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Exraordinaire démonstration de la fabrique du monstre par la terreur totalitaire. Profil psychologique commun de tous ces serviteurs opportunistes des régimes fanatiques : ici c'est l' "inspecteur" de la "justice" iranienne, cousin du SS, cousin du délateur vichyste, cousin du membre de la gestapo, cousin du flic du KGB soviétique, cousin du flic du FSB russe, cousin du flic de la Stasi etc... L'humanité du pire, l'humanité qu'on ne veut ...
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Un film où l'on est parfois traversé de rires non prévus par le réalisateur. Articulation inaudible de Stewart qui prend des pauses en faisant la même tête de six pieds de long tout au long d'un récit interminable, il faudrait varier un peu s'il vous plaît. Un scénario de classe de 5ème qui voudrait faire un film de fantômes pour Halloween... Les ectoplasmes relèvent à peine le niveau, un film complètement démodé et affligeant de sottise.
Humphrey Bogart né en 1899, sera-t-il l'élu final de Mademoiselle Hepburn, née en 1929, de trente ans sa cadette ? La radieuse Audrey Hepburn et tant d'autres jeunes actrices ont été obligées à des plans rapprochés avec de trop anciens jeunes premiers (Cary Grant né en 1904, Grégory Peck né en 1916...). Ce cinéma représente l'apogée machiste des années 50 où la femme-objet "délicieusement fraîche et enfantine", se trouve ...
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admirable adaptation de la nouvelle de Claire Keegan the Foster, l'interprétation de la petite Cáit est simplement saisissante. Grand avenir d'actrice. Superbe lumière, une photo comme si on y était.
Irréprochable réalisation, casting, interprétation, originalité du scénario, décor. On pense à juste titre à Meryl Streep comme l'actrice américaine pouvant tout jouer, Glenn Close nous offre aussi toutes les transformations au fil de son immense carrière. Toute l'horreur du 19ème siècle, reposant la plus terrible ségrégation sociale, est contenue dans ce film implacable.
Ce film propose une vision obsolète du métier de psychologue et c'est regrettable. Le vieux psychologue prétendant avoir entendu l'enfant prononcer des mots, remettant à la mère une lettre cachetée destinée à un confrère, contenant des hypothèses cliniques culpabilisantes pour les parents est à la retraite depuis longtemps. Cette caricature a heureusement disparu avec la nouvelle génération des professionnels de la santé mentale. ...
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Vincent Munier révolutionne le documentaire animalier. Il nous propose le rythme de la contemplation, des longs plans fixes, à l'inverse des montages ordinaires du reportage animalier où l'image se dérobe bien avant que l'on ait eu le temps de la fixer dans notre regard humain et où le spectateur a l'impression de se faire avoir. Grâce au travail de Munier, nous prenons conscience qu'aujourd'hui nous regardons trop vite, que la fugacité de ...
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Rythme irréprochable de ce thriller haletant, on se fait un sang d'encre pour ce faussaire grâce au charisme attachant de Reda Kateb. Malgré l'invraisemblable ignorance de l'épouse, incarnée avec talent par la charmante Sara Giraudeau, l'ensemble de la réalisation se défend avec brio. Excellent divertissement de dimanche d'hiver.
Extraordinaire performance cinématographique qui offre à voir la terrifiante réalité des quartiers nord-marseillais. En effet rien n'est à retrancher de ce scénario, quasi documentaire, à peine romancé, plus vrai que nature. Ames sensibles s'abstenir, habitants des campagnes tranquilles et des villes moyennes pépères, détournez le regard, là-bas quelque part en France règne la violence bestiale, élémentaire, prise sur le vif, du ...
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Coup de maître en tous points : photo, cadrage, direction, exceptionnelle interprétation de toute la distribution à commencer par le quatuor principal formé de Roschdy Zem, Sara Forestier, Lea Seydoux, Antoine Reinartz ; toutes les interventions secondaires sont également d'une justesse irréprochable. Un film d'une vérité humaine et sociale insurpassable. Rythme haletant du thriller, réalisme du documentaire, impeccable concentré de ...
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Remarquable réalisation. Le spectateur est immergé sans transition dans l'espace-temps de la forêt, son rythme et son mystère, son silence et ses bruits irréductiblement insolites pour nos oreilles humaines. Surpris, nous sursautons à tous ces cris qui viennent de l'autre monde, le radicalement sauvage, l'insaisissable, que l'Homme enrage de ne pouvoir ni comprendre ni asservir et qu'il s'acharne à chasser, à massacrer, faute de ne ...
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Petite note pour ce film malgré la performance irréprochable de Stéphanie Blanchoud, tragique, inquiétante, formée au théâtre. Malheureusement pour le reste un film dont le propos n'est qu'ébauché, insuffisant, mal ficelé : la vocation artistique contrariée par la maternité, la maladie mentale de l'enfant en réponse à la mère autocentrée et mal aimante, l'échappatoire mystique de la cadette etc... Une mère seule face à ses ...
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Un film formidable pour la semaine de Noël, qu'Arte a la bonté de nous servir juste avant l'An Nouveau. A la sortie du film en 2006, la critique française a été impitoyable, bien injustement. Certes la biographie est lacunaire mais l'essentiel des sources d'inspiration de la dessinatrice est restitué : la campagne anglaise du Lake District, droit sortie d'un conte de fée. Beatrix Potter était aussi une scientifique naturaliste dont les ...
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Remarquable réalisation sur tous les plans. Un mensonge qui va jusqu'au bout du bout de l'imposture la plus glaçante, et une actrice Hafsia Herzi dont le talent exceptionnel n'est plus à démontrer. Justesse du jeu, engagement total, impressionnant.
Un film qui sonne faux dès les premières images, dès les premiers dialogues. Quand c'est parti sur l'artifice et la sottise, c'est très très difficile de revenir même avec de très bons acteurs qui obéissent parfaitement à la caméra (Binoche, Girardot notamment). Seule solution, le passer en x 32, on a un roman photo des années soixante et heureusement cela passe vite.
La gouaille de Piaf est inimitable, indissociable du Paris populaire et de la personnalité de l'artiste. La gouaille de Piaf la vraie ne peut jamais, absolument jamais, être vulgaire. L'imitation posturale de Piaf et le grimage de l'artiste âgée et malade sont reproductibles dans tout bon cours de théâtre. On a beau chercher rien dans ce film ne mérite de s'extasier comme on l'a fait à sa sortie.
Dans le genre grande fresque, ce film ne démérite pas, visuellement splendide, irréprochable dans sa catégorie. Les grands moyens atteignent leur objectif. Le rythme est enlevé, l'intrigue à rebondissements est digne d'un roman de Dumas.
Wilson, Freiss et Marceau sont dans la gloire de leur jeune beauté, tour à tour incandescents, Noiret fait du Noiret, irremplaçable présence dramatique au firmament du métier. Les scènes de bataille, ...
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C'est BB qui est un chef d'oeuvre, raison des cinq étoiles ! Dieu que cette femme crève l'écran quasi soixante-dix ans plus tard, la grâce en personne !
Rarissime équilibre entre film musical, peinture sociale, comédie dramatique, mélodrame ne versant jamais dans le sentimentalisme. Un film puissant, porté par deux acteurs remarquables, mention spéciale pour Benjamin Lavernhe, qui peut tout jouer. Qui a suffisamment vécu sait que la vraie vie réserve des situations aussi imprévisibles. Sous le récit principal, la question psychanalytique affleure : la maladie pour prix du secret de ...
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Exceptionnel travail sur l'image et le bruitage (le son étouffé de la neige comme si on y était), de l'intelligence et de la beauté sans aucune complaisance ni sensiblerie. Une réussite absolue.
En fait de cinéma réalité, c'est plutôt une imposture. Cette résistance à la misère surprendrait un professionnel du social, traitée ici comme une utopie. La caméra à l'épaule ou au poing est une affectation cinématographique, elliptique et frustrante, qui recouvre ce qui serait à voir. E.Dequenne est formidable, le tournage a dû être une épreuve épouvantable pour toute l'équipe, particulièrement les courses à pied à perdre ...
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Cycle indéfiniment recommencé de la guerre et de la paix sur la tête des hommes, aussi inéluctable que le vol des bombardiers de la mort et le retour des cigognes de la vie. Lumière, image, cadrage, tous au service d'un chef d'oeuvre.
Hé bien voilà ! on y est ! Avis à ceux qui ne le sauraient pas encore : aujourd'hui on césarise et on oscarise à tour de palmarès un film au scénario tellement indigent qu'on se demande si une bobine ne s'est pas perdue, où la vulgarité et la mièvrerie se disputent la balle. Un film où il suffit que le héros-héroïne fasse amende honorable après avoir massacré des centaines d'innocents pour être absout.e et même divinisé. Tout ...
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Remarquable première partie reposant sur la présence d'Adrian Brody aussi incandescent et juste que jadis dans son interprétation du Pianiste. Un immense acteur tout en vulnérabilité, en engagement, en justesse, en élégance. Malheureusement l'action s'effiloche dans la deuxième partie ou tout est sur-signifié jusqu'à l'obscénité. Brody s'y retrouve souvent les bras ballants, sa magnifique présence sous-employée. Dommage, la ...
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Film réaliste sur l'Ego sudimensionné que peuvent produire la direction musicale et plus généralement le pouvoir absolu de la hiérarchie. Scenario, casting, justesse des jeux, tout est remarquable dans ce film à la grande beauté plastique. Comme chaque fois Cate Blanchett se glisse à la perfection dans le personnage, ici dans celui glaçant de la protagoniste. Un coup de maître.
splendide restauration pour cet incontournable Lubitsch. Dietrich, élégance à tomber à la renverse, jeu sensible qui n'a pas pris une ride dans tous les sens du terme, la Lubitsch touch incomparable, British humour, on ne lâche pas une seconde ce thriller sentimental mené tambour battant, théâtre parfaitement intégré dans le cinéma.
La soumission à l'homme, surjouée par le personnage incarné par Joan Fontaine, est riche d'enseignements En 1940 et durant encore 7 décennies, personne n'a mouffeté pour remettre en cause le sexisme caricatural colporté notamment par le cinéma d'Hitchkock. Toujours nettement plus jeune que Monsieur (le gouffre d'âge entre la vierge et l'homme mûr a atteint des abîmes au fur et à mesure que le vieil Alfred prenait de l'âge), innocente, ...
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Une certaine artificialité des relations et des dialogues nuit à la profondeur du sujet. Travail de pro au niveau technique que le spectateur grand public ne critiquera pas faute de compétences. Dans l'ensemble un jeu honorable des trois acteurs, et un prix d'interprétation pour le couple de chiens
Eloge réservé à l'interprétation magistrale des "gens de loi" du procès d'assises. La plaidoierie finale de la défense (les cellules chimériques) est d'anthologie (Aurélia Petit). Mention spéciale aussi pour Valérie Dreville (la présidente du tribunal) et Xavier Maly (le lamentable amant). Gustalie Malanda (l'accusée) a le ton très juste également malgré une diction précipitée. Le film est malheureusement surchargé par une ...
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Scénario téléphoné dans lequel Pio MarmaÏ et José Garcia font bien leur travail mais le film avance avec deux grands sabots de plomb
Ah ! Le génie rohmérien, souvent imité, jamais égalé ! La qualité et la densité des compositions rohmériennes n'iront qu'en se surpassant tout au long du cycle des contes. Et il y eut aussi La marquise d'O, L'anglaise et le duc, s'il fallait démontrer la virtuosité académique dont ce réalisateur hors norme fut également capable (comme Picasso dont l'abstraction fut d'autant plus crédible en son temps qu'elle fut précédée de la ...
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Attention, le visionnage de ce film risque de hanter longtemps le spectateur piégé dans la poisse de ce drame presque ordinaire des années 70. Oeuvre maudite et hypnotisante de Chantal Akerman
Génie du cadrage et de la lumière, inventeur, précurseur, visionnaire, Abel Gance livrait au monde son chef d'oeuvre intercontinental en 1927. Des fragments jaunis et figés dans les mémoires des cinéphiles, après ce travail inouï de restauration, surgit un ouvrage vivant, lyrique mais aussi ponctué de légèreté parfois et souvent d'humour, construit comme une fresque de Delacroix. Grâce à l'excellence et à la minutie des différents ...
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Après le premier choc de "Snow therapy" en 2014, Ostlund n'a jamais démérité et est aujourd'hui au cinéma l'un des plus grands peintres de la nature humaine avec Justine Triet. Désopilant d'un bout à l'autre, largement encore au-delà du malaisant, "triangle of sadness" va très loin dans la peinture de la turpitude universelle à jamais recommencée et qui ne se dévoile jamais aussi bien que chez les nantis. Un film qui mérite sa palme en 2022.
Interprétation sobre et juste de deux monstres du cinéma qui prouvent via la profondeur et la simplicité de leur jeu qu'ils sont de grands acteurs. Jane Fonda s'est totalement débarrassée du personnage agité et démonstratif qu'elle fut de sa jeunesse à sa maturité, c'est aujourd'hui en vieille dame qu'elle est magnifique. La mélancolie baigne toute cette histoire extrêmement touchante et réaliste. De part et d'autre de l'Atlantique, ...
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Rien ne sert de courir après le grand Rohmer, il fallait naître à point. Marivaudage d'une platitude consternante où tout est téléphoné et sur-signifié avec des semelles de plomb. Ni comique, ni dramatique, ni fantastique, ni conte moral, ni vaudeville, juste souvent trivial et d'un ennui à faire bailler durant une heure et demie, lors d'un dimanche après midi pluvieux.