A partir d’une idée saugrenue, aussi insolite qu’émouvante, Pascal Elbé a mis en scène une comédie dramatique où le scénario bien ficelé sert de partition à des acteurs chevronnés, dont Benoît Poelvoorde, très émouvant.
Si la mise en scène n’échappe pas à quelques longueurs, la réalisatrice nous sensibilise à cette histoire grâce à son casting, avec des comédiennes issues d’univers différents qui se révèlent toutes attachantes.
Si les mouvements sociaux ont servi de toile de fond à des films plus puissants, celui-ci se démarque par son aspect psychologique, analysant les répercussions de l’engagement politique sur le couple. Un parti pris intéressant, surtout lorsqu’il évite tout manichéisme et repose sur des dialogues intelligents servis par des acteurs excellents.
La nostalgie étant l’un des piliers de son humour ravageur, Jérôme Commandeur signe avec cette troisième réalisation un film aussi personnel qu’universel. Habilement écrit, il réunit situations cocasses et dialogues ciselés dans un scénario où l’émotion n’est pas en reste.
François Ozon a fait le choix de la fidélité à l’œuvre et d’un esthétisme poussé à son paroxysme. Dans un sublime noir et blanc, avec une certaine froideur et une lenteur palpable, il retrace les péripéties du roman de Camus, offrant à Benjamin Voisin l’occasion de briller dans un rôle difficile.
Thierry Klifa s’est librement inspiré de l’affaire Liliane Bettencourt pour mettre en scène une comédie enlevée et jubilatoire tout en analysant brillamment le processus d’emprise. Outre des dialogues féroces au cordeau, l’atout de son film très réussi est son casting royal.
Portée par la présence magnétique de Nadia Melliti, à qui le Festival de Cannes a remis un Prix d’interprétation, cette adaptation du roman de Fatima Daas déçoit cependant par sa façon d’exposer des situations sans conséquences et de ne jamais aborder de manière frontale son sujet.
On croit à ce huis clos sous tension grâce aux plans réalistes, à la musique haletante d’Alexandre Desplat et à Jean Dujardin, impressionnant et très convaincant dans un rôle qui fera date.
(…) un film qui préfère la psychologie au grand spectacle et dessine habilement la trajectoire d’un artiste sans concession. Un parti pris qui permet à l’émotion de s’infiltrer dans chaque scène et d’offrir au bouleversant Jeremy Allen White l’occasion de déployer toute l’étendue de son talent.
Si le film d’anticipation était le genre idéal pour évoquer les dérives de l’IA, il tend aussi un piège : une atmosphère froide qui ne laisse pas passer l’émotion. Mais Cédric Jimenez a du savoir-faire et il a réalisé un thriller futuriste visuellement inspiré, où l’action est menée efficacement par des comédiens impliqués et justes.
Si le procédé de narration manque un peu d’audace, le dessin, inspiré et somptueux, et les voix de Laurent Lafitte ou Géraldine Pailhas donnent du relief à ce portrait finalement très émouvant.
Portée par les pétillants Elsa Zylberstein et Didier Bourdon, cette comédie aux ressorts bien huilés privilégie l’humour et la nuance pour délivrer un message féministe sans jamais donner de leçons.
Sur la fameuse diagonale du vide, à proximité d’une poubelle nucléaire, le réalisateur plante le décor d’un film tendu et sensible dont il confie l’interprétation à quelques acteurs dans le vent : le lunaire Paul Kircher, le terrien Salif Cissé et l’incandescent Idir Azougli. Un trio de jeunes talents au diapason.
Alors que la mise en scène brille par son inventivité, le jeu solaire de Guillaume Marbeck (Jean-Luc Godard), Zoey Deutch (Jean Seberg) ou Aubry Dullin (Jean-Paul Belmondo) apporte un souffle exaltant. Il n’en fallait pas plus pour décerner notre palme à ce grand oublié du Festival de Cannes.
Avec des dialogues ciselés qui claquent et la composition des acteurs talentueux que sont Marina Foïs, impressionnante dans ce rôle difficile, et Roschdy Zem, le charme même, Diane Kurys a fait de l’histoire de ces deux monstres sacrés un film poignant.