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Le film de Noël parfait pour les familles dans cette dernière ligne droite du mois de décembre, et il n'y a pas que les petits qui seront contents... Après un Zootopie qui nous avait surpris par son inventivité folle et son humour à double-sens (assez cynique), et une mini-série amusante sur Disney+ (ne la ratez pas), Zootopie 2 est encore une fois une virée à cent à l'heure dans les paysages divers qui abritent toutes sortes de bestioles, dont les petits nouveaux nous tapent dans l’œil ! On ne peut que saluer encore l'inventivité visuelle folle de cet opus, les designs des personnages étant encore plus zinzins (le cheval body-buildé qui fait du kung-fu... Encore, bon sang, encore ! Ou la bouille du serpent et du castor qui sont instantanément adorables - il faut que les peluches se vendent, à Noël !) ou même dans les décors (on ne peut pas tout citer, tant les trouvailles fusent à la seconde, mais rien que le tapis dans la maison du serpent qui est en forme de Z, parce que le serpent zigzague quand il avance, et passe donc pile dessus... C'est simple, c'est bête, mais il faut y penser, et quand on a l’œil qui pétille de dénicher mille petits détails dans ce genre dans les décors, alors on sait que l'on a affaire à des génies graphistes). On s'amusera de retrouver Ke Huy Quan ("Demi-Lune !"dont Hollywood ne se rappelle l'existence que depuis qu'il a eu son Oscar) au doublage de Gary, la vipère à fossette (magnifique bestiole dont on découvre la variété ultra-colorée et ciselée, au passage) étant un animal asiatique... Il fallait donc le doubleur à l'accent typique qui va avec. C'est encore une fois une idée simple, mais assez cohérente et réjouissante (on aime beaucoup ce Monsieur, et Gary lui va comme un gant, à écailles forcément). La magie de retrouver le monde des animaux est là, la magie d'un vrai film Disney de Noël est là (et c'est déjà un miracle en soit, cela faisait des années que les propositions de la case hivernale chez Disney sentait le sapin... C'est thématique, direz-vous), l'enthousiasme d'une enquête policière menée à fond est là, alors... Qu'est-ce qu'il manque, pour que le film nous emballe autant que le carton-plein du précédent ? Une bonne histoire, rien de plus. L'écriture de ce Zootopie est laborieuse, on le ressent dans les vannes misant sur la quantité plutôt que la qualité (un tsunami de jeux de mots sur les animaux... Même les gamins de la salle ont fini par ne plus y réagir) et dans les facilités de scénario (
spoiler:
le serpent qui se réchauffe en une seconde à la fin, ou le castor qui tombe raide empoisonné alors que Judy, sous le coup du même sérum, bavasse depuis cinq minutes avec le serpent...
), ou tous les caméos des personnages du premier film qui ne servent à rien (juste pour brosser le fan dans le sens du poil - de la bête - mais en décevant par exemple ceux qui voulaient revoir longuement Flash... On l'adore tellement, ce cauchemar administratif au sourire ravageur, que les deux minutes où il est là ont un goût de bonbon retiré de la bouche). Idem, les relations "inter-binôme" de Nick et Judy sont d'une niaiserie infernale, dont le speech mutuel final nous a rappelé ce que Disney pouvait faire de pire dans le sirupeux... Ce goût amer d'inachevé se compense quand même par les mille surprises qui vous attendent : le lézard mexicain (doublé par Danny Trejo... rien que ça) qui se met à courir sur l'eau comme un dératé, Monsieur le Maire (le cheval Jean-Claude Van Damme) qui nous fait bien marrer, Gary dont la finesse et la couleur bleutée sont vraiment belles (est-ce que l'Asie ne veut pas échanger avec nos vipères grisâtres toutes moches ?), et dans l'ensemble, tout ce qui fait de Zootopie un monde unique, riche en idées, et toujours entraînant. Même s'il souffre de la comparaison avec le premier opus (un bijou, pour notre part), ce deuxième film n'en reste pas moins un autre tour de manège qui nous fait grandement plaisir, que l'on soit assis sur un rehausseur ou pas.
), ou tous les caméos des personnages du premier film qui ne servent à rien (juste pour brosser le fan dans le sens du poil - de la bête - mais en décevant par exemple ceux qui voulaient revoir longuement Flash... On l'adore tellement, ce cauchemar administratif au sourire ravageur, que les deux minutes où il est là ont un goût de bonbon retiré de la bouche). Idem, les relations "inter-binôme" de Nick et Judy sont d'une niaiserie infernale, dont le speech mutuel final nous a rappelé ce que Disney pouvait faire de pire dans le sirupeux... Ce goût amer d'inachevé se compense quand même par les mille surprises qui vous attendent : le lézard mexicain (doublé par Danny Trejo... rien que ça) qui se met à courir sur l'eau comme un dératé, Monsieur le Maire (le cheval Jean-Claude Van Damme) qui nous fait bien marrer, Gary dont la finesse et la couleur bleutée sont vraiment belles (est-ce que l'Asie ne veut pas échanger avec nos vipères grisâtres toutes moches ?), et dans l'ensemble, tout ce qui fait de Zootopie un monde unique, riche en idées, et toujours entraînant. Même s'il souffre de la comparaison avec le premier opus (un bijou, pour notre part), ce deuxième film n'en reste pas moins un autre tour de manège qui nous fait grandement plaisir, que l'on soit assis sur un rehausseur ou pas.