L’interprétation irréprochable d’Anouk Grinberg et de Luàna Bajrami ne parvient hélas pas à compenser les errements du scénario et la mise en scène poussive. Un premier film décevant.
Malgré le sujet grave, Jean Boiron-Lajous réussit à faire de cette excursion sur les traces d’une enfance traumatique, un petit joyau solaire et joyeux.
Ce film démontre que le cinéma documentaire peut être à la fois beau, intelligent et émouvant, sans jamais sacrifier l’une ce ces qualités au profit des autres.
Un ton teinté de tragédie et de western pour ce drame saisissant, aux confins de l’onirisme, qui scrute les rivalités ancestrales entre deux communautés. Du grand art.
Le douloureux cas de conscience d’une jeune femme qui découvre, sans vraiment vouloir l’admettre, la part d’ombre de ce grand frère qu’elle idéalise depuis toujours.
Il faut cependant attendre le climax pour que le scénario glisse doucement vers un enjeu plus sensible et touchant, bien que beaucoup trop rapide pour ne pas dépasser l’heure et demie de visionnage. Quel dommage ! Nous aurions tant aimé voir davantage de séquences comme celle qui clôt l’arc narratif principal. Mais difficile pour le réalisateur Enrique Gato, comme pour nombre d’êtres humains, de sortir de sa zone de confort.
Un film totalement décevant par le réalisateur d’Onoda : 10 000 nuits dans la jungle qui, au mieux, ressemble à une expérimentation vaguement fantastique.
Aussi originale qu’esthétiquement superbe, cette première œuvre cinématographique raconte avec poésie et sensibilité ce que pourrait devenir le septième art dans un futur proche façonné par l’IA. Un hommage à la beauté éternelle des actrices, qui n’échapperont jamais au pouvoir enchanteur du cinéma.
Dégel offre en apparence un cinéma délicat, tant il fonctionne par ellipses et non-dits. Et pourtant, c’est une œuvre ravageuse et tourmentée, où le pire se cache dans la banalité du monde.
Un thriller glaçant et mené avec précision sur les ravages de la violence intra-familiale dans le milieu feutré et secret d’un Prince saoudien, en dépit de sa fin décevante.
Une histoire édifiante entre tradition et modernité. Un triste parcours émouvant dans un décor rude d’une grande beauté. Bémol : la parenthèse urbaine jure un peu.
En transposant sa critique sociale non plus directement en Roumanie mais en Norvège, Cristian Mungiu signe un petit chef-d’œuvre de cruauté et de cynisme, prenant le soin, à l’issue du film, de laisser les questions ouvertes.
Un polar rural, tout aussi enjoué que profond. Un Matthew McConaughey exceptionnel et une musique country parfaitement adaptée... Andrew Patterson, un cinéaste à suivre !