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Dans son propos « Strange Darling » s’apparente à numéro d’équilibriste parfois réussi, mais d’autres fois semblent court-circuiter toute forme de logique dans le message.
Une volonté de vouloir trop explorer les inversions et d’y mêler aussi d’autres questionnements sur les biais auxquels nous sommes quotidiennement soumis.
Dans sa forme, c’est un régal sympathique.
Difficile d’en faire une critique.
Une volonté de vouloir trop explorer les inversions et d’y mêler aussi d’autres questionnements sur les biais auxquels nous sommes quotidiennement soumis.
Dans sa forme, c’est un régal sympathique.
Difficile d’en faire une critique.
L’ambiance horrifique de « Longlegs » est d’une rare finesse. On peut penser à d’autres films qui la maniaient tout aussi bien : « It follows », « Hereditary », « It comes at night », sont les premiers qui me viennent en tête.
Pour les amateurs de ces atmosphères terrifiantes, qui s’appuient davantage sur ce que le cauchemar est capable de faire ressentir sans explication logique, « Longlegs » ne décevra pas.
En ...
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Pour celles et ceux qui ont lu le roman et qui l’ont adoré : c’est probablement l’adaptation qui ressemble le plus (avec de grosses altérations pour élargir le public cible, quand même) à ce qu’a voulu transmettre Mary Shelley dans son unique roman éponyme. Pour une fois, la créature n’est pas là pour faire peur. Son destin tragique et sa rencontre solitaire avec le monde conservent son caractère dramatique.
Pour ce qui est ...
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Pour peu que vous soyez, sans être nécessairement un grand cinéphile, sensible à la finesse et à l’intelligence d’écriture d’un scénario, pour peu que vous soyez également attentif à la qualité et à l’ingéniosité du montage d’un film, et pour peu que vous aimiez être sous tension lors d’une séance : vous risquez probablement de trouver « A house of dynamite » remarquable dans sa mise en scène.
J’ai été ...
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Un film qui ne me faisait tout simplement pas envie, peut-être à cause de son affiche, très terne, et des notes qui suggéraient quelque chose d’assez plat.
Mais un soir j’ignore quoi regarder, je ne sais pas ce dont j’ai envie, et je repense à ce film où jouent deux acteurs que j’aime et je décide de retourner voir la fiche complète du film.
Je suis de nouveau un peu sur la réserve lorsque je vois qu’il est classé dans ...
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Plutôt qu’un film d’épouvante ou d’horreur, « Bring her back » appartient à une catégorie qui n’existe pas (encore ?) sur allociné, celle du drame horrifique.
Le film des frères Philippou est écrit comme Stephen King écrivait lorsqu’il était le plus inspiré. Et l’on ne peut s’empêcher de penser à l’une de ses œuvres les plus marquantes, « Simetierre » (l’œuvre écrite originale, pas les films qui ...
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Je ne connaissais pas la réalisatrice de « Babygirl », et quoiqu’on puisse penser du film, Halina Reijn, démontre ici un grand talent de mise en scène.
Le propos de son film est multiple, et les émotions qu’il convoque seront nécessairement propres à spectateur : Le secret de l’intimité est entravé.
Chaque scène, chaque plan, s’emploient à en forcer toujours plus les barrières.
La boussole morale est sans cesse ...
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La tension monte, monte, monte…
On s’accroche au canapé, et si l’on dispose d’un écran et d’un équipement sono de qualité, on oubliera complètement que l’on n’est pas au cinéma, dans une salle entière retenant sa respiration pendant deux heures.
La mise en scène est absolument époustouflante : on est dans les flammes, on est propulsés dans le vent, dans le crépitement de la nature qui brûle, et tout comme les ...
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« Presence » n’est pas un film d’épouvante et je comprends bien la déception de certains fans du genre, qui se sont probablement sentis trompés et à juste titre, puisque ce n’est absolument pas à effrayer le spectateur que Soderbergh s’attelle avec ce nouveau film.
Il n’y a d’épouvantable ici que l’histoire familiale qui nous est dévoilée, et il s’agit clairement d’un drame au rythme et aux enjeux très inégaux. ...
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Très loin d’être la comédie qu’il promet, « Le procès du chien » est en réalité le reflet très juste du rapport encore bégayant de l’homme face au restant du règne animal.
Qui sont les êtres humains face aux autres êtres avec qui ils partagent la terre ?
Qu’est-ce qui fait sens pour nous et qui ne fait pas sens pour un chien, une souris, un corbeau, une carpe ?
Pourquoi est-ce important que l’on prenne conscience, ...
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«l’amour ouf » est évidemment un excellent film en terme de mise en scène, et Gilles Lellouche démontre encore une fois son talent de réalisateur poétique, et sa capacité à créer de vrais personnages, et toujours quelques répliques parfaites en tout point.
On ne s’ennuie pas, et cette histoire d’amour, la retranscription de ce qu’est le sentiment amoureux, cette sensation qu’il est plus fort que nous, n’est que trop bien ...
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« The subtance » raconte l’histoire d’une actrice américaine, Elisabeth Sparkle, qui a plus de cinquante ans (son âge réel ne nous sera jamais donné, mais la barre des cinquante ans est bien connue à Hollywood, comme ailleurs, est sera citée dans le film) et dont le monde semble avoir oublié le nom après les années de gloire au cinéma, des décennies plus tôt. Remerciée par les producteurs de l’émission dans laquelle elle ...
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« Kind of kindness » risque de dérouter, mais pour les cinéphiles, ce sera un grand moment, quoiqu’on en pense à la fin (il sera probable que l’on soit mitigé).
Le propos de Lanthimos est parfois distillé à merveille, parfois, cela m’a semblé superflu ou trop appuyé pour être vraiment subtil : là où « canine » ne s’admirait jamais le nombril et restait simplement effroyable(ment efficace quant) au pouvoir du ...
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Si vous aimez les films de danse classique, que vous connaissez les défauts de ceux-ci, mais que vous appréciez malgré tout ce genre bien à part : « The American » (ou « Joika ») vous fera passer un bon moment.
Talia Ryder (« The sweat east », « Dumb money ») incarne Joy Womack, dont le film raconte l’histoire, avec la même passion que le faisait Nathalie Portman dans « Black Swan » (à tel point qu’on pourrait ...
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« Universal Theory » n’est pas un film facile d’accès, et il s’adresse à un public très familier du rôle qu’a joué le monde scientifique dans les drames survenus lors du vingtième siècle.
Le récit se situe très logiquement en Suisse : « le pays neutre » de la seconde guerre mondiale est également celui qui a vu le fameux Schrödinger y imaginer son équation la plus célèbre.
Si ce film hanté peut, aux premiers ...
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Découvert lors d’un passage aux us (bien avant sa sortie en France), j’ai été agréablement surprise par « Oddity ».
C’est loin d’être une révolution du genre épouvante, et on pourra aisément lui faire quelques reproches, dont une partie du scénario à laquelle on ne peut décidément pas croire ; mais comme elle ne concerne pas l’aspect éprouvante en lui-même, on pardonnera.
Une utilisation un peu excessive de la ...
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J’avais adoré « Pearl », j’ai trouvé « X » sympathique ; « MaXXXine » n’échappe à une note générale plus basse que grâce à sa photographie et à Mia Goth.
Le génie de « Pearl » semble donc n’avoir été obtenu que grâce au premier confinement et à l’empreinte laissée par celui-ci (c’est en effet durant cette étrange période que Ti West a écrit le scénario du « prequel »).
C’était dérangeant, ...
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« La bête » est une œuvre qui fascinera et marquera les personnes qui fonctionnent avant tout à l’intuition.
Cette phrase peut sembler bien vague, et pourtant il est difficile de la formuler autrement ou de ne pas le mentionner tout de suite, parce que c’est bien du phénomène intuitif dont se nourrit le film et qui fondera (ou non) un lien profond avec le ou la spectateur/trice.
Plus précisément, et si je devais résumer le film ...
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Quel régal que cette comédie surréaliste et totalement dingue, à tous les niveaux.
Bruno Dumont a énormément emprunté à la saison 3 de Twin Peaks (aussi appelée « Twin peaks, the return »), et pour les fans de cette série de génie, « L’empire » sera un pur moment délice. Ce n’en est pas un copier collé, c’en est une parodie quasi hommage !
Pas de panique pour ceux qui n’aiment pas le cinéma du Maître Lynch, ce ...
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Vu sur OCS (il semble avoir loupé une sortie en salle), « Maraé » combine à peu près tous les mauvais clichés du genre île inconnue/tandem féminin face au danger, mais parvient à faire de son petit budget un atout qui lui permet dans sa dernière partie d’être moins facile à classer dans une seule catégorie revue et re re re vue.
Ce n’est pas terrible, mais pour un plateau télé récréatif braindead, ça passe (pour peu ...
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Un film russe (inspiré d’une histoire vraie) de survie dans l’espace qui tient le parfait cahier des charges… américain.
C’est selon moi le défaut du film : copier les codes du genre des blockbusters (aujourd’hui ringards) hollywoodiens.
Mais pour celles et ceux qui aiment les films ayant pour décor l’espace, et qui souhaitent se divertir sans chichis, « Salyut-7 » fera le job.
C’est selon moi le défaut du film : copier les codes du genre des blockbusters (aujourd’hui ringards) hollywoodiens.
Mais pour celles et ceux qui aiment les films ayant pour décor l’espace, et qui souhaitent se divertir sans chichis, « Salyut-7 » fera le job.
Pourquoi oublie-t-on quasiment que « Civil War » est une dystopie pendant les deux courtes heures, sous très haute tension, que dure la projection ?
Peut-être parce que se dégage du film une familiarité très déstabilisante : Alex Garland sait intuitivement orienter notre boussole intérieure pour lui faire reconnaître des schémas qu’elle a déjà captés dans le réel, et il se nourrit à merveille du navire inconscient, ...
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Avec son dernier film, Quentin Dupieux a eu envie de mettre en (scène) abîme l’idée abstraite que l’on se fait tous lorsque l’on pense à S. Dali et à ses œuvres.
Et en ça, c’est un petit tour de force, mais qui est forcément entravé parce que le cinéaste a lui aussi une telle patte, un style si unique et repérable, que l’intention était forcément condamnée à échouer en partie.
« Daaaaaali! » est la vision de Dali ...
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Le noir et blanc peut en rebuter plus d’un, le fait que ce soit un film chinois peut-être encore davantage.
Ce sont d’ailleurs les deux raisons qui ont fait que je n’ai pas regardé ce petit chef d’œuvre de noirceur plus tôt, et qui ont presque failli me faire passer à côté d’un des films les plus noirs et les plus terrassants de ces dernières années.
J’ai lu plusieurs fois qu’on le comparait à « Seven », et c’est ...
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« Le Vourdalak » est un conte médiéval gothique absolument charmant.
Si vous aimez les univers visuels désuets, les effets de style cinématographiques passés de mode et tout aussi ringards que les maisons hantées des parcs d’attractions populaires, que le grotesque vous plaît, et que vous avez envie de passer un moment complètement hors du temps et de toute contrainte moderne : hâtez-vous donc de découvrir ce film signé Adrien ...
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Une claque cauchemardesque, qui a été pour moi à la limite du supportable, tant l’immersion mentale fut intense et l’expérience tout aussi inconfortable que l’est celle d’un vrai cauchemar nocturne.
Matthew Holness a réussi à me faire véritablement peur, à toucher mon inconscient en réveillant progressivement les réminiscences amnésiques de mes nuits les plus terrifiantes.
Sean Harris, que l’on a l’habitude d’employer ...
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Un vrai petit bijou qui doit être vu « non pas avec le cerveau, mais avec le coeur » a confié la réalisatrice (dont c’est le premier film, et dont il faudra assurément suivre la carrière).
Le film s’ouvre comme sur la première page illustrée d’un vieux conte, et c’est dans cet esprit qu’il se poursuivra.
Le format visuel 1,5 (très proche des formats télé à l’ancienne, et qui m’a saisie d’emblée parce que c’est ...
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J’ai passé un très bon moment devant « le théorème de Marguerite » (et rassurez-vous : vous n’avez absolument pas besoin de connaître quoique ce soit en maths pour apprécier le film, puisque même un prof de maths lambda ne pigerait pas grand-chose aux quelques et rares passages consacrés à cette matière et que ce n’est pas le vrai sujet du film) et j’aurais préféré lui mettre une note plus élevée.
Lorsque je ...
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Même si ce n’est pas le sujet principal du film, je reste bien embarrassée de constater que cette famille a choisi de conserver une religion plutôt qu’un fils.
Et ce qui m’a le plus gênée, c’est que le réalisateur tourne les séquences qui concernent ce choix en le faisant apparaître comme une force.
« Je ne me m’abaisserai pas au niveau de mon ennemi », sauf que l’ennemi, c’est bien de placer les lois religieuses au ...
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Si seulement Kechiche pouvait mettre son immense talent de réalisateur au service d’autres choses que de ses propres fantasmes masculins franchement toxiques et insultants pour l’esprit féminin, on pourrait voir de très grands films.
Malheureusement, ce n’est pas le cas.
Il n’a jamais respecté ses actrices, en a rendues alcooliques, les a forcées à accepter de tourner et retourner et encore retourner des scènes de sexe (en ...
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Le nouveau film de Mathieu Turi est plus maîtrisé que son précédent (« Méandre »).
Le réalisateur est clairement un adepte des labyrinthes claustrophobiques, et tire tres bien profit des espaces exigus pour créer du suspense ; et même si ses personnages ne s’émancipent jamais de personnalités stéréotypées parfaitement identifiables, il parvient ici à créer une dynamique de groupe certes peu originale, mais qui fonctionne ...
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Vu lors de sa projection dans le célèbre festival Gerardmer, je recommande à tous les amateurs de films « d’horreur/épouvante » d’aller voir « When Evil Lurks », non pas parce que c’est un chef d’œuvre, mais pour l’originalité de son histoire.
Une histoire si originale qu’elle pourrait presque donner naissance à un nouveau genre de films d’horreur d’ailleurs, tant l’univers imaginé par Demian Rugna s’avère ...
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Aimeriez-vous être un jour juré en cours d’assises ?
Si vous pensez que oui, si même vous en rêvez (chacun ses hobbies) « la fille au bracelet » devrait vous plaire et vous transporter.
Avec ce film, j’ai compris que personnellement, je n’aimerais pas être appelée un jour à ce devoir étrange qui consiste à devoir décider de la culpabilité ou non d’un inconnu, et de traîner mentalement toute ma vie une décision aussi ...
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On n’y croit pas une seconde, voilà peut-être comment faire la synthèse la plus élaborée de « Ma langue au chat ».
Dans le même genre cette année, on a pu voir « Sous le tapis » qui, sans être exceptionnel, faisait le job avec beaucoup plus d’entrain et de finesse.
Dans le même genre cette année, on a pu voir « Sous le tapis » qui, sans être exceptionnel, faisait le job avec beaucoup plus d’entrain et de finesse.
Vu avant sa projection française alors que j’étais aux US, je m’attendais avec « Abigail » à quelque chose de plus original puisque sur Rotten Tomatoes et IDBM (sites anglophones equivalents à notre Allociné) ça s’approchait du 4/5.
La présence de Kathryn Newton dans un film de genre vraiment bon, ceci dit, m’inquiétait un peu.
On connaît notamment l’actrice pour « Freaky » (remake slasher de « Freaky Friday »), ...
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Plus épique et mouvementé que la première partie, le deuxième volet de « Dune » est un bon divertissement de science-fiction, aux effets spéciaux magnifiques et doté d’une photographie qui rend hommage à ceux-ci, et qui surtout parvient à nous immerger dans une atmosphère visuelle unique et cohérente. On a clairement l’impression de maintenant connaître Arrakis, cet immense désert tout aussi hostile et dangereux qu’il est ...
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