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Autrice de huit longs-métrages, Mia Hansen-Løve, qu'on avait laissé avec le très réussi Bergman's Island, se prend cette fois les pieds dans le tapis (rouge cannois) et montre malheureusement qu'elle est une réalisatrice-scénariste inégale. Elle balance cette fois-ci une histoire de triangle amoureux classique, le mari qui aime sa maîtresse plus que tout, mais qui ne peut pas quitter son épouse. C'est un stéréotype de genre très fréquent dans le cinéma des années 70, mais on pensait naïvement qu'une réalisatrice née dans les années 80 saurait apporter autre chose à ce type de relation, d'autant plus que la qualité première des films de Hansen-Løve est leur sensibilité aux rapports humains. C'est d'autant plus dommage que cela vient parasiter l'intrigue principale (les rapports père-fille à l'aune d'une maladie dégénérative, inspirée de la propre histoire de la réalisatrice). Celle-ci passe même au second plan et les cinq comédiens principaux bons, voire excellents, ne peuvent rien y faire.