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Xavier Giannoli nous invite à regarder la vérité en face. C’est l’histoire d’un père et de sa fille — mais c’est aussi, d’une certaine manière, la nôtre. Celle d’un aveuglement volontaire, d’une fuite en avant dissimulée derrière ces mots : « on ne savait pas ». Mais au fond, ont-ils cherché à savoir ?
Comment peut-on compromettre à ce point ses valeurs morales ? A cette question, aucune réponse ne viendra apaiser. ...
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Film sombre qui n’apporte rien de nouveau au genre mais qui le mérite de dévoiler l’envers du décor du système de la négociation où le rapport de force est totalement déséquilibré entre cultivateurs, industriels et distributeurs.
La quête effrénée du prix le plus bas pour le consommateur y apparaît comme une mécanique implacable aux conséquences humaines et sociales lourdes. La morale du film est limpide : derrière chaque ...
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Si les œuvres artistiques ont parfois une utilité publique, cela prend ici tout son sens avec ce récit bouleversant du début à la fin. La scène de la séance photos m’a littéralement retourné. Film essentiel pour toutes et (surtout) tous.
Plus qu’une success story, c’est un film sur une indéfectible amitié et le rêve hors de portée qui n’a jamais cessé d’animer ces deux garçons. Beaucoup d’émotions nous traversent grâce à un duo d’une complicité singulière. La ressemblance de Jean-Pascal Zadi avec le vrai Bouna est frappante. Les César 2027 n’ont qu’à bien se tenir.
Un film très moderne dans sa mise en image avec des effets visuels époustouflants (la scène de danse dans la salle obscure - réelle mise en abîme, un régal), ou dans le choix de la bande son (intro exceptionnelle, rap italien tranchant).
Sur le fond, le questionnement d’un homme de pouvoir en proie aux doutes a un aspect passionnant mais le film reste trop en surface, tourne en rond et offre de nombreuses longueurs.
Sur le fond, le questionnement d’un homme de pouvoir en proie aux doutes a un aspect passionnant mais le film reste trop en surface, tourne en rond et offre de nombreuses longueurs.
« Nuremberg » a assurément des qualités comme celle de nous raconter les difficultés politique, juridique et logistique en vue de l’organisation du procès le plus marquant du XXème siècle. Dans les moins, une écriture trop hollywoodienne qui nuit à la portée du film.
Thriller politique dans un première partie avant de très (trop?) vite basculer vers un thriller parano. Les performances sont remarquables, Pierre Niney au top comme toujours, mais l’intrigue est finalement assez faible. On ne ressent pas la tension que l’on pouvait connaître dans les précédentes collaborations du duo Niney-Gozlan « Un homme idéal » et « Boite noire ». Malgré cela, l’idée originale, le montage et la mise en scène sont excellents.
Avoir les ingrédients pour réaliser un « feel good movie », beaucoup de metteurs en scène les ont. Les doser avec justesse pour créer un bon film et un succès, c’est bien plus rare. En ça, Philippe Lacheau sort du lot depuis une décennie. Il réussit une nouvelle fois avec ce « Marsupilami », tendre et attachant, à créer une alchimie entre rythme soutenu, scènes à mourir de rire et émotions bienvenues. Carton au BO garanti.
Neuf visages, une caméra fixe, une voix off expression de la brutalité, la cruauté et l’absurdité de ce régime. C’est tout, mais suffisant pour ressentir à travers ces neuf instants de vie les humiliations quotidiennes qui touchent tous les iraniens, partout, tout le temps. Œuvre essentielle.
La sagesse et l’espérance de Michel ne nous quittent pas une seconde dans ce voyage au milieu de la vie sauvage des forêts vosgiennes. C’est fascinant. On est enchantés et émerveillés par tant de grâce. La bande son nous accompagnant tout au long de ce voyage est magnifique. La chouette, le lynx, la faon, le Grand Tétras ne le sont pas moins. C’est à côté de nous, partout, et Vincent Munier a décidé de nous le rappeler de la ...
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Un polar-thriller noir avec une intrigue passionnante mêlant drogue, meurtres, mafia, ripoux et flics intègres. Kevin Spacey, Russell Crowe et Guy Pearce - trois légendes de Hollywood - réunis pour clôturer une décennie 90 qui s’inscrit définitivement comme l’une (la ?) des plus prolifiques de l’Histoire du cinéma. 26 ans plus tard, « LA Confidential » n’a pas pris une ride. Chef d’œuvre.
Certains films vieillissent bien, « Les Trois jour du Condor » moins bien. On se perd dans une intrigue difficilement lisible et peu crédible. Si le film a mal vieilli, ce n’est pas le cas de la performance de Robert Redford. Enfin, toujours particulier et émouvant de voir les twin towers du World Trade Center servir de décor.
Une étoile pour les couleurs vives et l’ambiance estivale marseillaise que l’on ressent.
Pour le reste : peu de choses à retenir, c’est indigeste. Sur le papier, le scénario était pourtant plaisant. Le film part dans tous les sens, entre vulgarité inutile, absence totale de subtilité et mise en scène décousue. Tout y est manichéen, donc sans intérêt.
Au-delà de considérations politiques d’un film vaguement féministe, il ...
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Un triangle amoureux dont Woody Allen a le secret entre le Hollywood de Greta Garbo et le New-York des années 30. Une fois de plus, on est enchantés et transportés par ce très grand cinéaste.
Ce que j’aime chez Dominik Moll c’est son sens du détail, du réalisme. Il manie à merveille l’esthétisme tout comme le suspense. Léa Drucker est plus que convaincante dans son rôle d’enquêtrice dévouée d’une institution opaque qui gagne à être connue. Réunis, ces ingrédients créent un film d’une qualité rare.
Deux âmes seules se rencontrent et brisent leur solitude. Cette histoire, simple et banale, est pourtant presque impossible dans la tyrannie des mollahs. Chaque scène raconte un interdit, une absurdité de ce régime.
Tendre et sombre à la fois, ce film s’oppose avec conviction à un régime qui brise physiquement autant que psychologiquement des personnes qui ne demandent qu’à vivre.
Tendre et sombre à la fois, ce film s’oppose avec conviction à un régime qui brise physiquement autant que psychologiquement des personnes qui ne demandent qu’à vivre.
Immense classique qu’il faut prendre le temps de voir au moins une fois dans sa vie. Al Pacino est exceptionnel dans ce rôle de Michael Corleone.
Au-delà de la photo plutôt réussie, on s’ennuie ferme du début à la fin. La voix off de Dujardin essaie de nous faire philosopher sans réussite sur le sens de notre existence et de notre présence sur la planète bleue. Ça ne prend jamais. Dujardin est néanmoins à la hauteur de son rôle.
« Un simple accident » est un film d’une intelligence rare où la subtilité est partout. Jafar Panahi raconte le moment qui ne cesse de se rapprocher : l’après mollah. Il est question de désir de vengeance et de quête de Justice pour celles et ceux qui ont vécu l’indicible. C’est bouleversant. Une nouvelle fois, le cinéma iranien réaffirme qu’il est extraordinaire. Chef d’œuvre.
Il y a du Tarantino dans ces personnages poussés à l’extrême. Malgré tout, certains (beaucoup) y voient un dessein politique… c’est tarantinesque !
Le film tourne en ridicule les excès de tous ces personnages caricaturaux. La mise en scène est très rythmée, en partie grâce à des plans séquences très réussis. Certains diront que DiCaprio en fait trop, mais c’est justement l’essence de son personnage, et il est très drôle ...
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Intime et universel, « Nino » déclenche en nous une empathie à l’égard du personnage principal. Cela grâce à une réalisation sobre et aussi car, un jour, nous pourrions être à la place de Nino avec les mêmes interrogations, le même vertige face à notre vie passée, présente et l’éventualité d’un futur.
Petite pièce sur une nomination voire le prix de la révélation masculine pour Théodore Pellerin aux César 2026.
Petite pièce sur une nomination voire le prix de la révélation masculine pour Théodore Pellerin aux César 2026.
Un film en deux parties inégales et totalement différentes. Vingt premières minutes sonores prodigieuses. Une puissante bande son techno qui magnifie le désert marocain. La balade musicale continue et nous enfonce dans les dunes et les rochers du désert saharien. Puis, le film devient silencieux et s’assombrit brutalement. Le désert devient ennemi, la première partie est complètement occultée.
C’est un film qui se regarde autant ...
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« Flow » est une claque visuelle par sa mise en scène grandiose. Pas un seul dialogue mais des regards et des bruits occasionnent des émotions pendant 1h20. Entre utopie et dystopie. Entre splendeur et terreur. Ce film est inclassable, une révolution. Chef d’œuvre cinématographique.
Deux gars qui passent leur temps à voler, insulter les gens, harceler et agresser les femmes. Rien d’autre n’est raconté. C’est par nombreux moments difficile à regarder, la gêne est omniprésente, le malaise total. C’est gras, vulgaire et sans aucune subtilité. La scène du train est insoutenable. Ce film faisait déjà polémique à sa sortie en 1974… 50 ans plus tard, sa place est dans les abîmes du cinéma.
Un film psychologique sur les violences conjugales. La réalisatrice nous propose deux des versants de ces violences : l’emprise et les traumatismes par le prisme de deux actrices, Zita Hanrot et Alexia Chardard, qui incarnent pleinement. Bastien Bouillon est quant à lui extrêmement convaincant dans ce rôle d’homme possessif, violent et manipulateur. On regrettera les quelques longueurs où la tension, présente du début à la fin du ...
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Face à ce qu’on pourrait qualifier de plus gros scandale politico-financier du XXIème siècle, et certainement de la Vème République, s’il y a une condamnation judiciaire définitive, les journalistes présentent de façon très didactique les innombrables preuves recoupées : documents, témoignages, rendez-vous, virements bancaires, cash…
Le remarquable travail journalistique est passé, la vérité judiciaire ne saurait tarder. ...
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La vie en motel de personnes marginalisées à proximité de Disney World : Sean Baker dépeint ici une partie de l’Amérique invisibilisée en racontant les galères et débrouillardises du quotidien d’une mère et d’enfants livrés à eux-mêmes au milieu de touristes et de magasins de souvenirs.
Un film qui pourrait être résumé par les émotions du manager du motel interprété par l’excellent Willem Dafoe : un mélange ...
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Jean-Pierre Melville raconte la Résistance telle que rarement vue au cinéma. Son visage n’y est pas décrit de façon idyllique ou héroïque. Non, ce sont des hommes et des femmes, souvent seuls, qui prennent tous les risques pour un idéal en commettant parfois des actes que l’on a trop longtemps souhaités occulter. C’est aussi le mythe d’une France intégralement résistante, encore bien ancré à l’époque, qui s’effondre. Sans ...
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Excellente comédie romantique, « Avignon » est surtout bien plus que cela. C’est un voyage dans l’un des joyeux français : le spectacle vivant et ses galères quotidiennes. Et quand Stéphane fait face au mépris de classe « du milieu », celui d’aimer, d’écrire et de jouer des pièces de boulevard, il s’enfonce dans le mensonge et la honte de soi.
Le réalisateur nous propose - sans porter de jugement moral sur les uns et ...
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Un mélange des genres et un scénario original dans le huis clos d’un village à ciel automnal. Le film policier n’a pas pour habitude de nous surprendre, on a ici l’exception qui confirme la règle. On se laisse porter et convaincre par un excellent Félix Kysil, entre autres.
Réussite absolue, on décèle dans cette mise en scène, tout comme dans les choix musicaux, l’onctueuse patte Klapisch. Ce film, avant d’être l’histoire de l’art, c’est l’histoire de la vie. L’histoire d’une famille, de Paris, de la culture française, de notre époque et de notre existence.
« La Venue de l’avenir » (quel titre fabuleux), énième bijou de Cédric Klapisch, nous enchante de la première à la dernière scène.
« La Venue de l’avenir » (quel titre fabuleux), énième bijou de Cédric Klapisch, nous enchante de la première à la dernière scène.
Dans « Les graines du figuier sauvage », Mohammad Rasoulof manie à merveille les métaphores et dénonce avec force et talent les absurdités d’un pouvoir sanguinaire zélé.
D’une puissance inouïe, la scène du feu rouge en est le parfait exemple. Deux mondes s’y observent : d’un côté, un pouvoir tyrannique en fin de règne, terrorisé, ne trouvant d’autre moyen que de massacrer sa jeunesse pour maintenir sa main de fer sur le ...
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Même si on ne va pas voir Mission Impossible pour la qualité et la crédibilité de son scénario, on s’attend à quelque chose qui puisse nous emporter. Dans ce volet, l’histoire est tirée par les cheveux et d’une complexité sans nom. A tel point que les personnages passent au moins un tiers du film à nous l’expliquer… On va surtout voir Mission Impossible pour en prendre plein les yeux et observer les cascades, aussi dangereuses ...
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L’idée est plutôt vendeuse : le voyage - en van depuis la France jusque dans un bordel espagnol - de deux handicapés en quête de sensations conduits par un délinquant au cœur tendre. Malheureusement le contenu de l’œuvre n’est pas à la hauteur de l’intention. Hormis quelques scènes pouvant prêter à sourire, c’est assez plat et ennuyant. Les scènes s’enchaînent mal. Un feel good movie dont on ressort indifférent.
A mi-chemin entre le drame et le documentaire, caméra à l’épaule, gros plans intimistes, « À bicyclette » nous touche au cœur à la fois par son côté si personnel et si universel.
Les conversations profondes de Mathias et Philippe nous renvoient à notre rapport à la mort, à la vie, à la culpabilité, à l’image qu’on laissera aux êtres qui nous sont chers.
Cette œuvre est un hommage, elle est surtout une ode à la vie. ...
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D’une grande tendresse. Celle d’une mère pour son fils. Celle d’une femme qui ne perdra jamais la foi. Esther n’abandonnera jamais son Roland et tiendra sa promesse initiale : celle de lui offrir - à n’importe quel prix - une vie heureuse. Défile à travers le film une époque et son histoire, rendant le récit encore plus touchant. Le livre et maintenant ce film rendent à cette femme le plus bel hommage qui soit. Un immense chapeau à Leila Bekhti.