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De Berlin à Cuba. Le rêve d'une illusion. Comment une idéologie a priori généreuse n'est pas parvenue à concurrencer le capitalisme. Les cubains souffrent d'un emprisonnement insulaire. La musique, la danse offrent de l'espace. Médecine et éducation sont des valeurs solides sur lesquelles le régime investit. A la différence de nos contrées, où l'on tente d'en réduire le coût. Et puis, il y a la débrouille, la misère au sens où ...
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Film bouleversant mené à un rythme particulier ponctué d'écrans noirs. Un père absent, abandonnique resurgit à la mort de la mère. Faut-il séparer l'homme de l'artiste ? Un créateur a-t-il tous les droits au nom de son oeuvre ? L'affection paternelle est indéniable, mais qu'elle soit intentionnelle ne suffit pas à ce qu'elle soit reçue. Comment prêter attention à ses proches sans que ce soir dans l'ombre de son oeuvre en devenir ?
Un joli film plein de tendresse, qui fait la nique aux clichés à l'endroit des banlieues. J'ai apprécié la jolie scène finale sur la passerelle d'Alfortville. Un hymne à l'amour et aux potes...
Parce que la question du consentement ne doit plus faire question. Quand c'est non, c'est non, chante Jeanne Cherhal. Parce que la sexualité reste encore très normée par ce qu'on suppose la norme prescrite, par ce qu'on n'ose pas dire ou s'avouer, par le positionnement que l'on adopte face à la conduite de l'autre, par la soumission ou la capacité critique, dont on a pu hériter, que l'on a pu recevoir ou pas, pour toutes ces raisons et bien ...
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Quel bonheur de découvrir que la psychothérapie institutionnelle peut inspirer un film ! Entendre tout à coup la voix si singulière de François Tosquelles et se dire : "mais est-ce vraiment lui ?" ! A l'heure des protocolisations de tous les soins, de la pharmacopée dominante, de la numérisation forcée des soignants contraints de "faire écran" au surgissement de l'inoui, à l'écoute de la folie, quelle joie de tomber ce ce petit bijou ...
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Parce qu'avoir osé l'idée politique de créer un "ministère du plein emploi" est un mensonge, ce film en fait la démonstration éclatante et illustre combien nombre de métiers devraient inspirer le respect et être correctement rétribués. L'empire du luxe et de l'opulence trouve ici un contrechamp implacable. Oui, le tapis rouge devrait s'adresser aux "petites gens", qui oeuvrent dans le care avec un dévouement sans bornes.
Réquisitoire implacable et rigoureux face à un ex président multi condamné, qui se défend bec et ongles avec une mauvaise foi à toute épreuve. Du travail journalistique auquel la télévision nous a déshabitués...
Un film exceptionnel, qui déplie combien l'emprise est un mécanisme implacable. La descente aux enfers face à un homme de pouvoir est remarquablement démontrée.
Du masculinisme sans consistance, une pseudo explication du nationalisme corse... Beaucoup d'ennui se dégage de ce film. Les dialogues ne sont pas toujours audibles. La mise en abime du devenir tragique de la photographe n'a pas grand intérêt. Les échanges avec ses parents sont pauvres. Aucun personnage ne se dégage pour mettre en valeur un aspect de la situation en Corse, pas plus qu'une compréhension historique ne nous est proposée. Rien ...
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Un point de vue éclairant sur les mécanismes et les ressorts du harcèlement en milieu scolaire. La traversée de l'adolescence est éprouvante, elle résonne avec les impasses parentales, les non dits, les lâchetés à affronter leurs vies d'adultes. Traduttore, traditore. Traduire, c'est trahir. La mère de Fanny est interprète, elle ne veut pas savoir, alors elle s'arrange avec la réalité, tout en dénonçant la mythomanie de sa fille. ...
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Parce que le libéralisme sait comment exploiter les travailleurs étrangers.L Là ça se passe au Québec, mais faire fi des droits protégeant les travailleurs en recourant à une main d'oeuvre précaire est une habileté des entreprises, qui souhaitent augmenter leurs bénéfices. Ce film est un hymne dénonçant l'esclavagisme moderne. Et chaque échelon de la hiérarchie apporte sa contribution, est complice du système. Voilà du cinéma ...
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Parce qu'avec ce qui se prépare politiquement sur le versant répressif, un tel film permet d'illustrer autrement que les "étrangers", les "migrants" ne sont pas ces fainéants profiteurs, ennemis de la France. Ce film est mené à un rythme haletant et les combines se font sur les dos des plus démunis. La détresse se voit opposer des réactions de prestance d'enfants gâtés de la part des consommateurs que nous sommes avec notre suffisance ...
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Le temps du SIDA et le temps de l'après avec l'arrivée des trithérapies, de la charge virale indétectable, où survivre va devenir vivre...
Comment cultiver l’ennui du spectateur en prétendant à une réflexion « intellectuelle ». Tellement agacé d’être captif d’un propos répétitif, qui se prétend une pensée articulée ! N’est pas Nanni Moretti qui veut. La séparation est un enjeu trop sérieux pour le traiter ainsi. La lecture du jeu de la bobine de Sigmund Freud sera bien plus nourrissante sur les conquêtes permises au travers de la séparation.
Film intense, qui démontre subtilement la frontière entre le viol et le consentement. La sidération est exposée. L'inexplicable ne vaut pas autorisation. La sororité offre un possible soutien. Et non, elle ne s'est pas fait violer, mais elle a été violée.
Mais qu'est-ce qui tient Élise Girard du côté du Japon ? Après Belleville-Tokyo, elle nous emmène au travers d'un voyage au Japon. Itinéraire d'un deuil jamais réalisé jusqu'alors... Son cinéma est littéraire : avec "Drôles d'oiseaux", nous fréquentions une librairie. Cette fois, nous partons avec une écrivaine, dont l'encre ne coule plus, mais qui va partir à la rencontre d'un lecteur japonais francophile, qui lui a adressé une ...
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Outre l'émotion et le bonheur de voir et d'entendre cet artiste décédé, l'usage immodéré du flou est assez pénible. Ce qui pourrait avoir un effet artistique devient vite fatigant. C'est comme s'il s'était agi de ne pas avoir à demander d'autorisation de filmer. Dommage pour un film posthume...
A part voir une femme cinquantenaire séduire un homme plus jeune qu'elle et nous rappeler que l'extrême droite sévit partout, le propos du film est inexistant.
Comment démonter les pseudos théories, qui dénigrent les immigré.es comme étant la cause de tous les malheurs du pays. Non, être sans papiers, n'est pas synonyme de "profiteur.ses" du système. Le système broie, dissuade les prétendant.es à l'obtention d'une situation régulière. L'humanité est au coeur de ce film. La proximité des visages filmés est surprenante. On est au plus près de ce qui anime chacun.e des protagonistes. ...
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Le "swagger", c'est le fanfaron et ce titre est un emprunt à Shakespeare, dans "Le songe d'une nuit d'été" : "Quels sont ces rustiques personnages qui font ici les fanfarons, si près du lit de la reine des fées ? " Et c'est vrai qu'ils ont une dimension shakespearienne ces jeunes d'Aulnay-sous-Bois. Quelle puissance ! Quelle fulgurance dans ces regards, dans ces discours. Le montage, qui alterne un discours face caméra avec des regards, qui ...
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Comment être les proches d'une personne atteinte de troubles psychiques. Jusqu'où supporter, jusqu'où l'accompagner ? A quel moment accepter de se faire soigner, de se laisser accompagner... Avec beaucoup de subtilité, nous suivons ce parcours, où l'hospitalisation sur demande d'un tiers devient incontournable, en même temps qu'insupportable. La culpabilité de qui en prend la responsabilité est lourde à porter. Quand les enfants ...
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Superbe illustration de comment une symptomatologie psychiatrique vient dire en place d'un au-delà des conduites, du comportement manifeste. L'argent ne contrôle pas tout. Seule l'héroïne est digne de respect. Elle incarne la déviance, la folie, elle s'avère la seule pourvue du courage d'affronter la réalité, quand bien même celle-ci relève de l'innommable, de l'indicible, du condamnable. La maladie de Pica ne saurait se résumer à un ...
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Très bel hommage aux ravages du patriarcat. Ou comment la raideur autoritaire d'un père peut dévaster des vies.
Un beau travail réflexif sur cette profession si décriée de "journaliste". Elles et ils vont exercer ce métier, ils et elles l'apprennent. Est-ce de l'information ? Est-ce de la mise en scène ? Voire du spectacle ? Et quand l'horreur survient, un mouvement éthique est-il encore possible aujourd'hui...
Pour le plaisir de voir s'incarner cinématographiquement le talent du chanteur Arno. Parce que dans la simplicité, la position de femme déterminée et d'homme respectueux, dont la virilité ne serait pas synonyme de domination de sa partenaire. Parce que l'ambivalence est humaine, est même terriblement humaine, ce petit film mérite le détour. Avec simplicité, la cinéaste s'avance sur la scène de l'ordinaire dans des contrées peu ...
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Elise Girard signe ici un film esthétiquement très réussi, quasi pictural. D'ailleurs, certains plans rapprochés des visages de Jean Sorel et de Lolita Chammah s'apparentent à des tableaux. Mavie (Lolita Chammah), demoiselle de Rochefort, vient de Tours. Elle est sublimement filmée, mise en valeur comme jamais. Le caractère intimiste et parisien du film est agréable, tantôt dans une douceur ou plutôt une langueur mélancoliforme, ...
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Magnifique Golshifteh Farahani pour interpréter une psychanalyste ! Ce film traite avec subtilité d'une pratique souvent décriée. Comment une pratique fondée sur l'usage de la parole vraie entendue par une oreille attentive peut-elle avoir un effet libérateur ? Voilà ce que nous montre avec légèreté, humour et dans un pays improbable ce joli film.
Adolescentes, donc provocantes. Adolescentes, donc vulnérables. Elle a seize ans, sa cousine Sofia, vingt-deux. Cette dernière parle comme Brigitte Bardot. Elle s’exprime avec ce même timbre lancinant que dans « Le mépris » de J-L Godard. Elle sait qu’elle peut faire tourner la tête des hommes. Elle ne s’en prive pas d'ailleurs. Naïma l’accompagne, l’admire, mais ne l’idéalise pas. Elle reste droite. Sofia donne les détails ...
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La période du collège est un moment de vie très délicat. Lorsqu'on le traverse en banlieue, c'est peut-être encore parfois plus complexe ou éprouvant. Qui est respecté, qui est respectable ? Qui est digne de respect, qui se sent digne de respect ? Chaque protagoniste direct.e ou indirect.e est concerné.e par ces questions : élèves, professeurs, parents et celles et ceux de la vie scolaire. Des paroles et des actes peuvent être ...
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Ce film est une raison supplémentaire d'aimer Isabelle Huppert. Tellement froide, proche et lointaine à la fois. Cette actrice est quasiment un oxymore. Son regard pénétrant traverse quasiment ceux auxquels elle le destine. Que faire lorsque l'on sait que l'on va mourir. Etre une comédienne talentueuse et reconnue ne règle rien. Nous vivons une sorte de huis-clos en extérieur. Elle est aimée, mais ce n'est pas son affaire, elle réunit sa ...
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Lorsqu'après maintes péripéties dramatiques avec son fils, elle retourne consulter dans le service de pédopsychiatrie, un moment jubilatoire advient : après que le psychiatre déroule le cortège diagnostique de symptômes (hyperactivité, dyslexie, manque de concentration...) et que sa seule réponse est de poursuivre le traitement psychotrope et de proposer à la mère de consulter, celle-ci assise face à lui se lève, s'approche de son ...
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S'agit-il d'un polar féministe ? Lorsque les femmes prennent le pouvoir, s'en emparent-elles "comme si elles devenaient des hommes", comme si elles les singeaient ? Ce qui est indéniable, c'est qu'elles ne font pas le même usage de la violence et que la maltraitance ne fait pas partie de leur mode d'être au monde. Elles ont vécu sous la domination de "leurs" hommes, mais ne visent pas à jouir de la domination. Il y a un au-delà de l'appât ...
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Le mérite de ce documentaire, c'est de permettre aux "victimes" de dire. Je devrais plutôt utiliser le terme de "proies", qui explicite avec netteté le mécanisme opérant, auquel recourt cet individu. Mais, il serait dommageable de réduire l'affaire Weinstein à la démonstration de ce qu'est un pervers narcissique. Ce qui importe ici, c'est de comprendre comment le système sociétal permet qu'un tel pouvoir s'exerce, se déploie et ...
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Un long film tout en simplicité, où ça parle avec des mots du quotidien, avec des gens simples, humains et une adolescente puissante, rebelle, tendre, attachée foncièrement à sa famille d'accueil. La consigne des services sociaux, qui a confié ces deux enfants de 3 mois et un an, il y a bien longtemps, à cette famille d'accueil, c'était "Ne vous attachez pas" ! Comment peut-on proférer de telles énormités ? Ils ont tenu bon à ne pas ...
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Mais que Sara Forestier est grandiose ! Son visage à l'air hébété est grandiose ! Roschdy Zem en commissaire sombre est parfait, Léa Seydoux complète bien le trio. Aucun personnage dans ce film n'est anodin. Ce film plaide en faveur d'une police dotée d'une éthique, une police comme on aimerait qu'elle redevienne, une police humaine, humanisante, engagée dans la recherche de la vérité plutôt que concentrée sur des missions ...
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Un premier long-métrage dans lequel Sandrine Bonnaire apporte sa fraicheur et sa gravité portée par une dignité incarnée. Celle qui a fait déverser du fumier devant les locaux de Voici s'incarne ici avec cohérence dans le rôle d'une femme de ménage intelligente, libre de penser. Appartenir au "peuple", être prolétaires ne signifie "être moins", moins intelligents, moins capables. L'intitulé du jeu baptisé "échecs" est formidable et ...
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