Même si, d'un point de vue strictement cinématographique, il n'apporte rien de nouveau au film de guerre, "John Rabe" a le mérite de mettre en lumière un fait historique déboussolant.
Contrairement aux chefs-d'oeuvre de Lubitsch ou Wilder, "La Femme de l'année" n'a aucune férocité (...) Reste les numéros d'acteurs, sensationnels, de Katharine Hepburn et Spencer Tracy. C'est beaucoup et peu à la fois.
Au vu de son adresse à échapper aux pièges de son sujet, Baran Bo Odar coule lui-même plusieurs scènes à force de gros effets. Son manque de lucidité à ce sujet déroute.
Pas d'empathie, aucun jugement, des faits d'une froideur clinique et un sujet maîtrisé de bout en bout. "Animal Kingdom" devient de fait le nouveau mètre étalon du genre.
Régis Sauder ne se contente pas d'offrir une cure de jouvence à un livre du XVIIe siècle. Il nous offre une brillante démonstration des bienfaits de la culture dans la France d'aujourd'hui. N'en déplaise à certains...
A suivre et à apercevoir Renate Costa avec ses interlocuteurs, nous devenons témoins d'événements douloureux qu'il est nécessaire de connaître (si on les ignorait) aujourd'hui où l'on aime souvent se croire particulièrement " cool " et tolérant.
"Mainline" rappelle que l'on peut faire un très bon film, meilleur que bien d'autres, avec une bonne préparation (trois ans pour "Mainline" sans compter le vécu au moins des deux réalisateurs), quelques acteurs et un budget plutôt allégé.
On devine que la réalisatrice a bien potassé son sujet. Il est regrettable qu'elle ait surligné le drame par le choix de certaines musiques, certaines images, certains rebondissements.
Si la toile du fond est dramatique, "La fille du puisatier" déborde d'humour. Souvent caustique. Derrière une apparente douceur se cachent ainsi des textes féroces.
Je veux seulement que vous m'aimiez
Titre original Ich will doch nur, dass ihr mich liebt
Fassbinder aurait pu entretenir le suspense mais il n'a voulu s'encombrer d'aucun artifice scénaristique. Il nous informe dès les premières secondes de cet état de fait. Peter va s'embourber sous nos yeux. Rien ne pourra l'empêcher de sombrer.
Une oeuvre subtile sur le racisme et les préjugés. (...) "Hombre", avec ses partis pris tranchés mais discrets, est un film passionnant qui tient en haleine.
Dès la fermeture des portes de l'ascenseur, la mayonnaise ne prend pas. Une odeur rance nous monte au nez. Comme si Shyamalan avait laissé trainer ce scénario dans un tiroir trop longtemps.
Le film est composé de durées qu'il aurait fallu parfois raccourcir. La délivrance de certaines rencontres comme de certaines décisions s'emboite de manière bancale.
Un travail au mieux peu inspiré, au pire incompréhensible, porté par une narration plate et scolaire (pourtant récitée par le très talentueux Thierry Hancisse) qui achève de repousser le spectateur.