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Un film hybride entre "female gothic", film psychanalytique et giallo. Venise enlace de ses bras ce couple à la dérive, jusqu'à les étouffer. Gassmann est prodigieux dans un rôle à la fois glaçant et grotesque. À quand une VF qui ferait entendre la vraie voix de Deneuve ? Elle interprète avec un grand art l'état régressif : en petite fille, elle impressionne autant que dans Répulsion de Polanski. Un film magnifique !
Il faut le voir pour le croire... Le Napoléon de Ridley Scott multiplie les choix de scénario les plus surprenants (Napoléon fait tirer les canons sur les pyramides !...) voire les plus abjectes (le dialogue souligne le fait que Napoléon est prêt à épouser une fille de 15 ans ce qui conduit implicitement le spectateur à le juger à l'aune de notre société post me#too). Quant à l'interprétation de Joaquin Phoenix, il faut le voir ...
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Les talents réunis d'Alex Lutz et de Karine Viard laissaient espérer un film enlevé voire brillant... Quelle déception ! Une suite de sketchs prévisibles et rarement drôle, une interprétation pas toujours juste pour Alex Lutz, des situations qui tournent en rond, des dialogues faiblards qui frôle parfois le ridicule et des intentions de mise en scène qui tombent à plat... Un ratage complet !
Visuellement époustouflant, la frénésie du récit finit par lasser le spectateur qui ne sait plus trop où poser son regard...
Un film sur la mort mais qui lorgne toujours du côté de la vie. Un film sur la force de la parole engagée dans notre société qui cache et étouffe la vérité. Un film où la mise en scène évite le voyeurisme en filmant l'énergie des corps. Un film qui unie l'individuel au collectif sans aucun didactisme facile et réducteur. Un film tragique qui ne verse jamais dans le pathos. L'interprétation est remarquable. Un très grand film.
Les Ames soeurs offre au spectateur toute la quintessence du cinéma d'André Téchiné : des personnages face au désir et à la morale. La mise en scène nerveuse, à la fois caressante et tranchante, s'immisce au coeur de la confusion des sentiments. Peu à peu, le film déploie ses ailes et aborde le sujet de l'inceste avec force et pudeur, sans jamais juger ses deux personnages, tous deux incarnés avec justesse. Le cinéma de Téchiné ...
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Un premier film qui met en scène le périple d'un noir américain dans l'Amérique raciste de Trump. Le récit fusionne deux films qui ont marqué la fin des 60's : Devine qui vient dîner ce soir ? et Rosemary's baby : le film social se mue en huis clos horrifique. Mais Jordan Peele vient de la comédie : l'horreur est parfois désamorcée par le rire qui donne à ce film des accents de pamphlets. L'interprétation est remarquable et la tension ...
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Poème sur l'amour fou orchestré par un cinéaste fou amoureux de sa comédienne. Un chef d'oeuvre absolu qui souffle le chaud et le froid, parfois dans une même séquence.
Desplechin est un grand cinéaste : sa mise en scène est ample et lyrique à l'instar de cette très belle scène où le frère prend son envol... Mais alors pourquoi cette impression de grotesque, de ridicule, de prétentieux s'immisce-t-elle chez le spectateur du début jusqu'à la fin ?!... Pour ma part, je n'ai pas adhéré à ce que nous propose le cinéaste français : je suis passé de l'ennui à l'agacement, puis de l'ennui au ...
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Suprématie clôt la trilogie autour de la figure de César de façon magistrale ! Le film convoque plusieurs genres : le film d'aventures, de SF, de guerre, de survie, d'évasion... Mais cette hybridation est savamment mise en scène : le spectateur est tenu en haleine du début jusqu'à la fin et les références historiques invitent le spectateur à (re)penser notre propre monde, notre humanité monstrueuse. Cerise sur le gâteau : l'émotion ...
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Valérie Lemercier réussit l'exploit d'être à la fois à distance et au plus intime de Céline Dion : son film est drôle et émouvant et parvient à tenir la distance du début jusqu'à la fin sans jamais tomber dans l'excès.
Le réalisateur argentin Hugo Santiago poursuit son expérimentation sur le son au cinéma avec cette variation autour du film noir où Catherine Deneuve interprète une détective privée à la Bogart. Un film d'auteur expérimental qui offre de très belles séquences où Deneuve, crinière rousse, est magnifique ! Un film qui mériterait d'être restauré et à nouveau distribué.
Une suite de beaux moments ne suffit pas à faire un grand film. Un défaut majeur : le spectateur risque tout comme moi de rester complètement extérieur au film... Un comble pour une oeuvre qui s'auto-proclame "poétique" ! L'histoire, minimaliste, n'est transcendée ni par la mise en scène et ni par l'interprétation - hormis la marionnette qui est très réussie. Un film au départ atypique qui tourne rapidement au consensuel.
Un film à thèse ? Pas du tout le genre d'André Téchiné. Et pourtant, à la lecture du synopsis de L'Adieu à la nuit, il semblait difficile de contourner les passages obligés d'un récit qui s'empare de la radicalisation islamique. Pari hautement réussi pour notre grand cinéaste de l'intime, de l'humain, de la vie. Sa caméra suit un jeune radicalisé sans jamais le juger, sans jamais le prendre de haut. Unique représentant du lien ...
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On confond souvent classicisme et académisme : L'homme qu'on aimait trop donne à voir toute la virtuosité de la mise en scène de Téchiné qui inscrit personnages et décors dans une véritable tragédie antique. Les trois personnages principaux ont leur part de monstruosité et d'humanité, le cinéaste évitant ainsi de sombrer dans le film à thèse qui juge et condamne tel ou tel personnage. Canet délivre ici sa meilleure composition, ...
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Un défi technique qui n'en est pas vraiment un car il ne s'agit pas d'un seul plan séquence. Un film de survie bien fait, bien joué. Mais le spectateur sait d'avance que tout est joué : rien de palpitant par conséquent. Un bon film mais pas un grand film.
Les derniers films de Gérard Oury manquent de rythme : le comble pour une comédie. Ainsi, les dialogues ne font pas mouche, l'ennui s'installe, la direction d'acteurs est inexistante, le ridicule n'est pas loin... Dans L'as des as, Belmondo se croit au Théâtre de boulevard en jouant de façon outrancière par sa diction et ses gesticulations. Un film à gros budget qui fait peine à voir tant la mise en scène est mollassonne et ...
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L'AMOUR A MORVE :
C'est, à mes yeux, du cinéma-vérité qui sonne faux : tout est fait pour faire vrai mais on voit très souvent l'artifice, pire : la pause. Je découvre une Léa Seydoux souvent mal à l'aise qui ne parvient pas à incarner son personnage, à lui donner chair car tout est intellectualisé, voire théorisé.
Quant au propos, le dernier tiers du film sombre dans un discours gnan-gnan où Adèle découvre les joies et le pouvoir ...
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Polisse lorgne du côté de Police : n'est pas Pialat qui veut ! Très racoleur ! Du cinéma vérité... très superficiel !
Un film qui se veut au plus près de la vérité mais qui rate sa cible sur tous les points : dialogues navrants, mise en scène plate et aucun sens du rythme. Bercot fait ce qu'elle peut pour donner de l'humanité à son rôle mais en vain. Un film prétentieux qui tourne en rond au bout de 30mn...
Marco Bellocchio sonde à nouveau la société italienne en évoquant cette fois-ci la Mafia. Mise en scène et interprétation magistrales ! Le portrait de Buscetta est très nuancé. Très grand film !
Grand film sur la manipulation, grand film sur le mensonge, grand film sur la négation de l'Homme. Mise en scène magnifique qui ne se donne jamais à voir, encore moins à admirer. Interprétation et technique remarquable. Un film sur l'injustice qui sonne très juste !
Un nouveau film sur les banlieues ? Point fort : chez les personnages, pas de gentil ni de méchant : notre société est dans une situation figée très inquiétante à l'image du dernier plan du film. Point faible : mise en scène peu inspirée (par exemple, pourquoi ces brusques zooms avant inutiles qui saturaient les séries du début des années 2000 ?!) et scénario faiblard. Un film coup de poing efficace mais pas un grand film.
Fête de famille se déroule en une journée d'été baignée par la magnifique lumière du sud-ouest. Une famille est réunie pour fêter l'anniversaire d'Andréa (Deneuve). Bien sûr, cette fête va trouver rapidement au vinaigre... La grande réussite du film est de mêler dans un même plan à la fois le comique et le tragique, la mélancolie à la rage, la douceur et l'agressivité. Le jeu est au centre du film : chacun joue sa partition en ...
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Un Marvel qui se veut shakespearien : on atteint des sommets de ringardise... Les acteurs assurent le service minimum pour un salaire maximum ; le visuel est souvent très laid ; le scénario fait appel à des ressorts dramatiques éculés : dommage car l'idée de départ était intéressante. Fin de partie ? oui, car pour certains spectateurs comme moi, Marvel, c'est fini.
Un film engagé qui parvient à contourner (presque) tous les écueils du film américain où l'engagement est servie par l'émotion. Le dernier tiers du film est particulièrement réussi car pas de message asséné avec force : tout repose sur la pudeur de la mise en scène et la profondeur de l'interprétation. Mais pourquoi les oscars ont-ils nominé Mahershala Ali dans la catégorie "second rôle" ?! No comment car ce "twist" nous invite à ...
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Agnès Varda, accompagné par JR, nous offre un nouveau documentaire qui films visages et villages avec pudeur justesse et le sens du jeu. Ces différents portraits de français comme vous et moi dessine en creux un autoportrait d'une cinéaste vieillissante qui sent la mort approcher. Un film intelligent et poignant.
Un film où Clint Eastwood se met en scène peut-être pour la dernière fois... Film testament, fable sur la fuite du temps, sur le temps des bilans, sur le temps qui se réduit et qui pousse le personnage principal - mais aussi Clint en personne - à poser un dernier regard sur le monde. Film-fleur qui célèbre in fine la beauté du moment présent. Un pur chef d'oeuvre où la mise en scène de Clint Eastwood parvient - avec légèreté et ...
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Très bon film qui fait rimer poésie, onirisme et légèreté en évoquant des situations dramatiques et tragiques. Un conte initiatique qui ravit les yeux et l'esprit. Catherine Deneuve délivre une interprétation très subtile : elle sait mieux que personne faire surgir la folie sur son visage-paysage.
Premier film de Rappeneau, La Vie de Château brille par l'éclat de sa mise en scène alerte au plus près de ses personnages. Le rythme, très maîtrisé, n'a rien à envier aux grandes comédies américaines. Les acteurs sont au diapason de cette esthétique de la vitesse et de la fulgurance et tout particulièrement Deneuve qui use des mots comme d'une mitraillette. La première comédie sur la Deuxième Guerre mondiale un peu avant La Grande ...
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Poème surréaliste où Bunuel parvient à prolonger le rêve de Belle de Jour : Catherine Deneuve devient ainsi l'actrice rêvée de ce rêve filmé, de ce cauchemar mis en images. L'un des plus beaux portraits de femme au cinéma. Immense chef d'oeuvre mais qui se donne à voir comme une oeuvre modeste, expérimentale et artisanale.
Un film entièrement centré autour de l'aura de Deneuve : elle s'abandonne complètement à son personnage et au regard de Téchiné qui filme un visage qui peu à peu s'illumine de l'intérieur. L'un des plus grands films sur la passion amoureuse.
Film sur le temps, sur l'amour, sur l'amour face au temps, sur le temps de l'amour. Depardieu revient à la chasse pour faire revivre son amour de jeunesse. Deneuve ne veut pas de cet amour du passé. Un film magnifique sur la vérité des sentiments. Téchiné filme l'amour comme personne. Très grand film.
Oeuvre pétaradante où Deneuve, malicieuse à souhait, nous prouve qu'elle est, aussi, une grande actrice de comédies. Ozon imprime son style et son rythme à cette satire féroce de notre société qui a du mal encore à donner le premier rôle aux femmes ! Les acteurs sont tous au diapason. Du très grand art !
Un film qui propose un voyage au coeur de la France et au plus près du corps et du visage de Catherine Deneuve qui s'abandonne au regard inspiré de la réalisatrice. Un grand moment de cinéma !
Si les précédents Thor se prenaient beaucoup trop au sérieux, ce nouvel opus s'aventure sur une voie parodique qui confère au film une légèreté revigorante : ce troisième Thor se laisse donc voir avec intérêt car le rythme est soutenu et les séquences de combat moins longues et tonitruantes qu'à l'accoutumée. Un bon Marvel.