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"Au Revoir Là-haut" – 4/5
Un film visuellement splendide et narrativement ambitieux, qui plonge le spectateur dans l’après-guerre avec une esthétique soignée et une histoire captivante. Adapté du roman de Pierre Lemaitre, "Au Revoir Là-haut" raconte l’histoire d’Édouard Péricourt, un soldat défiguré lors des derniers jours de la Première Guerre mondiale, et d’Albert Maillard, son compagnon d’infortune. Ensemble, ils montent une arnaque aux monuments aux morts dans une France encore bouleversée par le conflit.
Le premier atout du film, c’est sans doute sa mise en scène magistrale. Albert Dupontel, à la fois réalisateur et acteur, propose une vision très cinématographique, avec des décors somptueux, des costumes magnifiques et une direction artistique qui rappelle parfois le travail de Jean-Pierre Jeunet (Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain). La photographie est superbe, avec des couleurs éclatantes et un sens du détail impressionnant.
Côté casting, Nahuel Pérez Biscayart (Édouard) livre une performance remarquable malgré l’absence de dialogues pour son personnage. Son jeu passe uniquement par les expressions et les gestes, ce qui rend son interprétation encore plus forte. Dupontel lui-même est excellent dans le rôle d’Albert, un homme ordinaire pris dans un engrenage plus grand que lui. Niels Arestrup et Laurent Lafitte complètent un casting solide, avec des rôles bien marqués et des performances convaincantes.
Le scénario est bien construit, mêlant drame, comédie noire et critique sociale. L’intrigue avance à un bon rythme, avec des moments forts et des scènes émouvantes. On ressent toute l’absurdité de la guerre et l’hypocrisie de la société de l’époque, notamment à travers le personnage du lieutenant Pradelle (Lafitte), qui profite du chaos pour s’enrichir.
spoiler: La relation entre Édouard et son père est l’un des fils narratifs les plus poignants du film. Leur confrontation finale, où le père reconnaît son fils sans jamais pouvoir lui parler, est déchirante et marque un point d’émotion fort. De même, la révélation de la supercherie autour des monuments aux morts et la conclusion tragique d’Édouard ajoutent une profondeur dramatique qui donne au film une vraie puissance émotionnelle.
Si le film est globalement réussi, on pourrait lui reprocher une légère longueur dans sa deuxième partie. Certains passages s’étirent un peu, et le ton oscille parfois entre burlesque et tragédie de manière un peu abrupte. Mais ce sont des détails qui n’enlèvent rien à la richesse visuelle et émotionnelle du film.
4/5 – Un drame poignant, magnifiquement mis en scène, avec un casting excellent et une esthétique à couper le souffle. Une belle réussite du cinéma français.
Un film visuellement splendide et narrativement ambitieux, qui plonge le spectateur dans l’après-guerre avec une esthétique soignée et une histoire captivante. Adapté du roman de Pierre Lemaitre, "Au Revoir Là-haut" raconte l’histoire d’Édouard Péricourt, un soldat défiguré lors des derniers jours de la Première Guerre mondiale, et d’Albert Maillard, son compagnon d’infortune. Ensemble, ils montent une arnaque aux monuments aux morts dans une France encore bouleversée par le conflit.
Le premier atout du film, c’est sans doute sa mise en scène magistrale. Albert Dupontel, à la fois réalisateur et acteur, propose une vision très cinématographique, avec des décors somptueux, des costumes magnifiques et une direction artistique qui rappelle parfois le travail de Jean-Pierre Jeunet (Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain). La photographie est superbe, avec des couleurs éclatantes et un sens du détail impressionnant.
Côté casting, Nahuel Pérez Biscayart (Édouard) livre une performance remarquable malgré l’absence de dialogues pour son personnage. Son jeu passe uniquement par les expressions et les gestes, ce qui rend son interprétation encore plus forte. Dupontel lui-même est excellent dans le rôle d’Albert, un homme ordinaire pris dans un engrenage plus grand que lui. Niels Arestrup et Laurent Lafitte complètent un casting solide, avec des rôles bien marqués et des performances convaincantes.
Le scénario est bien construit, mêlant drame, comédie noire et critique sociale. L’intrigue avance à un bon rythme, avec des moments forts et des scènes émouvantes. On ressent toute l’absurdité de la guerre et l’hypocrisie de la société de l’époque, notamment à travers le personnage du lieutenant Pradelle (Lafitte), qui profite du chaos pour s’enrichir.
spoiler: La relation entre Édouard et son père est l’un des fils narratifs les plus poignants du film. Leur confrontation finale, où le père reconnaît son fils sans jamais pouvoir lui parler, est déchirante et marque un point d’émotion fort. De même, la révélation de la supercherie autour des monuments aux morts et la conclusion tragique d’Édouard ajoutent une profondeur dramatique qui donne au film une vraie puissance émotionnelle.
Si le film est globalement réussi, on pourrait lui reprocher une légère longueur dans sa deuxième partie. Certains passages s’étirent un peu, et le ton oscille parfois entre burlesque et tragédie de manière un peu abrupte. Mais ce sont des détails qui n’enlèvent rien à la richesse visuelle et émotionnelle du film.
4/5 – Un drame poignant, magnifiquement mis en scène, avec un casting excellent et une esthétique à couper le souffle. Une belle réussite du cinéma français.