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On peut déplorer quelques longueurs au début, mais sont-elles dues au film ou à l'histoire qu'il raconte ? On peut aussi regretter quelques dispensables inexactitudes. A part ça c'est un grand film, qui ne s'intéresse pas qu'à De Gaulle mais à l'idée même de refuser de courber la tête. Vivement le second volet
Un peu vieilli mais incontestablement divertissant. Le cynisme du personnage principal est délicieux, les moralités élastiques de ses partenaires très subtiles, les rebondissements parfaits
Michel Blanc est très bon mais c'est à peu près tout ce qu'on peut dire de ce film gentillet qui pretend élucider les peines de cœur des CSP+ sans poser une seule véritable question sur l'évolution des mœurs de ceux qu'il observe.
Quelle déception pour un Dupieux. L'idée de départ est excellente et l'astuce de réalisation aussi, mais le film est totalement vide. On est loin de l'inventivité fantastique d'incroyable mais vrai par exemple. Je me suis endormi un instant, puis réveillé pour constater que ma voisine dormait.
Rien à foutre fait le pari intéressant de filmer le vide existentiel d'une existence contemporaine par une sorte de vide cinématographique. Le résultat est inégal, entre quelques scènes extrêmement réussies et une impression globale de longueur (peut-être voulue) en dépit de la prestation convaincante d'Adèle Exarchopoulos.
C'est un peu compliqué de juger car il y a deux films dans le film - mais aucun n'est mauvais. Le premier est une exploration de la faune hantant les casinos de Vegas et Reno - efficace car d'une grande sobriété. Le second (on ne se rend pas compte que 45 minutes se sont déjà écoulées) est un thriller relativement convaincant mais très, trop rapide. Le jeu extraordinairement beau de Philip Baker Hall et le charme assez vénéneux de ...
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Comme tout le monde ou presque, je ne peux que saluer le génie de ce joyau maintes et maintes fois revu, qui semble à chaque âge du spectateur proposer une nouvelle leçon de vie. Maintenant que me voici à peu près aussi vieux que le Dude, je le regarde avec peut-être un peu moins d'admiration et je ne puis m'empêcher de noter, malgré son panache, à quel point il est passif, ballotté par les evenements et jamais décisionnaire. Mais il ...
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Petite madeleine de Proust que je revois par hasard, l'impression globale est hélas décevante. C'est dommage parce que l'idée de départ n'est pas mauvaise, les acteurs très passables à part peut-etre Elsa Zylberstein. Mais ce qui manque ce sont de vrais dialogues. Les personnages se répètent, s'ennuient, racontent des blagues éculées depuis un siècle. Vraiment en cas de temps à perdre.
Évidemment ce n'est pas toujours très futé mais en 35 ans il semble que le film n'ait pas pris une ride, à l'exception peut-etre de la scène d'introduction en Colombie. Le vaudeville sur fond de film d'espionnage est original, les dialogues font mouche, la distribution est hétérogène mais Reno, Clavier, Lemercier et François sont au top. M'est avis que ça nous fera encore rigoler quelques décennies.
Le thème d'une semi-robinsonnade d'enfants en pleine Belgique est original, la réalisation très soignée, le trio de jeunes acteurs excellent. Cependant le film pêche par un scénario quelque peu répétitif, non sans motif esthétique mais finalement un peu longuet. A voir tout de même pour comprendre l'itinéraire si particulier de Bouli Lanners.
Une interprétation tout à fait convaincante de l'actrice principale et un jeu convaincant des enfants ne dissimulent pas assez l'artificialité du scénario et le vrai-faux académisme de la mise en scène. J'ai l'impression que beaucoup de documentaires à même le terrain captent des émotions beaucoup plus fortes que celles transmises par cette machine...
L'excellent Édouard Sulpice livre, quelques années après le génial "A l'Abordage'" de Guillaume Brac, une nouvelle prestation étonnante de sensibilité pour dépeindre, le temps de quelques jours de vacances, un jeune velleitaire en recherche malgré tout d'engagement. Plutôt du sur-Rohmer que du sous-Rohmer pour moi, avec effectivement, comme le souligne une autre critique, un jeu assez exceptionnel du bébé second rôle.
Voici une réponse contemplative et originale aux questions que beaucoup - et notamment beaucoup de jeunes - se posent aujourd'hui. Un homme déprimé ou surmené trouve, non sans heurts, refuge dans une montagne vivant entre deux ryhtmes grâce à quelques belles rencontres. C'est simple et assez beau, on se plaît à y croire portés par un jeu simple, une bande son envoûtante et de très belles images.
Un film à la réalisation impeccable mais creux et même quelque peu trompeur sur le fond. Toni Servillo y incarne, avec brio c'est vrai, un président sans grands problèmes et sans grandes idées. C'est trop peu réaliste ou trop peu décalé pour vraiment intéresser le spectateur.
Aficionado des inconnus, je n'ai pourtant pas été au bout du film. Je partais pourtant plein d'indulgence et ouvert à l'idée d'un remake, la société ayant assez changé en vingt ans pour que le génial trio puisse nous offrir le luxe d'une nouvelle radiographie. Mais jamais la drôlerie, la tendresse ou la capacité d'analyse sociale du premier film ne sont atteintes ni même approchées. Le film consiste en une série de redites ratées ...
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Ce film dystopique d'une grande noirceur et d'une certaine clairvoyance sombre dans l'écueil classique, passée la première demi-heure, de verser dans le film de course-poursuite. Il épargne cependant aux spectateurs les effets spéciaux ridicules tandis que les décors, la bande-son et les sobres scènes d'action, souvent filmées en plan séquence, sont irréprochables. Les ressorts du scénario demeurent cependant trop obscurs jusqu'à la ...
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Baise en Ville est aussi drôle qu'il en a l'air mamais en plus, sous des allures simplettes, propose des strategies de survie au marasme de l'époque réjouissantes et pertinentes. Ceci, couplé à la théorie du Grand Paris qui fondait le précédent film de Martin Jauvat et transparaît aussi, devrait motiver au moins tous les habitants du 7-7, et peut être des départements limitrophes, à se précipiter en salle.
La bande annonce est très tentante mais le film pour le moins ennuyeux. Il y a certes quelques beaux plans sur les rivages russes du detroit de Behring mais adopter le point de vue de l'idiot du village, même lorsque le village est au bout du monde, ne mène pas bien loin. On attend bien longtemps, presque en vain, que quelque chose se passe.
Les Inconnus (ici sans Legitimus) sont ici dans leur secteur de production le plus engagé : cette suite de gags sur deux meilleurs ennemis essayant d'arrêter la clope forme in fine un film assez mélancolique sur les addictions ordinaires et leur coût humain. C'est réussi, mais on rit peut-etre moins adulte en comprenant mieux le message.
Le film est présenté comme une comédie mais même en cherchant bien, il n'y a pas grand-chose de drôle. Tout au plus une ironie grinçante et souvent absurde autour du comportement d'un homme veule soudain confronté aux conséquences de ses actes. Les péripéties se succèdent sans vraiment s'enchaîner, et les ficelles par lesquelles la situation se dénoue sont un peu grosses. Surtout, en dépit d'une distribution correcte, on s'enlise ...
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Film parfois maladroit, mais dans sa deuxième moitié grandiose et halluciné, qui sous prétexte de denoncer le hooliganisme, lorgne à la fois sur Jacques Tati et Orange mécanique. Michel Serrault est impeccable à contre-emploi dans le rôle du génie du mal à la petite semaine, les seconds rôles sont souvent magistraux.
Oui c'est long (mais je ne suis pas ennuyé une minute), c'est parfois confus (ce qui ajoute au realisme de la situation), c'est incomplet (c'est le sens même du film).
Chef-d'œuvre qui fait comprendre au spectateur ce qu'est l'état de droit.
Chef-d'œuvre qui fait comprendre au spectateur ce qu'est l'état de droit.
Un film sur deux facettes du désir, si beau, si bien joué par les deux acteurs, mais si terriblement lent. De plus l'évocation de la vie villageoise, à l'exception de la belle scène de l'enterrement, ne convainc pas - l'intrigue semble y être artificiellement plaquée.
Film intéressant, bien que peut-être un peu facile, et bien joué, sur le récit d'une émancipation. On attendrait la suite avec plaisir.
Film incontestablement bien joué et bien filmé, avec notamment des images sous-marines superbes, mais desservi par un scénario éthéré et timoré. C'est comme si le réalisateur ne voulait pas porter ses coups (pourquoi ?), on ne voit même pas la tête des méchants, on est loin de la charge brutale de la Isla Minima.
Un film divertissant et encore une fois très bien réalisé de Cédric Jimenez, malgré quelques raccords rapides, servi de plus par un excellent duo d'acteurs. L'œuvre ne tient cependant pas toutes ses promesses, déjà parce qu'elle ne reprend qu'une idée clé du roman foisonnant, autrement plus complexe et passionnant de Laurent Gaudé, ensuite parce que l'excellente réflexion qu'elle ajoute, vers la fin du film, est bien peu creusée. ...
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Ce n'est pas bête, il y a des détails inventifs, c'est assez bien joué et pourtant ça reste assez plat, à cause peut-être d'une réalisation trop explicite, peu subtile, qui ne nous laisse jamais le loisir d'oublier qu'il ne s'agit que d'un film. Ok pour une soirée à la maison.
Un nanar certes mais un nanar assumé et assez bien calibré : les acteurs s'en donnent à cœur joie, les gags pas toujours très fins s'enchaînent et l'histoire reste malgré tout cohérente. Seul regret : que nombre de personnages de la série soient presque reduits au rôle de figurant, quand ils avaient déjà tant d'épaisseur... A voir si vous avez aimé la série, vous pouvez sinon passer votre tour.
L'histoire d'un père de famille qui, confronté à l'absurdité de la vie, trouve des réponses pas forcément à l'endroit où il aurait envie de les chercher. Francois Damiens porte tres correctement ce film qui aurait pu être vraiment réussi, je crois, avec un peu plus de réalisme et moins de passages oniriques.
Film étonnant et étonnamment réussi, sans temps mort et affichant sur nombre de sujets une acuité bien rare à l'époque. Le Splendid alternatif à l'affiche, avec Adjani, Auteuil et Bourseillier est aussi bien séduisant. Une vraie pépite cachée, presque à l'instar des Galettes de Pont-Aven.
Un souvenir d'enfance qui a hélas, à mon avis, terriblement mal vieilli. Quelques gags fonctionnent encore, notamment vers le début du film, mais le personnage de Jugnot, sa quête et ses idées sont aussi naïves qu'obsolètes. A réserver à un public (très) melancolique.
Une comédie bien trouvée malgré d'inévitables facilités. L'ecueil nanardesque n'est que frôlé et malgré la médiocrité notamment de Marilou Berry, le comique inné et bonhomme de Didier Bourdon fonctionne toujours.
Un film très maîtrisé en dépit- ou à cause - de son austérité, qui fera date dans l'histoire du film politique.
Je déteste dire ça, mais les films de Kervern et Delépine semblent devenir, au fil du temps, de plus en plus paresseux et de moins en moins subversifs. Celui-ci repose tout entier non pas sur une idée, mais sur un gag potache, excellent au demeurant (c'est le moment où j'ai vraiment ri) mais bien peu creusé, et qui limite sérieusement, la majeure partie du film, la capacité de jeu des deux acteurs principaux. Le potentiel du film repose ...
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Bon film, peut-être même génial pour un Américain qui aurait connu l'époque et les lieux dont il est question, mais à mon goût, malgré toute son originalité, un peu trop long et décousu. Le charme désuet des jeunes acteurs fait toutefois beaucoup pour créer le mythe d'une Amérique insouciante et géniale.
Difficile d'imaginer un film aussi raté avec un casting aussi luxueux. Le scénario (signé Marcel Gotlib !) mêle platitude invraisemblable et plates invraisemblances. Une majorité de scènes et certains personnages, dont celui de Guy Marchand, totalement inutiles. Les gags tombent à plat ou sont abattus en plein vol. On peut passer son tour.