A partir d’un sujet délicat et difficile à exposer, Alauda Ruíz de Azúa met en scène un film très concret, intime et poignant qui marie habilement une réflexion sur la profondeur de l’engagement à des codes de narration efficaces.
La réalisatrice s’amuse, par une mise en scène lente et sinueuse, à déconstruire le film et installe une certaine mollesse là où l’enjeu narratif devrait faire frétiller. Si ce parti pris correspond à son cinéma, il en laissera plus d’un sur le côté.
Grâce à un savant mélange réunissant l’esprit de la BD de Franquin, l’humour potache du réalisateur, l’énergie de Jamel et la mignonnerie du héros à poils jaunes, cette comédie vitaminée et drôle divertira toute la famille.
Interprétée par l’irrésistible Baneen Ahmad Nayyef, 9 ans, et son jeune partenaire Sajad Mohamad Qasem, cette fable politique parvient à raconter la cruauté d’un régime avec la malice, la tendresse et l’énergie de l’enfance lorsqu’elle est confrontée à un défi. Bouleversant.
Face à Virginie Ledoyen en éditrice réaliste et à André Marcon en père à l’inquiétude brutale, Bastien Bouillon porte un film aux allures d’expérience âpre et sans concession. Saisissant.
Malgré une mise en scène et une musique parfois un peu grandiloquentes, ce film nous éclaire avec précision sur les coulisses du procès le plus célèbre de l'Histoire et remet sur le devant de la scène un Russell Crowe plus impressionnant que jamais.
Pour sa première production cinématographique, Pierre Niney a choisi un thriller tissé autour d'un fascinant phénomène de société, dont il incarne avec ferveur et passion le personnage principal. Entouré de son cinéaste fétiche Yann Gozlan (Un homme idéal, Boîte noire) et de deux acteurs solides, Marion Barbeau et Anthony Bajon, il s'impose dans un film efficace et glaçant.
Paolo Sorrentino revient en force avec tout ce qui rend son cinéma puissant : une étude, par l'intime, du pouvoir, une mise en scène audacieuse avec des plans éblouissants et des morceaux de musique entraînants.
Un mélo poignant où l’on se plaît à croire aux raisons de la naissance d’un chef-d’oeuvre autant que l’on vibre pour le destin tragique de personnages incarnés par deux acteurs de haut vol.
Quand Alice Vikander affiche une liberté dangereuse, Paul Dano mêle habilement assurance et fragilité, et Jude Law s’efface admirablement derrière l’homme le plus craint du moment. Saisissant.
Pietro Marcello signe un film dont le côté « drama » prend parfois un peu trop d'ampleur. Il a le mérite de nous plonger dans une période fragile de l'histoire d'un pays voyant arriver Mussolini, auquel il oppose la force d'une comédienne flamboyante, incarnée par une Valeria Bruni Tedeschi absolument remarquable.
Un film qui souffre d'une mise en scène un peu répétitive et de la violence de certaines séquences, même s'il touche au cœur avec son sujet et l'interprétation poignante de Makita Samba.
Avec un scénario digne d'un bon film d'enquête et une actrice au rayonnement international comme Camille Cottin, Tamara Stepanyan met habilement la lumière sur les tourments auxquels est confronté son pays.