Films
Séries
Emissions
Il y a un double intérêt à voir ce film : d'abord découvrir l'histoire (très romancée) de Marie-Rose Astier de Valsayre, féministe de la fin du XIXe s. qui a rejoint le combat progressiste d'Hubertine Auclert pour que les femmes obtiennent le droit de vote et l'autorisation de porter un pantalon, ce qui n'a rien d'anecdotique ; ensuite pour les scènes d'escrime magnifiquement mises en scène par Vincent Perez. Le résultat est haletant et ...
Lire plus
Lire plus
L'idée de Martin Provost est aussi originale qu'hardie : raconter la relation d'amour entre Pierre et Marthe Bonnard, connue des amateurs de peinture mais totalement étrangère au grand public. Se plonger dans une histoire de nabi c'est le risque immédiat de réduire son audience.
Pourtant ce n'est pas un film sur le monde de l'art, c'est l'histoire d'une relation amoureuse, et en cela elle peut être vue de tous. Ce d'autant que la ...
Lire plus
Lire plus
Il y a des écrivains, des scénaristes et des réalisateurs qui ont ce talent rare et inutile de savoir répondre à des questions que personne ne se pose.
Ici, il s'agit de deux amis d'enfance que la vie a séparé et qui, vingt ans plus tard, se retrouvent et se demandent ce que seraient devenues leurs vies si la première n'avait pas déménagé. Pas question de spoiler ici et de dire s'ils trouvent ou non une réponse à cette question sans ...
Lire plus
Lire plus
Pour le titre, le réalisateur a hésité entre deux possibilités : "Vincent doit mourir" ou "Le scénariste est mort". Pas de doute : il a fait le mauvais choix.
L'idée de départ était pourtant intéressante mais tout est raté dans ce film : le scénario de Mathieu Naert ne rime à rien car il est à prendre au premier degré sans la moindre approche métaohorique possible ; la réalisation de Stephan Castang fait doucement passer le ...
Lire plus
Lire plus
Felipe Galvez Haberle signe un premier film puissant. Pas d'artifice, pas de mise-en-scène convenue. Pour montrer la violence de la colonisation, de la spoliation et de l'acculturation au Chili au tournant des XIXe - XXe siècle, il va à l'essentiel. Son film est âpre, violent, presque inesthétique lorsque sa caméra s'attarde sur les plaies ou les dentitions hasardeuses mais le résultat est terriblement efficace, à l'instar de la dernière ...
Lire plus
Lire plus
Un an après le déroutant "Sick of myself", Kristoffer Borgli récidive avec "Dream scénario".
L'histoire diffère mais le procédé est le même : disséquer une névrose de notre société en poussant un postulat de départ jusqu'à son aboutissement extrême. Forcément, il n'y a aucun réalisme et l'intrigue se construit dans la métaphore. Mais cette description des affres de notre monde hyperconnecté est jubilatoire. Hyperconnection ...
Lire plus
Lire plus
Film après film, le cinéma de Sofia Coppola ne cesse de se nourrir du sempiternel thème des femmes en décalage avec leur univers. C'est encore le cas pour "Priscilla".
Elle montre avec le brio et l'originalité qu'on lui connaît l'enfermement de Priscilla Presley dans sa cage dorée. La relation amoureuse est aussi bien filmée que le jeu de dépendance qu'impose petit à petit la star du rock à sa jeune épouse.
Les interprétations sont ...
Lire plus
Lire plus
Hirokazu Kore-Eda a voulu faire un film sur la subjectivité face au réel. Un même événement est perçu et interprété de façons différentes par les protagonistes.
Étonnamment, si le film est réussi, ce n'est pas pour le traitement du sujet. Non seulement l'idée n'est pas nouvelle (on pense notamment à l'extraordinaire "Mademoiselle" de Park Chan-Wook) mais l'académisme de la mise en scène et la répétition des scènes finissent ...
Lire plus
Lire plus
Le bon chasseur, le mauvais chasseur + Didier Bourdon... Cela augurait dû pire pour cette comédie TF1 production. Pourtant, sans un être un chef d'oeuvre, ce petit film se regarde sans déplaisir car Antonin Fourlon a su éviter les pièges du manichéisme, de l'ironie facile et, surtout, a su adapter sa réalisation et son montage pour que les saillies amusantes (souvent attendues) ne sombrent pas dans la lourdeur.
Léger et distrayant.
Léger et distrayant.
Offres d'emploi.
Pour son prochain film, Martin Bourboulon cherche à pourvoir trois postes :
Un poste d'éclairagiste pour donner un peu de vie à des clairs-obcurs très mal maitrisés,
Un poste d'assistant caméraman pour remplacer le précédent touché par la maladie de Parkinson,
Un poste de scénariste. Un capable de trouver de nouveaux moyens de tenir les spectateurs en haleine sans utiliser la sempiternelle technique du "just in ...
Lire plus
Lire plus
Le cinéma d'Erwan Leduc est enthousiasmant. Après le déroutant "Perdrix", il revient avec la même fraîcheur pour raconter la relation fusionnelle d'un père avec sa fille qu'il a élevé seul. Par-delà l'histoire, déjà très intéressante, c'est la façon de filmer qui enthousiasme. Tout dans ce film est poésie : les personnages, les dialogues, jusqu'au plan ded branches d'arbres bousculées par le vent les soirs d'entraînement. C'est ...
Lire plus
Lire plus
Le maestro, c'est Bradley Cooper. Non-seulement son interprétation de Léonard Bernstein est très réussie mais sa réalisation est aussi d'une grande intelligence.
Contrairement à beaucoup d'autres, il n'est pas tombé dans le piège du biopic wikipédia. Il a su saisir les moments clés de la vie de Bernstein pour raconter l'essence de l'homme, son rapport à la musique, à son épouse et aux hommes dans une époque encore incapable ...
Lire plus
Lire plus
Quelques années après le brillant "Jojo rabbit", Taika Waititi change de style, abandonnant le conte métaphorique au profit du récit d'une histoire vraie, celle de l'équipe de foot la plus nulle de l'histoire en quête de sa première victoire. C'est un foot-feel-good sympathique. De l'humour et des bons sentiments à gogo. De quoi passer un bon moment de distraction.
Il y a un parfum de "Breakfast club" dans ce film. Trois personnes coincées dans les murs d'une université hors du temps scolaire, ça peut réveiller la nostalgie. Mais la comparaison s'arrête là. Si les trois personnages usent de ce faux huis-clos pour révéler leurs traumas, le récit va au-delà de l'expression des sentiments de trois adolescents. Ces trois exclus du monde sont différents par l'âge, le sexe et la couleur de peau mais ...
Lire plus
Lire plus
Lillah Halla a réalisé un film puissant car très réaliste sur un sujet toujours d'actualité alors qu'il ne devrait plus l'être depuis bien longtemps : le droit des femmes a disposer de leur corps.
Dans le collimateur de la réalisatrice : le poids de l'Eglise et de ses "valeurs" (im)morales dans la société brésilienne. L'histoire est si simple qu'elle en est réaliste ; elle montre comment la liberté et les espoirs d'une jeune fille ...
Lire plus
Lire plus
Wonka avant Wonka. Wonka sans Roald Dahl. Une hérésie ? Un crime de lèse-majesté ? Hé bien non. Le pari est réussi. Cette fable musicale colle magnifiquement à l'esprit de Charlie et la chocolaterie. Timothée Chalamet ne fait pas du Johnny Depp mais son interprétation séduit. Les chansons sont entraînantes et les personnages très réussis.
Un beau spectacle tout public, plein de magie et de chocolat.
Un beau spectacle tout public, plein de magie et de chocolat.
Les filles vont bien et elles ont bien de la chance. Parce que pour les spectateurs, c'est l'apoplexie.
Alors c'est bien fait, bien mis en scène, joliment réalisé... mais un poil ennuyeux. A tel point que j'ai à peine matière à en dire tant du mal que du bien. Trop d'académisme sans doute, trop d'écriture indéniablement. Les actrices ont beau se mettre en scène, cela manque de vie et de réalisme.
Alors c'est bien fait, bien mis en scène, joliment réalisé... mais un poil ennuyeux. A tel point que j'ai à peine matière à en dire tant du mal que du bien. Trop d'académisme sans doute, trop d'écriture indéniablement. Les actrices ont beau se mettre en scène, cela manque de vie et de réalisme.
Qu'il est difficile de juger ce film. De deux choses l'une : soit il y aura une suite et l'on peut féliciter la qualité de la réalisation, soit il n'y en a pas et le film n'a guère de sens.
C'est très bien fait. L'atmosphère devient rapidement inquiétante. Le spectateur se trouve dans la même situation d'incompréhension que les personnages... mais cette fin "WTF" est incompréhensible et fait perdre toute raison d'être à ce qui a ...
Lire plus
Lire plus
Le vrai killer c'est Netflix. Les films ne doivent pas sortir sur les plateformes de vidéo à la demande. Les grandes oeuvres méritent un grand écran, un beau son et un noir complet. Mais puisqu'il n'y a rien de grand dans ce film, pour une fois, nous pouvons applaudir : peu d'action, une intrigue qui lasse vite et un gros sentiment de déjà-vu... Parfait pour le petit écran. Réservons les salles aux films qui les méritent.
Ce film est une catastrophe. Non-seulement l'histoire ne tient pas la route mais la manière de traiter le sujet est totalement contre-productive. Ladj Li pourra répéter à l'envi qu'il a connu la banlieue, ce n'est pas parce qu'on sort de Montfermeil qu'on s'appelle Cosette.
Sa vision de la politique est ridicule et caricaturale. Les familles de cité dont il narre les difficultés quotidiennes le sont tout autant. C'est mal écrit, mal mis ...
Lire plus
Lire plus
23 ans... Thomas Bidegain a du se dire que le délai de prescription s'était écoulé et qu'il pouvait à son tour réaliser une nouvelle version de "Seul au monde" à partir du roman D'Isabelle Autissier.
C'est raté. Les deux acteurs jouent bien, les images sont belles, mais ça ne prend pas. Ce n'est ni épique ni réaliste et pour les fausses-couches qui passent crème sans curetage, on repassera (tu as une gastro, chérie ? Non, c'est juste ...
Lire plus
Lire plus
Le titre est présomptueux. Il y avait bien quelque chose à perdre : son temps.
La légèreté de l'intrigue peut en effet choquer et faire sortir les spectateurs du film. Choquer n'est pas un euphémisme car il faut avoir une sacrée capacité à se laisser porter par la narration (ou une sacrée naïveté) pour imaginer qu'un accident de friteuse mène si facilement au placement de ses enfants en famille d'accueil. Les situations sont ...
Lire plus
Lire plus
C'est un film simple, froid, âpre, mais qui diffuse son charme petit à petit. C'est l'histoire d'une émancipation magnifiquement interprétée par Pomme. Le personnage de garçon manqué lui va comme un gant. Alors certes, il y a quelques légèretés dans l'intrigue mais la qualité de la réalisation d'Héléna Klotz fait vite oublier les artifices scénaristiques.
Plutôt réussi.
Plutôt réussi.
Katell Quillévéré sait mettre de la beauté et de la poésie sur la pellicule. En filmant ce couple boiteux (magnifiquement interprété par le duo Anaïs Demoustier - Vincent Lacoste), elle décortique non-seulement des vies abîmées mais aussi la société corsetée de l'après-guerre pourtant avide de vie, d'amour et de liberté. Les acteurs sont formidables et la reconstitution historique est d'une grande justesse. La seule discussion ...
Lire plus
Lire plus
Le film est intéressant, bien filmé, mais atteint malheureusement ses limites. Le sujet du consentement est abordé hors du cadre du viol, dans le contexte plus fréquent de l'acte sexuel non-explicitement accepté par un des deux amants (souvent la femme) que seuls les silences du désir amoureux peuvent créer.
C'est un sujet pertinent, utile, filmé avec subtilité et intelligence. Mais Molly Manning Walker a voulu tirer deux ficelles à la ...
Lire plus
Lire plus
Peut-on trouver l'amour pur ? Un amour uniquement mu par le désir animal, débarrassé de toutes contingences sociales ?
La question à laquelle s'est attaquée Monia Chokri n'est pas nouvelle mais elle a l'audace de se débarasser des préliminaires et de l'attaquer de front.
Le résultat est moins abouti que "Pas son genre" de Lucas Belvaux sur le poids de l'environnement sur le couple ou "I'm your man" de Maria Schrader sur la projection de ...
Lire plus
Lire plus
Quelle drôle d'idée que de se lancer dans la réalisation d'un film sur Napoléon sans recourir aux services d'un ou de plusieurs historiens.
Mais Ridley Scott n'a besoin de personne pour massacrer l'histoire. Il a déjà terrassé Christophe Colomb et Commode. Le tour de Bonaparte était venu.
Et quelle réussite, mes amis ! Jamais dans la longue histoire du cinéma, on n'aura vu autant d'erreurs et de mystifications. C'est un festival. Du ...
Lire plus
Lire plus
Bon film d'animation futurisme. Il ne faut pas être déconcentré au risque de perdre le fil de l'intrigue mais l'ambiance générale (dessins, musique) crée une atmosphère originale.
Distrayant.
Distrayant.
Un chef d'oeuvre.
Marco Bellocchio a trouvé dans cette histoire vraie un moyen habile de raconter la grand histoire de l'Italie, celle des années de l'unification qui se fit contre les Autrichiens mais surtout contre le pape.
Ce christianisme prétendument humaniste est montré dans ce qu'il est vraiment : une entreprise d'abrutissement intellectuel et de soumission à l'ordre établi, fut-ce t'il imbécile, surtout lorsqu'un rapport de force ...
Lire plus
Lire plus
Tran Anh Hung n'aime pas que les papayes, il aime aussi les cailles rôties et les ortolans. Ce film est déroutant, totalement atypique, contemplatif, à l'instar de la longue première scène qui ne raconte rien mais filme un ballet de mains, de bouches, de cuillères et de cocottes. Et c'est beau. C'est un hommage à la gastronomie. Pas à la cuisine, à la gastronomie, cet art subtil qui ne se comprend que par le partage, par la quête ...
Lire plus
Lire plus
Voilà une très bonne surprise.
L'histoire annonce un petit feel-good franchouillard et, il faut le reconnaître, il y a un peu de cela. Pour autant, derrière les bons sentiments, on ne peut que saluer la démarche politique du duo de ralisateurs. Partager les attermoiements de ce maire au grand coeur raconte un sentiment universel, celui de la peur de l'autre. Ce film inspiré d'une histoire vraie se regarde avec plaisir, ce qui est un bon ...
Lire plus
Lire plus
Il y eut beaucoup de tensions dans les rues et dans les discussions de famille après l'assassinat du jeune Nahel en juin 2023. Le sujet des violences policières enflamme la société, divise les partisans de l'ordre à tout prix et les défenseurs de l'égalité en droits. Ce film est une fiction, il ne raconte pas l'histoire de Nahel mais celle des 900 victimes de violences policières depuis 50 ans. 900 de trop. Il ne faut pas faire ...
Lire plus
Lire plus
Sans doute, un matin, Frédéric Tellier s'est réveillé et s'est dit "il faut vraiment que je raconte la vie de l'abbé Pierre, cet inconnu, pour que le grand public le découvre enfin". Merci. Nul doute que le fondateur d'Emmaüs avait besoin de Frédéric Tellier et non l'inverse.
Alors, sur le fond, le spectateur n'apprend rien (sauf, bien-sûr, s'il vient d'une autre planète ou s'il a passé sa vie sur tiktok). C'est une bio wikipédia ...
Lire plus
Lire plus
Wahou, quel film !
Un réalisateur raté croit tenir un chef d'oeuvre s'il change la fin de son film. Problème : le pouvoir coréen autoritaire des années 70 refuse. Il va devoir tourner en secret.
C'est délirant, ça crie, ça court dans tous les sens, les séquences du film noir et blanc se mélangent aux séquences couleur de l'intrigue. Le résultat est épique mais clivant. On peut détester ce grand foutoir comme on peut l'adorer si on ...
Lire plus
Lire plus
Belle bande-annonce, alléchante, mais qui provoque immédiatement une inévitable question : peut-on tenir tout un film sur une si simple idée (aussi originale soit-elle) ? Où peut mener une histoire dont la trame est de devoir coucher avec ses ex pour espérer tomber enceinte ? Pourtant Ann Sirto et Raphaël Barboni y parviennent. Car derrière l'aspect délirant l'intrigue se révèle une réflexion amusée mais sérieuse sur l'amour. La ...
Lire plus
Lire plus
Un film sur les maths ? Est-ce donc possible ?
Oui, car si la conjecture de Goldbach est présente de la première à la dernière scène, qu'elle tapisse les murs de la narration, elle n'est pourtant pas le sujet du film. Le sujet, c'est Marguerite, une jeune femme apeurée par le monde, incapable de sociabiliser par les mots et qui a trouvé refuge dans le langage mathématique. Le film raconte sa transformation. Il y a certes quelques ...
Lire plus
Lire plus