Shawn777
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Until Dawn : La mort sans fin
Until Dawn : La mort sans fin
2,0
Publiée le 24 avril 2025
Adapter au cinéma un jeu qui est déjà un film interactif où le joueur doit faire des choix et exécuter des QTE, c'est un projet sacrément casse-gueule mais c'était en même temps très attendu, notamment par moi-même. Mais au final, peut-on vraiment parler d'adaptation ? En effet, réalisé par David F. Sandberg, le film ne reprend ni l'histoire, ni les personnages ni le même concept du jeu pour nous présenter des adolescents qui revivent leur mort nuit après nuit jusqu'à s'en sortir vivants. Des choix à faire comme dans le jeu si on veut mais c'est surtout dans le fait d'explorer plusieurs genres de l'horreur que le film se démarque. Et donc finalement, d'"Until Dawn", on ne garde pas grand-chose si ce n'est quelques gimmicks et un élément en particulier (que je ne spoilerai pas) relativement efficace mais par contre, on retrouve beaucoup de "Happy Birthdead" sur fond de "La Cabane dans les bois". Ah bah oui, qu'on le veuille ou non, le concept du "Un jour sans fin" horrifique est déjà passé entre les mains de Bloomhouse quelques années avant et ce n'est pas parce-qu'on rajoute toutes ces couches de genres que le concept va radicalement changer. Je dirai même que cette idée est très cool sur la papier mais carrément mal exploitée à l'écran. C'est-à-dire que le film étale divers codes et clichés de plusieurs genres (du slasher au gore pur - on pense notamment à "Cabin Fever" - en passant par le film de possession et même le found footage) mais ne les questionne jamais. C'est-à-dire que le film ne parvient jamais à être auto-réflexif, il se contente bêtement d'appliquer ces codes les uns après les autres dans une première partie qui en devient d'ailleurs bien longue parce-que ce concept ne sert pas non plus l'intrigue. La même intrigue aurait par exemple très bien pu exister rien qu'avec le concept du slasher. Et c'est un gros problème parce-que du coup, on s'ennuie quand même pas mal et ce n'est pas la pseudo-enquête claquée au sol de la deuxième partie qui va réveiller le spectateur. Plus qu'une adaptation ratée, j'ai l'impression de voir avec "Until Dawn : La Mort sans fin" un espèce de mashup/fan service du cinéma horrifique des années 2000, alors qui n'est pas toujours désagréable mais dont on se demande ce qu'il fout là.