Jamais "Rêves volés" ne nous cloue sur place comme "La cité de Dieu", entre autres, avait pu le faire par le passé. La mise en scène manque de panache et le scénario se révèle assez prévisible.
D'une rare maîtrise formelle (le film pourrait, en cela, se rapprocher d'un dispositif d'art contemporain), porté par une écriture imaginative et une patte d'auteur indéniable, "Play a song for me" réinvente le film d'adolescence...
Jennifer Devoldère part d'un scénario intelligent, hyper-sensible, profond mais quelque peu chargé (...) Trop d'intrigues secondaires viennent noyer la principale.
Madsen élabore un véritable scénario de science-fiction que ne renierait pas le Ray Bradbury des "Chroniques martiennes". En plus d'interroger le problème du nucléaire,"Into Eternity" devient alors une oeuvre réflexive sur la naissance des mythes et des mystères qui traversent l'histoire.
Diego Lerman réalise là un joli film en apparence un peu suranné, dont le souvenir est plus attachant que son expérience directe, entre ennui et nausée.
Avec cette tragi-comédie, Rajko Grlic se réapproprie les charmes des films italiens des années 70 (...) Vacillant sans cesse entre comédie et drame, ce film très maitrisé fait preuve d'un humour caustique jubilatoire.
Peut-être le scénario manque-t-il de grands mots d'auteur ? Ce serait faire la fine bouche. "Voir la mer" n'a pas d'autre propos que de nous faire voyager et de nous faire aimer un trio qui fonctionne à merveille.
Voici venus les nouveaux "Amants du cercle polaire" mâtinés de Dario Argento ! (...) Un film-puzzle sur le poids de la culpabilité, les cicatrices du temps et l'incommunicabilité. Une pure réussite
Bourré de situations cocasses, tout en étant toujours sur la corde raide et ultra-tendu, le film vous baladera durant deux heures, pour se terminer par une des scènes les plus glaçantes, cyniques et effroyables qu'on ait vues depuis un bail. Les murs à détruire ne sont pas ceux que l'on croit...
"L'Aigle de la Neuvième Légion" est un film de chair et de sang désossé par la brume. Dommage que l'on y voie un peu trop clair (...) Néanmoins, le film est bien agréable.
Ce qui aurait donné lieu à un fantastique documentaire sur ce pouvoir du cinéma et sa place dans l'économie est hélas noyé dans un mélange indigeste de politique, de théorie du complot et d'action.
Lorsqu'on se surprend à deviner à l'avance les aléas d'un scénario téléphoné, on a l'impression d'être comme un enfant regardant un magicien dont il connaitrait déjà tous les tours. Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?
La première partie du film est celle qui m'a le plus conquis. On y trouve même de l'humour. Ensuite, lorsque ça commence à frotter, à être rude (je parle du film), c'est moins bien.
Dans ce mélodrame plombé par une désolante absence d'inspiration, on apprendra des choses aussi essentielles que "n'ayons pas peur d'aimer" ! Le problème, c'est que le film, lui, on a bien du mal à l'aimer...
Voilà un film d'actualité dont on aurait adoré dire le plus grand bien. "Quelques jours de répit" est une oeuvre généreuse et touchante mais plombée par un scénario famélique
Le film est un original divertissement qui reprend habilement les tics grossiers des documentaires en vogue et s'offre quelques trouvailles visuelles et parodiques bien senties. Quel dommage qu'il ne soit pas plus corrosif...
"Les Couleurs de la montagne" est tel un ballon que l'on suit et qui nous fait avancer sur un terrain que l'on découvre de plus en plus boueux et effrayant.
Comment expliquer qu'Hélène Lee ait choisi de juste survoler cette vie, ces vies pourrait-on dire ? Le film est frustrant parce qu'il choisit une optique très scolaire et pas du tout fouillée, préférant l'héritage aux racines.