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En 2010, Gregg Araki, la quarantaine venue, revient sur les lieux de sa jeunesse — l'adolescence, la sexualité fluide, la fin du monde imminente — après avoir traversé la gravité de Mysterious Skin et la légèreté de Smiley Face. Kaboom suit Smith (Thomas Dekker), étudiant de dix-huit ans qui qualifie lui-même sa sexualité d'indécise, partagé entre le désir qu'il voue à son colocataire surfeur et une série de rencontres de plus ...
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Il fallait un certain culot, ou une certaine dose de quelque chose, pour enchaîner Mysterious Skin avec une comédie de défonce portée par l'actrice des Scary Movie. Smiley Face suit une journée dans la vie de Jane F (Anna Faris), actrice au chômage et fumeuse professionnelle, qui commet l'erreur fatale d'engloutir la douzaine de cupcakes de son colocataire — lesquels, manque de chance, étaient des space cakes. Désormais plus haute qu'un ...
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En pleine hécatombe du sida, à la sortie des années Reagan-Bush, Gregg Araki n'est qu'un jeune réalisateur fauché qui ouvre ce qui deviendra sa « Teen Apocalypse Trilogy » par son film le plus nu. Totally F***ed Up s'ouvre sur un chiffre brandi — la part écrasante des adolescents queer dans les suicides de jeunes aux États-Unis — avant de suivre six amis homosexuels de Los Angeles, dont Andy (James Duval, première collaboration ...
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En 1997, Gregg Araki referme sa « Teen Apocalypse Trilogy » avec le film qu'il décrit lui-même comme "Beverly Hills 90210 sous acide". Nowhere suit une journée dans la vie d'une vingtaine d'adolescents de Los Angeles, intrigues sentimentales entrecroisées, drogues, désirs circulants et fête finale comme point de convergence — soit très précisément l'architecture du teen soap télévisuel qui règne alors sur les écrans américains ...
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En 1995, Gregg Araki est déjà l'enfant terrible du New Queer Cinema, ce mouvement né au tournant des années 1990 dans le sillage de la crise du sida, qui refuse aussi bien la respectabilité des films à message que la discrétion qu'on exige alors des représentations homosexuelles à l'écran. Après The Living End et Totally F***ed Up, il signe avec The Doom Generation le deuxième volet de sa « Teen Apocalypse Trilogy » — et lui ...
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Christophe Barratier a bâti toute une carrière sur un créneau qu'il connaît par cœur et qu'il exploite à chaque fois que l'argent vient à lui manquer : des enfants qui jouent mal dans un cadre historique consensuel, édulcoré et pré-mâché pour éviter le cauchemar après la sortie scolaire ou familial. Adaptant cette fois la bande dessinée de Vincent Dugomier et Benoît Ers, il raconte comment trois gamins d'un village du centre de la ...
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Trois ans après les trois heures d'Oppenheimer, Nolan revient avec un budget presque trois fois supérieur pour adapter un péplum d'aventure à l'échelle IMAX : L'Odyssée d'Homère où un homme brisé par la guerre reconstruit son identité à partir de fragments de récits — les siens, ceux des autres, ceux que les dieux lui soufflent peut-être, ou peut-être pas. Concrètement, le film suit Ulysse (Matt Damon), vingt ans après son ...
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Après Persepolis en 2007, salué unanimement, après un Poulet aux prunes déjà bancal, un biopic de Marie Curie (Radioactive) qui n'a convaincu personne, la réalisatrice signe avec Paradis Paris son sixième long-métrage — un film choral réunissant, dans un Paris cousu de fil blanc, une cantatrice déclarée morte qui ne l'est pas vraiment (Monica Bellucci, davantage fantomatique que voulue), une adolescente suicidaire, une grand-mère ...
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Il y a une équation risquée que Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ont choisi de résoudre en 2011, quatre ans après le triomphe de Persepolis : comment adapter une deuxième bande dessinée sans refaire deux fois le même film ? Leur réponse, aussi courageuse qu'un peu casse-gueule, consiste à tout changer (même si la recette de remplacement, on va le voir, se révèle nettement plus difficile à tenir en équilibre) — abandonner ...
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En 2014, Ryan Reynolds traînait encore le boulet de Green Lantern et de ., deux naufrages suffisamment retentissants pour qu'on commence sérieusement à se demander si le type resterait à jamais cantonné aux seconds rôles de beau gosse un peu fade. C'est deux ans avant que Deadpool ne vienne tout réparer d'un coup de fusil à pompe, qu'il tourne The Voices, petit film à onze millions de dollars réalisé par Marjane Satrapi — oui, la ...
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André Øvredal est de ces réalisateurs qu'on associe, depuis Trollhunter et The Autopsy of Jane Doe, à un cinéaste de studio qui sait où (avec plus ou moins avec succès, voire son stricte opposé) placer sa caméra pour faire peur, même quand le matériau qu'on lui confie ne le mérite pas toujours. Ici, Passenger suit Tyler (Jacob Scipio) et Maddie (Lou Llobell), jeune couple qui a quitté son appartement de Brooklyn pour embrasser le ...
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Il y a une politique de studio suffisamment rare dans le paysage horrifique contemporain pour mériter qu'on s'y arrête avant même de parler du film lui-même : depuis le reboot de 2013, Sam Raimi et Robert Tapert ont transformé leur franchise Evil Dead en bac à sable confié tour à tour à de jeunes cinéastes de genre — Fede Alvarez, Lee Cronin (beurk), et désormais le Français Sébastien Vanicek, qui avait déjà fait forte impression ...
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Moana (2016) était une réussite quasi unanime, portée par une héroïne qui n'avait besoin ni de prince ni d'excuse pour exister à l'écran — le genre d'œuvre qu'on laisse vieillir tranquillement dans le patrimoine collectif. Et pourtant, dix ans plus tard à peine, on remet le couvert, dans un contexte où même le studio le plus optimiste du monde devrait pourtant savoir compter ses cadavres : après les naufrages critiques et parfois ...
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Onzième long-métrage d'un homme qui vient de clore une décennie faste avec Interstellar et Dunkirk, Tenet arrive en 2020 auréolé d'un quart de milliard de dollars de budget et d'une mission qu'on lui a confiée sans lui demander son avis : sauver, à lui seul, une industrie du cinéma laminée par le Covid. Le film raconte l'histoire d'un agent de la CIA sans nom, désigné simplement « Le Protagoniste » (John David Washington), recruté ...
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The Prestige (2006) sort dans la petite fenêtre entre Batman Begins et The Dark Knight, où Nolan, encore auteur avant d'être franchise à lui tout seul, raconte la rivalité mortifère de deux magiciens victoriens, Robert Angier (Hugh Jackman) et Alfred Borden (Christian Bale), dont l'amitié initiale se brise le jour où la femme d'Angier meurt noyée sur scène lors d'un tour d'évasion — un nœud, croit Angier, dont Borden serait ...
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Il faut se figurer la scène : un cinéaste vient de faire sauter la banque avec un film de super-héros grimé en tragédie de Batman, et au lieu de refaire immédiatement la même recette — ce que n'importe quel studio aurait sagement recommandé —, il retourne voir Warner avec un scénario qu'il couve depuis presque dix ans, où des types en costume s'infiltrent dans les rêves des autres pour leur voler des secrets d'entreprise. Warner, ...
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Il y a un moment, dans la carrière d'un cinéaste au sommet de son art où l'on se demande ce qu'il adviendrait de lui débarrassé du dialogue, débarrassé du personnage principal, débarrassé même de l'intrigue. Dunkirk (2017) est la réponse que Christopher Nolan apporte à cette question avec les moyens d'un blockbuster. Après les architectures mentales tarabiscotées d'Inception et les grandes théories physiques d'Interstellar, Nolan ...
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Deuxième long-métrage de Christopher Nolan, sorti en 2000 dans la foulée de Following (1998), Memento arrive avant que le nom Nolan ne devienne synonyme de blockbuster cérébral, avant Batman, avant Inception, avant que sa marque de fabrique ne devienne un tic reconnaissable entre mille. On y trouve déjà tout : l'obsession de la femme morte comme carburant narratif et la fascination pour les hommes qui construisent des systèmes clos pour ...
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Que faire de la confiance qu'on vous accorde après le coup d'éclat formel qu'était Memento ? La réponse de Christopher Nolan est non pas un nouveau puzzle narratif, mais un remake, celui d'un thriller norvégien méconnu d'Erik Skjoldbjaerg (1997), avec deux stars hollywoodiennes de premier plan, Al Pacino et Robin Williams. C'est le seul long-métrage de sa filmographie qu'il n'a pas écrit, fait rarement anodin chez un auteur aussi obsédé ...
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On ne l'attendait pas cette septième traite d'une franchise qui a depuis longtemps cessé d'être une œuvre pour devenir une pure rente, un empire de peluches et de gobelets goodies déguisé en cinéma. Il fallait donc un certain culot pour que Pierre Coffin, co-créateur de la saga et visiblement pas rassasié, en prenne seul les commandes et décide de tourner cette machine à sous vers l'histoire même du septième art. Le principe reste ...
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Le Superman de James Gunn avait réconcilié tout un pan de spectateurs avec l'idée qu'un blockbuster de super-héros puisse encore être ce qu'il fut. Un an plus tard, c'est au tour de Supergirl d'hériter de cette ambition. Reste à savoir entre quelles mains et c'est avec Craig Gillespie que le désastre s'installe. Le pitch avait pourtant de quoi séduire — une héroïne fuyant sa propre légende, une enfant vengeresse, un chien mourant, ...
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Avant qu'il ne devienne l'architecte de blockbusters labyrinthiques à la mécanique millimétrée, Christopher Nolan a tourné, en 1998, un film d'à peine plus d'une heure, financé avec moins de sept mille livres, les week-ends, avec une équipe et des acteurs bénévoles. Following est de ces premiers films qui ne ressemblent en rien à des brouillons : on y trouve déjà, presque intégralement formé, le système nerveux d'une œuvre ...
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On le sentait venir gros comme un 747 que Travolta allait finir par passer derrière la caméra. Propeller One-Way Night Coach est ce passage à l'acte — qui plus est — l'adaptation par Travolta de son propre livre pour enfants de 1997, récit d'un vol pris avec sa mère en 1962, de New York à Los Angeles, sur un avion à hélices déjà ringard à l'époque. Le film fut présenté à Cannes, où Travolta a reçu une Palme d'honneur avant la ...
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Avec The Finest Hours en 2016, voilà Craig Gillespie confronté au Grand Récit américain – le sauvetage héroïque validé par l'Histoire, produit par Disney avec les moyens qui vont avec. En février 1952, au large du Massachusetts, une tempête fend en deux le pétrolier Pendleton. Trente-deux hommes se retrouvent prisonniers de la section arrière, livrés à une mer qui ne pardonne rien. Quatre garde-côtes, menés par Bernie Webber, ...
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Réalisé par Craig Gillespie en 2014, sur un scénario de Tom McCarthy, Million Dollar Arm raconte l'histoire vraie de JB Bernstein (Jon Hamm), agent sportif américain au bord de la faillite professionnelle, qui invente en 2008 un concours télévisé en Inde pour dénicher de futurs lanceurs de baseball parmi des joueurs de cricket. Deux jeunes hommes, Dinesh et Rinku, gagnent, puis sont importés à Los Angeles pour tenter un essai en ligue ...
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Craig Gillespie n'est pas un inconnu du biopic populaire à twist sociologique : I, Tonya avait déjà prouvé sa capacité à transformer un fait divers médiatisé en comédie de mœurs mordante, capable de faire rire tout en désignant les mécanismes de classe qui broient ses personnages. Dumb Money reprend cette martingale et l'applique à un objet plus récent, plus viral, et paradoxalement plus difficile à raconter : la flambée du cours ...
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I, Tonya arrive en 2017 porté par un statut hybride qu'il revendique dès son carton d'ouverture : "based on irony free, wildly contradictory, totally true interviews.", énoncé exact du projet de Craig Gillespie — un projet qui se construit à partir de l'absence de vérité, érigée en principe même de la mise en scène. Ainsi le film ne cherche pas à reconstituer ce qui s'est passé le 6 janvier 1994 dans un parking de Detroit ; il ...
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Couture promettait, sur le papier - et comme toujours avec Alice Winocour -, d'être un film sur des organismes heurtés par un choc que les personnages doivent apprendre à métaboliser : une femme, Maxine, réalisatrice de films d'horreur indépendants venue tourner un court-métrage pour accompagner un défilé de la Fashion Week parisienne, apprend en plein tournage qu'elle a un cancer du sein. Autour d'elle, une mannequin sud-soudanaise qui ...
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Qu'il est plaisant de voir porter au cinéma un mythe né sur 4chan, façonné collectivement, puis prolongé par les courts-métrages YouTube d'un adolescent devenu, à vingt ans, le réalisateur d'un film A24. "Backrooms" est cela ! L'aboutissement d'une trajectoire, celle de Kane Parsons, qui ne découvre pas son sujet en l'adaptant mais en ayant grandi avec lui. Le film s'inscrit ainsi dans une double généalogie — celle, récente, d'un ...
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Andrew Stanton revient à la franchise qui a fait sa carrière — il avait déjà coécrit les trois premiers volets et signé, entre-temps, Finding Nemo et WALL-E, deux films eux aussi traversés par la question de ce qui survit à l'abandon. Qu'il revienne, plus de trente ans après le Toy Story originel, pour signer ce cinquième chapitre, n'avait donc rien de complaisant : on pouvait légitimement attendre de lui qu'il sache faire d'une ...
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Natalie Erika James est de ces réalisatrices qu'on ne connaît pas encore assez, et dont les deux premiers films méritent pourtant qu'on s'y attarde. Relic (2020) avait impressionné par sa façon de fondre le drame familial dans l'horreur atmosphérique. Apartment 7A (2023) confirmait son goût pour une horreur qui naît d'une pression psychique devenue insoutenable. Avec Saccharine, elle revient à ce territoire, en y ajoutant cette fois une ...
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Il y a dans le cinéma d'horreur une tentation permanente de greffer sur la peur une signification assez respectable pour mériter l'attention des gens sérieux. Cette tentation a produit, au cours de la dernière décennie, toute une école de films qui s'appellent "elevated horror". Hokum de Damian McCarthy n'a pas cette honte. C'est un film qui croit au genre qu'il pratique, qui lui fait confiance, et qui trouve dans cette confiance une ...
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Il y a une chose que la tradition du vœu a toujours su et que la culture populaire continue d'explorer : le danger ne vient pas de la magie. Il vient de la précision avec laquelle la magie nous obéit. The Monkey's Paw, la nouvelle de . Jacobs publiée en 1902 et matrice de tout un pan du fantastique, est une histoire sur ce que les gens veulent vraiment quand ils pensent vouloir autre chose. Curry Barker, 26 ans, deuxième long-métrage, ...
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Il y a dans le cinéma de divertissement américain la tentation récurrente du film biographique. Antoine Fuqua, réalisateur connu pour ses films d'action nerveux et dont l'œuvre entière tourne autour de figures masculines abîmés, semblait a priori mal placé pour saisir la singularité de Michael Jackson. Pas parce qu'il manque de métier, il en a. Mais parce que Jackson n'est pas un héros au sens où Fuqua entend ce mot. Jackson est ...
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The Plague est le premier long métrage de Charlie Polinger, présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard en 2025 puis à Deauville. Le film, tourné pour des raisons économiques en Roumanie, prend pour décor un camp d’été consacré au water‑polo masculin, au début des années 2000. À première vue, il s’agit d’un récit préadolescent : Ben, 12 ans, garçon sensible et un peu gauche, tente de trouver sa place dans un ...
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Rachel Lang n'arrive pas au thriller d'espionnage par hasard. Officier de l'armée française autant que cinéaste, elle a construit les deux premiers actes de sa filmographie sur le territoire militaire vu de l'intérieur - Baden Baden d'abord, puis Mon Légionnaire, portrait intime des épouses attendant un retour dont elles ignorent la date et parfois la forme. Ici, Mata, agente du service action de la DGSE, rentre du Niger blessée, seule, ...
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