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Je n’ai globalement pas aimé Training Day. Le scénario existe bien, mais il est très longtemps dissimulé derrière une succession de scènes de rue et de démonstrations d’Alonzo. Pendant une bonne partie du film, j’ai eu le sentiment que l’intrigue piétinait et manquait vraiment d’élan. À cela s’ajoutent une violence et une vulgarité très présentes, qui finissent par devenir pesantes plutôt que réellement efficaces. Même ...
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J'ai aimé Digger, et d'abord parce que le film ne cherche pas à être aimable. Il assume son étrangeté, il ne fait aucun effort pour nous séduire, et c'est ce qui le rend aussi attachant. Il est drôle, absurde, parfois franchement dérangeant, et cette excentricité apparente ne fait que masquer un regard étonnamment juste sur notre époque.
Derrière le décalage, on sent une vraie réflexion sur notre rapport au pouvoir, sur la ...
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Alexandre Jollien impressionne moins par une composition d’acteur que par une forme de naturel désarmant. Igor lui ressemble évidemment beaucoup, jusque dans son parcours, sa philosophie et son rapport au handicap, mais cette proximité donne au personnage une sincérité assez rare. spoiler: Il est tour à tour drôle, espiègle, provocateur
, vulnérable ou cru, sans jamais être réduit à son handicap ni transformé en figure ...
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Léa Drucker est incontestablement la grande force du film. Elle incarne Gabrielle avec une impressionnante justesse, sans jamais surjouer les tensions qui traversent son personnage. Tout passe par son énergie, son autorité, son regard, puis peu à peu par ses silences, ses hésitations et ses failles. Elle réussit à faire exister une femme qui semble d’abord totalement maîtresse de sa vie, de son métier, de son couple et de son ...
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Un film plutôt agréable, mais qui m’a laissé un peu sur ma faim. Les blagues s’enchaînent, parfois efficacement, mais sans toujours beaucoup de conviction ni véritable montée en puissance. On sourit plus qu’on ne rit, et derrière la mécanique comique, l’ensemble paraît finalement assez creux. Reste le plaisir de retrouver les comédiens de la Comédie-Française, impeccables, même lorsque le texte leur donne peu de matière.
+ Spider-Man plus intime et plus vulnérable.
+ Tom Holland particulièrement convaincant.
+ New York retrouve une vraie importance.
+ Action plus physique et scènes émotionnelles réussies.
− Scénario parfois dispersé.
− Trop de personnages secondaires.
− Certaines pistes restent sous-exploitées.
− Le film sert encore trop l’univers Marvel au lieu de se concentrer sur Spider-Man.
+ Tom Holland particulièrement convaincant.
+ New York retrouve une vraie importance.
+ Action plus physique et scènes émotionnelles réussies.
− Scénario parfois dispersé.
− Trop de personnages secondaires.
− Certaines pistes restent sous-exploitées.
− Le film sert encore trop l’univers Marvel au lieu de se concentrer sur Spider-Man.
Une fille facile commence comme une carte postale : la Côte d’Azur, la lumière, les plages, les yachts et cette impression que l’été pourrait durer éternellement
Mais derrière cette douceur estivale se glisse rapidement quelque chose de plus trouble.
Le film observe la fascination exercée par le luxe, la beauté et la liberté apparente. Tout semble léger, mais rien ne l’est vraiment.
Le film repose largement sur Zahia Dehar, dont ...
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L'Odyssée de Christopher Nolan
Treize films après ses débuts, Nolan s'attaque enfin à Homère. Le pari est immense : adapter l'un des textes fondateurs de la littérature occidentale, en IMAX, avec un casting d’enfer. Le résultat divise un peu, mais dans l'ensemble, c’est génial.
Le scénario et l'adaptation
Nolan ne cherche pas à moderniser Homère à coups d'effets contemporains. Il va chercher ce qui, dans le texte, reste ...
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Il fallait un certain culot pour ouvrir un film sur de Gaulle par une voiture fonçant droit sur un char allemand. Antonin Baudry l'a fait, et cette première scène annonce la couleur: on va suivre un homme. Un homme raide, cassant, parfois ridicule, souvent seul, et c'est précisément cette solitude qui fait tout le prix du film.
Car L'Âge de fer est avant tout un récit d’un « outsider ». Juin 1940, la France s'effondre, et un général ...
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La Bataille de Gaulle, partie 2 : une suite spectaculaire mais inégale
Le jeu des acteurs
Simon Abkarian incarne un De Gaulle plus intense, plus habité que dans le premier volet. Il gagne en autorité
Niels Schneider apporte de l'énergie et du charisme au Général Leclerc, spoiler: porté par de belles scènes dans le désert.
Félix Kysyl livre une prestation marquante en Jean Moulin, tout en retenue et en gravité
Thierry ...
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Ce film c'est l'électricité sans le courant
Présenté hors-compétition en ouverture de Cannes 2026, La Vénus électrique de Pierre Salvadori avait tout pour séduire. Le résultat laisse franchement à désirer. Cette comédie romantique en costumes, portée par un quatuor de noms solides, peine à justifier sa présence sur la Croisette. Salvadori tente de faire à la fois rire et pleurer, d'être léger et profond. Il finit par ne faire ...
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Il y a des films qui choisissent confortablement leur camp dès la première séquence. *La Salle des profs* (*Das Lehrerzimmer*, İlker Çatak, 2023) n'est pas de ceux-là. Le film allemand, présenté à la Berlinale et sélectionné pour représenter l'Allemagne aux Oscars, s'impose comme l'une des œuvres les plus inconfortables et les plus honnêtes de ces dernières années sur ce lieu universel qu'est l'école — non pas comme décor ...
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Il existe des films qui se regardent et d'autres qui se ressentent. *Plus fort que moi* appartient définitivement à la seconde catégorie. Adapté d'une histoire vraie, ce biopic signé Kirk Jones — le réalisateur discret de *Waking Ned* et *Nanny McPhee* — s'installe dans les années 1980, en Écosse profonde, pour raconter la trajectoire d'un jeune homme que tout semble condamner à l'invisibilité, à l'incompréhension, au rejet. Entre ...
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C'est quoi l'amour ? de Fabien Gorgeart — La question reste sans réponse
Sorti le 6 mai, récompensé à l'Alpe d'Huez, porté par Calamy et Macaigne : le troisième film de Fabien Gorgeart avait tout pour convaincre. Il convainc — à moitié.
Le point de départ est indéniablement malin. Quelle preuve d'amour plus absurde et magnifique que de jurer devant Dieu et ses juges qu'on ne s'est jamais aimé, pour offrir à l'autre la liberté de ...
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Attention Chef d'œuvre !!! Il y a des films qu'on ressent avant de les comprendre. *Nous l'orchestre* de Philippe Béziat est de ceux-là. Dès les premières images, quelque chose se passe qui n'a rien à voir avec le documentaire musical classique : on n'est pas en train de regarder un orchestre, on est dedans. Physiquement. La différence est immense.
Un dispositif au service de l'essentiel
Le pari technique était vertigineux. Comment ...
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Dans Hôtel du Nord, il y a une mélancolie qui traverse tout le film et qui en fait bien plus qu’un simple classique du cinéma français. On y sent battre le cœur d’un Paris populaire disparu — celui des bords du canal, des petites chambres et des cafés remplis où se croisent les gens du quartier, les amants et les marginaux. La mise en scène, en apparence simple, dirige ce petit monde comme une chorégraphie faite de regards et de ...
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Sans toit ni loi, d’Agnès Varda, est un film marquant sorti en 1985. Dès sa sortie, il a frappé les esprits par sa manière unique de filmer la solitude et la liberté. Les critiques comme les spectateurs ont salué un regard brut, sans fioritures, qui ne juge jamais mais observe avec justesse.
Varda mélange fiction et réel avec une maîtrise rare. Son style documentaire capte la vie sans fard, comme un tableau vivant. Sandrine Bonnaire y ...
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Porté par l'ambition dévorante de Ryan Coogler et un Michael B. Jordan en double dose, Sinner débarquait avec la lourde tâche de ressusciter le blockbuster original.
Le résultat est un objet filmique fascinant mais profondément inégal, une œuvre qui veut tout faire et emprunte autant au chef-d'œuvre qu'au pensum.
Si l'on admire l'audace, on ne peut ignorer les nombreuses faiblesses d'un film qui, malgré ses 16 nominations aux Oscars, ...
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Comment filmer l'absence ? C'est le pari bouleversant du court-métrage documentaire All The Empty Rooms, nommé aux Oscars 2026. En suivant le journaliste Steve Hartman et le photographe Lou Bopp, le film nous plonge dans les chambres, figées dans le temps, d'enfants tués lors de fusillades scolaires. Loin des débats politiques, c'est un voyage intime et silencieux au cœur du deuil américain.
Sur une durée de 34 minutes, All The Empty ...
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Les Choses humaines est une adaptation réussie portée par une mise en scène épurée d'Yvan Attal qui se concentre sur le procès et les émotions des personnages. Le casting est très bon, avec des performances marquantes de Suzanne Jouannet et Ben Attal, mais aussi de Charlotte Gainsbourg et Pierre Arditi. Les scènes de procès sont filmées de manière immersive, rendant chaque mot et chaque silence touchants sans tomber dans le ...
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Johan Grimonprez avait pourtant toute la matière pour faire un grand film. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961, les manœuvres de la CIA au Congo, l'uranium convoité par les puissances occidentales, le roi Baudouin allié à Eisenhower, et pour couronner le tout, des musiciens de jazz instrumentalisés comme "ambassadeurs culturels" par Washington pour masquer le coup d'État : tout cela est fascinant sur le papier. Deux heures trente plus ...
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Le Gâteau du Président : un premier film qui bouleverse
Récompensé de la Caméra d'or au Festival de Cannes 2025, Le Gâteau du Président constitue l'une des révélations les plus marquantes du cinéma irakien. Pour son coup d'essai, Hasan Hadi — cinéaste irakien installé aux États-Unis, où il enseigne le cinéma à l'université de New York — signe une œuvre d'une maturité confondante, directement nourrie de sa propre enfance ...
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un film qui divise, mais qui marque
Sorti en 2000, "Le Goût des autres" a séduit autant qu’il a agacé. Pour ses critiques ici dythirambiques, c’est une comédie dramatique subtile, drôle et émouvante, qui explore les préjugés sociaux avec finesse. Les dialogues sont assez brillants, les acteurs en état de grâce, et le scénario, primé aux Césars et même nommé aux Oscars, est salué pour son intelligence et son réalisme. ...
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Une mise en scène d'une grande finesse Le film travaille une mise en scène dépouillée qui gomme au maximum les artifices habituels du cinéma, créant un sentiment de proximité touchant avec son protagoniste. La caméra suit Auréa sans jamais sembler intrusive, et le montage épouse littéralement ses gestes et sa parole : les plans s'allongent quand elle parle, se resserrent quand elle s'affaire. Un dispositif au service du sujet, salué ...
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Avec Un simple accident, Jafar Panahi poursuit son œuvre de cinéaste clandestin en signant un film d’une sobriété presque austère, mais d’une tension morale constante. Là où d’autres auraient choisi le thriller frontal, Panahi préfère l’épure : une mise en scène dépouillée, des cadres fixes, une lumière crue qui ne cherche jamais l’effet. Cette sécheresse formelle installe un climat d’inconfort durable.
L’atmosphère ...
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Partir un jour s’inscrit dans une veine de comédie sentimentale française qui cherche moins l’effet de manche que la justesse des émotions. Le film avance à hauteur de personnages, avec une mise en scène volontairement simple, presque pudique, qui privilégie les silences, les regards et les décalages minuscules plutôt que les grands éclats. Cette sobriété divise : certains y voient une délicatesse rare, d’autres un manque ...
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"Au Bain des Dames" de Margaux Fournier : une ode joyeuse à la vieillesse assumée, César 2026 du meilleur court-métrage documentaire malgré quelques excès caricaturaux.
Ce court-métrage de 30 minutes suit Joëlle et ses amies septuagénaires sur la plage marseillaise du Bain des Dames. Elles rient, draguent, parlent sexe et corps flétris avec une liberté insolente, défiant les injonctions sociales comme le tag "soutif obligatoire les ...
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je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire !! promis !!
Il faut se laisser embarquer dès les premières minutes.
Quelques plans sur un marché animé de Tanger — des épices, des tissus, des mains qui s'affairent — et le film a déjà posé son décor avec une volupté rare.
La réalisatrice du Bleu du caftan retrouve cette esthétique de l'image qui est devenue sa marque de fabrique : une douceur du cadre qui n'exclut jamais la ...
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Critique garantie sans spoiler !!
Un monde fragile et merveilleux s’impose d’abord par son parti pris radical : une mise en scène dépouillée, où chaque élément semble à la fois nécessaire et chargé de sens.
Le réalisateur joue avec l’ellipse, laissant aux silences et aux regards le soin de porter l’émotion.
Les plans larges, où les personnages apparaissent petits face à des espaces vastes, soulignent leur vulnérabilité, ...
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Marty Supreme : chef-d'œuvre nerveux ou machine à migraines ?
Josh Safdie signe son premier long-métrage solo avec Marty Supreme, portrait fiévreux d'un pongiste new-yorkais des années 50, incarné par Timothée Chalamet.
Ce qui fonctionne
Premier atout incontestable : la performance de Timothée Chalamet. L'acteur est littéralement habité par Marty Mauser, ce joueur de tennis de table mégalomane et inconscient. Comparé à un DiCaprio ...
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« Laurent dans le vent » captive par sa douceur mélancolique et son regard tendre sur la fragilité humaine, porté par un trio de réalisateurs talentueux qui mêlent introspection, humour discret et poésie du quotidien.
Sorti fin 2025, ce film minimaliste séduit par sa mise en scène pudique, qui privilégie les silences, les plans mobiles flottants et une esthétique contemplative évoquant un conte rural contemporain.
La direction ...
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« À pied d’œuvre » est un film intense et pudique qui suit Paul, photographe reconnu qui abandonne sa carrière confortable pour se consacrer entièrement à l’écriture, au prix d’une précarité de plus en plus violente. Sans jamais verser dans le misérabilisme, le film montre comment ce choix radical fissure peu à peu son quotidien mais nourrit aussi, en retour, une œuvre en train de naître.
Au centre du récit, la caméra colle ...
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Dossier 137, le dernier polar de Dominik Moll, cartonne en salles depuis sa sortie le 19 novembre 2025. Les critiques presse et spectateurs saluent unanimement la performance magistrale de Léa Drucker en enquêtrice de l'IGPN, ainsi que la mise en scène précise et immersive du réalisateur, qui évite le manichéisme sur un sujet sensible comme les bavures policières lors des Gilets jaunes.
J'ai bien aimé Dossier 137 pour son intensité ...
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Porté par une mise en scène nerveuse et une atmosphère de tension diffuse, ce film s’impose comme l’un des thrillers psychologiques français les plus ancrés dans les préoccupations contemporaines. Yann Gozlan y poursuit son travail sur les zones grises de notre époque : celles où l’image, la parole et la perception prennent le pas sur le réel.
La grande force du long métrage réside dans sa manière de traiter un sujet très ...
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Juré n°2 s’inscrit dans une tradition de cinéma américain classique, celui qui avance sans bruit mais avec une redoutable efficacité. Le film adopte une mise en scène d’une grande sobriété, presque invisible, qui laisse toute la place aux visages, aux silences et aux dilemmes intérieurs. Ce choix, loin d’être neutre, installe une tension morale constante, bien plus prégnante que n’importe quel effet spectaculaire.
La ...
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L’Affaire Bojarski s’inscrit dans une tradition du cinéma français qui préfère la nuance à l’esbroufe et la tension sourde aux effets spectaculaires.
Le film avance avec une rigueur presque clinique, laissant le spectateur recomposer lui-même les lignes de force, sans jamais lui mâcher le travail. Cette retenue, loin de refroidir le propos, installe une atmosphère dense et durable, où chaque silence compte autant que les ...
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