Films
SériesEmissions
Ce méchant télépathe TDAH incapable de se poser plus de 3 secondes dans un même fil de pensée avant que de sentir le besoin de pois sauter vers un autre esprit, une autre idée... serait-il une métaphore du scénario?
Des personnages toujours aussi touchants et sympathiques. Mais le film se cherche. Tant et si bien qu'il finit par se réfugier dans les sentiers balisés par l'original. Ou quand la magie du documentaire s'engouffre dans le piège habituellement réservé à la fiction... d'un numéro deux qui joue la carte de la formule. Pâle copie du premier.
Après Paul Mescal, Josh O'Connor ou bien Sope Dirisu, John Magaro s'ajoute à la (longue) liste des pères célibs taiseux et paumés du ciné indé mondial. Alors c'est joliment filmé ; joué - et une ou deux scènes confinent aussi bien à la poésie visuelle pure qu'à du drame qui tord le ventre... Mais avec ce qu'ils avaient sous le capot, ils auraient pu arriver à Omaha en moins de 20 min.
Étrange mélange que celui-ci. Où des passages très drôles et bien écrits côtoient ce qui ressemble fort aux premières idées jetées sur le papier. Moments de grâce qui dérapent en clins d'oeil tapageurs "regardez on fait du rigolo à la Comédie Française". Du coup pas la pépite annoncée mais une oeuvre qui nous chope par endroits. Sincèrement touchants. Où l'amour de la troupe transperce et contamine. Et puis c'est toujours cool ...
Lire plus
Lire plus
Alors c'est sûr que c'est pas juste, vu qu'eux des divinités ils en ont des milliers.... Mais après un truc pareil, y a aucun doute : si le cinéma a un Dieu, il est Indien.
Si Salvador Dalí avait réalisé un Blairwitch au pays des Sims... Dans l'espace des préfabriqués personne ne vous entend crier.
N'en déplaise à tous les haters, il est chouette ce western dans l'espace. Alors certes, il n'a de cesse de lorgner vers plus grand que lui - d'Alien Romulus à New-York 1997 en passant par Mad Max. Mais il le fait bien - en fourmillant d'idées qui n'appartiennent qu'à lui. D'où jaillissent rires, coolitude et poésie. Tel ce supervol hors de l'atmosphère pour y hurler en silence sa peine... et y laisser flotter dans le vide une bille de ...
Lire plus
Lire plus
Il y avait une idée sympathique à faire de ces rois du slapstick en salopettes des stars du muet. Mini Charlots et Busters jaunes. Paradoxe : ces Minions-ci n'ont jamais autant parlé. La faute à une intrigue tarabiscotée qui prend plus de la moitié du film à poser sa mise en place. Hypertrophiée par une narration qui préfère sans cesse le gag au récit. La référence aux personnages. Le rythme à l'émotion. Alors le rire est parfois ...
Lire plus
Lire plus
Après son chef d'oeuvre Civilisation, Orelsan nous livrait une Fuite en avant un brin ronronnante. Pleine de facéties et de tubes immédiats tels son Boss, mais à l'arrière goût so what. Ce film-ci, tout en ponts dialogués et musicaux avec ce 5ème album, est à l'avenant. Ça commence sympathique ça finit anecdotique...
L'oeuvre qu'Everything, everywhere, all at once aurait voulu être. D'une inventivité, d'une poésie et d'une générosité bousculant toutes les bornes - laideur ou vulgarité comprises. Peu importe : vous n'avez jamais vu un film comme ça.
Spielberg apporte sa pierre à l'édifice de ces rêves de grand maître qui auraient dû le rester. D'une gênance totale.
Étonnant à posteriori que le monde se soit ému de ce ripp off fauché du Dracula de Coppola sauce hong-kong - où passés quelques tableaux figés à la lumière vaporeusement romantique, dès que les persos parlent ou se meuvent le grotesque n'est jamais très loin.
Encore et toujours l'un des 10 meilleurs films français de tous les temps... Et à défaut d'une place précise dans ce classement... Le meilleur film de prison. Ever.
Dès les premières minutes, quelque chose vous étreint la gorge. Quelque chose qui ne vous lâchera plus.
Dans un village reculé du Kerala, le boucher glisse au moment de marteler la gueule du buffle du jour... qui s'évade. Semant la panique et le sang au sein de la communauté. Des Dents de la Mer du point de vue de la bête traquée. Où le deuxième personnage s'appelle la foule. Dont la peur du monstre fait rejaillir discordes, rancoeurs et furie enfouies. Et où tout se fait si génialement rythmé chaotique scalpel de déshumanité que l'on ...
Lire plus
Lire plus
Dans Douleur et Gloire - peut-être son plus grand film - Almodovar faisait du corps le réceptacle de nos absents. Idée bouleversante que nos somatisations - douleurs lancinantes de dos, de genou, de tête - sont autant de rappels des chocs de nos existences nous ayant liés à d'autres. Autant de manières de continuer à faire vivre les fantômes de ceux qui nous ont quittés. La douleur comme façon de ressusciter ce qui n'est plus. Comme ...
Lire plus
Lire plus
Une Vénus qui vous plonge dans un tel vertige de poésie, de joie, de grâce, de larmes, de comédie, de beauté, d'espièglerie... que l'on vient à s'en demander : peut-on tomber amoureux d'un film?
Ça peut sembler un détail mais l'incipit statique et moche comme un Power Point , sans trompettes majestueuses et texte qui défile vers l'infini, annonce en fait la couleur : tout ça va être terriblement plat.
Au-delà de la pureté tellurique de son récit, ce qui saute aux yeux aujourd'hui c'est le pari fou de sa forme. Qui épouse totalement l'imposture de son héros. Celle d'une plastique froide et eugéniste cachant un coeur de colibri. Qui vous déborde d'émotion. Battant à cent à l'heure.
Heureusement que ta fille de 10 ans te tanne pour regarder le truc. Parce que sans ça y aurait jamais eu cette surprise en forme de plaisir coupable qui te force à reconnaître que dans le genre... c'est juste génial.
Un grand film sur la parole. Celle que l'on protège. Celle que l'on détruit... Celle que l'on donne.
Mystérieux film de chef op. Docu pétaradant où le son vous bouffe les oreilles comme sur un Grand Prix. Mots mâchés d'interviewés propulsés à la limite du muet. Où même la voix-off s'entend pas tellement ça vrombit sur les circuits. Où seul surnage le ballet hypnotique des bolides dans le Grand Bruit. Et pourtant... C'est fascinant.
Un propos d'une portée aussi épaisse que le fil de fer du titre original. C'est tellement dilué, rachitique et répétitif que y en a limite plus dans la bande-annonce.
Darwin serait embêté avec ce truc. Un croisement de Matrix, Sucker Punch, Gilliam, Le visiteur du futur, Black Mirror, Wright... Et pourtant le bâtard tient sur ses deux jambes. Il paraît que don papa Gore Verbinski était en director's jail. Ce sale gosse qu'est son film raconte qu'il est pas juste sorti... Il s'est évadé.
Celui-ci aussi aurait pu s'appeler Illusions Perdues. Un immense film sur la corruption. Dont la thèse géniale est de prendre ses distances avec le schéma classique d'un lent glissement. D'une compromission à petits pas. Et Giannoli de raconter que c'est une histoire d'à-coups. Aussi tranchants que des dates dans un livre d'Histoire. Puis qu'il en suffit de très peu pour devenir celui ou celle qu'on aurait jamais cru - trois, quatre, pas ...
Lire plus
Lire plus
L'enfant caché de John Wick et Kenny Powers est frenchie! D'un jusqu'au-boutisme qui laisse baba. Hilare. Une vraie bonne nouvelle pour le cinéma français. Si bip, si bon.
Un film d'une tendresse débordante. Contagieuse... Et soudain le sourire qu'on renvoie à l'écran a 13 ans.
Le film le plus gênant à regarder depuis Megalopolis. Et c'est bien dommage pour Christian - qui même dans le naufrage parvient à être émouvant.
Étonnant Roustaee. Avec La loi de Téhéran, il lorgnait vers Friedkin. Leïla et ses frères, Dostoïevski. Et avec ce Woman and Child... vers Demain nous appartient.
Non content de poursuivre avec flamboyance sa filmo en apnée - dans la droite lignée de Good Time et Uncut Gems. Où exploit ici - jamais le temps long du récit n'entame sa capacité à injecter l'urgence et la vitalité d'un sprint à chaque plan. Et non content de renfermer en son coeur de miel une des plus meilleures histoires juives racontée au cinéma - swinguée d'un revers qu'on a pas vu venir digne d'un Kasso ou d'un Coen... Safdie ...
Lire plus
Lire plus
Sens de la mise en scène au cordeau. DA de maboul. L'un des meilleurs films français de 2025 est tamoul.
Twister.
Ctrl + C.
Ctrl + V.
Ctrl + SFX
... Ou quand l'arrivée de l'IA fait pas peur parce qu'à plein d'égards, avec des hommes, elle était déjà là.
Ctrl + C.
Ctrl + V.
Ctrl + SFX
... Ou quand l'arrivée de l'IA fait pas peur parce qu'à plein d'égards, avec des hommes, elle était déjà là.
Il y a deux miracles dans ce film. Les 5 premières minutes - où le jeu de Paul Mescal te donne envie de baffer Shakespeare. Les 2 heures qui suivent - qui te bouleversent premier degré.
Ce qui frappe ici c'est l'élan. De la jeunesse. Que Klapisch parvient, 30 ans après le Péril et 20 ans après l'Auberge, à saisir. Avec cette fugacité digne d'un impressionniste. Comme si le costume et l'époque qui si souvent piègent les corps dans du formol, les figent... lui avaient permis, par contraste et contre-pied, de retrouver ce souffle simple des jeunes gens auxquels on croit. Avec qui on a l'impression - tiens donc - l'envie - ...
Lire plus
Lire plus
Kelly Reichardt commençait son western First Cow par l'exhumation, en plein 21ème siècle, des os sans noms de ceux qui en seront ses héros. Un geste d'une simplicité inouïe pour dire : ces êtres de pellicule, ils ont existé. Dans un tout autre genre, son Mastermind poursuit son obsession des vrais gens. Où celui qui rêve à un braquage est un simple fabricant de meubles - arborant les mêmes gilets ternes que n'importe quel passant. ...
Lire plus
Lire plus
Depuis Titane, je n'avais pas autant serré les poings d'horreur et de pleurs entremêlés. Grignotant son chemin en haut de la liste si prisée et rare des suites meilleures que leur original, ce 2ème opus poursuit l'agonisante mise à nu des viscères de l'humanité. Au fond desquelles se cachent nos larmes. Car si comme toujours, le pire naît ici du vivant plus que du mort-vivant... pour la première fois, le meilleur aussi. Et c'est ni plus ...
Lire plus
Lire plus