Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin peinent à faire croire à cette histoire qui repose sur une trame bancale et une mise en scène incertaine. Ils ont le mérite de rester émouvants, mais le résultat est frustrant. Dommage.
Avec ce thriller, bâti sur fond de comédie, le beau gosse d’Hollywood avait tout pour s’illustrer entre humour et action. Las, il mène un film peu envoûtant où un scénario banal se déroule sans action vitaminée.
Grâce à une mise en scène inspirée, on glisse volontiers dans cette atmosphère intranquille, et l’on s’attache immédiatement aux héroïnes, à qui des comédiennes prometteuses prêtent leur talent brut.
Entre farce et parodie, ce divertissement d’action est un pur spectacle où les acteurs déploient, à travers quelques personnages hauts en couleur, des forces comiques évidentes.
Ana Girardot s’y révèle éblouissante, Olivier Gourmet est, comme toujours, épatant, et plusieurs seconds rôles, portés par les talentueux Julien Frison de la Comédie-Française, Jonas Bloquet, Aurélia Petit ou Yannick Choirat, apportent à ce thriller social toute son émotion.
Totalement investi dans le rôle de l’antihéros, Jean Dujardin, excellentissime, forme un puissant duo avec Nastya Golubeva, jeune actrice éclatante qui fait, avec ce film, une entrée fracassante au cinéma.
Ce film est un petit théâtre dynamique dont les interprètes, savoureux, prennent un malin plaisir à incarner leur rôle. Aucun doute : le crime est parfait.
L’attachant duo que Pierfrancesco Favino forme avec Tiziano Menichelli sert une intrigue plus dramatique, mais aussi plus profonde qu’elle n’en a l’air.
Sur une partition teintée d’humour noir et d’absurde, Laurent Lafitte s’en donne à cœur joie et se montre si irrésistible qu’il a naturellement remporté le prix d’interprétation masculine au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez.
Mélisa Godet mêle le didactisme au romanesque en confiant à ses interprètes des personnages attachants dont on suit les trajectoires avec émotion. Une œuvre forte et une très belle entrée dans le cinéma !
Ce mélo du cinéaste sudafricain Oliver Hermanus se voulait vibrant. Hélas, il perd son énergie dans une lenteur nostalgique qui tend à écraser l’émotion dont font toujours preuve ces deux magnifiques comédiens.
On le sait, Cooper est doué pour parler de l’usure des sentiments et des réminiscences de l’amour. En confiant ses personnages à deux excellents acteurs et en plantant cette histoire dans le décor méconnu du stand-up amateur, il signe un film qui, malgré quelques longueurs, se révèle aussi intéressant qu’émouvant.
Grâce à un discours décomplexé permettant d’aborder sans fard les questions mêlant l’argent à la famille, Emmanuel Patron signe un scénario piqué de dialogues incisifs, servi par une troupe d’acteurs épatants.
Malgré quelques longueurs, ce film trouve sa force dans l’incroyable récit qu’il retrace et dans l’interprétation touchante de Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi, qui s’eff acent subtilement derrière leurs rôles.
Mis en scène par le très respecté Josh Safdie, ce film nommé neuf fois aux Oscars se perd peu à peu dans ses péripéties, mais montre la capacité de Chalamet à briller même dans la peau d’un type antipathique.
L’Histoire, l’enfance, l’aventure et les valeurs, tout pouvait inspirer le réalisateur des Choristes. Servi par une image léchée – un peu trop d’Epinal? – et une mise en scène rythmée, il retrace la vie d’un village français sous l’Occupation allemande et la résistance menée par trois gamins.