Au-delà de la lenteur invraisemblable du film, c'est son scénario, désespérément plat, qui pose problème. Ce qui sépare un film de vacances d'un film de cinéma ? Une histoire !
"The Silent House" n'échappe à aucun cliché du film d'horreur contemporain. Le réalisateur Gustavo Hernandez n'arrive jamais à susciter la moindre angoisse. La faute à une mise en scène paresseuse et un scénario proche du néant.
Un film incroyable, tant sur le fond que sur la forme (...) Loach appuie là où ça fait mal, montre le désespoir de familles brisées, d'anciens soldats revenant blessés tant physiquement que psychologiquement (...) Ken Loach ne s'est pas calmé, et c'est une excellente nouvelle.
Susanne Bier réussit à nous cerner avec des histoires qui, au départ, se déploient dans des sphères bien bourgeoises que nous sommes peu nombreux à goûter (...) Elle nous convainc assez vite que ces univers lointains que nous apercevons sont nos possibles ‘entrains'.
A environ cinq minutes de la fin, le film prend un tournant à 180 degrés de façon totalement imprévisible. (...) La faiblesse de ces dernières minutes rend quasiment caduque tout l'effort du film qui, j'ose le rappeler, était plutôt bon dans l'ensemble.
À force de trop vouloir renouer, entre autres, avec les oeuvres de Serge Leroy et Jean-Claude Missiaen, le film de Pierre Lacan a tout de même des allures de polar timoré qui arrive vingt ans trop tard.
Avec les histoires vraies comme celle-ci, il est toujours délicat et inconfortable de se dire que non, ce n'est pas possible, cela ne peut arriver dans la ‘vraie vie'. Et pourtant si ! (...) Le casting impeccable donne de beaux moments.
Une oeuvre de vie sans complainte où des femmes estimées inférieures (un homme vaut 100 chameaux, une femme en vaut 50) arrachent au désert le chemin de leur rêve.
Si le style quasi documentaire du film séduit, plusieurs autres facettes laissent sceptique, à commencer par le montage et la réalisation. N'est pas Michael Mann qui veut.
"Fighter" est un film faiblard, rejeton d'une série de films au sujet maintes fois rebattu, à savoir le loser magnifique qui s'affranchit de ses démons et gagne à la fin (...) Un film profondément dispensable.
"Dharma Guns" se situe entre "Enter the Void" de Gaspar Noé et "Shutter Island" de Scorsese. Entre décès et délire. Avec moins de moyens (...) mais avec autant de romantisme et plus d'intransigeance envers notre monde.
Iñès Compan se dispense de tout regard psychologique. Elle pose sa caméra sur cette terre, apparemment sans colère, et nous maintient les yeux ouverts.
Certains films arrivent sur nos écrans auréolés de récompenses multiples mais déçoivent parfois cruellement le spectateur au final (...) Ce "Winter's Bone" là mérite quant à lui amplement sa récolte de lauriers.
Attention, joyau (...) Alvaro Brechner nous livre un film à l'émotion palpable, triste et nostalgique, sur le choix, l'amour et le passé qui ne reviendra plus.