Films
SériesEmissions
Un polar sec, brut, à l'os... servi par un Jude Law monstrueux! Volontiers elliptique quant à ses personnages, à la psychologie ramassée mais insidieuse, l'intrigue déroule un récit grave, certes sans surprises, mais vibrant, saisissant et désespéré. Kurzel fait preuve d'une vraie vision et ce qui ne serait qu'une petite série B dans d'autres mains, se trouve propulsé au rayon petit classique de connaisseur! Une excellente surprise!
Une approche du film de procès plutôt adroite, des dialogues bien écrits et d’excellentes interprétations. L’ensemble apparait toutefois manipulateur, mécanique et froid. Moins incisif qu’il ne le prétend, aussi! L’avalanche de prix semble soudain trop politique pour être honnête et le film pas tellement à la hauteur…
Drame sportif inspiré de faits réels, "The Express" n'échappe strictement à aucun cliché du genre. Mais le "sport drama" est un genre qui s'en accommode très bien! Cela dit, le parcours d'Ernie Davis, footballeur afro-américain dans les années 50, va permettre de tirer le portrait de la société US ségrégationniste. Donc, parcours du combattant avec force discours grandiloquents, pathos à souhait, clichés par palettes et, bien que ...
Lire plus
Lire plus
Préférant la chronique sympathique et feel-good d’une bande d’amis professeurs, leur vie privée et l’archétype qu’ils représentent, plutôt que de rendre compte des difficultés d’enseigner sans édulcorer, Lilti livre un film un poil anecdotique et superficiel auquel on ne croit jamais totalement.
Au final, ce qui semble véritablement gênant c’est d’avoir choisi de faire de Napoléon un pauvre type pathétique et sans charisme. Impossible! Peu m’importe l’exactitude historique, mais tout ça pour raconter un homme médiocre accroché à une femme légère, c’est réduire le Mont-Blanc à Chamonix! Si encore le film avait su se montrer bouleversant… mais non, on alterne joyeusement boucherie et consternation dans un montage ...
Lire plus
Lire plus
Oui, c’est une oeuvre bien exécutée, ambitieuse et qui transpire la conviction de son réalisateur. Mais on a aussi le droit de trouver cela un peu pompeux, emphatique, un peu répugnant (romancer le vieux cocktail puant fait de bourgeoisie, gloire, débauche et immoralité) et surtout sans grand intérêt, le talent de compositeur de Bernstein n’étant pas le thème développé.
Très sombre, gothique et ultraviolent, ce remake boursouflé n’aura pas l’impact de l’oeuvre originelle malgré ses ambitions générationnelles. Il fait toutefois preuve de volonté et semble avoir été exécuté avec sincérité mais sans grand talent, ni vision. Bancal.
C’est pas la finesse qui l’étouffe, mais le dernier Cassavetes junior est plutôt une bonne surprise dans le genre thriller hardcore des bas-fonds! Y a bien quelques soucis de scénario (il se serait pas fait charcuter au montage?!?) et de cohérence, mais le couple vedette arrache bien la pellicule quand même! Et puis cet esprit de série B qui n’a pas peur de tout tâcher, à l’heure du formatage à tout va, me fait beaucoup de bien!
Ça commence comme un truc perché à la Charlie Kaufman et on se dit que ça va être sympa, d’autant plus que l’ovni nous arrive précédé d’une petite hype indé sympathique. Malheureusement tout finit en dérapage indigeste et fatigant. Relou!
Une bouffonnerie particulièrement sanglante, incorrecte… et épuisante! C’est quand même plus fun que le serieux monacal de certains navets Marvel/DC, mais ça vole pas bien haut non plus. Dispensable!
Plutôt original, avec un concept fort, mais trop empêtré dans sa toile pour réussir le coup d’éclat visé. Le film manque à la fois d’efficacité et d’émotion, préférant rester embourbé dans son marais. Pas mauvais cela dit.
Issu de la meilleure période du cinéma américain, ce « Man in the Wilderness » est assez étonnant. Presque aussi surréaliste que « The Revenant » était réaliste, doté d’une imagerie très marquante, tantôt naturaliste, tantôt onirique, mais toujours très libre (comme en atteste une certaine naïveté), il s’agit d’une oeuvre vaillante et très belle qui mérite clairement que l’on s’y attarde encore 50 ans après sa réalisation!
Hancock a certainement manqué de recul sur un scénario écrit par lui-même 30 ans avant qu'il ne l'adapte à l'écran. On sent que l'ensemble a bien macéré dans son esprit, c'est sinueux et tortueux à souhait et ça suinte la culpabilité et l'obsession par tous les pores. Mais l'ensemble traine la patte, incapable d'assumer pleinement cette intrigue de chasse à l'homme puisqu'il ne s'agit pas du vrai sujet et, parallèlement, incapable de ...
Lire plus
Lire plus
Un souvenir d'enfance qui survit au revisionnage, c'est pas si fréquent! En s'attaquant à un genre délaissé, Kasdan y injecte son expertise du film de potes (Kline, Goldblum, Costner... comme dans "The Big Chill" deux ans plus tôt) et d'aventure (il a écrit " Les Aventuriers de l'Arche Perdue " et co-écrit la trilogie Star Wars, rien que ça!), y ajoute une bonne dose d'humour et d'ironie, et après avoir bien mélangé, accouche d'un ...
Lire plus
Lire plus
SF post-apo minimaliste autant que huis-clos nerveux, "Leave the World Behind" ne séduit qu'à moitié. En tant que scénario catastrophe de fin du monde, où le spectateur n'en sait pas plus que les personnages et subit des évènements étranges et spectaculaires, distillés sur quelques scènes très efficaces, avec les yeux écarquillés, c'est une réussite sobre, épurée et impressionnante à la fois. En tant que huis-clos verbeux, ...
Lire plus
Lire plus
Un film glamour avec son lot de belles images de carte postale, interprété par deux grosses stars en mode papier glacé, sans charisme. L'intrigue comprend bien un petit twist astucieux, bien que prévisible, mais le scénario est globalement ronflant et sans mystère. Bof bof!
Interaction vénéneuse entre la scène et un spectateur envahissant, "Yannick" a tout de la mise en abîme ironique et de l'éclatement des conventions cher à son auteur. Dupieux livre un film anti-conformiste, insolite, grinçant, drôle et déstabilisant, comme à son habitude. Conceptuel, le film a la bonne idée d'être suffisamment court pour ne pas tourner en rond, suffisamment surprenant pour ne pas lasser et s'avère au final un bon cru ...
Lire plus
Lire plus
Après son très pénible "Tenet", on pouvait se réjouir que Nolan se lance dans un biopic qui s'annonçait d'emblée plus classique. Contrairement à la majorité de la presse et du public, le film ayant fait l'unanimité, je ne trouve pas matière à s'extasier sur ce "Oppenheimer". Le film n'a pas la puissance tellurique ambitionnée mais à peine frôlée. Et puis, c'est inutilement interminable: on n'arrive tout simplement pas à ...
Lire plus
Lire plus
Trop fier de son pitch, qui tient tout entier dans son titre, "Sage-homme" peine à proposer autre chose qu'une anecdote agrémentée d'un peu de social et de féminisme. Parce qu'une fois qu'on a bien souri de ce jeune de banlieue intégrant l'école de sage-femmes à contrecoeur... bah les scénaristes sont bien obligées de tricoter autre chose pour atteindre une durée de long métrage (même si on se serait bien contentés du format court ...
Lire plus
Lire plus
Biopic de boxe et mélodrame historico-familial, ce "Cinderella Man" coche toutes les cases du film hollywoodien populaire, exécuté pour plaire au plus grand nombre. Très convenu dans sa narration mais plus dynamique dans les scènes de combat, l'ensemble pâtit essentiellement du mélo dégoulinant putassier dont on nous gave dès que l'on quitte le ring! C'est lourd, indigeste et malgré la joliesse du message, cela fait longtemps que ...
Lire plus
Lire plus
Désormais un classique contemporain après avoir raflé 4 Oscars, "A Beautiful Mind" est toutefois un peu putassier et pas de la plus grande légèreté, notamment grâce à une interprétation mastodonte de Russell Crowe et un scénario un peu répétitif. En effet, le génie mathématique de John Nash n'est jamais bien passionnant et ses délires schizophrènes sont plutôt fatigants... Reste alors le mélodrame, pas un exemple de subtilité ...
Lire plus
Lire plus
Auteuil joue un flic zombiesque, alcoolique et déchu, noyé sous une pluie constante et une nuit sans fin, filmé avec une esthétique pesante, mi-lyrique-cheap, mi-misérabiliste-christique. Oui, c'est d'une lourdeur assez impressionnante et Marchal s'amuse à empiler des couches pompeuses, des scènes tape-à-l'oeil et les clichés à la pelle jusqu'à obtenir une inévitable caricature risible tellement le réalisateur se prend pour le ...
Lire plus
Lire plus
Certains doivent encore chercher désespérément une grille de lecture qui les aide à appréhender un film aussi radical! L'interprétation est forcément plurielle. C'est un film sur le délitement d'un couple, sur l'emprise toxique, sur l'amour et l'enfer conjugal... Mais s'il se déroule dans le Berlin-Ouest du début des années 80 ce n'est évidemment pas un hasard... Le cinéaste polonais, ayant écrit le scénario en plein traumatisme ...
Lire plus
Lire plus
L'ensemble a beau être de bonne facture, je n'ai pas été convaincu! Visuellement déjà, malgré le mérite d'avoir créé un univers SF original, l'imagerie renvoie autant aux classiques sur la guerre du Vietnam qu'à Star Wars et consorts, en passant par quelques autres références bien connues et on ne se débarrasse ainsi jamais du sentiment d'être devant un brassage d'influences/références un peu indigeste... Quant au thème de l'IA, ...
Lire plus
Lire plus
La comédie à sketches a déjà fait les beaux jours du cinéma italien (années 60-70) mais le genre était tombé en désuétude depuis longtemps. Avant que Damien Szifron n'en relance la mode avec "Les Nouveaux Sauvages" (2015), à l'humour très noir. "Heureux gagnants" se veut une comédie populaire française, certes, mais totalement pénétrée d'un humour noir grinçant et méchant qui n'hésite pas à pousser les curseurs jusqu'au ...
Lire plus
Lire plus
Un classique de son auteur qui m'avait beaucoup impressionné à l'adolescence. Pour l'aridité du récit et la longue fomentation d'une vengeance un peu désespérée, pour cette figure tragique, typique de son auteur, d'ange tueur auréolé d'un épais mystère (moins ici que lorsqu'il s'agit de variations de l'homme sans nom)... Le film a beau s'avérer moins impressionnant aujourd'hui, moins mystérieux et un peu schématique, l'ensemble ...
Lire plus
Lire plus
Branagh sature son récit de tout un attirail emprunté au cinéma fantastique et horrifique, le truffe d'images baroques, sa caméra se prend pour celle de Dario Argento... alors que nous savons tous que nous assistons à une enquête de salon d'Agatha Christie. Cet Hercule Poirot est plus insupportable que jamais, très mal campé par un Branagh à la ramasse, les personnages s'agitent péniblement dans l'ombre entre deux tonnerres et trois ...
Lire plus
Lire plus
Approche glaciale et clinique de la routine d'un tueur professionnel, soudain aux prises avec sa hiérarchie. Aucun glamour ici, ni mystification, pas de virtuosités dans la réalisation, Fincher est clairement en mode exercice de style. La voix off, pas de la plus grande légèreté, assurera la narration d'une introduction tendant à démontrer qu'un grain de sable va rapidement s'immiscer dans un rouage parfaitement huilé, celle du quotidien ...
Lire plus
Lire plus
Ce cinquième opus, certainement celui de trop, ne fait pas réellement honneur à la franchise et se limite à être un gros film d'action bourrin et sans originalité. L'humour typique de John McClane, cynique et désinvolte, est malheureusement assorti du thème de la filiation, écrit avec les pieds, au point d'en devenir gênant. Le cultissime lieutenant méritait de finir mieux que ça!
C'est le genre de film qu'on espérait voir plus souvent et aimer davantage, mais c'est malheureusement une petite déception. Même si le duo Mélanie Laurent-Adèle Exarchopoulos fonctionne plutôt bien, qu'elles parviennent à s'offrir quelques scènes cool, drôles et tendres et que "Voleuses" donne vraiment le sentiment d'être un film de copines, le scénario est mauvais et l'exécution jamais réellement à la hauteur. Mélanie Laurent, ...
Lire plus
Lire plus
Xavier Gens, qui n'était déjà pas manchot, a visiblement été inspiré par Gareth Edwards, auteur de "The Raid", lors de leur collaboration sur la série "Gangs of London". Bien entendu, "Farang" n'atteint jamais les sommets de son modèle et se contente sagement de son statut de petite série B, sans rien inventer! D'ailleurs, côté scénario, c'est très minimaliste, vaguement exotique, parfois très efficace, souvent excessif... mais ...
Lire plus
Lire plus
D'abord fascinant, le thriller d'espionnage exotique de Claire Denis finit par se dissoudre dans sa torpeur et sa nébulosité en cédant à une superficialité poseuse et l'exercice de style vide. Pour quelques chanceux, l'envoûtement initial se verra peut-être prolongé et ils goûteront aux joies de l'érotisme languissant plutôt qu'à l'ennui et l'agacement!
Qu'elle parait lointaine la débrouille quasi artisanale et l'efficacité à l'os du premier volet! Update oblige, le John mcClane minimaliste de la fin des 80's laisse sa place à un papa bougon confronté à des hackers et un avion de chasse zigzaguant entre les ponts d'autoroute!!! Propulsé malgré lui dans l'ère Fast and Furious (et nous avec), papa McClane n'a pas perdu son humour, ni sa tendance à s'attirer des ennuis. On alternera donc ...
Lire plus
Lire plus
Le grand classique de Besson: un pari fou et une réussite totale! Immersif et envoûtant, il s'agit d'un film générationnel à bien des égards, mais qui, paradoxalement, a très bien vieilli et se regarde sans crainte 36 ans après sa sortie, sans même solliciter l'indulgence du spectateur nostalgique. Le trio d'acteurs principaux est parfait, les décors sublimes, l'esthétique léchée ne souffre même pas de son âge, la musique de RXRA ...
Lire plus
Lire plus
Un troisième volet qui ne s’embarrasse plus de l’unité de lieu qui caractérisait ses prédécesseurs et, débridé, enchaine les morceaux de bravoure avec délectation. Le duo de grandes gueules Willis-Jackson fonctionne à merveille et délivre une dose d’humour franchement bienvenue! Très divertissant même s’il n’atteindra pas le statut culte des deux premiers volets de la franchise.
Un film marquant, solennel et théâtral, en forme d'opéra baroque et macabre! C'est une proposition très rare, à l'époque et encore plus aujourd'hui, et le résultat est assez fascinant, comme les yeux bleus de son actrice principale! Tragique et sublime, quels que soient les défauts avérés...