Films
Séries
Emissions
Une si jolie comédie réalisée, produite et jouée par des jeunes de 22 ans, avec un tout petit budget, chapeau !
On passe un excellent moment de cinéma, à la fois drôle et intelligent.
On passe un excellent moment de cinéma, à la fois drôle et intelligent.
Prendre le temps de se rencontrer, de se sentir, de se connaître un peu, de s'apprécier voire de s'aimer, c'est l'expérience que propose Hamaguchi sur l'écran, mais qu'il propose aussi au spectateur. Pour peu qu'on s'y laisse aller, on est vite emporté par la réalité de l'autre, sa présence, ses propos, ses émotions, son ressenti. On ne sait plus si on est dans la salle de cinéma, sur le plateau de tournage ou au milieu de personnes ...
Lire plus
Lire plus
Long, lent, avec une incursion onirique pas bien adaptée, "Des fleurs pour Tokyo" peut facilement conduire à l'ennui. Pourtant l'histoire est intéressante, tout comme le filmage de la ville. La réalisation est soignée et l'interprétation réussie, pour un film finalement froid.
Un film sombre et oppressant, mais pas plombant. La réalisation est très soignée, délicate, sans aucune insistance. Dommage que les quelques flash-backs soient peu crédibles et ne collent pas bien au reste du film.
Au-delà de l'âpreté de la situation, des fenêtres s'ouvrent... la carrière de la réalisatrice le prouve.
Au-delà de l'âpreté de la situation, des fenêtres s'ouvrent... la carrière de la réalisatrice le prouve.
C'est intéressant sur un plan sociologique et ethnographique puisque le film nous invite à pénétrer un peu la vie quotidienne dans cette partie du Moyen-Orient. D'autant que les pays du golfe sont globalement pour nous une nébuleuse opaque baignée dans le pétrole, l'argent et le pouvoir absolu.
Mais la réalisation est complètement ratée, contrairement aux précédents films de cette réalisatrice saoudienne. Mal joué, lourd, parfois ...
Lire plus
Lire plus
Ce premier long métrage est une grande réussite. Il nous tient en haleine, on a envie de savoir ce qui va se passer. D'autant qu'on ne comprend pas tout, tout n'est pas explicite, jusqu'à la fin d'ailleurs. Chacun peut écrire son histoire, au gré des mystères qui parsèment tout le film. C'est sans doute toute sa richesse que de nous proposer une puissante trame de fond et de nous laisser imaginer les déroulés de vie qui s'y inscrivent. ...
Lire plus
Lire plus
Le précédent film de la réalisatrice, "Tempura", avait du charme et de la fantaisie. J'ai été déconcertée par celui-ci qui m'a paru très décousu et bien trop long. A noter cependant deux monologues époustouflants, qui crient avec force des drames : l'amour à sens unique et la mort.
De l'auto-dérision dans cette grande institution qu'est la Comédie Française ! Mais la moquerie est accompagnée d'une grande tendresse portée par ces merveilleux acteurs. On est à la fois dans les coulisses et sur le plateau, dans le théâtre et la vie personnelle, dans le temps présent et l'histoire de "la Troupe". C'est drôle, frais, pas bête du tout.
Magnifique film d'animation, belle musique en phase parfaite avec l'image, récit plein d'énergie. Les voix sont parfaitement choisies. Beaucoup de poésie et d'équilibre entre réalisme et symbolique, pour raconter cette histoire bouleversante.
Certes du bon cinéma, avec de belles images de baignade dans les vagues, un rendu intéressant de la vie en huis clos dans un camping, une belle bande son. Mais l'histoire n'est pas passionnante et tourne sur elle-même dès que l'accident se produit. Les acteurs sont plutôt médiocres et les personnages bien peu sympathiques.
Proche des comédies italiennes, cette histoire de famille est racontée de manière tout à fait originale. Des personnages récurrents s'invitent avec bonheur au milieu du récit : la télé, le foot, un chroniqueur surprenant, des présidents de l'Egypte, la musique... Le personnage principal est particulièrement bien dessiné et bien interprété.
Dommage que la dernière demi-heure traîne un peu, avec des séquences qui m'ont paru inutiles.
Dommage que la dernière demi-heure traîne un peu, avec des séquences qui m'ont paru inutiles.
Avec beaucoup de sensibilité, de grâce et de sobriété, le récit mêle l'histoire intime aux cahots du monde. Ce beau film est magnifiquement interprété par Zar Amir.
Hiam Abbas est, comme toujours, excellente. Le regard sur le Liban est tendre sans être complaisant. Mais l'ensemble est peu crédible et le scénario plutôt bancal.
Voilà un film qui assume fort bien son romantisme ! La sentimentalité affleure en permanence, sans mièvrerie ni insistance. Ce ne sont pas les mots qui racontent ce qu'éprouvent les personnages, mais plutôt les silences, les gestes, les regards... notamment celui du petit garçon, très émouvant. Romain Duris est d'une grande justesse, la photographie très belle, la musique en totale harmonie.
Une œuvre sensible et un beau voyage en ...
Lire plus
Lire plus
Beaucoup de stéréotypes dans le regard posé sur les ados et une histoire pas bien intéressante malgré l'énergie que porte le film.
On sait bien que l'univers psychiatrique est en souffrance notamment par manque de moyens, que les soignants sont fortement engagés sans compter ni leur temps ni leur énergie, que le travail est devenu pluridisciplinaire s'appuyant toujours sur une équipe.
Dans ce contexte, cette histoire de gamine qui agit toute seule, en se prenant pour le sauveur, est tout à fait indécente. La fin est carrément grotesque.
Dans ce contexte, cette histoire de gamine qui agit toute seule, en se prenant pour le sauveur, est tout à fait indécente. La fin est carrément grotesque.
D'une grande puissance, "L'être aimé" est un film complexe, croisant plusieurs thématiques et laissant à chaque personnage son propre ressenti face aux mêmes situations. Qu'il s'agisse du monde du cinéma, de la relation père-fille, de la masculinité et du pouvoir, tous ces thèmes s'entrecroisent en permanence tout en laissant chacun dans son vécu, dans son habitat intérieur.
La réalisation est brillante et complexe aussi. Le travail ...
Lire plus
Lire plus
Dans un style très personnel, Carla Simon revient sur ses origines, à la rencontre d'une autre mer que la Méditerranée, à la découverte de sa famille paternelle. Un film d'une grande sensibilité, à la fois intimiste et quasi historique. La quête personnelle et les ressentis des personnages sont le moteur de tout le récit. Mais en filigrane, se joue la complexité de la période post franquiste, à la fois libératrice et porteuse d'une ...
Lire plus
Lire plus
L'image est d'une esthétique époustouflante. La réalisation, de facture classique, est fort bien travaillée. Mais que veut mettre en valeur ce film. Sûrement pas la musique de Vivaldi, ni le personnage lui-même, ni ses inspirations créatrices, ni sa relation aux autres, ni, ni, ni... Hormis le filmage lui-même, je n'ai trouvé aucun intérêt au récit
Nakache et Toledano savent faire du cinéma. Cette comédie a donc tous les attributs du travail bien fait. Un scénario très bien construit, des comédiens excellents, notamment le jeune Boulblil, un récit de qualité. Pour cette mouture les deux compères ont puisé dans leur propre histoire et n'ont peut-être pas pu couper des bouts qui leur tenaient à cœur. Du coup, l'ensemble est sans doute trop long pour tenir la distance d'une comédie enlevée.
Un film d'atmosphère, dans la suite de l'univers chabrolien, qui fait penser aussi à Mauriac. Les notables provinciaux avec leurs codes ancestraux et leur gestion des affaires, tant celles du cœur que les autres.
Mélanie Thierry joue merveilleusement son personnage dans une économie de moyens remarquable. La maison, de style un peu british, est un personnage à part entière. Mention particulière pour la photographie, sublime.
Mélanie Thierry joue merveilleusement son personnage dans une économie de moyens remarquable. La maison, de style un peu british, est un personnage à part entière. Mention particulière pour la photographie, sublime.
A la fois drôle, tendre et émouvant, "Plus fort que moi" a une valeur pédagogique évidente. Un grand bravo aux interprètes, en particulier pour le rôle principal. Mais tous les personnages, très bien dessinés, tiennent une place importante dans cette histoire. L'ensemble est à la fois puissant et sobre, porté par une bande son qui lui va comme un gant.
Un conte qui se veut poétique et irrationnel, mais qui ne prend pas. Des décors beaux et étranges dans lesquels erre un personnage sombre et inexpressif. Même ses larmes semblent artificielles, laissant juste la trace d'un goutte d'eau sur son visage, sans aucune émotion.
Difficile de porter un point de vue critique face à un tel sujet. Sujet très fort traité sous forme de saga familiale, de bons acteurs avec notamment le magnifique Saleh Bakri, des images soignées, transitions entre les trois générations très réussies. Mais le propos historico-politique est plus emprisonné par l'intime que révélé et l'histoire de cette famille s'étire dans un montage un peu mou surtout dans le dernier tiers du film.
On ne croit pas forcément au scénario, assez bancal. La réalisation n'est pas flamboyante non plus, plutôt dans l'à peu près. Et pourtant cette tragi-comédie a du charme et porte de l'émotion. Cela tient peut-être au non-dit sous-jacent à tout le film : un instinct de survie grégaire touchant, qui permet à ces gens ordinaires de tenir debout et de tout tenter pour se réparer.
Un excellent premier film, fort bien documenté. La réalisation, très soignée, est efficace pour dénoncer le fonctionnement de la grande distribution, où tout le monde se serre les coudes en écrasant les producteurs. Pas de manichéisme, plutôt un décryptage des mécanismes, où chacun défend bec et ongles son bout de gras. Tous les personnages sont très intéressants et très bien interprétés.
Lu dans les années 1970, "1984" faisait alors figure de lointaine science fiction !!!
Le travail remarquable de Raoul Peck décrypte avec précision la modernité de l'œuvre d'Orwell. Une réalisation de haut vol pour dire la terrible réalité des totalitarismes qui envahissent la terre. Et peut-être ouvrir une lueur d'espoir si les peuples se lèvent au lieu de se laisser asservir ?
Le travail remarquable de Raoul Peck décrypte avec précision la modernité de l'œuvre d'Orwell. Une réalisation de haut vol pour dire la terrible réalité des totalitarismes qui envahissent la terre. Et peut-être ouvrir une lueur d'espoir si les peuples se lèvent au lieu de se laisser asservir ?
Vous aimez les mots, vous aimez le rêve porté par le théâtre, vous aimez la poésie, vous aimez le décalage rêve - réalité et vous aimez Victor Hugo... alors courez voir "Victor comme tout le monde", porté par un Luchini qui rassemble tout ça avec une grande virtuosité.
On ne peut pas nier à l'auteur de "La loi de Téhéran" son réel talent de cinéaste. Mais "Woman and child", bien réalisé donc, est un film cynique, brutal, insistant et dans lequel presque tous les personnages sont profondément antipathiques.
Quel est le message au travers de tout ce fiel noir et gratuit ? On comprend encore moins le propos à la fin du film, écrite en forme de miracle, où d'un coup de baguette magique tout bascule en ...
Lire plus
Lire plus
Ca sert aussi à ça le cinéma, raconter des histoires vraies et valoriser des actes humanistes. Enjeu parfaitement réussi dans ce premier film, qui pose autant son regard sur l'équipe soignante que sur les patientes. On est au cœur de situations particulièrement difficiles, pour lesquelles le film trouve le ton juste. L'approche très réaliste évite tout pathos, autant pour dire les douleurs de ces femmes que pour montrer la gratification ...
Lire plus
Lire plus
Le récit prend d'abord le temps de nous installer dans l'ambiance arabo-andalouse propre à Tanger. Puis l'histoire de cette très belle vieille dame nous emporte. Sa détermination est à la fois douce et sans faille. Elle ne lutte pas frontalement pour sa dignité, mais trace tranquillement son chemin, jusqu'à la redécouverte d'une vibrante sensualité.
Comme tous les films de Maryam Touzani, Rue Malaga est magnifiquement filmé, sans aucun ...
Lire plus
Lire plus
Un très bon moment de cinéma avec une réalisation classique et précise, des acteurs remarquables tant dans les rôles principaux que dans les seconds rôles, des dialogues savoureux.
On est touché par la fidélité du film à Simenon et à l'image que nous avons de son commissaire, sans jamais tenter de supplanter ou copier les nombreuses versions précédentes de Maigret.
On est touché par la fidélité du film à Simenon et à l'image que nous avons de son commissaire, sans jamais tenter de supplanter ou copier les nombreuses versions précédentes de Maigret.
Un film d'une grande intelligence bourrée d'émotion, et d'une forte sensibilité émotive baignée d'intelligence ! C'est dire que ce personnage, remarquablement porté par le grand Toni Servillo, est finement ciselé dans la nuance jusqu'à l'approche plus intime de la fin.
La réalisation au cordeau renforce la rigueur de ce président droit dans ses bottes et la précision du récit navigant entre pouvoir, doutes, solitude, liens affectifs, ...
Lire plus
Lire plus
Il est sûr que la réalisation est de grande qualité, tant dans l'image, que le son ou le jeu des acteurs. Mais je suis restée "dehors", sans aucune émotion. Le ton m'a paru emphatique, emprunté et le temps m'a paru long. Etait-il nécessaire d'être aussi théâtral pour nous baigner dans le monde du théâtre ?
Le grand intérêt de ce film, fort bien réalisé, est de décortiquer avec minutie les mécanismes qui président à la montée d'un pouvoir absolu. Peu à peu l'emprise gagne du terrain et le cynisme devient l'arme fatale.
Un film très intimiste (huis clos dans une cour de ferme), très taiseux, fondé uniquement sur la sensibilité. Un couple de vieux, dont la femme a été traitée comme une esclave, mais qui, à la force de l'habitude et de la cohabitation, en sont venus à s'aimer et à s'entraider. La photo et les cadrages sont magnifiques.
Si on se laisse aller à une certaine "frugalité" du récit, le film est beau. Sinon, on peut trouver le temps long et ...
Lire plus
Lire plus