Une pure merveille pour le cœur, les yeux et les oreilles ! Alexander Murphy atteint une forme de perfection dans l’art du documentaire.
Plus qu’un documentaire, Supplique à nos fantômes est une immersion aussi douloureuse que poétique dans l’intimité sensible de la maltraitance infantile et de la violence intrafamiliale.
Si ce documentaire emprunte à la téléréalité certains de ses travers, il n’en demeure pas moins une critique acerbe et nécessaire des dispositifs de protection de l’enfance en France. Une aventure aussi attachante que nécessaire.
Plus modeste et plus maîtrisé que la plupart des films de super-héros actuel, Clayface constitue un véritable oasis gore dans le désert du blockbuster contemporain.
Dix ans après Problemos, Éric Judor revient derrière la caméra, mais déçoit. Reste le regard, mi-acide, mi-attendri, qu’il porte sur un drôle de microcosme.
Une œuvre brute et intègre, dans laquelle Marina de Van, réalisatrice, comédienne, scénariste et écrivaine, met à nu un corps confronté au vieillissement et au tarissement du désir. Un grand film.
Cruel, cynique et délicieusement subversif, le film de Nicolangelo Gelormini rappelle la langue cinématographique d’un certain Pier Paolo Pasolini.
Ce film d’horreur proposant une histoire de transformations corporelles chez des jeunes gens n’est pas sans surprise ni intérêt.
Encore un joli récit qui rend hommage aux mères célibataires et aux enfants en mal de père. Le film de Rudi Rosenberg est un régal de délicatesse.
Parce que chacune de ses images célèbre l’intelligence, l’imaginaire et la sensibilité des enfants, témoins silencieux et impuissants des violences du monde, Le Mystère Lucy Lost est de ces films d’animation devenus aujourd’hui exceptionnellement rares. Un petit miracle.
La petite musique de Hong Sang-soo est toujours un délice. Loin de se répéter, le réalisateur propose une subtile variation sur son univers à travers le récit d’une actrice sur le retour qui se prête au jeu des interviews.
Dans un univers féerique et imaginatif, proche du jeu vidéo, le spectateur se laisse embarquer dans une aventure qui ne laissera indifférents ni les enfants ni les adolescents.
Dans un bouillonnement incessant de couleurs, de musique et de lumières, Gessica Généus filme un hymne solaire à la liberté, dans un pays, Haïti, pétri par ses contradictions.
Guillaume Canet livre un film d’une maîtrise saisissante, capable de tenir le public en haleine tout en le remuant profondément.
Robert Guédiguian se fourvoie en faisant du viol un ressort scénaristique censé transformer son personnage en une personne altruiste et socialement engagée.
Une œuvre épique et flamboyante abordée sous l’angle du thriller, qui capte parfaitement le sel du roman de Victor Hugo.
Dans des décors de toute beauté, le film aborde le sujet tabou de l’aide médicale à mourir et nous offre une observation judicieuse des relations familiales et de l’acceptation de l’inconcevable.
Dans une langue cinématographique qui n’appartient qu’à elle, Cheyenne-Marie Carron poursuit son exploration du pardon, de la résilience et de la quête de la foi.
Cette magnifique adaptation du célèbre roman de Jane Austen offre, en plus d’une photographie impeccable, une allégorie romantique de l’amour et de ses renoncements.
Petite Casbah est un joli film en forme de devoir de mémoire, quand il semble encore aujourd’hui compliqué de réaliser des œuvres de fiction sur la colonisation française en Algérie.

