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"Le Chant des Forêts" de Vincent Munier est la preuve parfaite que l'on n'a pas besoin de 400 millions de budget et d'effets spéciaux époustouflants (coucou Cameron) afin d'époustoufler ses spectateurs. Mais au vu du délai incroyable qu'il a fallu à l'équipe pour finaliser ce projet, il faut une bonne dose de patience et de savoir-faire technique. Et bon sang, tout est là : le film livre des images toutes plus renversantes les unes que ...
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Un film sur les conditions vécues par une femme au Guatemala. Une fiction abrupte, presque jamais grossière et qui sonne étonnamment juste grâce à de bons acteurs qui complètent une histoire qui sait transmettre un peu de rire pour très peu d’émotions. On observe la poursuite d’un rêve : cette envie, voire ce besoin de jeune fille de quitter un village natal où rien ne se passe, où rien ne se décide de son propre gré. Bustamante ...
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Qu'est ce que c'est que cette plaie? Car c'en est une : avec ses longues, longues scènes de dialogues idiot, interprétés par des acteurs qui surjouent, et des scènes d'action qui n'en finit plus. Les effets spéciaux sont horribles, car ils sont mal faits (cela se voit parfaitement bien, avec la scène des bateaux sur la plage). En fait si il n'y aurait pas des acteurs très connus ce film n'aurait remporté aucun succès, car c'est juste ...
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Un départ tout feu tout flamme : Smith et Lawrence foncent dans les rues et sur la plage de Miami (prononcez Maï-AH-Mie), bousculent quelques stands et font s’agiter la foule avec leur escapade furieuse. Un montage extrêmement vif et bourré à la testostérone nous placent directement dans l’action et ne nous quittera que deux heures après. Il y a de l’idée, et ce surtout dans les scènes d’action qui, pour la plupart, nous gardent ...
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Enfin une comédie avec des zombies qui se révèle être drôle et qui ne pousse pas dans le trash! Avec un casting aussi royal, Ruben Fleischer n'avait pas le droit à l'erreur! Il réussit un long amusant, bourré de références en tout genres, unique... Le temps passe trop vite lorsqu'on est aux côtés de ce groupe détonant. Le ton y est parfois acerbe et peu réaliste, mais le metteur en scène prend bien soin de ne pas rajouter de ...
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Antonio Banderas s'investit au minimum dans une production bas-de-gamme. L'acteur semble même ennuyé par les interprétations de ses collègues, qui ne sont pas de bons acteurs, sauf Kingsley bien-sûr. Et même Kingsley, en méchant très méchant, se veut être passable, tellement que son personnage est mal écrit. Alors on passe son temps à entendre les répliques pas très futées, à observer les multiples tentations des gentils face aux ...
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De ce film au scénario grossier et à la mise en scène inexistante, le spectateur âgé de plus de cinq ans n'en tire rien, à part la satisfaction d'arriver au générique de fin. La chose certainement la mieux menée est définitivement le flash-back qui raconte le pourquoi de la méchanceté du héros, car celui-ci rapporte un minimum d'émotion à un film qui en manque cruellement. Ce dernier hérite d'une voix, dans sa version française, ...
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C’est derrière le regard vif et alerte de son personnage que Vincent Lindon crie son désarroi à la face de son PDG. Des mots forts pour une figure qui a son calme avalé par la rage et la détresse. Ou un quasi-documentaire à la justesse folle, dans lequel des hommes et des femmes se retrouvent à se battre contre l’industrie qui les engageait auparavant. Le fait que le montage laisse autant de place aux phases de négociation (qui font ...
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Il y a du bon dans ce «Winnie», comme il y a du mauvais. Une chose nous saute aux yeux, à la sortie de la salle : «Christopher Robin» est un film pour les enfants, et qui ne laisse aucune place pour les adultes. Tous les personnages ont des personnalités d’enfants, en fait, et la maturité et le travail y sont vus comme des choses mauvaises, auxquels il ne faut pas être attaché si on ne veut pas perdre de sa nature et de sa bonté. Le ...
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C’est donc confirmé : Paul Feig n’est doué que pour les comédies graveleuses et pas forcément efficaces. Son nouveau film, « A Simple Favor », n’est qu’une soupe amère, un mélange indigeste de thriller et de film policier, où même le suspense n’arrive pas à trouver sa place. La faute à une écriture pas assez soignée pour ce qui est de la trame scénaristique. Et si certaines répliques sont quant à elles un minimum ...
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« Hereditary » est un concentré pur, malin et plein de qualités, de ce que les films d'épouvante savaient faire de mieux dans le passé. Non pas des lignées de suites qui ne savent seulement qu'enfiler les jumpscares comme des perles. Mais une histoire morbide qui ne tient debout seulement lorsque le spectateur commence à y réfléchir, une histoire bousculée par une ambiance lourde et délétère (bien trop rare, aujourd'hui). Celle ...
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Elle la nomme "Gueule d'ange". Une marque de pure affection pour sa fillette qu'elle ignore, l'alcool ayant fait son effet. Le film éponyme contient de bonnes idées, pas forcément d'écritures, mais en tout cas de mise en scène. Des détails, rien qu'un angle délicat pris au bon moment, ou des plans entiers qui ne correspondent qu'à des grains de sable dans l'immensité du désert que représente un film. Il y a en effet, une fois sur dix, ...
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C'est d'abord une histoire de racines. Des personnages avec leurs passés, qui se retrouvent à l'occasion d'un mariage. Asghar Farhadi, réalisateur iranien, filme les corps dansants et marque la limite entre deux mondes : celui du bonheur et celui du malheur. Sa manière de faire restera constamment classique. Les histoires qu'il conte n'ont jamais été clientes d'un certain surnaturel, et ce sera aussi le cas pour ce nouveau film. Celui-ci ...
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Naviguant sur la vague idéale pour les récompenses "officieuses", "The Post", énième film de Spielberg, débute dans la boue et le sang, juste rappel en mémoire du seul film de guerre potable dans la filmographie du metteur en scène, qui n'est bien-sûr rien d'autre que "Saving Private Ryan". Des rêves, Spielberg en a offert, usant de techniques nouvelles pour rendre cultes bon nombre de séquences. Pour cela, chacun de ses nouveaux films ...
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Une maison, un méchant démon, une héroïne qui vit son plus "grand" cauchemar (soi-disant, mais ne vous inquiétez pas, le film se termine quand même sur spoiler: un happy end
) : toutes les caricatures propulsées par la maison de production de Jason Blum sur le terme horreur sont ici réexpédiées le plus mal possible. Accompagnées par un humour poussif et qui sert (bizarrement) à dédramatiser les moments "effrayants", ce ...
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Il observe la foule à travers la vitre de l’automobile qui le conduit jusqu’au Parlement anglais, là où, durant toute la durée du film, les ordres pour attaquer sont envoyés aux troupes alliées. De ces décisions, Anthony McCarten, le scénariste, sait donner de l’ampleur à chacune des paroles dites par un Gary Oldman saisissant, triomphant dans un rôle fait pour les prix, et en même temps pour la critique facile. Car reprendre un ...
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Se remettre à écrire des critiques et les mettre sur un site tel qu’Allociné, c’est comme aller dans une réunion du Ku Klux Klan alors que l’on est noir et homosexuel, et ce dans les U.S.A. des années 50. Peu écouteront ce que vous avez à dire, et vous serez chassé rien qu’à la vue de votre couleur de peau (caractérisée ici par la note que vous donnez au film). C’est un peu comme si, à la sortie d’un film grand public ...
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Dans un univers que les producteurs de chez Universal Studios aimeraient bien voir s’étendre à coup de millions de dollars, un premier « jet », remake supplémentaire des films de « Mummy », voit le jour. Aujourd’hui le monstre millénaire est femme, et se fait libérer à coup de tir de missile et de Tom Cruise. Ce dernier interprète on ne sait quoi, un voleur-pilleur-défonceur de jihadistes, en fait peu importe, car ...
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Commençant sur une base in medias res (après le générique de départ assez beau, mais pas non plus sublime), le « Ghost in the Shell » à la sauce américaine s’inscrit sur une longue lignée de films à plus de 100 millions de dollars de budget qui commencent par nous en mettre plein les mirettes, mais qui ne parviennent pas (ou avec pas mal de difficultés) à installer une trame scénaristique assez forte pour ne pas ennuyer le ...
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Il est sur son canoë, et observe la faune volatile qui se constelle dans la flore sauvage. Puis, tout à coup, un accident : Fernando se retrouve emporté dans la violence du fleuve. João Pedro Rodrigues distille dans son cinquième long-métrage (après « O Fantasma » et « Mourir comme un homme ») des allusions directes à la vie qu’il aurait pu avoir. L’ornithologie en premier plan, dans l’oeillère d’un personnage principal ...
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C'est d'abord une bonne bande d'amis, des acteurs triés sur le volet pour interpréter des aliments. Saucisses, pains, bagels... Tout y passe. Tout y passe, et pas seulement au niveau des personnages : les situations sont des pures et grandes parodies d'évènements contemporains qui se déroulent encore aujourd'hui, enrichies, pimentées par des dialogues aux sous-entendus sexuels hilarants et complètement osés. Mais ce film d'animation n'est ...
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Applaudi à la Mostra, le nouveau Gibson est arrivé dans les salles françaises. Le scénario, s'en apercevra-t-on plus tard, n'est qu'une suite d'aventures et (surtout) de mésaventures (le père traumatisé par la Première Guerre, la conséquence de sa violence sur sa famille) qui débutent réellement dans un flash-back poussif. Le scénario n'a rien d'original, est risible souvent, ridicule parfois, avec cette religion qui prend trop de ...
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Quelle douce et cruelle ironie, pour le biopic sur l’un des plus gros lanceurs d’alerte de notre temps, de sortir de la salle le coeur brisé et l’esprit essoufflé par bon nombre de mauvaises caricatures et d’un scénario aseptisé, écrit à la hache et sous la torture. Oliver Stone (« JFK » ou « Platoon » pour les meilleurs, « Alexandre » et donc ce « Snowden » pour les pires) met en scène, en plus de l’ascension de ...
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« Juste la fin du monde » fait partie de ces films qui ont le don de se prendre la tête. Dolan les réunit, autant autour d’un apéro qu’une dispute, ces cinq chevaliers qui cavalent entre joie et fureur des retrouvailles, et les font (très peu) rire, se déchaîner et (beaucoup) pleurer. Il aurait pu choisir de garder la même couverture artistique pour border ses personnages (le théâtre, donc) mais non : Dolan est et restera avant ...
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Mark Wahlberg est sur un gros bateau. Il interprète le bon époux et le bon père de famille. Dès le départ, Berg nous assomme en mettant ses personnages dans des cases. Pas un n'est ni bon ni mauvais : chaque acteur joue (faux) de sa caricature, du patron inconscient du danger (Malkovitch, risible) au boss un peu bourru mais sympa car "il sait ce qu'il fait" et que "c'est un homme, un vrai, ce type" (Kurt Russell, plus ridicule qu'autre ...
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Gibson joue le porte-flingues dans un long-métrage aussi idiot que poussif, qui dépasse les limites de la série B pour rejoindre celles du rang Z. Voilà, tout est dit ou presque de ce film d'action aussi banal que mal construit. L'histoire d'une jeune femme de dix-sept ans bien maquillée durant tout le film malgré le nombre d'horreurs qu'elle verra de ses propres yeux, d'une très violente agression à plusieurs meurtres à la suite. ...
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Melki. C’est le premier nom qui nous vient en tête lorsque, la projection terminée et les premiers verres entamés, les discussions autour du film débutent. Peut-être parce qu’il sera nominé pour le César de la meilleure interprétation masculine, sûrement parce qu’il est l’un des seul objectif du film à être réellement réussi, aussi… « Vendeur » est d’abord une histoire de désillusion au cadre froid et impersonnel qui ...
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David Yates (réalisateur déjà des derniers et des moins performants « Harry Potter ») possède cette année à son actif deux sorties de films purement commerciaux. D’une part, « Fantastic Beasts and Where to Find Them », spin-off avec Redmayne et Farrell en tête d’affiche qui ne sortira qu’en mi-novembre mais qui devra se faire un nom dans les mois à venir en se perfectionnant au niveau de la promotion dans le tiers-monde, ...
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Qu’il est beau, ce fameux Toni, sa fausse coupe de cheveux noire dansant avec les agitations du vent, ces fausses dents qu’il dissimule dans une poche de sa jacket ou derrière ses lèvres, puis ce coeur fatigué propageant des émotions fortes (belles et bien vraies, quant à elles), partagées comme lors de cette scène entre frustration et énervement. Les sentiments de Windried, second personnage interprété par le démentiel Peter ...
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James Wan, c’est ce réalisateur d’Hollywood aux mille-et-un projets : tellement qu’il est bankable celui-là, tellement qu’on lui en donne toujours plus de ces projets aux scénarios et aux histoires prévisibles et peu originaux, il est l’un des réalisateurs le plus en vue du moment. Mais ça marche, alors il continue. Il a fait de tout ou presque : du plus petit budget (« Insidious » premier du nom) au plus gros (« Fast and ...
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Sarah Wayne Callies interprète la mère qui a perdu un fils dans un film d’épouvante qui ne doit pas dépasser les cinq millions de budget. Telle une énième production faite pour et par l’argent par un Jason Blum non pas producteur mais homme d’affaires, sauf que, ici, ce dernier est remplacé par Alexandre Aja, mis en avant sur l’affiche pour donner un minimum d’importance à la promotion de l’oeuvre. « The Door » démarre ...
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Une soirée ordinaire dans une back-room parisienne. Une ambiance sensuelle glacée et caractérisée par la lumière rouge émise par les projecteurs, une « astuce pour cacher les défauts creusés par l’âge », d’après l’un des réalisateurs. Des hommes, nus, qui se promènent dans une petite salle construite par et pour l’amour dans l’une de ses plus belles formes : sa bestialité. Ici, aucune gêne : à peine le téléphone ...
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Scène d’ouverture. Une caméra extrêmement rapprochée des corps des interprètes qu’elle filme, un train-train technique usuel et surtout sensuel, une nouvelle interprétation d’une oeuvre de Tchekhov, un accident, un titre, un choc. Des acteurs, des vrais, sublimés par une mise en scène entraînante car très maîtrisée, réussie car qui sait faire percer de l’émotion, en nous, spectateurs, jusqu’à faire jaillir de notre ...
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Ou les angoisses d’une femme ou d’une future mère face aux changements qui l’attend. Olivia est une actrice de théâtre. Elle, et puis son conjoint, aussi. Ceci n’est pas du cinéma fictionnel : Petra Costa et Lea Glob, les deux réalisatrices, sont aidées par ce couple dans la vie réelle, ce dernier interprétant les scènes qu’elles souhaitent tourner. Nous voici plongés dans l’esprit de la femme engrossée, et en même temps ...
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C’est d’abord une voix. Tremblante, rauque, gutturale. Magnifique personnalité blessée dans sa jeunesse par une méchanceté dite humaine, morceau d’âme balancé sur les bords d’une route mais jamais délaissé par la passion qui l’anime, Janis est là, à parler à son public, de ses peines inconsolables et de ces amours au ton variable. Amy Berg réunit avec talent les documents d’archives pour ensuite mieux les entrelacer entre ...
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« Ave Cesar » c’est la petite gâterie de fin de mois, un film amusant grâce à lequel on peut voir un George Clooney qui ne sait plus où donner de la tête se faire baffé par un Josh Brolin toujours dans la course, une sorte de layer cake sans sa crème pâtissière qui finirait par être Ô combien décevant à cause d’une intrigue bouffie et d’un scénario qui plonge, comme une Scarlett Johansson, en piqué, mais non pas dans ...
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