumières de chantier qui s'allument) et si le personnage de Liz est plutôt surjoué, son actrice parvient à transcrire sur son visage le racisme ambiant qui accompagne le long métrage. Avec quelques bons dialogues ...
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Pour son deuxième long-métrage, Cédric Klapisch nous sert un film finalement assez peu politisé (ouf...), mais bien ancré dans les revendications de ces années-là : émancipation des jeunes, refus de l'autorité, lutte féministe...
Thème prisé par Christophe Honoré, "Plaire, aimer et courir vite" n'est pas un film d'amour, mais un film sur l'amour. Il traite de la rencontre fortuite entre deux hommes au détour d'une séance de cinéma, mais ils sont sur une trajectoire bien différente, entre Arthur, jeune, fougueux, en train de se découvrir et croyant à l'amour, limite cœur d'artichaut et un peu idéaliste, et Jacques, sur la pente descendante, en train de se voir ...
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Charnel, fusionnel ou fraternel, quel est donc ce sentiment complexe qu'est l'amour ? Que l'on soit, deux ou trois, hétéro ou homo, ce film traite de cet amour universel et populaire, réinventé par Christophe Honoré. Une comédie musicale moderne et rafraîchissante servie par une merveilleuse troupe d'acteurs, qui jouent plus sur leur naturel et la véracité de leurs personnages que sur sur leurs réelles performances vocales. Mais ...
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Production Netflix avec du beau monde (Brad Pitt notamment) et un casting alléchant, "Le Roi" raconte la quête de légitimité d'un jeune prince. Le résultat, par si francophobe que cela, se passe dans une Angleterre médiévale un peu sagement reconstituée, mais qui reproduit bien l'atmosphère de cette fin de Moyen-Âge. Malgré de nombreuses libertés avec l'Histoire (spoiler: Louis de Guyenne n'était pas présent à Azincourt, bien qu'il ...
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Avec seulement deux personnages principaux à l'écran - un policier et un téléphone - "The Guilty" fait dans l'économie de moyens mais peut compter sur un formidable scénario. Le film témoigne de la difficulté à gérer une situation à distance, de la confrontation de deux paroles contradictoires, et joue habilement sur les faux semblants, les avis préconçus... Le tout porté par un personnage de flic mis au placard, prêt à tout pour ...
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Après le fabuleux "Gloria", exquis portrait d'une femme émancipée, Sebastian Lelio revient derrière la caméra avec ce nouveau parcours féministe, faisant de lui - pour certains - le nouvel Almodovar. Si l'inspiration est nette, Lelio n'a pas, heureusement le ton d'Almodovar : faire évoluer avec le plus grand naturel possible des personnages fous, drogués, marginaux... Ici, le personnage de Marina se heurte à la société dans laquelle ...
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Après quelques minutes plutôt plaisantes, qui consistent plutôt en une opposition de styles à distance entre les deux personnages principaux, cette comédie passe en mode "gros sabots" et s'enfonce allègrement dans la grossièreté. Jamais bienveillant avec le personnage de Penny, elle-même très caricatural, le ton est limite grossophobe et rend, en contraste, le personnage d'Anne Hathaway, qui pourrait apporter un côté plus "haut de ...
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