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Dans un style très personnel, Carla Simon revient sur ses origines, à la rencontre d'une autre mer que la Méditerranée, à la découverte de sa famille paternelle. Un film d'une grande sensibilité, à la fois intimiste et quasi historique. La quête personnelle et les ressentis des personnages sont le moteur de tout le récit. Mais en filigrane, se joue la complexité de la période post franquiste, à la fois libératrice et porteuse d'une ...
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L'image est d'une esthétique époustouflante. La réalisation, de facture classique, est fort bien travaillée. Mais que veut mettre en valeur ce film. Sûrement pas la musique de Vivaldi, ni le personnage lui-même, ni ses inspirations créatrices, ni sa relation aux autres, ni, ni, ni... Hormis le filmage lui-même, je n'ai trouvé aucun intérêt au récit
Nakache et Toledano savent faire du cinéma. Cette comédie a donc tous les attributs du travail bien fait. Un scénario très bien construit, des comédiens excellents, notamment le jeune Boulblil, un récit de qualité. Pour cette mouture les deux compères ont puisé dans leur propre histoire et n'ont peut-être pas pu couper des bouts qui leur tenaient à cœur. Du coup, l'ensemble est sans doute trop long pour tenir la distance d'une comédie enlevée.
Un film d'atmosphère, dans la suite de l'univers chabrolien, qui fait penser aussi à Mauriac. Les notables provinciaux avec leurs codes ancestraux et leur gestion des affaires, tant celles du cœur que les autres.
Mélanie Thierry joue merveilleusement son personnage dans une économie de moyens remarquable. La maison, de style un peu british, est un personnage à part entière. Mention particulière pour la photographie, sublime.
Mélanie Thierry joue merveilleusement son personnage dans une économie de moyens remarquable. La maison, de style un peu british, est un personnage à part entière. Mention particulière pour la photographie, sublime.
A la fois drôle, tendre et émouvant, "Plus fort que moi" a une valeur pédagogique évidente. Un grand bravo aux interprètes, en particulier pour le rôle principal. Mais tous les personnages, très bien dessinés, tiennent une place importante dans cette histoire. L'ensemble est à la fois puissant et sobre, porté par une bande son qui lui va comme un gant.
Un conte qui se veut poétique et irrationnel, mais qui ne prend pas. Des décors beaux et étranges dans lesquels erre un personnage sombre et inexpressif. Même ses larmes semblent artificielles, laissant juste la trace d'un goutte d'eau sur son visage, sans aucune émotion.
Difficile de porter un point de vue critique face à un tel sujet. Sujet très fort traité sous forme de saga familiale, de bons acteurs avec notamment le magnifique Saleh Bakri, des images soignées, transitions entre les trois générations très réussies. Mais le propos historico-politique est plus emprisonné par l'intime que révélé et l'histoire de cette famille s'étire dans un montage un peu mou surtout dans le dernier tiers du film.
On ne croit pas forcément au scénario, assez bancal. La réalisation n'est pas flamboyante non plus, plutôt dans l'à peu près. Et pourtant cette tragi-comédie a du charme et porte de l'émotion. Cela tient peut-être au non-dit sous-jacent à tout le film : un instinct de survie grégaire touchant, qui permet à ces gens ordinaires de tenir debout et de tout tenter pour se réparer.
Un excellent premier film, fort bien documenté. La réalisation, très soignée, est efficace pour dénoncer le fonctionnement de la grande distribution, où tout le monde se serre les coudes en écrasant les producteurs. Pas de manichéisme, plutôt un décryptage des mécanismes, où chacun défend bec et ongles son bout de gras. Tous les personnages sont très intéressants et très bien interprétés.
Lu dans les années 1970, "1984" faisait alors figure de lointaine science fiction !!!
Le travail remarquable de Raoul Peck décrypte avec précision la modernité de l'œuvre d'Orwell. Une réalisation de haut vol pour dire la terrible réalité des totalitarismes qui envahissent la terre. Et peut-être ouvrir une lueur d'espoir si les peuples se lèvent au lieu de se laisser asservir ?
Le travail remarquable de Raoul Peck décrypte avec précision la modernité de l'œuvre d'Orwell. Une réalisation de haut vol pour dire la terrible réalité des totalitarismes qui envahissent la terre. Et peut-être ouvrir une lueur d'espoir si les peuples se lèvent au lieu de se laisser asservir ?
Vous aimez les mots, vous aimez le rêve porté par le théâtre, vous aimez la poésie, vous aimez le décalage rêve - réalité et vous aimez Victor Hugo... alors courez voir "Victor comme tout le monde", porté par un Luchini qui rassemble tout ça avec une grande virtuosité.
On ne peut pas nier à l'auteur de "La loi de Téhéran" son réel talent de cinéaste. Mais "Woman and child", bien réalisé donc, est un film cynique, brutal, insistant et dans lequel presque tous les personnages sont profondément antipathiques.
Quel est le message au travers de tout ce fiel noir et gratuit ? On comprend encore moins le propos à la fin du film, écrite en forme de miracle, où d'un coup de baguette magique tout bascule en ...
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Ca sert aussi à ça le cinéma, raconter des histoires vraies et valoriser des actes humanistes. Enjeu parfaitement réussi dans ce premier film, qui pose autant son regard sur l'équipe soignante que sur les patientes. On est au cœur de situations particulièrement difficiles, pour lesquelles le film trouve le ton juste. L'approche très réaliste évite tout pathos, autant pour dire les douleurs de ces femmes que pour montrer la gratification ...
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Le récit prend d'abord le temps de nous installer dans l'ambiance arabo-andalouse propre à Tanger. Puis l'histoire de cette très belle vieille dame nous emporte. Sa détermination est à la fois douce et sans faille. Elle ne lutte pas frontalement pour sa dignité, mais trace tranquillement son chemin, jusqu'à la redécouverte d'une vibrante sensualité.
Comme tous les films de Maryam Touzani, Rue Malaga est magnifiquement filmé, sans aucun ...
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Un très bon moment de cinéma avec une réalisation classique et précise, des acteurs remarquables tant dans les rôles principaux que dans les seconds rôles, des dialogues savoureux.
On est touché par la fidélité du film à Simenon et à l'image que nous avons de son commissaire, sans jamais tenter de supplanter ou copier les nombreuses versions précédentes de Maigret.
On est touché par la fidélité du film à Simenon et à l'image que nous avons de son commissaire, sans jamais tenter de supplanter ou copier les nombreuses versions précédentes de Maigret.
Un film d'une grande intelligence bourrée d'émotion, et d'une forte sensibilité émotive baignée d'intelligence ! C'est dire que ce personnage, remarquablement porté par le grand Toni Servillo, est finement ciselé dans la nuance jusqu'à l'approche plus intime de la fin.
La réalisation au cordeau renforce la rigueur de ce président droit dans ses bottes et la précision du récit navigant entre pouvoir, doutes, solitude, liens affectifs, ...
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Il est sûr que la réalisation est de grande qualité, tant dans l'image, que le son ou le jeu des acteurs. Mais je suis restée "dehors", sans aucune émotion. Le ton m'a paru emphatique, emprunté et le temps m'a paru long. Etait-il nécessaire d'être aussi théâtral pour nous baigner dans le monde du théâtre ?
Le grand intérêt de ce film, fort bien réalisé, est de décortiquer avec minutie les mécanismes qui président à la montée d'un pouvoir absolu. Peu à peu l'emprise gagne du terrain et le cynisme devient l'arme fatale.
Un film très intimiste (huis clos dans une cour de ferme), très taiseux, fondé uniquement sur la sensibilité. Un couple de vieux, dont la femme a été traitée comme une esclave, mais qui, à la force de l'habitude et de la cohabitation, en sont venus à s'aimer et à s'entraider. La photo et les cadrages sont magnifiques.
Si on se laisse aller à une certaine "frugalité" du récit, le film est beau. Sinon, on peut trouver le temps long et ...
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L'ennui m'a gagnée dès la première demi-heure. Rien ne se passe, la répétition tourne en boucle. Le regard misérabiliste, sur une situation certes misérable, nous ferait presque culpabiliser de ne pas compatir !
Aussi original que classique, aussi drôle qu'intelligent, ce premier film est très bien écrit et réalisé avec soin. Le personnage, froid et touchant, est porté par un excellent acteur peu connu.
Le montage aurait pu être un peu plus resserré pour un rythme plus soutenu. Ce sera pour le deuxième film ?
Le montage aurait pu être un peu plus resserré pour un rythme plus soutenu. Ce sera pour le deuxième film ?
La reconstitution de l'époque est excellente, décors, costumes, couleurs... Le personnage, très bien incarné par Reda Kateb, devient de plus en plus captivant au fur et à mesure que le film avance, génie aspiré par l'ombre qu'il a installée autour de lui. Un excellent moment de cinéma, qui raconte une histoire passionnante, avec des personnages bien dessinés. La réalisation, de facture classique et très soignée, donne une épaisseur ...
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Pas facile de réussir une comédie en utilisant les ficelles classiques du genre, comique de situation, jeux de dupe, rebondissements, quiproquos...etc... C'est pourtant ce que réussit parfaitement ce premier film. Utilisant les codes du théâtre, d'où vient le réalisateur, cette comédie pleine de fantaisie, notamment à travers le personnage merveilleusement interprété par Hiam Abbass, traite en sous-main de questions complexes autour de ...
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Belle idée d'avoir choisi la forme d'un thriller pour ce film éminemment politique. Ce n'est pas la dictature qui est abordée de face, mais l'emprise à laquelle elle soumet la vie de tous qui fait l'objet du film. "L'agent secret" n'observe pas ce terrifiant régime et ses mécanismes. Il se contente de suivre des gens dans leur vie quotidienne, notamment le personnage d'Armando/Marcelo dont l'interprète a été justement récompensé à ...
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Excellent moment avec une jeunesse cosmopolite qui s'émeut, se bouscule, se lâche pendant les vacances et se pose des questions profondes. "Ma frère", film bien nommé, est plein d'énergie, de tendresse et de drôlerie. Évitant les clichés sur les jeunes des cités, les personnages, qui ont tous de sacrées personnalités, sont remarquablement interprétés.
Tout le monde devrait aller voir se film, histoire de remettre quelques pendules ...
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Disparaître volontairement, même en abandonnant ses enfants, c'est légalement autorisé et ne fait l'objet d'aucune poursuite !
Je ne savais pas et tant mieux, car ce film très bien écrit invite à "faire face" à cet impensé inacceptable. L'interprétation est excellente, notamment celle de Camille Cottin, toute en retenue et en sincérité. La musique très douce et discrète confirme que le film ne cherche pas à tout prix l'émotion, ...
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Le premier quart d'heure est vraiment réussi : de belles images, un rythme qui s'installe avec de longs plans fixes, une atmosphère taiseuse reliée à la nature, un personnage de paysan au visage buriné et aux mains rêches.
Et puis vient l'ennui dans un propos très décousu. Que veut raconter le film ? La solitude des gens de la campagne, la difficulté de résister pour produire en agriculture, la sauvagerie des hommes, la beauté de la ...
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Suffit-il d'avoir un casting de ouf, une bande originale excellente avec Ron, pour faire un bon film. La réponse est non. On ne s'ennuie pas, mais rien ne tient la route. On ne croit pas à l'histoire et rien ne capte vraiment notre intérêt, ni ne nous émeut.
Le seul point fixe du film est la présence constante de Blanche Gardin à l'écran. Pour le reste, je n'ai perçu ni le sujet, ni le ton, qui oscillent en permanence sans jamais choisir leur camp. La première partie est plutôt burlesque. Puis le film s'enlise dans un pathos peu crédible et ennuyeux.
Description au scalpel de la terreur sous Staline et... peut-être de celle qui s'installe aujourd'hui tout près de nous. Tout concourt, avec efficacité, à rendre la situation glaçante : les images, les couleurs froides, les cadrages, le rythme, la bande-son.
En prenant son temps, "On Falling" nous entraîne avec beaucoup de réalisme et de minutie dans le monde du sous-travail. L'actrice principale porte son personnage avec une grande douceur et de manière discrète. Une belle chronique sociale, proche du travail de Ken Loach, qui a d'ailleurs contribué à la production.
Léa Drucker est excellente dans ce film fort bien écrit. On comprend bien la complexité à exercer le métier de policier, notamment dans les forces IPGN. Un film-dossier, comme l'indique son titre, assez démonstratif, qui invite le spectateur à prendre parti.
Remarquable tant sur le fond que sur la forme. Malgré les difficultés de tournage, la réalisation, sobre, est d'une très grande précision à partir d'un scénario finement écrit. "Un simple accident" ouvre un vaste champ de réflexion, en faisant vibrer des points de vue différents face aux atrocités que des êtres humains sont capables de faire subir à d'autres êtres humains. Si Vahid, le personnage principal, semble porter le point de ...
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Film bouleversant de justesse et de douceur. Isabelle Carré est une vraie modeste, son film l'est tout autant. Sans effet de manches; il touche au cœur.
Le film vaut évidemment par son excellent casting. Mais était-il nécessaire de nous enfermer 2 heures durant dans une salle de cinéma pour feuilleter un numéro de Paris Match ?
Alors que de nombreux doctorants planchent sur des thèses "gilets jaunes", le cinéma n'avait pas encore abordé le sujet. Porté par une très belle interprétation, "Les braises" réparent ce vide. Mais pas que... le film aborde de nombreuses questions philosophiques autour de l'engagement socio-politique, son sens et son utilité, autour des moyens d'action dans les luttes sociales, autour de la place de l'idéologie et des priorités dans la ...
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