Films
SériesEmissions
Cette trilogie finlandaise aligne trois courts-métrages qui n’ont apparemment aucun lien direct entre eux. Un vagabond très laid tombe amoureux d’une femme. Un couple se lance dans la fabrication d’alcool artisanal. Une gardienne de phare décide de s’envoler vers les étoiles. Trois bases de travail qui pourraient potentiellement être traitées de toutes les manières imaginables, de la comédie à la tragédie. La particularité ...
Lire plus
Lire plus
Le genou d’Ahed fait référence à Ahed Tamimi, cette adolescente palestinienne qui avait giflé un soldat israélien à un checkpoint, et dont un député de la Knesset avait affirmé qu’il ne serait pas mécontent qu’on lui tire dans la rotule. C’est aussi un prétexte, un film dans le film, un projet expérimental que l’avatar du réalisateur à l’écran, Y, se prépare à projeter en avant-première dans un kibboutz israélien ...
Lire plus
Lire plus
Je prends toujours énormément de plaisir à découvrir une cinématographie inédite et dans le cas du Bhoutan, il s’agit justement de la première production cinématographique à être parvenue à franchir les frontières d’un pays encore très reclus, qui a autorisé et introduit la télévision il y a seulement une vingtaine d’années. Jusqu’à présent, parmi les films vus en provenance de pays peu présents à l’international, ...
Lire plus
Lire plus
La présence de Sean Baker au scénario et à la production constituait un indice positif à mes yeux, vu que j’adore les films de ce réalisateur, ses drames sans Drame, son affection pour les laissés-pour-compte et les loosers, et sa capacité surhumaine à faire de Anora (par ailleurs, son apothéose filmique jusqu’à présent), personnage pas franchement admirable sur le papier, une vraie princesse de conte de fées…à qui il ne ...
Lire plus
Lire plus
Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre avec une “Rom’com française” en 2025, genre éminemment anglais ou américain, qui n’a donné lieu en France qu’à quelques imitations, correctes mais pas ouf, à la fin des années 2000, avec Virginie Efira ou Louise Bourgoin. Faut dire que autant le cinéma français aime décrypter les relations entre les êtres, autant si on lui demande de le faire en mode “Bulle de savon”, ...
Lire plus
Lire plus
Depuis ‘Retour vers le futur’ et ‘Les visiteurs’, le choc subi par les voyageurs temporels est toujours une bonne pioche pour la comédie. Ici, grâce à un accident dimensionnel, un couple de la France de 1958 se retrouve en 2025, même place, même famille, même voisinage et eux seuls qui savent qu’ils ne sont pas à leur place. En dehors des gags provoqués par la découverte de la télé-réalité, du smartphone et du Mariage ...
Lire plus
Lire plus
Ce remake s’attaquait à un monument de la comédie américaine puisqu’il remplaçait Michael Douglas et Kathleen Turner par Benedict Cumberbatch et Olivia Colman, Danny DeVito par Jay Roach et la famille américaine moyenne par un couple d’expatriés britanniques. Contre toute attente, même si la vis comica ne semblait pas vraiment être leur atout majeur sur le papier, le couple Cumberbatch/Colman fonctionne très bien. Deuxième bon ...
Lire plus
Lire plus
Dénoncer les Happy few à travers leurs loisirs et leur standing, c’est ce que ‘Sans filtre’ de Ruben Östlund avait fait, avec une Palme d’or, peut-être pas complètement méritée, à la clé. Soyons honnêtes, observer les 1% se faire défoncer, c’est un plaisir facile mais qui fait toujours du bien. On devine vite que ‘Le menu’ va être taillé dans la même écorce, même s’il cible ses victimes à travers le prisme ...
Lire plus
Lire plus
Histoire de ne pas reproduire bêtement le schéma récent (et pourtant déjà un peu ringard), du Slasher “comme à l’époque”, c’est à dire ancré dans une représentation fétichiste des années 80, ‘Totally killer’ a décidé de traduire cette vision fantasmatique dans son concept : la fille de la victime tardive d’un tueur masqué des années 80 voyage dans le temps et se retrouve en 1987, avec la possibilité d’empêcher ...
Lire plus
Lire plus
Après la bonne surprise qu’était ‘La main’, je me suis dit que je devrais un peu plus m’intéresser à l’horreur des antipodes et plus spécifiquement aux frangins Philippou, qui s’inscrivent dans le cadre et les archétypes du film d’horreur américain avec une volonté minimale de s’extraire de leurs clichés les plus éculés Ici, une fratrie (un grand frère qui protège sa petite soeur mal-voyante) est placée en famille ...
Lire plus
Lire plus
Il est difficile de reprocher à une suite de tenter quelque chose de radicalement différent de son prédécesseur, surtout parce qu’il est d’autant plus simple de lui reprocher d’en avoir livré une banale photocopie. Que ce soit dans ses environnements ou dans ses mécaniques d’épouvante, ‘Black phone 2’ renverse clairement la table. Pour mémoire, dans le premier volet, on avait affaire à un gamin séquestré dans une cave ...
Lire plus
Lire plus
Je n’y aurais jamais cru mais ‘Exit 8’ parvient à tenir une durée standard de film de cinéma tout en respectant à la lettre le contenu d’un jeu vidéo qui peut être bouclé en quelques minutes avec un peu de chance et de pratique . Il faut dire que l’idée d’une boucle infinie dans le métro tokyoïte, dont il n’est possible de sortir qu’en remarquant la présence “d’anomalies” dans le couloir principal, était ...
Lire plus
Lire plus
Le Tron d’origine, celui de Steve Lisberger, ne fut ni un chef d’oeuvre ni un énorme succès commercial mais est tout de même resté dans les mémoires comme un des projets les plus avant-gardistes des années 80, spéculant sur le futur de l’informatique et des jeux vidéo d’une façon qui devait alors sembler visionnaire et à laquelle je ne peux plus décemment accoler un autre adjectif que ‘croquignolette” aujourd’hui. ...
Lire plus
Lire plus
On pouvait voir l’ombre de la boucherie vietnamienne rôder entre les lignes de ‘Marche ou crève’, de la même manière qu’on repérait la vulgarité de l’ère Reagan dans ‘Running man’ : ces deux bouquins restent donc difficiles à adapter littéralement à l’écran, dès lors que le monde a évolué, au point de devenir parfois équivalent ou pire à la dystopie d’autrefois. Francis Lawrence avait contrôlé la franchise ...
Lire plus
Lire plus
Ce ‘Deuxième acte’, Quentin Dupieux, de son propre aveu, s’en est servi comme d’un porte-voix pour évoquer des sujets qui lui tiennent à coeur : l’homophobie, le nombrilisme d’un cinéma français gonflé de sa propre importance ou la cancel-culture. Le problème, c’est la nature même du cinéma de Dupieux, ce jeu permanent entre la fiction et la réalité qui gomme toute tentative d’y voir autre chose qu’un exercice de ...
Lire plus
Lire plus
‘Les deux gredins’ est tiré d’une histoire courte de Roald Dahl, une histoire sale et méchante, à l’image de ses deux protagonistes qui érigent la stupidité et la mesquinerie au rang d’art mineur. Longue d’à peine 80 pages, il n’y avait sans doute pas matière à en tirer un long métrage qui s’approche des deux heures, sauf à développer tout un univers autour des deux anti-héros : les deux gredins en question ...
Lire plus
Lire plus
Spin-off, ou plutôt création dans la création, du ‘Capitaine Superslip”, ‘Dog man’ fait partie de ces productions extrêmement américaines, catégorie qui regroupe aussi des dessin-animés comme ‘Clifford’, ‘ et Sherman’ ou ‘Le journal d’un dégonflé”, qui bénéficient certainement d’un gros capital sympathie sur place mais qui débarquent ici en terre inconnue, adressant des oeillades à un public qui n’a jamais ...
Lire plus
Lire plus
Il y a des trucs qui ne peuvent pas faire l’économie d’une sortie durant la période de Halloween : pas vraiment parce qu’eux-mêmes évoluent dans une ambiance de foire aux monstres gentiment macabre…mais parce que seuls des spectateurs totalement conditionnés par l’atmosphère qui règne autour de cette fête pourront leur accorder quelques qualités. Un savant fou dans son château gothique, des monstres gentils qui souffrent ...
Lire plus
Lire plus
Comment pouvait-on remplir un film avec la vie de Madame de Sévigné, dont la propre vie fut relativement épargnée par les vicissitudes de son temps et qui reste dans l’histoire et la littérature justement pour sa capacité à raconter la vie des autres ? Au début, j’ai d’ailleurs pensé qu’on allait simplement avoir affaire à un défilé de robes, de dentelles et de perruques, prétextes aux lectures d’extraits des lettres que ...
Lire plus
Lire plus
“Le monde d’avant’, autobiographie posthume de Stefan Zweig dans laquelle il décrivait l’Europe cultivée et optimiste qu’il avait connu, celle d’avant le suicide collectif de la première moitié du 20ème siècle, m’avait fait une forte impression. C’est d’ailleurs l’inéluctabilité de son anéantissement qui avait poussé l’écrivain à coucher les souvenirs de sa jeunesse sur papier avant de mettre lui-même fin à ...
Lire plus
Lire plus
Aznavour, comme beaucoup d’artistes français de cette génération, je n’en connais que ce que tout le monde connaît aussi. Dès lors, même la formule du biopic wikipedia est bonne à prendre quand on démarre avec si peu d’informations en main…et même le biopic ‘Actor’s studio’ dont l’objectif n’est pas de plonger dans l’intériorité d’une personnalité historique mais d’assister à la métamorphose d’un acteur ...
Lire plus
Lire plus
Quand on a besoin de quelqu’un pour se fondre dans une figure historique, on sait qu’on peut toujours faire appel à Anthony Hopkins, qui passe sans problème de Richard Nixon à Alfred Hitchcock avec un détour par Benoît XVI grâce à un don inné pour le cabotinage Actor’s studio. Cette fois, il s’agit de Sigmund Freud : un Freud âgé et malade, dont Hopkins s’approprie l’accent germanique, l’oeil matois et le sarcasme en ...
Lire plus
Lire plus
Avec son dispositif minimaliste (un vaisseau spatial de deux pièces et un ordinateur de bord mobile au design de jouet Fisher price), c’est un petit miracle que ‘U are the universe’ puisse durer 1h30 sans lasser à aucun moment, preuve qu’il est parvenu à atteindre une certaine universalité dans son propos. Andriy, convoyeur de déchets nucléaires vers une lune de Jupiter, apprend que la Terre a explosé en son absence et qu’il est ...
Lire plus
Lire plus
Une heure trente plus tard, on ne peut pas s’empêcher de penser que ‘Belladone’ est une belle occasion manquée car son pitch de départ était vraiment emballant. Dans un monde où les personnes âgées sont forcées de vivre dans des institutions d’état, une jeune femme veille jalousement sur une petite communauté de vieillards qui réside secrètement sur une île. Le jour où des naufragés accostent et amènent un vent de ...
Lire plus
Lire plus
J’imagine que l’objectif était de retrouver l’atmosphère des productions Amblin, avec leur esprit et leurs codes…mais c’est malheureusement un peu loupé : l’esprit est trop indé, avec des gamins acteurs-amateurs très natures mais qui donnent l’impression de réciter leurs punchlines et un budget insuffisant pour nourrir la moindre ambition visuelle, à part le grain 16mm et la police de caractère du Seigneur des anneaux (mais ...
Lire plus
Lire plus
‘Heretic’ est intrigant par plus d’un aspect, et c’est cet aspect intrigant, cette volonté de battre en brèche les codes et les archétypes de ce genre de film, qui lui confèrent toute sa saveur. Si on objective les choses, il s’agit d’un Thriller tout à fait honorable, dans lequel deux jeunes missionnaires mormones tombent dans le piège d’un homme qu’elles pensaient pouvoir convertir mais qui s’avère beaucoup plus retors ...
Lire plus
Lire plus
Si l’entame n’est rien de très différent de celle de n’importe quelle oeuvre fantastique hispanique des plus classiques, ‘Les maudites’ dévoilent ensuie d’autres intentions. La première section se clôt abruptement au bout de quarante minutes et le récit se décale alors temporellement et géographiquement. Néanmoins, si ce changement de perspective demeure totalement justifié par les contingences du scénario, quelque chose ...
Lire plus
Lire plus
Les dix-huit ans qui séparent les deux films correspondent peu ou prou à la longue période de décadence dans laquelle Disney s’est irrémédiablement englué et ‘Il était une fois 2’ montre tout ce qu’il ne faut pas faire quand on donne une suite à un film. J’avais trouvé le premier volet plutôt sympa, avec la façon qu’il avait de s’amuser des codes du ”film de princesse” en propulsant sa princesse de dessin-animé ...
Lire plus
Lire plus
‘La main sur le berceau’, celui de 1992, a connu un destin curieux : il a bénéficié d’une aura médiatique largement au-delà ce qu’aurait dû lui permettre sa mise en scène sans éclat, proche du téléfilm. Sans avoir réellement fondé le genre, il a établi les codes du Thriller domestique, dans lequel la menace ne provient plus de l'extérieur mais a été intégrée dans l’espace sécurisé que constitue le groupe familial, ...
Lire plus
Lire plus
Le film est cathartique, je suis entièrement d’accord, même si je ne suis pas plus concerné que ça. On suit la prise de conscience d’une mère qui a dû mettre sa carrière entre parenthèses pour endosser “le plus beau rôle de sa vie”, celui de mère au foyer…et qui se rend compte qu’en fait, non, définitivement non, elle n’aime pas ça. La mise en place de la situation est caustique, entre le mari qui n’en touche pas ...
Lire plus
Lire plus
‘The old guard 2’, c’est pile là où mène le désoeuvrement absolu. J’ai lancé cette histoire d’immortels qui s’associent pour effectuer des missions de barbouzes et rêvent parfois de devenir mortels - sur le papier, la rencontre de ‘Expendables’ et des films de vampires spleeniques (mais sans les dents) - parce que je ne me souvenais pas que le premier volet m’ait laissé de mauvais souvenirs. En fait, il ne m’avait pas ...
Lire plus
Lire plus
Alors que l’époque est au reboot/remake/remaster de tout et n’importe quoi, il faut laisser à ‘Anaconda’ la volonté d’avoir essayé de contourner l'obstacle. A l’arrivée, on ne tient pas vraiment un film d’horreur, catégorie Film de bestioles, sauf pour ceux qui auraient une peur panique des serpents, et ce n’est pas non plus vraiment une comédie, une comédie réussie en tout cas, étant entendu que la majorité des gags ...
Lire plus
Lire plus
Quand des youtubeurs se convainquent qu’écrire et tourner un film ne doit pas être très différent d’écrire et tourner une capsule ou un stream, ça se termine souvent très mal, comme en témoignent les abominables ‘Pas très normales activités’ et ‘Le manoir’. Mister V cachetonnait d’ailleurs déjà dans le second, et il a eu de la chance que j’ai complètement oublié sa présence sinon j’aurais sans doute ...
Lire plus
Lire plus
Autant j’ai du mal à encadrer les comédies musicales hollywoodiennes et leurs futurs hits internationaux surproduits, autant j’ai reçu avec davantage de bienveillance les chansons consciemment intemporelles, un peu ringardes avec leurs instrus bourrées de violons à la Michel Legrand (mais signées Alex Beaupain) proposées par ‘Joli joli’. ‘Joli joli’ assume ses partis pris jusqu’au bout : décors de studios en carton-pâte, ...
Lire plus
Lire plus
Quand j’appréhende un film en tant que comédie, je suis extrêmement déçu quand le rire se fait rare…alors qu’il aurait suffit que je l’aborde autrement, par exemple comme un film d’action, un polar ou un film d’horreur qui ne rechignerait pas à aux traits d’humour pour que ça passe crème. D’un autre côté, si on ne se marre pas énormément en regardant ‘Banger’, on ne peut pas dire que sa facette polar, avec ce DJ ...
Lire plus
Lire plus
Quoi qu’on en pense, un nouvel Avatar reste un événement de l’année Cinéma: une “expérience” selon les propres termes de James Cameron, sans qu’on sache s’il considère que ce qui occupe son existence depuis deux décennies et l’occupera vraisemblablement jusqu’à la fin transcende la notion même de film ou si ce qu’on éprouve sur le moment, lorsqu’on est plongé, en relief, dans les paysages extraordinaires de Pandora, ...
Lire plus
Lire plus