Films
SériesEmissions
La Bataille de Gaulle, partie 2 : une suite spectaculaire mais inégale
Le jeu des acteurs
Simon Abkarian incarne un De Gaulle plus intense, plus habité que dans le premier volet. Il gagne en autorité
Niels Schneider apporte de l'énergie et du charisme au Général Leclerc, spoiler: porté par de belles scènes dans le désert.
Félix Kysyl livre une prestation marquante en Jean Moulin, tout en retenue et en gravité
Thierry ...
Lire plus
Lire plus
Ce film c'est l'électricité sans le courant
Présenté hors-compétition en ouverture de Cannes 2026, La Vénus électrique de Pierre Salvadori avait tout pour séduire. Le résultat laisse franchement à désirer. Cette comédie romantique en costumes, portée par un quatuor de noms solides, peine à justifier sa présence sur la Croisette. Salvadori tente de faire à la fois rire et pleurer, d'être léger et profond. Il finit par ne faire ...
Lire plus
Lire plus
Il y a des films qui choisissent confortablement leur camp dès la première séquence. *La Salle des profs* (*Das Lehrerzimmer*, İlker Çatak, 2023) n'est pas de ceux-là. Le film allemand, présenté à la Berlinale et sélectionné pour représenter l'Allemagne aux Oscars, s'impose comme l'une des œuvres les plus inconfortables et les plus honnêtes de ces dernières années sur ce lieu universel qu'est l'école — non pas comme décor ...
Lire plus
Lire plus
Il existe des films qui se regardent et d'autres qui se ressentent. *Plus fort que moi* appartient définitivement à la seconde catégorie. Adapté d'une histoire vraie, ce biopic signé Kirk Jones — le réalisateur discret de *Waking Ned* et *Nanny McPhee* — s'installe dans les années 1980, en Écosse profonde, pour raconter la trajectoire d'un jeune homme que tout semble condamner à l'invisibilité, à l'incompréhension, au rejet. Entre ...
Lire plus
Lire plus
C'est quoi l'amour ? de Fabien Gorgeart — La question reste sans réponse
Sorti le 6 mai, récompensé à l'Alpe d'Huez, porté par Calamy et Macaigne : le troisième film de Fabien Gorgeart avait tout pour convaincre. Il convainc — à moitié.
Le point de départ est indéniablement malin. Quelle preuve d'amour plus absurde et magnifique que de jurer devant Dieu et ses juges qu'on ne s'est jamais aimé, pour offrir à l'autre la liberté de ...
Lire plus
Lire plus
Attention Chef d'œuvre !!! Il y a des films qu'on ressent avant de les comprendre. *Nous l'orchestre* de Philippe Béziat est de ceux-là. Dès les premières images, quelque chose se passe qui n'a rien à voir avec le documentaire musical classique : on n'est pas en train de regarder un orchestre, on est dedans. Physiquement. La différence est immense.
Un dispositif au service de l'essentiel
Le pari technique était vertigineux. Comment ...
Lire plus
Lire plus
Dans Hôtel du Nord, il y a une mélancolie qui traverse tout le film et qui en fait bien plus qu’un simple classique du cinéma français. On y sent battre le cœur d’un Paris populaire disparu — celui des bords du canal, des petites chambres et des cafés remplis où se croisent les gens du quartier, les amants et les marginaux. La mise en scène, en apparence simple, dirige ce petit monde comme une chorégraphie faite de regards et de ...
Lire plus
Lire plus
Sans toit ni loi, d’Agnès Varda, est un film marquant sorti en 1985. Dès sa sortie, il a frappé les esprits par sa manière unique de filmer la solitude et la liberté. Les critiques comme les spectateurs ont salué un regard brut, sans fioritures, qui ne juge jamais mais observe avec justesse.
Varda mélange fiction et réel avec une maîtrise rare. Son style documentaire capte la vie sans fard, comme un tableau vivant. Sandrine Bonnaire y ...
Lire plus
Lire plus
Porté par l'ambition dévorante de Ryan Coogler et un Michael B. Jordan en double dose, Sinner débarquait avec la lourde tâche de ressusciter le blockbuster original.
Le résultat est un objet filmique fascinant mais profondément inégal, une œuvre qui veut tout faire et emprunte autant au chef-d'œuvre qu'au pensum.
Si l'on admire l'audace, on ne peut ignorer les nombreuses faiblesses d'un film qui, malgré ses 16 nominations aux Oscars, ...
Lire plus
Lire plus
Comment filmer l'absence ? C'est le pari bouleversant du court-métrage documentaire All The Empty Rooms, nommé aux Oscars 2026. En suivant le journaliste Steve Hartman et le photographe Lou Bopp, le film nous plonge dans les chambres, figées dans le temps, d'enfants tués lors de fusillades scolaires. Loin des débats politiques, c'est un voyage intime et silencieux au cœur du deuil américain.
Sur une durée de 34 minutes, All The Empty ...
Lire plus
Lire plus
Les Choses humaines est une adaptation réussie portée par une mise en scène épurée d'Yvan Attal qui se concentre sur le procès et les émotions des personnages. Le casting est très bon, avec des performances marquantes de Suzanne Jouannet et Ben Attal, mais aussi de Charlotte Gainsbourg et Pierre Arditi. Les scènes de procès sont filmées de manière immersive, rendant chaque mot et chaque silence touchants sans tomber dans le ...
Lire plus
Lire plus
Johan Grimonprez avait pourtant toute la matière pour faire un grand film. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961, les manœuvres de la CIA au Congo, l'uranium convoité par les puissances occidentales, le roi Baudouin allié à Eisenhower, et pour couronner le tout, des musiciens de jazz instrumentalisés comme "ambassadeurs culturels" par Washington pour masquer le coup d'État : tout cela est fascinant sur le papier. Deux heures trente plus ...
Lire plus
Lire plus
Le Gâteau du Président : un premier film qui bouleverse
Récompensé de la Caméra d'or au Festival de Cannes 2025, Le Gâteau du Président constitue l'une des révélations les plus marquantes du cinéma irakien. Pour son coup d'essai, Hasan Hadi — cinéaste irakien installé aux États-Unis, où il enseigne le cinéma à l'université de New York — signe une œuvre d'une maturité confondante, directement nourrie de sa propre enfance ...
Lire plus
Lire plus
un film qui divise, mais qui marque
Sorti en 2000, "Le Goût des autres" a séduit autant qu’il a agacé. Pour ses critiques ici dythirambiques, c’est une comédie dramatique subtile, drôle et émouvante, qui explore les préjugés sociaux avec finesse. Les dialogues sont assez brillants, les acteurs en état de grâce, et le scénario, primé aux Césars et même nommé aux Oscars, est salué pour son intelligence et son réalisme. ...
Lire plus
Lire plus
Une mise en scène d'une grande finesse Le film travaille une mise en scène dépouillée qui gomme au maximum les artifices habituels du cinéma, créant un sentiment de proximité touchant avec son protagoniste. La caméra suit Auréa sans jamais sembler intrusive, et le montage épouse littéralement ses gestes et sa parole : les plans s'allongent quand elle parle, se resserrent quand elle s'affaire. Un dispositif au service du sujet, salué ...
Lire plus
Lire plus
Avec Un simple accident, Jafar Panahi poursuit son œuvre de cinéaste clandestin en signant un film d’une sobriété presque austère, mais d’une tension morale constante. Là où d’autres auraient choisi le thriller frontal, Panahi préfère l’épure : une mise en scène dépouillée, des cadres fixes, une lumière crue qui ne cherche jamais l’effet. Cette sécheresse formelle installe un climat d’inconfort durable.
L’atmosphère ...
Lire plus
Lire plus
Partir un jour s’inscrit dans une veine de comédie sentimentale française qui cherche moins l’effet de manche que la justesse des émotions. Le film avance à hauteur de personnages, avec une mise en scène volontairement simple, presque pudique, qui privilégie les silences, les regards et les décalages minuscules plutôt que les grands éclats. Cette sobriété divise : certains y voient une délicatesse rare, d’autres un manque ...
Lire plus
Lire plus
"Au Bain des Dames" de Margaux Fournier : une ode joyeuse à la vieillesse assumée, César 2026 du meilleur court-métrage documentaire malgré quelques excès caricaturaux.
Ce court-métrage de 30 minutes suit Joëlle et ses amies septuagénaires sur la plage marseillaise du Bain des Dames. Elles rient, draguent, parlent sexe et corps flétris avec une liberté insolente, défiant les injonctions sociales comme le tag "soutif obligatoire les ...
Lire plus
Lire plus
je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire !! promis !!
Il faut se laisser embarquer dès les premières minutes.
Quelques plans sur un marché animé de Tanger — des épices, des tissus, des mains qui s'affairent — et le film a déjà posé son décor avec une volupté rare.
La réalisatrice du Bleu du caftan retrouve cette esthétique de l'image qui est devenue sa marque de fabrique : une douceur du cadre qui n'exclut jamais la ...
Lire plus
Lire plus
Critique garantie sans spoiler !!
Un monde fragile et merveilleux s’impose d’abord par son parti pris radical : une mise en scène dépouillée, où chaque élément semble à la fois nécessaire et chargé de sens.
Le réalisateur joue avec l’ellipse, laissant aux silences et aux regards le soin de porter l’émotion.
Les plans larges, où les personnages apparaissent petits face à des espaces vastes, soulignent leur vulnérabilité, ...
Lire plus
Lire plus
Marty Supreme : chef-d'œuvre nerveux ou machine à migraines ?
Josh Safdie signe son premier long-métrage solo avec Marty Supreme, portrait fiévreux d'un pongiste new-yorkais des années 50, incarné par Timothée Chalamet.
Ce qui fonctionne
Premier atout incontestable : la performance de Timothée Chalamet. L'acteur est littéralement habité par Marty Mauser, ce joueur de tennis de table mégalomane et inconscient. Comparé à un DiCaprio ...
Lire plus
Lire plus
« Laurent dans le vent » captive par sa douceur mélancolique et son regard tendre sur la fragilité humaine, porté par un trio de réalisateurs talentueux qui mêlent introspection, humour discret et poésie du quotidien.
Sorti fin 2025, ce film minimaliste séduit par sa mise en scène pudique, qui privilégie les silences, les plans mobiles flottants et une esthétique contemplative évoquant un conte rural contemporain.
La direction ...
Lire plus
Lire plus
« À pied d’œuvre » est un film intense et pudique qui suit Paul, photographe reconnu qui abandonne sa carrière confortable pour se consacrer entièrement à l’écriture, au prix d’une précarité de plus en plus violente. Sans jamais verser dans le misérabilisme, le film montre comment ce choix radical fissure peu à peu son quotidien mais nourrit aussi, en retour, une œuvre en train de naître.
Au centre du récit, la caméra colle ...
Lire plus
Lire plus
Dossier 137, le dernier polar de Dominik Moll, cartonne en salles depuis sa sortie le 19 novembre 2025. Les critiques presse et spectateurs saluent unanimement la performance magistrale de Léa Drucker en enquêtrice de l'IGPN, ainsi que la mise en scène précise et immersive du réalisateur, qui évite le manichéisme sur un sujet sensible comme les bavures policières lors des Gilets jaunes.
J'ai bien aimé Dossier 137 pour son intensité ...
Lire plus
Lire plus
Porté par une mise en scène nerveuse et une atmosphère de tension diffuse, ce film s’impose comme l’un des thrillers psychologiques français les plus ancrés dans les préoccupations contemporaines. Yann Gozlan y poursuit son travail sur les zones grises de notre époque : celles où l’image, la parole et la perception prennent le pas sur le réel.
La grande force du long métrage réside dans sa manière de traiter un sujet très ...
Lire plus
Lire plus
Juré n°2 s’inscrit dans une tradition de cinéma américain classique, celui qui avance sans bruit mais avec une redoutable efficacité. Le film adopte une mise en scène d’une grande sobriété, presque invisible, qui laisse toute la place aux visages, aux silences et aux dilemmes intérieurs. Ce choix, loin d’être neutre, installe une tension morale constante, bien plus prégnante que n’importe quel effet spectaculaire.
La ...
Lire plus
Lire plus
L’Affaire Bojarski s’inscrit dans une tradition du cinéma français qui préfère la nuance à l’esbroufe et la tension sourde aux effets spectaculaires.
Le film avance avec une rigueur presque clinique, laissant le spectateur recomposer lui-même les lignes de force, sans jamais lui mâcher le travail. Cette retenue, loin de refroidir le propos, installe une atmosphère dense et durable, où chaque silence compte autant que les ...
Lire plus
Lire plus
L’Agent secret est un thriller politique brésilien ample et ambitieux, très admiré par la critique, que j’ai pour ma part trouvé intéressant mais assez frustrant et trop pesant sur la durée.
La presse salue surtout la mise en scène de Kleber Mendonça Filho, récompensée à Cannes, et sa façon d’installer une atmosphère d’oppression spoiler: dès la première séquence de contrôle de police.
Beaucoup soulignent ...
Lire plus
Lire plus
Hamnet, adaptation par Chloé Zhao du roman de Maggie O’Farrell, spoiler: ambitionne de revisiter la légende autour du fils disparu de Shakespeare.
Un projet audacieux, mais à mes yeux manqué.
Le film s’ouvre sur la campagne anglaise du XVIIᵉ siècle, baignée d’une lumière presque mystique. Agnes (interprétée par Jessie Buckley), épouse du futur dramaturge, y apparaît comme une héroïne à part entière, reliée à ...
Lire plus
Lire plus
Vu en avant première le mardi 11 Novembre
C'est une satire politique ambitieuse, entre ombre et lumière
Un projet audacieux, une réalisation contrastée :
Tarik Saleh, avec son troisième volet de la "trilogie du Caire", explore une satire politique où la frontière entre fiction et réalité s’estompe. Le film mêle thriller et comédie, mais peine parfois à trouver un équilibre constant. L’hommage au cinéma égyptien des années ...
Lire plus
Lire plus
Bon sujet. Bonne photographie. Bon "casting". Mais je trouve que l'ensemble manque d'émotions. Pourtant le sujet est poignant.
Tout est bien ficelé dans ce film, chaque plan, chaque musique choisie, chaque acteur, c'est terriblement bien fait. On reste attentif les yeux rivés à l'écran pour ne pas en perdre une miette.
Pourtant., c'est cruel
Tout est cousu de fil blanc
Et c'est bien la première fois que j'apprécie un film de Quentin Tarantino.
spoiler: Bon il faut quand même vous dire que la fin de part un petit peu en sucette mais ça on s'y ...
Lire plus
Lire plus
C'est bien interprété, ça a un tout petit peu vieilli, il y a quelques passages un petit peu longs, on aime quand même bien l'ensemble grâce aux acteurs (Même si à un moment on tombe vraiment dans la caricature)
Ah oui encore un truc j'ai pas du tout aimé comment le film se termine
pour moi la fin est ratée !
Ah oui encore un truc j'ai pas du tout aimé comment le film se termine
pour moi la fin est ratée !
L'idée de départ est plutôt bonne. on adhère au film pendant environ une heure et ensuite la succession de gags fatigue un peu. à la fin il y a quand même un moment assez particulier que je ne vous dévoile bien sûr pas
on pourrait penser que ce film aurait pu être mieux écrit et là je suis finalement un petit peu déçu
on pourrait penser que ce film aurait pu être mieux écrit et là je suis finalement un petit peu déçu
La beauté brute de la douleur
Je suis ressorti de De rouille et d’os la gorge nouée, le cœur en vrac — mais avec un sourire presque honteux tant le film m’a secoué. J’ai plongé dans la vie d’Ali, brut de décoffrage, et de Stéphanie, incarnée par Marion Cotillard, spoiler: amputée des deux jambes, d’une grâce inouïe.
La rencontre entre la force brute et la fragilité est à la fois violente et délicate, filmée ...
Lire plus
Lire plus
Dès les premières minutes, j’ai compris que j’allais passer un bon moment… ou en tout cas un moment. Tom Cruise a son plus beau sourire, ses plus belles Ray-Ban et des avions plein le ciel. Le film démarre comme une pub pour l’adrénaline : ça brille, ça bouge, ça fait des loopings, et moi j’essaie de suivre, accroché à mon siège, en me demandant si je suis censé trouver ça palpitant ou juste bruyant.
Plus l’histoire ...
Lire plus
Lire plus