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Malgré sa longueur (2h27), le film se laisse voir sans regarder sa montre. C’est bien sûr un film politique et historique sur la guerre civile espagnole (juillet 1936-mars 1939) à travers Higinio (Antonio de la Torre, 51 ans, excellent comme toujours) obligé de fuir puis de se cacher, à la suite de l’arrivée, en 1936, de phalangistes dans son village d’Andalousie, pour arrêter et/ou tuer des Républicains. Pendant 33 ans, jusqu’en ...
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A travers l’histoire vraie [racontée par Kirmen Uribe dans son livre « La hora de desertarnos juntos » (littéralement, il est temps pour nous de déserter ensemble), paru en France sous le titre « Le temps de se réveiller ensemble » (2016), celle de Karmele Urresti [Jone Laspiur, 30 ans, découverte dans « Ane » (2020) de David Pérez Sañudo], infirmière basque qui quitte son pays en 1937 et qui rencontre, à Paris, le trompettiste ...
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Ce film mexicain est dans la lignée du néo-réalisme italien en décrivant, de façon réaliste [photographie en noir & blanc de Gabriel Figueroa, 43 ans, qui a travaillé pour de grands réalisateurs mexicains comme Emilio Fernández et Roberto Gavaldón, et même John Ford), le quotidien des classes populaires pauvres, ici à travers des enfants et adolescents, livrés à eux-mêmes. Un film noir, tragique, sans espoir qui rappelle les « ...
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Le roman « 1984 » de George Orwell (1903-1950), paru en 1949, est devenu un classique de la littérature dystopique. Dans son ultime œuvre, l’écrivain fait preuve d’une finesse d’analyse sur le fonctionnement des sociétés totalitaires et dont l’Union Soviétique lui servit de modèle (ce qui était fort courageux en 1949, où beaucoup d’intellectuels étaient aveuglés par le communisme, dicté par Lénine puis par Staline). ...
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Voilà un film dans la veine de celui de Stéphane Brizé, « En guerre » (2018), avec qui il partage un mot du titre, décrivant un état de guerre, économique (toujours plus de profits), entre la grande distribution et l’agro-alimentaire, sous prétexte de préserver le pouvoir d’achat du consommateur. Un monde de la jungle où les plus faibles sont éliminés (spoiler: cf. le « code noir », signifiant le déréférencement total ...
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Le sujet n’est pas nouveau et a été déjà abordé par Raymond Depardon avec « Profils paysans » (2001, 2005 et 2008), souvent long, lent et soporifique, ainsi que par Jean-Jacques Rault dans « Vague à l’âme paysanne » (2009). Le film, en prise directe avec l’actualité, est avant tout le portrait d’un homme sympathique, Jérôme Bayle (prononcer Baïle), 45 ans, ancien rugbyman, éleveur de vaches allaitantes limousines à ...
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Le film est constitué de personnages antipathiques, magouilleurs et pathétiques, dont Thomas Seyr (Romain Duris, 31 ans), 28 ans, qui veut se remettre au piano [suivant la voie de sa mère, pianiste décédée et répétant pour une audition la « Toccata en mi mineur, BWV 914 » (1710) de Jean-Sébastien Bach], tout en s’occupant de son père, marchand de biens véreux comme lui et sur le déclin. Une rédemption par la musique ? Sans parler ...
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Voilà un thriller réalisé de main de maitre sur un synopsis, à la base, simple, celui d’un tueur à gages, Vincent (Tom Cruise, 42 ans), spoiler: embauché par un cartel colombien [dirigé par Félix (Javier Bardem, 35 ans)] pour supprimer 5 personnes devant intervenir le lendemain dans un procès,
et se faisant conduire en taxi, pour 600 $ [par Max Durocher (Jamie Foxx, 37 ans)] d’un lieu à l’autre. Le film alterne huis ...
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Voilà une histoire originale qui sort des sentiers battus, mêlant 2 mondes, celui des Hommes (vivant dans l’arrondissement de Shibuya à Tokyo) et des animaux [thème déjà abordé dans « Les enfants loups, Ame et Yuki » (2012)], ainsi que celui des jeunes et des adultes. Bien sûr, on y trouve des thèmes universels tels que la succession [celle du Seigneur, représenté par un lapin (sic), à travers 2 prétendants, l’ours Kumatetsu, ...
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Voilà un nième film sur un tueur en série (abordé déjà par Fritz Lang, en 1931, avec « M le maudit »), qui plus est trop long (2h10). Qu’apporte-t-il d’original ? Il débute en octobre 1986, en Corée du sud, sous la présidence (1980-1988) de Chun Doo-hwan qui prit le pouvoir par un coup d’état (17 mai 1980), instaurant la 5e république et la loi martiale. Cet aspect politique de la situation est discret (surtout pour un public ...
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Le principal défaut du film est sa longueur, 2h05, car voulant traiter plusieurs sujets à la fois. Celui d’un loser dépressif, hâbleur et lâche, Raul Gatti (Pierfrancesco Favino, 56 ans), ancien joueur de tennis, devenant le coach sportif de Felice, 13 ans, futur espoir du tennis national, confié par son père, ingénieur télécom dont il constitue le prolongement narcissique. Les situations sont convenues (surtout au début) et ...
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Le titre fait référence à la comédienne (1858-1924), qualifiée de Sarah Bernhardt italienne. Le film se focalise sur les dernières années de sa vie, après la 1ère guerre mondiale (où l’Italie faisait partie des alliés, aux côtés, notamment de la France, du Royaume-Uni et de la Russie), où elle reprend le théâtre, abandonné en 1908, malgré son état de santé (tuberculose). Il est très académique (photographie, décors, ...
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Sur un sujet qui alimente les faits divers, et librement inspiré de « Qualunquecosa accada » (littéralement, quoi qu’il arrive) (2018) de l’écrivain italien Ciro Noja (1943- ), le film est réussi dans sa mise en scène et doit beaucoup à l’interprétation des acteurs (notamment de Ginevra Francesconi, 22 ans, dans le rôle de Sofia, 17 ans, fille de Pietro, agent immobilier et veuf depuis 5 ans). Néanmoins, la trame narrative laisse ...
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Voilà un film caméléon : il commence par une mise en abyme, le réalisateur lui-même ayant convié ses actrices préférées à un déjeuner, afin de les convaincre de jouer dans un film sur les couturières et costumières de cinéma, qu’il qualifie de diamants (d’où le titre). Sans transition, on pénètre dans le récit, celui de l’entreprise familiale Canova, dirigée par 2 sœurs, Alberta, autoritaire et froide, et Gabriella ...
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Le titre est à double sens, désignant d’une part, la journée du 7 mai 1938 (soit 2 mois après l’Anschluss, annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie), où Adolf Hitler vint rencontrer Benito Mussolini ainsi que le roi (1900-1946) Victor-Emmanuel III, et d’autre part, la rencontre improbable (grâce à un mainate), le jour où tout le monde assiste à la rencontre germano-italienne à Rome, entre Antonietta (Sophia Loren, 43 ans), ...
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Le procès de Nuremberg, intenté par les puissances alliées (Etats-Unis, ., Royaume-Uni et France) contre 24 principaux responsables du IIIe Reich, accusés de complot, de crime contre la paix, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, s’est tenu de novembre 1945 à octobre 1946. Il a précédé le procès de Tokyo (1946-1948). Il a permis de poser les bases d’une justice internationale. Il est abordé pour la 1ère fois au ...
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Adapté du roman « Le couperet » (« The ax », littéralement, la hache) (1998) de l’Américain Donald Westlake (1933-2008), le film n’est pas vraiment un remake du « Couperet » (2005) de Costa-Gavras et à qui le film est dédié. Il revisite le roman, en gardant la trame de départ (Man-soo, cadre licencié d’une papeterie rachetée par des Américains, décide d’éliminer tous les candidats au poste qu’il vise obtenir) mais il ...
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Le film (transposé au début du XXIe s, où les téléphones portables sont encore rares) est adapté du roman « Maigret et les vieillards » (1960) et qui a déjà fait l’objet de 3 téléfilms, un anglais (1962), « Voices from the past », de Gerard Glaister, et 2 français, « Maigret et l’ambassadeur » (1980) de Stéphane Bertin avec Jean Richard dans le rôle-titre, et « Maigret et la princesse » (2003) de Laurent Heynemann avec ...
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Le principal attrait du film est de retrouver James Stewart et Kim Novak dont le précédent film en commun était le génial « Vertigo » (« Sueurs froides ») (1958) d’Alfred Hitchcock. Le premier avait été « prêté » par Paramount à la Columbia (dirigée par Harry Cohn) qui avait « prêté l’actrice pour « Vertigo », produit par Paramount. La scène d’ouverture, pendant le générique, est alléchante mais le charme n’opère ...
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Le film présente 2 particularités : d’une part, il est adapté d’une nouvelle, « Le corps » (« The body ») (1982), parmi quatre du recueil, « Différentes saisons » (« Different seasons ») de Stephen King, qui n’est pas horrifique, ni fantastique ou surnaturelle ; d’autre part, son titre (littéralement, reste près de moi, soutiens moi) est celui de la chanson de Ben E. King (1938-2015) (qui s’est inspiré d’un gospel et ...
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Difficile de croire que le scénario est adapté du récit, paru dans un journal, « Makar Tchoudra » (1892) de Maxime Gorki (1868-1936), certes à ses débuts littéraires. Si les Tsiganes montent au ciel, le scénario aussi, laissant sur Terre une histoire trop folklorique, trop longue et kitsch à la fin. Loïko Zobar et Radda (dont la première rencontre ne survient qu’au bout de 45 mn) ne sont pas Roméo et Juliette, et n’est pas ...
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Se déroulant en . en 1937, le film est une excellente description de l’univers totalitaire et de ses mécanismes, toujours d’actualité, en se focalisant sur 2 de ses piliers, les systèmes pénitencier et judiciaire. Il est renforcé par les nombreux plans fixes et sa photographie (du Moldave Oleg Mutu dont c’est la 5e collaboration avec le réalisateur) où les couleurs sont exclues et le choix des bâtiments, très staliniens [tournage ...
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Voilà un film courageux, à voir comme un journal personnel, non pas écrit mais filmé, d’un homme, Pavel Talankin, dit Pasha, célibataire vivant dans un T3 (avec 427 livres), qui aime la Russie et sa ville, mais qui désapprouve la guerre en Ukraine. A travers son travail d’animateur pédagogique vidéaste au collège-lycée de Karabash (ville de 12 000 habitants, dans l’oblast de Tcheliabinsk, au sud du massif de l’Oural, fortement ...
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Le film a les défauts et les qualités d’un premier film, à savoir vouloir traiter trop de sujets à la fois : l’éveil à la sexualité liée à la naissance d’un premier amour, et l’amitié rompue à cause d’une fille (pas très original), mais dans un contexte très particulier, celui de la Tchoukotka, district autonome le plus oriental de Russie. A l’est, il est séparé de l’Alaska par le détroit de Bering dont la plus ...
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Il s’agit d’un film, d’une part, sur un homme qui galvanise les foules, Mathieu Vasseur [Pierre Niney, 37 ans, qui portait également ce nom dans 2 autres films du réalisateur, « Un homme idéal » (2015) et « Boite noire » (2021)] comme coach en développement personnel (répétant à l’envi le mantra « Ce que tu veux est ce tu es » et profitant d’un vernis scientifique de neurobiologie pour énoncer ses affirmations), lui-même ...
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Yu Guowei sort de prison en 2008. Flash-back aussitôt (j’avais cru à un faux raccord en raison de la différence d’éclairage !) en 1997. Une jeune femme est retrouvée morte, tuée d’un coup de couteau dans la carotide. Yu Guowei, agent de sécurité dans la fonderie de la ville, malgré le mépris de la police à son égard, mène l’enquête jusqu'à l'obsession... Un film confus, certes bien poisseux, bien pluvieux, bien sombre (le ...
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Deux ans après la prise d’otages d’athlètes israéliens, au cours des jeux olympiques d’été de Munich, par le commando terroriste palestinien Septembre noir, le réalisateur dénonce le racisme vis-à-vis des Arabes en Allemagne, à travers l’histoire d’amour, à Munich, entre une femme âgée, veuve d’un mari polonais, mort en 1955, femme de ménage, Emmi Kurowski [Brigitte Mira, 64 ans, dont c’est la 1ère collaboration sur 8 ...
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Le film a plusieurs qualités : d’abord de refaire découvrir un vieux terme désignant une petite sacoche avec bandoulière, permettant de transporter l’essentiel lors d’une nuit passée hors domicile (et plus si affinités). D’autre part, de mettre en scène un personnage, Corentin Périer dit Sprite (comme le soda), 25 ans, vivant encore chez ses parents [rien à voir avec le personnage titre de « Tanguy » (2001) d’Etienne ...
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Le film a gagné de la reconnaissance depuis la sortie de « Reservoir Dogs » (1992) de Quentin Tarantino qui s’en est largement inspiré. Pourtant, le scénario est très conventionnel, avec 2 fils rouges, d’une part, l’histoire d’un flic infiltré Ko Chow (Chow Yun-fat, 32 ans) dans une bande de braqueurs de bijouterie, et d’autre part, la rivalité entre 2 flics, l’un âgé et l’autre jeune qui est son chef. Les poursuites et ...
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Le film s’inspire de la vie de Tommaso Buscetta (Pierfrancesco Favino, 50 ans, qui obtint pour ce rôle le David di Donatello du meilleur acteur en 2020), dit Don Masino, qui fut l’un des premiers repentis de la mafia sicilienne Cosa Nostra et qui collabora avec le juge Giovanni Falcone, aboutissant au maxi-procès de Palerme qui s’acheva en décembre 1987 (366 condamnés). spoiler: Il obtint ainsi la protection de sa famille qui ...
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A la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis (plus de 3 000 morts), la plupart des pays de l’Union Européenne se sont engagés militairement, aux côtés des Etats-Unis, en Afghanistan (jusqu’en 2021) qui était sous la coupe des Talibans, eux-mêmes en lien étroit avec les terroristes d’Al-Qaïda. Les films traitant de cette période sont peu nombreux et surtout américains. D’où l’intérêt du point de vue danois, ...
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Plus qu’un film de procès sur la rupture d’un contrat de travail (sans trop de manichéisme), et bien qu’il ne s’agisse pas du 1er film sur le sujet, le réalisateur montre bien l’évolution du SIDA. chez un jeune avocat homosexuel Andrew Beckett (Tom Hanks, 37 ans) et le comportement des gens et de la société à son égard, dans les années 1990’ (le virus responsable, ., a été isolé en 1983 en France et en 1984 aux ...
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Adapté du roman éponyme (1979) de l’écrivain sud-africain André Brink, qui obtint, pour ce 5e livre, à 45 ans, en 1980, le prix Médicis étranger, le film dénonce l’apartheid, régime de ségrégation selon des critères ethniques, appliqué en Afrique du Sud depuis 1948. Le fait que le film soit produit par la Metro-Goldwyn-Mayer, qui vient d’être rachetée en 1985 par Ted Turner, magnat des médias plutôt progressiste, pourrait ...
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Le film est adapté du livre éponyme (2006), écrit à 27 ans, par le Napolitain Roberto Saviano, dont les révélations sur la Camorra, la mafia (la plus ancienne d’Italie) implantée à Naples et en Campanie, lui vaudra des menaces de mort, l’obligeant à vivre constamment sous protection policière depuis. Le film (dont le titre est un hybride de Gomorrhe, ville détruite, avec Sodome, par Dieu, dans le Genèse, en raison des mauvaises ...
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Le film est adapté du livre autobiographique éponyme (1949) de Curzio Malaparte (1898-1957). Il a été tourné, notamment, dans sa villa de Capri (1938-1943), à flanc de falaise, où fut tourné, plus tard, des scènes du « Mépris » de Jean-Luc Godard [villa louée par le producteur Jeremy Prokosch (Jack Palance)] et qui appartenait, alors, à la République Populaire de Chine. Il y avait là un sujet en or concernant l’arrivée de ...
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La spéculation immobilière et la collusion des élus spoiler: (qui transforment des terrains agricoles en terrains constructibles) avec les promoteurs cupides ignorant les règles de sécurité en matière de construction et qui ne sont pas vérifiées [à travers le conseiller municipal de Naples, Edoardo Nottola (l’Américain Rod Steiger, 38 ans) dont le fils est promoteur]
reste d’actualité. Francesco Rosi fait un portrait ...
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