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Cette publicité pour vatican II filmée sans enthousiasme par le terne Michael Anderson, voit des cardinaux conservateurs opposés à un jeune prêtre progressiste. Entre les deux, libéré d'un camp soviétique, Anthony Quinn se voit confier la couronne papale sans l'avoir désirée. Sujet qui a peut-être inspiré l'Habemus Papam de Moretti. L'histoire secondaire d'un journaliste et de son épouse, hors sujet, risible, alourdit ...
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Le gros problème du film vient de la sous-écriture des personnages. Trintignant n'a pratiquement rien à jouer dans ce film dépourvu de substance qui le voit débarquer chez ce couple totalement improbable que forment Philippe Noiret et Marlène Jobert. Lui est écrivain mais on ne sait pas ce qu'il écrit et son métier n'a strictement aucune incidence sur ses actions. Pas plus que celui de Marlène Jobert, sculptrice, et alors ? Elle ...
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Tous les voyants de la ringardise sont au rouge dans ce film d'arrière garde, entrepris pour de mauvaises raisons. Réunir Delon et Belmondo en pleine désaffection de leur public, en s'appuyant sur une histoire faisandée, entièrement recopiée sur celle des Compères, est une idée puérile qui ne pouvait conduire que dans une impasse. Laquelle est atteinte dès les premières séquences où Leconte exploite avec de gros sabots l'image ...
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Un film de vacances assez insolite qui par sa galerie de personnages bizarres aux comportements décalés, nous évoque parfois Luis Bunuel. On ne sait pas vraiment où on met les pieds, entre Noiret gros garçon célibataire qui pourrait ressembler à un gangster en cavale, Michael Lonsdale en pasteur marié à une Edith Scobb complètement allumée. Des femmes de chambres nymphomanes, un hôtelier libidineux et au milieu, Annie Girardot, ...
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Assembler quelques héros de la littérature populaire pour en faire des mercenaires style Expendables embarqués dans une mission suicide, est au départ une idée absurde. Face à eux, un super méchant qui veut faire sauter le monde, comme on en voit dans tous les James Bond. Un scénario convenu qui aligne tous les lieux communs du cinéma d'action, dans une débauche d'effets numériques à vous donner la nausée. Sean Connery pour la ...
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Si on prend le film comme un documentaire sur Deneuve dans le milieu de la joaillerie de luxe, on peut y trouver un petit intérêt, mais si on y cherche autre chose qu'une intrigue mollassonne peuplée de personnages dont le destin nous lasse, on quittera le film longtemps avant la fin. Du cinéma de riche écrit sans inspiration qui ne raconte rien de particulier, dont on cherche la raison d'être en vain, sinon peut-être pour Nicole Garcia ...
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Coppola est sans aucun doute un des réalisateurs les plus ennuyeux du nouvel Hollywood. Certes il soigne son travail mais l'histoire de ce tueur à gages qui au lieu d'utiliser une arme à feu, utilise des micros, nous assomme assez rapidement. Gene Hackman en demi-autiste nous laisse indifférent, autant dans ses actes que dans les espaces qui nous ouvrent son intimité. Les personnages qui l'entourent sont totalement abstraits, autant que ses ...
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Les enjeux qui succèdent à la disparition du mari restent trop minces pour que le film nous donne ce qu'on est en droit d'attendre. La relation de Rampling avec Jacques Nolot prend trop de place, manque de sel et de contrepoids. Les autres personnages sont survolés, notamment Pierre Vernier qui dans une scène ou deux nous laisse croire à un personnage plus développé, mais rien ne vient derrière. Le mari a disparu, mais les raisons, ...
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Toute l'histoire tourne autour du changement de rideaux dans un institut psychiatrique. Ça parait désuet mais le rideau est ce qui permet de voir ce qui se passe dehors, ou de refuser de le voir. Et quand il est fermé, il révèle d'autant mieux ce qui se passe à l'intérieur. Un pensionnaire de l'hôpital propose des motifs qui expriment le tourment de cette bonne société américaine en technicolor. Proposition refusée au profit d'un ...
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Ce qui frappe de prime abord, c'est la laideur de l'image. On a pourtant Henri Decaë à la lumière. Il ne fait rien pour donner du relief à la piteuse mise en scène d'un réalisateur qui, dans ses années-là, jouissait d'une certaine réputation. Usurpée sans doute. On était déjà inquiet à la vue d'un générique très télévisuel accompagné par un Georges Delerue pas du tout inspiré.
L'histoire de cette fille de province qui part ...
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Le problème avec Tavernier est que la pesanteur de son propos vient toujours faire un croc en jambe à ses exigences de mise en scène. Esthétiquement c'est sublime, audacieux sans être prétentieux, économique tout en étant très riche, ceci grâce à une très bonne utilisation de la steadicam qui permet des plans séquences d'une grande efficacité. Dans le dernier tiers du film il a probablement pensé au Joseph Losey de Deux hommes en ...
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Comment ne pas aimer ce film sans passer pour un primate ? S'il fait partie des intouchables de l'histoire du cinéma, pour ma part j'ai décidé de ne plus jamais y toucher. Malgré plusieurs tentatives, je ne suis jamais parvenu à dépasser 45 minutes qui m'ont paru déjà très longues. Cette succession de tableaux filmés en plans larges peine réellement à susciter l'intérêt, la faute à un scénario sans relief parasité par le ton ...
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La très surcôtée Jane Campion s'empare d'un sujet intéressant qu'elle décide de ne pas traiter. Kate Winslet est la proie d'un gourou Hindou, alors sa famille paye un spécialiste de la dégouroutisation pour la ramener à la raison. Mais le gars en question est un vieux libidineux borderline (Harvey Keitel qui tourne tout et n'importe quoi) qui après s'être tapé une copine de Kate, décide d'en faire autant avec Kate. Le film devient ...
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La famille populaire anglaise selon Mike Leight, dans un nouveau portrait centré sur une mère vieillissante à qui la vie n'a pas fait de cadeau. Elle n'en fait jamais dans ses films, et c'est justement la force du noyau familial qui empêche les personnages les plus fragiles de sombrer corps et âmes. Cette mère à bout de nerf qui n'a plus dans sa gamme d'expression que l'agressivité, parce que la tendresse s'en est allée, nous entraine ...
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De son vivant Aristote Onassis ne voyait qu'Anthony Quinn pour l'incarner dans le cas où sa vie se verrait adaptée à l'écran. Le film est nourri par les anecdotes du co-scénariste grec intime de l'armateur, autant que du roman de Pierre Rey, Le Grec, best sellers de 1972, ignoré au générique. Les noms des personnages sont changés, peut-être pour des raisons budgétaires ; raconter leur véritable histoire supposait de les replacer dans ...
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Étonnamment, le film tient toujours la route, et beaucoup mieux sans doute qu'au moment de sa sortie. Bien qu'il s'agisse d'un film en toc, hybride entre le western américain pré-crépusculaire et le spaghetti western en plein essor. L'histoire est bien ficelée, on ne s'ennuie jamais, et le casting de tête fait de comédiens issus d'horizons divers fonctionne excellemment bien. La cohabitation forcée entre Bronson et Toshiro Mifune nourrit ...
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Moins doté en budget que son frère ainé 20 00 lieues sous les mers, cette nouvelle adaptation de Jules Verne qui reprend en gros la même histoire nous séduit malgré tout. L'irréalisme des effets spéciaux donne au film un cachet qui fait défaut au cinéma d'aujourd'hui formaté par le numérique. On se fiche un peu de la légèreté du scénario et de la pauvreté des personnages, la présence de Charles Bronson, de Vincent Price nous en ...
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André Téchiné nous surprend parfois dans le choix de ses sujets. Ici il nous fait du Ridley Scott (celui de Tout l'argent du monde et de House of Gucci) sujet qui limite forcément les audaces narratives et les libertés de mise en scène, laquelle doit s'appliquer à rendre le récit aussi clair que possible. Du cinéma "faits divers" qui viendra prolonger ce qu'en avait dit Faites entrer l'accusé, sans nous en dire plus mais sans rien ...
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Le folklore du spaghetti western n'est pas au rendez-vous et on s'en félicite. Ce remake du trésor de la sierra madre réalisé comme un western américain, n'a d'italien que sa production, les extérieurs espagnols et les habituels backlots léolien. Tout est centré sur Van Heflin, sa gueule ravinée, sa voussure et son alcoolisme, entouré par le terne George Hilton, un Gilbert Roland aux cheveux impeccablement teints et un Klaus Kinski en ...
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Comment parler du mépris de classe sous l'angle de la rivalité amoureuse ? Catherine Corsini y est parvenue avec une acuité qui vise juste et fort, dans ce film dont l'intrigue est aussi sèche que son titre est bref. Il s'agit en fait de l'impossibilité de partir quand on appartient à un milieu social qui vous tient par l'argent, où une femme se rend compte que son mari est un être ignoble qui la détient comme un bien matériel. Le sujet ...
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Lelouch égal à lui-même, cependant un chouia au-dessus de ce qu'il a tourné de plus mauvais ces dernières années. Il s'agit "finalement" d'une suite de La bonne année (son meilleur film) qui suit le destin des deux enfants hypothétiques qu'aurait eu Lino Ventura à l'époque. Dont l'un (Kad Merad) avec Françoise Fabian, l'autre, Sandrine Bonnaire, d'un premier lit. Enfants forcément vieillissants, sortis du chapeau, qui ne se sont ...
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Film d'actrice plus que de metteur en scène, Bruno Nuytten n'en est d'ailleurs pas un mais il fait le même travail qu'un réalisateur chevronné. L'angle d'attaque est la biographie conventionnelle, celle d'une artiste enflammée, de ses débuts jusqu'à sa chute sans n'avoir jamais connu la réussite sociale, et c'est cet aspect du personnage qui nous intéresse avant tout. Le refus de concéder quoi que ce soit aux mondanités, aux ...
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Blier filme son père pris dans une machination kafkaïenne qui implique une organisation dont on ne dit pas le nom. Services secrets et pays de l'Est, faux coupables mais vraies victimes, on pense à Hitchcock et au cinéma d'espionnage très à la mode en ces années de guerre froide. Filmé en un noir et blanc profond dans une ambiance nocturne qui flirte avec le cinéma de Melville, ce film à première vue très loin de ce que Blier filmera ...
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Après un début prometteur, le film s'enlise rapidement à cause d'une histoire qui semble restée à l'état d'ébauche, voire même abandonnée en cours d'écriture. D'un côté Kirk Douglas cherche à retrouver son fils qui lui a été enlevé, de l'autre une institution où une jeune médium a des visions sur ce qui est arrivé au fils. On a l'impression de voir l'emboitage forcé de deux films complètement différents sans qu'aucun des ...
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Becker traite le sujet sans aucune finesse, sa caméra est lourde de bons sentiments et la vraisemblance ne l'écorche guère. Les acteurs, tous mal dirigés, sur-jouent des dialogues pas toujours très habiles pourtant dûs à Jean-Lou Dabadie. La vieille dame ressemble à ces grands-mères qu'on rencontre dans les contes pour enfant dans une histoire sans aucune aspérité. C'est à l'image de tout ce que fait Becker : niais.
Entre les deux guerres, un ogre du théâtre se voit abordé par une aspirante comédienne qu'il éconduit poliment. La comédienne revient le voir dans sa loge et il en fera sa maitresse. Mais le célèbre acteur a un jeune fils qui encombre son existence et qui va tomber amoureux de la jeune comédienne. Réalisé par l'ancien critique de cinéma Dominique Maillet, le film nous emmène dans les coulisses du théâtre, impitoyable, passionnant, ...
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Un libraire assassine sa femme mais n'est pas confondu par la justice faute de preuve. Le fait divers, relaté dans la presse, donne des idées à un architecte pour se débarrasser de la sienne dans des circonstances similaires, mais sa femme à lui disparait sans qu'il ait eu à la tuer. Intervient un flic névrosé pour mener l'enquête, laquelle va devoir relancer la première. Derrière ce titre banal, Autant-Lara réalise un film à la ...
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Exaspérant de bout en bout, ce pseudo-polar au scénario squelettique ne vise qu'à vendre la marchandise Belmondo. Le cahier des charges est toujours le même : muscle et gouaille, castagne et séduction, et un quota de cascades obligatoires, qui devaient figurer dans le contrat. Elles sont d'ailleurs très mal filmées, ennuyeuses à souhait et totalement inutiles à l'histoire. Ce super commissaire de police dépêché à Marseille pour ...
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Une allemande sexy est victime d'un accident de voiture sur le plateau de l'Aubrac, percutée par Eddy Mitchell et Chick Ortega qui viennent de braquer une banque à Nice. Elle les trouve finalement sympa, et eux aussi. Du coup, ils lui confient le butin pour qu'elle le remonte vers Paris à bord de sa caisse qui a moins morflé que la leur. Dans toute cette partie du film on se croirait dans un Beineix. Sur la route, l'allemande sexy prend ...
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Spielberg est un fan de L'homme de Rio et en voyant ce film on pense davantage à De Broca qu'au cinéma d'aventure et au western. Il ne se passe pas grand chose, dans les De Broca non plus, mais De Broca est désopilant, il aime l'absurde, le contresens, l'autodérision, le grotesque et le bricolage. Spielberg ne bricole pas, il prend ce qu'il filme très au sérieux, il ne prend aucun risque et au final ne nous surprend jamais. Son humour est ...
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Film de gauche réalisé par un chiraquien qui cherche à nous attendrir avec les jeunes de cité, incarnés par deux insupportables petits voyous qui traversent la France à la recherche de celle dont l'un des deux est amoureux. Sur leur chemin ils rencontrent un vieux marginal hanté par un ancien amour, personnage auquel on s'attache d'emblée grâce au jeu subtil de ce monstre de la comédie que fut Montand. Hélas, il entre en scène bien ...
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Le film passionnera le spectateur soucieux de reconstitution soignée, d'autant plus qu'ici la lumière s'applique à recopier celle du peintre maudit, fort en gueule et cogneur à l'image du Rembrandt de Grenaway. Construit comme une enquête policière et tout en flash-back, le scénario ne nous sert rien d'exaltant, la faute à une direction d'acteur très conventionnelle, une mise en scène très Netflix avec juste ce qu'il faut d'érotisme, ...
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Le clan des siciliens du pauvre campé par une famille arménienne qui pourrait être de n'importe quelle autre nationalité. Le film s'ouvre sur des images d'archives du génocide arménien, peut-être pour donner une profondeur historique à des personnages creux qui évoluent dans une intrigue sans chair ni os, tout simplement vide. Le gros coup qui consiste à s'emparer du chargement d'un avion de ligne est resté à l'état d'ébauche tant ...
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Dernier film de Gilles de Grangier avant qu'il ne passe à la télévision, ce qui équivalait à l'époque à une rétrogradation. Cette histoire de truand à la petite semaine évadé de prison enfile tous les clichés du genre. Simonin écrit des dialogues d'arrière garde et Grangier filme tout ça sans le moindre enthousiasme. Le scénario est tellement relâché qu'on peine à trouver un quelconque intérêt à cette histoire routinière, ...
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Les Podalydes c'est de la pure gourmandise, des films aux ingrédients tout simples qui vont à contrepied de la comédie traditionnelle. Chaque séquence est jubilatoire d'invention comique, dans les dialogues et les gags visuels. L'idée de l'homme-sac poubelle du générique donne déjà le ton. On rencontre toujours les mêmes inadaptés sociaux qui cherchent à s'en tirer par des combines improbables et hilarantes, joués par les mêmes ...
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Film nécessaire qui va au coeur de l'horreur. Les crimes rituels commis contre les enfants ne sont pas des épiphénomènes mais bien un mode de vie, totalement impuni, qui dit la profondeur du mal dans ce que le monde capitaliste produit de plus atroce. La force du film est de ne jamais chercher le pathos, grâce aux victimes qui, avant de parler ont longuement travaillé sur leur douleur. En résulte un film clinique, extrêmement bien ...
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