Films
Séries
Emissions
Thomas Ngigol à la réalisation ainsi qu'à l'écran dans un registre non-comique, deux bonnes façons d'attiser la curiosité des cinéphiles.
Le résultat est très réussi. D'abord parce que sa réalisation est totalement au service de son récit, participant à créer cet étrange sentiment de lenteur au milieu d'un monde grouillant. Ensuite parce que l'histoire de cet homme raconte parfaitement les tourments de l'Afrique noire des pourtours ...
Lire plus
Lire plus
Qu'il est gentil, Danny Boyle.
Il ne manque pas de talent - sa carrière en atteste - il aurait donc facilement pu faire un grand film de zombies. Mais non, il a eu pitié des spectateurs, a voulu leur épargner un excès d'effroi, un AVC pour les plus fragiles, et a donc décidé de les ménager avec un film de revenants... qui ne fait pas peur.
C'est vraiment gentil de ta part, Danny. J'ai perdu 10 euros mais non stress, mon taux de cortisol a ...
Lire plus
Lire plus
Ce film est très intéressant car il amène inévitablement les spectateurs à se projeter pour se poser la question "Et moi ? Qu'aurais-je fait ?"
L'intrigue, très bien construite et parfaitement mise-en-scène, soulève une question philosophique, celle de l'éthique individuelle face aux règles morales (et juridiques) collectives.
L'intelligence du film est d'éviter le manichéisme en filmant les attermoiements et les évolutions des ...
Lire plus
Lire plus
Film surprenant, qui part d'une idée simple pour finalement emprunter des chemins inattendus.
Ryosuke, le personnage central de l'intrigue, découvre le monde de la spécilation, le profit rapide qu'il peut en tirer mais aussi les d'Angers. Alors que l'on s'attend à une narration tournant autour des questions d'éthique, rapidement le film glisse vers une sorte de western nippon avec switchs, règlements de compte et hectolitres ...
Lire plus
Lire plus
A partir d'une histoire totalement improbable, Fabienne Godet a construit un petit film très intéressant. Cette histoire bancale d'imitateur téléphonique appelle en effet une tierce personne à vivre les non-dits des relations de Denis Podalydes avec son père, sa fille, ses amitiés et ses amours. C'est un regard original sur l'indicible qui nous construit ou parfois nous détruit. Petit regret toutefois : il y avait sans doute matière à ...
Lire plus
Lire plus
Film après film, les frères Darsenne confirment leur incroyable capacité à filmer la violence et la complexité de l'existence pour ceux que les hasards de la vie ont précarisés.
C'est du vrai film social, proche du documentaire, sans manichéisme. Les adolescentes devenues maman beaucoup trop tôt représentent tout l'échantillon des situations que l'on peut connaître dans de telles situations. Certaines s'en sortent, d'autres pas, ...
Lire plus
Lire plus
Martin Bourboulon semble vouloir franchir un cap. Après les adaptations ciné des grands romans historiques du XIXe siècle, l'estime du public populaire ne lui suffit plus, le voilà parti à l'assaut du cinéma politique contemporain.
Adaptant à l'écran les mémoires d'un soldat français en Afghanistan, il raconte les derniers jours de Kaboul. Les Talibans, l'inquiétude des civils, la fuite des occidentaux, il y a matière à un grand ...
Lire plus
Lire plus
Pour une fois, ce nouvel opus s'inscrit dans la continuité du précédent... et c'est là tout le problème du film. Car il y a vraiment deux parties bien distinctes. Mission impossible, tel qu'on l'aime, avec de l'action, des rebondissements et d'incroyables effets spéciaux, c'est la 2e partie. La première se résume à une explication interminable et répétitive de l'intrigue, pour ceux qui n'auraient pas vu le précédent ou qui seraient ...
Lire plus
Lire plus
Cédric Klapisch excelle dans l'étude de la complexité des rapports humains et particulièrement des rapports familiaux. Dans cette nouvelle oeuvre, il creuse un nouvel aspect, celui de l'imzginaire de filiation, en tirant simultanément deux fils (fil/fils... mazette, c'est lacanien !) : des cousins qui découvrent ce qui les lie et une aïeule dont ils cherchent à retracer l'histoire et, ce faisant, à donner un sens nouveau à leur propre ...
Lire plus
Lire plus
Ce n'est pas un film qui marque par son scénario ou ses audaces de mise-en-scène. Sa force vient du simple récit d'une histoire méconnue en France mais totalement édifiante, celle d'un responsable d'association de déportés espagnols affabulateur.
On est abasourdi par cette histoire vraie et la folie de ce Marco et tout l'intérêt tient à cette découverte.
Le sujet aurait cependant mérité plus d'approfondissement. Au lieu de se ...
Lire plus
Lire plus
Un film thaï diffusé en France ? La chose est suffisamment rare pour susciter la curiosité et l'on se met à croire que l'on va revivre l'expérience indienne, il y a une dizaine d'années, lorsque les premières arrivées rèvèlèrent de petites pépites telles "The lunch box".
Ce film s'inscrit d'ailleurs sur le même registre cinématographique : une réalisation très occidentale et un scénario feel-good. Cependant, sans que l'ensemble ...
Lire plus
Lire plus
Il y a tout à la fois du bonheur et de la déception dans ce film de Grégory Magne.
Du bonheur à savourer la musique de ce quatuor, à assister aux fausses-répétition et à entendre disserter de la façon dont la musique doit être jouée.
De la déception car le film ne parle que de délicatesse, de subtilité, de justesse dans l'interprétation... or les personnages qui jouent dans ce monde de finesse artistique en manquent cruellement. ...
Lire plus
Lire plus
Peu de réalisateurs se risquent au jeu du film - chansonette. Pas une comédie musicale comme l'inoubliable "West side story" de Robert Wise avec airs et danses conçus spécifiquement pour l'oeuvre, mais un film laissant place à l'interprétation de quelques vieux tubes disparates au milieu de quelques scènes. Si "On connaît la chanson" d'Alain Resnais a prouvé que la réussite est possible, la plupart des réalisateurs connaissent le ...
Lire plus
Lire plus
Petite comédie au scénario simple mais qui fonctionne parfaitement. La réussite tient en grande partie au duo improbable que forment le lunatique Melvil Poupaud et le volubile Sofiane Zermani. A celà s'aggrègent les beaux seconds rôles de Julia Piaton et Steve Tientcheu. Cela donne un agréable divertissement porté par de belles performances d'acteurs.
Tim Mielants a réalisé un film très noir. Certes, le sujet de la maltraitance religieuse ne prête guère au sourire, mais le choix de couleurs sombres, de faibles éclairages et d'ambiances nocturnes ajoutent à la noirceur du propos. L'interprétation de Cillian Murphy est très juste mais ses silences et ses attermoiements ajoutent au malaise créé par la mise-en-scène.
Le résultat est glauque. C'est un film âpre, qui n'est pas fait ...
Lire plus
Lire plus
L'adaptation du roman d'Aharon Appelfeld est très réussie. Emmanuel Finkiel a su maintenir l'équilibre entre la brutalité de la Grande histoire, celle de l'occupation nazie en Ukraine, et la délicatesse de la relation entre Mariana et le jeune Hugo qu'elle protège et éléve à sa manière.
Si le huis-clos donne une tension au film, les plans serrés sur les visages et les corps des protagonistes apportent une humanité qui maintient cet ...
Lire plus
Lire plus
Bonne petite surprise.
Cette comédie romantique est un excellent divertissement grâce à de bons dialogues et beaucoup de justesse dans l'interprétation de Laura Felpin et Hakim Jemili. A noter, l'excellent second rôle de Benjamin Tranié en antisémite amoureux d'une jeune-femme juive
Drôle.
Cette comédie romantique est un excellent divertissement grâce à de bons dialogues et beaucoup de justesse dans l'interprétation de Laura Felpin et Hakim Jemili. A noter, l'excellent second rôle de Benjamin Tranié en antisémite amoureux d'une jeune-femme juive
Drôle.
Michel Leclerc suit sa ligne : à l'instar du Nom des gens ou de La lutte des classes, il filme là où ça fait mal.
Dans Le mélange des genres, il s'attaque à la question très moderne et très vivante de la question du genre. Bien que l'on comprenne très vite que leur seul leitmotiv est le respect de la liberté de chacun, Michel Leclerc et sa coscénariste et conjointe Baya Kasmi ne donnent pas leur point de vue sur la question. Ils ...
Lire plus
Lire plus
Dans la vaste typologie des oeuvres cinématographiques, il existe un cas très rare et ce film en fait partie : ce sont les films bâtis à partir de leur titre.
Il ne faut pas se mentir : quand on écrit un scénario et des dialogues dans l'unique but de coller au titre, ça manque généralement de profondeur.
C'est ici parfaitement le cas. Jean-Pierre Améris s'est dit que la chanson de François Valéry méritait un film. Il a écrit un ...
Lire plus
Lire plus
Film atypique. C'est une sorte de fresque historique qui recrée le décor du Japon de la fin du XIXe siècle, tout juste sorti de la féodalité et de l'ère des shoguns. Pourtant, ce n'est pas un film historique, c'est un western nippon. Une simple histoire de vengeance en costumes, avec robes, sabres et pions de go.
Un Japon d'Epinal, certes, mais qui porte un divertissement très réussi.
Un Japon d'Epinal, certes, mais qui porte un divertissement très réussi.
Eran Riklis a adapté à l'écran le livre à succès de Azar Nafisi. Dans cette autobiographie, elle raconte sa lutte contre le régime des mollahs non par la violence mais par la littérature.
L'adaptation est de bonne facture, avec une mise-en-scène classique, laissant tout l'écran au propos du film : la résistance à l'oppression des femmes iraniennes. L'histoire se déroule à la fin des années 90 mais fait inévitablement écho à la ...
Lire plus
Lire plus
Certains films sont des expériences. C'est le cas de "Deux soeurs". N'y cherchez pas du cinéma, il n'y a pas matière à s'émerveiller ; la réalisation et la mise-en-scène sont d'une extrême platitude. Par contre, tentez l'expérience de subir la colère d'une drama-queen pendant 1h37. C'est tellement insupportable que Disney, Europapark et le Futuroscope ont refusé l'expérience immersive. Je crois que même Gaspard Noë a été choqué ...
Lire plus
Lire plus
"Magma" est porteur d'un inévitable malentendu. Dans la représentation collective des cinéphiles, un volcan qui gronde, c'est l'annonce d'un film catastrophe. Mais ici, pas du tout. Du volcan, on voit d'ailleurs très peu d'images. Le sujet n'est pas là. Cyprien Vial s'est intéressé aux aspects plus politiques de l'éruption, et en particulier la difficulté à dialoguer entre scientifiques et politiques dont les intérêts ne sont pas les ...
Lire plus
Lire plus
Radio Prague est un film historique très réussi, parvenant à raconter le communisme tchèque avec le rythme d'un drame romanesque. C'est une façon efficace de montrer l'oppression politique. Non seulement le spectateur ne s'ennuie pas mais il peut vivre l'espoir du printemps de Prague et le violent retour de la dictature sous un jour plus concret et réaliste que celui d'un simple cours d'histoire. Haletant et malin.
La cache n'est pas une simple adaptation du roman éponyme de Christophe Boltanski. Lionel Baier a choisi une petite partie de la longue saga familiale, l'épisode de mai 68. Et le choix est heureux car, par delà la poèsie et l'humour qui se dégagent du film, les événements de mai 68 sont montrés sous un jour différent du traitement habituel. Mai 68, c'est 23 ans seulement après 1945 et l'on ressent bien dans le poids de la collaboration ...
Lire plus
Lire plus
Diable ! Quel pensum !
Trois vieux films en noir et blanc, l'occasion pour Juho Kuosmanen de rendre hommage au cinéma... à sa façon. Et c'est vrai qu'il y a tout à la fois le côté désuet de Meliès et le côté ennuyeux des films de Kaurismaki. Parfait pour une bonne sieste !
Trois vieux films en noir et blanc, l'occasion pour Juho Kuosmanen de rendre hommage au cinéma... à sa façon. Et c'est vrai qu'il y a tout à la fois le côté désuet de Meliès et le côté ennuyeux des films de Kaurismaki. Parfait pour une bonne sieste !
Voilà plutôt une bonne surprise.
La bande-annonce laissait pourtant craindre le pire avec une intrigue tirée par les cheveux et un Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Et c'est le cas. Mais étonnamment cela fonctionne. Ce n'est pas un grand film mais on se laisse facilement prendre par le spectacle bien rythmé.
La bande-annonce laissait pourtant craindre le pire avec une intrigue tirée par les cheveux et un Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Et c'est le cas. Mais étonnamment cela fonctionne. Ce n'est pas un grand film mais on se laisse facilement prendre par le spectacle bien rythmé.
Enya Baroux a réalisé un petit film sans grande ambition mais plutôt bien réussi. Le road-movie d'une famille engluée dans les mensonges et les non-dits est l'occasion d'enfin se dire les choses. Ce feel-good movie sur fond d'euthanasie était plutôt risqué mais elle a su éviter le piège d'une fin mièvre qui aurait donné un goût politique douteux au film. C'est un divertissement doucement engagé et qui se regarde sans peine.
C'est une adaptation réussie du roman autobiographique de Rolland Perez, avec ce qu'il faut de poésie et d'humour. Malgré une mise-en-scène très classique, le divertissement est agréable à suivre. On passe un moment agréable. La belle performance d'actrice de Leïla Bekhti est à saluer.
Un feel-good très réussi.
Un feel-good très réussi.
Paolo Sorrentino est un réalisateur profondément gênant, dans la forme et surtout dans le forme.
Dans la forme, son cinéma pseudo-intello est totalement creux et sans originalité ; il ne sait que filmer le "beau" que la norme esthétique lui impose et qu'il se contente de relayer : luxe, grandes villas, belles robes et beaux bijoux, avec une réalisation attendue (si vous aimez les ralentis, vous allez vous régaler) et une incapacité ...
Lire plus
Lire plus
Qu'il doit être difficile de faire du cinéma quand on est le petit-fils d'un des plus grands réalisateurs du XXe siécle. La tentation esthétique devient vite nécessité. Et voilà tout le problème de Halfdan Ullmann Tondel. Son film traite de la question des violences scolaires en commençant de façon très classique, opposant deux représentations, celle des parents de la victime face à celle des parents de l'accusé, puis il se perd ...
Lire plus
Lire plus
Effectivement, c'est un déluge. Un déluge d'inepties. Et ça tombe à grosses gouttes !
Du maquillage raté de Guillaume Canet aux innombrables libertés que le réalisateur a pris avec l'histoire, il y a de quoi rire malgré la pluie.
Reste le goût amer que laisse le propos rétrograde du film. Gianluca Jodice pleure à grosses larmes sur le sort du pauvre Louis XVI et de la pauvre Marie-Antoinette, victimes de révolutionnaires présentés ...
Lire plus
Lire plus
The Insider est un mélange réussi de James Bond et d'A couteaux tirés.
C'est tendu durant tout le film, avec une bande-son et des plans-caméra qui nourrissent cette atmosphère.
Il y a une palettes de personnages intéressante et une dose d'humour british qui permet de faire redescendre la tension pour mieux relancer le suspense. Certes, l'intrigue est un peu complexe (voire alambiquée pour peu qu'on n'ait jamais entendu parler de l'affaire ...
Lire plus
Lire plus
Une petite déception.
Deux histoires en parallèle : la construction difficile du gratte-ciel et l'histoire d'amour entre Jeanne Balibar et Damien Bonnard. On sait donc qu'il y aura un croisement final. On l'attend. On le subodore. On espère un switch avec une incroyable révélation... et on quitte la salle en se disant : "tout ça pour ça ?".
L'intrigue déçoit, la mise-en-scène également. Le spectateur s'attend à une critique cinglante ...
Lire plus
Lire plus
Voici un documentaire plutôt réussi sur le grand peintre espagnol. Les intervenants, artistes ou universitaires, montrent parfaitement l'influence que son oeuvre eut sur d'autres artistes majeurs. Les images sont belles, accompagnées d'une bande-son judicieusement choisie. On regrettera tout de même que l'influence du Gréco et de Titien sur la peinture de Velazquez n'aient pas davantage été abordés et la faiblesse de l'approche ...
Lire plus
Lire plus
Premier plan : caméra fixe, le désert, et soudain le choc de cette impressionnante meute de chiens qui envahit l'image. C'est tout l'esprit du film : iconoclaste et gentillement provocateur.
Black dog évoque un sujet majeur : la transformation de la nature humaine par la civilisation. Deux chiens fous y résistent avec peine : le Black dog et le personnage de Lang. L'un sort de prison, l'autre veut y échapper, et tous les deux pissent sur le ...
Lire plus
Lire plus