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J’ai retrouvé dans ce film ce que je connais du Brésil : la pauvreté, la corruption à tous les niveaux (surtout la police) et puis la pauvreté, toujours la pauvreté qui contraste tellement avec l’extrême richesse. Le film est du même niveau que « central do Brasil » et « cidade de Deus ». Au moment où le Brésil risque de sombrer à nouveau dans le fascisme, ce film est important.
La précarité est parfois le prix de la liberté pour un artiste. Le courage est d’assumer ce choix. C’est ce que fait Paul qui quitte son métier de photographe à 40 ans passés pour vivre sa passion d’écrivain. Le film a un contenu politique fort. Il montre la perversité du système des plateformes qui conduisent des gens comme Paul à faire des petits boulots pénibles et mal payés. Car la plateforme met en concurrence les gars ...
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Dans un pays qui s’est construit sur le génocide des autochtones et sur l’esclavage des noirs d’Afrique, il est étonnant de voir cette lucidité et cette repentance au cinéma dans les années 80 (Alan Parker est britannique, mais le film est américain). Il y a vraiment plusieurs sociétés aux US. Gene Hackman est formidable, comme d'habitude.
Il y a deux films dans le film qui ne sont pas juxtaposés, mais qui s’entrecroisent et se complètent parfaitement. Le premier décrit avec précision et concision tout le déroulé d’une enquête de police. C’est bien simple, j’ai tout compris ! Le second montre des personnages, avec leurs forces et leurs faiblesses, jamais stéréotypés. Avec un gros, gros coup de cœur pour Nathalie Baye, si émouvante.
Voilà un beau film qui nous instruit, nous émeut, nous révolte. L’acteur Abou Sangaré est magnifique. Du grand cinéma, quoi. Je voudrais dire un mot du jeu de Nina Meurisse qui exprime avec quelques expressions du visage, avec quelques variations du ton de sa voix l’empathie qu’elle ressent, mais qu’elle doit réprimer pour faire son travail.
Un Ryan Gosling marmoréen qui a dû beaucoup souffrir dans son enfance. Un seul copain (un peu intéressé quand même). Il roule dans LA avec dextérité et lassitude, on dirait un robot. Et puis il rencontre Irene et son fils et il sourit, et il devient humain. Curieux film, bon thriller, je mets 4 car j’hésite entre 5 et 3…
Pour un être humain, qu’est-ce qui distingue la fin de la vie de la fin du monde ? Question vertigineuse à laquelle il y a autant de réponses que de personnes. Dans ce film puissant, Lars von Trier en montre trois, celles de Justine, de Claire sa sœur et du mari de celle-ci. Difficile d’en dire plus sans spoiler.
Kirsten Dunst (Justine) est impressionnante.
Kirsten Dunst (Justine) est impressionnante.
Il y a beaucoup de sujets dans ce film. L’envie ou le besoin de comprendre qui devient un désir brûlant qu’on ne saurait tromper longtemps. C’est l’essence même de la recherche scientifique, mathématique dans ce film.
La passion partagée conduit-elle à l’amour, ou même simplement à l’amitié ? L’estime, voire l’admiration peut-elle parfois se faire rivalité ?
L’actrice Ella Rumpf est parfaite et j’aime bien le ...
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C’est l’histoire d’une meuf… qui ne vit que des galères et s’en sort quand même (encore que). Le scénario est mince, mais le personnage (excellente Eva Huault) a un vécu, une histoire qui méritent d’être racontés. C’est surtout sa personnalité qui la rend attachante, volontiers excessive dans la grossièreté, mais sensible et si contemporaine dans sa relation à la famille, aux copines et aux mecs toxiques. Un aspect qui ...
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Il y a chez Tarantino ce génie de ne pas prétendre au réalisme, de théâtraliser la violence tout en lui conservant certaines formes de la vraisemblance. Je suis de ceux qui marchent à fond, surtout avec ses acteurs/potes qu’il dirige à la perfection.
A voir, ne serait-ce que pour la scène où Travolta fait une démonstration de twist sur « you never can tell » de Chuck Berry !
A voir, ne serait-ce que pour la scène où Travolta fait une démonstration de twist sur « you never can tell » de Chuck Berry !
Thriller social tour à tour jubilatoire et terrifiant. Le scénario, la mise en scène, la direction d’acteurs sont parfaits.
L’arrière-plan politique est puissant. La fausse cordialité des riches peine à masquer leur mépris des pauvres (leur odeur).
L’arrière-plan politique est puissant. La fausse cordialité des riches peine à masquer leur mépris des pauvres (leur odeur).
Le film retrace avec justesse et précision l’effroyable contagion de la haine via les réseaux sociaux qui a conduit à l’exécution d’un professeur d’histoire au collège qui faisait simplement son travail sur la liberté d’expression.
Le combat pour la laïcité continue. Nos « hussards de la République » ont bien du mérite. Ce n’est certes pas un boulot que je recommanderais à un gamin aujourd’hui, sauf peut-être dans ...
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Défense du père : l’homme est observant et pratique sa foi avec sincérité, le juge fait face à un dilemme moral quand on lui demande d’entériner les décisions du procureur sans même avoir pu examiner les dossiers, le père est confronté à la rébellion de ses filles qu’il aime (pendant les évènements qui ont suivi la mort de Mahsa Amini) et exige qu’elles se soumettent à son autorité, conformément à sa culture patriarcale ...
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Polar original où l’on suit l’enquête de deux flics attachants. L’un (Yohan/Bouillon) est surtout attaché à la vérité, son compère (Marceau/Lanners) à la justice. On suit le défilé des petits amis de la jeune fille assassinée, tous différents, tous suspects, tous coupables ?
Film féministe ? Sans doute, mais je préfère dire anti-machiste ou antisexiste.
This a man’s world.
Film féministe ? Sans doute, mais je préfère dire anti-machiste ou antisexiste.
This a man’s world.
Un maestro génial mais falot face à une jeune violoniste très douée et merveilleusement éprise de liberté. La reconstitution de cette Venise du XVIIIème est magnifique, la photo superbe, la musique…...
L’actrice Tecla Insolia est excellente. A voir, je vous le dis.
L’actrice Tecla Insolia est excellente. A voir, je vous le dis.
Voilà un bon polar français des années 70 qui nous fait bien sentir l’atmosphère de l’après-guerre. La mise en scène est classique, tendue quoique sans réelle surprise. Le duo Delon/Trintignant est excellent et que dire du défilé des acteurs disparus ?
Une question cependant : est-ce que Borniche fumait autant que Delon dans ce film ? J’ai lu qu’il était mort à 101 ans….
Une question cependant : est-ce que Borniche fumait autant que Delon dans ce film ? J’ai lu qu’il était mort à 101 ans….
Bon film, à part peut-être la fin un peu trop « pédagogie de documentaire ». Les deux personnages principaux sont intéressants, deux frères si proches et tellement différents. Nicolas Cage assume complètement son cynisme, mais il aime sa famille. Son frère (Jared Leto) est plus fragile et a quelques valeurs morales.
La femme de Cage (Bridget Moynahan) est jolie et vénale, mais finalement, pas complètement stupide. Le flic intègre ...
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Les jaloux (ce qui est le cas de Paul/Cluzet) devraient toujours épouser des femmes laides (ce qui n’est pas le cas de Nelly/Béart). Blague à part, quand le désir de possession se prend pour de l’amour, et quand, finalement, la paranoïa envahit tout le champ de la conscience, on est en enfer. Bien sûr, comme beaucoup, je regrette la fin éludée…
Cluzet et Béart sont excellents.
Cluzet et Béart sont excellents.
J’hésite à utiliser le simple mot ‘western’ tant ce film relève de plusieurs catégories. Il y a des indiens et des soldats certes. Mais tout le propos du film est de montrer comment avec le temps et les épreuves surmontées ensemble s’effacent la méfiance et le mépris au profit de la confiance et du respect. Il y aurait tant à dire sur le génocide des Amérindiens (il faut voir Killers of the Flower Moon de Scorsese). Dans ...
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Les talents de Laurent Lafitte trouvent bien à s’exprimer dans cette bonne comédie qui par moments, tire sur le Boulevard. Grande est la souffrance de l’homme qui rencontre son double « amélioré »…
La fin du film est assez ébouriffante, si j’ose dire.
Une mention spéciale à Blanche Gardin, excellente.
La fin du film est assez ébouriffante, si j’ose dire.
Une mention spéciale à Blanche Gardin, excellente.
Voilà un joli film revu récemment sur la 3 : un film d’amour, un de ces amours manqués et qui durent toute la vie. Fabrice le Juge empesé dans sa pratique « sévère mais juste » retombe sur son (peut-être) seul amour en la personne d’une jurée (Sidse Babett) dans un procès d’Assises. Elle est belle, douce, délicate, si sensible et si vivante ….
Les dialogues sont forts. Luchini aux jurés : « la Justice n’est pas là pour ...
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J’aime ces films où les destins de deux êtres humains se croisent mais ne peuvent finalement se rencontrer (je pense à « la route de Madison » d’Eastwood, à « in the mood for love » de Wong Kar-Wai, et même à « une journée particulière » de Scola). Ils évoquent un aspect tragique de la condition humaine (évoqué aussi dans le poème d’Antoine Pol « Les passantes » mis en musique par Georges Brassens).
Il faut avoir ...
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Le film est adapté d’un roman d’Octave Mirbeau, auteur anarchiste, dreyfusard et un peu misanthrope qui est publié en 1900.
Dans le film, l’action se déroule à la fin des années 1920 ou au début des années 30. La peinture de la bourgeoisie provinciale de cette époque est sans concession. Célestine est le révélateur des mesquineries, des petitesses, de la vulgarité profonde de ses patrons (de ce point de vue, le roman est encore ...
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Le film ne flatte pas le sentiment actuel de défiance et parfois de dégoût qu’ont les Français pour la caste politique. Ce maire ferait presque pitié, un peu comme Gérard Collomb, qui pleurait après la première élection de Macron avant d’être gentiment congédié de l’équipe ministérielle. Même si Luchini prétend ne pas d’être inspiré de Gérard Collomb, vieux maire socialiste de Lyon, on ne peut s’empêcher de penser à ...
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Le personnage lumineux de Mariana, qui cache le fils de sa copine juive dans l’Ukraine sous la botte nazie, m’a révélé que Mélanie Thierry, non contente d’être belle, est une grande actrice.
Pas un soupçon de mièvrerie ou d’angélisme, rien que de l’humanité. Mariana parle d'elle à la troisième personne, elle est si peu digne d'être aimée croit-elle sans doute, coeur vide de l'amour non reçu et plein de l'amour à donner, ...
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Ici, les zombies sont survoltés et n’aiment que la viande très fraîche et non contaminée ! Brad Pitt fait le job pour retrouver le patient zéro… Suspense (j’aime beaucoup le zombie du labo qui claque des dents...).
Le film montre une bande de bikers plutôt sympas, ce qui change des motards ultraviolents et décérébrés qu’on a l’habitude de voir (comme dans le premier Mad Max). Le chef Johnny (Tom Hardy) fait régner la loi et l’ordre, main de fer dans un gant d’acier. Le beau Benny (Austin Butler) séduit Kathy (Jody Comer). Ces personnages sont intéressants, nuancés, et on s’intéresse à leur histoire et à son dénouement…
Je ne me souvenais que de la course-poursuite dans les rues de San Francisco, vue lors de la sortie du film en 1969 sur le seul écran géant de la ville de Lyon (au regretté Palais des Congrès). J’avais été collé à mon siège. J’ai revu le film hier soir sur la 5. Effet moindre certes, mais quand même : du grand art. Cela dit, Bullitt est un bon polar assez classique qui oppose un politicard de la pire espèce (incarné par Robert ...
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Où l’on voit que (1) tromper son mari est le meilleur moyen de tromper son ennui, et (2) que la meilleure thérapie de couple est la complicité meurtrière !
Peinture de la vie bourgeoisie des années 60 : comment le souci des apparences peut-il recouvrir des sentiments aussi violents ? Bravo Chabrol pour avoir su rendre cette histoire vraisemblable (il y a quand même une ou deux bricoles dans le scénario qui…, mais bon).
Belles ...
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Ce film n’est pas un film sur la guerre du Vietnam (presque pas de vietnamiens dans ce film). C’est une épopée hallucinée, esthétisante, filmée par un type sous LSD !
Il contient cependant un aspect original, c’est l’aspect religieux, au sens archaïque du terme, tel que décrit par l’anthropologue René Girard. Celui-ci décrit la genèse des monarchies sacrées à partir du sacrifice. Dans ce système (qui existait encore au ...
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Voilà un film qui ne vieillit pas très bien, ni le scénario, ni les effets spéciaux (la comparaison est cruelle avec le premier Blade Runner de 1982, lui aussi adapté d’un roman de Philip Dick).
Pour l’effet de surprise au premier visionnage et pour les biceps de Schwarzy quand même, je mets 3 stars.
Pour l’effet de surprise au premier visionnage et pour les biceps de Schwarzy quand même, je mets 3 stars.
Philadelphia est un des premiers films sur le sida, maladie mortelle dans les années 80, et sur les ravages que fait cette maladie dans la vie professionnelle et sociale. C’est aussi un film humaniste qui dénonce la discrimination homophobe. Une belle émotion traverse le film, portée par deux grands acteurs. On voit croître le respect et la confiance entre les deux personnages, et finalement éclore l’amitié.
Cette délicieuse comédie romantique nous balade du rire aux larmes en abordant les sujets les plus importants de la vie avec une subtile légèreté. Andie McDowell est magnifique. Hugh Grant et Kristin Scott Thomas rendraient les Anglais sympathiques !
Le Roman de la Lose au pays de l’american dream ! Une galerie de personnages assez extraordinaire : tous sont plus bêtes et méchants les uns que les autres. Sauf la policière Marge (comme Mme Simpson), apparemment naïve mais drôlement futée. Elle est superbement interprétée par Frances McDormand (normal qu’elle soit sympa, c’est la femme de Joel, le réalisateur !). Citons aussi Norm, le mari de Marge, un brave type pas compliqué ...
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Le personnage interprété par Javier Bardem est véritablement terrifiant. Le scénario tient bien la route et le tout est saupoudré d’humour, comme les frères Coen en ont le secret.
Par hasard, j’ai vu successivement Amanda (avec Vincent Lacoste) et ce film. Dans les deux cas, il s’agit du récit d’une parentalité obligée.
Après bien des hésitations et des ratés, l’amour se montrera plus fort que la liberté "égoïste" pour ce personnage complexe de femme subtilement interprété par Camille Cottin.
Après bien des hésitations et des ratés, l’amour se montrera plus fort que la liberté "égoïste" pour ce personnage complexe de femme subtilement interprété par Camille Cottin.