Million Dollar Baby en appelle aux sentiments sans tomber dans le sentimentalisme. Et c'est là que la magie Eastwood fonctionne à plein régime. [L'] histoire d'amour filial absolument bouleversante s'exprime par petites touches pudiques, regards volés et non-dits plus éloquents que bien des paroles. C'est un grand moment de bien beau cinéma que nous offre ce film là.
Stage Beauty est un petit chef d'oeuvre de film. Rendons donc grâce au réalisateur Richard Eyre de nous dévoiler un comédien fabuleux qui porte ce long-métrage sur ses épaules, Billy Crudup. (...) Voilà donc du vrai romantisme, du vrai cinéma qui nous réconcilie avec les salles obscures.
Dommage que Tout pour plaire soit si pauvrement réalisé : Telerman maîtrise à l'évidence l'écriture des personnages et des dialogues.[...] rôles masculins nickels, de Pascal Elbé à Matthias Mlekuz. Tout ça reste préférable à nombre de films similaires vus ces dernières années...
Joli film espagnol.[...] Le scénario n'évite pas certaines lourdeurs, mais ne tombe pas dans les clichés habituels.[...] Marta Larralde est réellement étincelante, une révélation.
Tout est absolument prévisible dans Hitch, film ultra calibré reposant uniquement sur le charme de Will Smith et Eva Mendes. [...] cliché pour canard féminin. Un produit hollywoodien de plus : aussitôt vu, aussitôt oublié.
Kerry Conran [...] joue à fond la carte de la nostalgie, et brasse ses références avec une belle maestria [...]. Malheureusement le metteur en scène n'évite pas toujours une démarche d'antiquaire à la Jeunet, à force de trop se focaliser sur de magnifiques images ultra-léchées.Autre bémol notable, la présence de la lymphatique Gwyneth Paltrow, qu'on aurait aimé voir écrasée par les robots géants du début du film...
Benoît Magimel trouve ici l'un de ses deux plus beaux rôles.[...] Ce film de genre est comme un cocktaïl dont chaque ingrédient doit être parcimonieusement employé si l'on ne veut se fourvoyer dans le ridicule et le bateau. Pour cela Trouble est troublant. C'est le développement du mécanisme de la visite de l'obscur qui nous effraie.
On ne rit jamais à gorge déployée, mais par légères secousses. La vie aquatique se laisse porter par l'écume de ces cahots.[...] Un croisement entre une franche comédie populaire et une autre vision du rire, plus trouble, en apnée.
Verbeux ? Oui, un peu. Mais curieusement très touchant quand Linklater parvient à isoler les deux comédiens dans une belle intimité qui sied à la tonalité de désillusion qui enrobe le film.
Un début aussi brillant qu'intriguant... On s'attend à un huis clos bien flippant et bien craspec, mais malheureusement, l'intrigue a tôt fait de diverger vers une classique histoire d'enquête sur un tueur en série. [...] une série B improbable à laquelle on ne croit pas une seconde [...] mais qui suscite l'indulgence du fan le plus endurci qui sommeille en nous/ vous.
Spanglish oublie en route son discours sur les vertus du melting-pot pour préférer anônner un discours pédagogique sur des valeurs ultra-conservatrices (famille, travail, patrie, etc...). Un propos ahurissant pour un type qui produit les Simpsons, série au ton beaucoup moins plan-plan que cette navrante comédie familiale.
Winterbottom nous parle de la vie, celle de la jeunesse de nos villes occidentales, comme l'ont fait avant lui les auteurs de la nouvelle vague. (...) On baise et on fait l'amour, on aime la sueur et le rock'n'roll. Vous trouvez ça choquant, vous ?
(...) un humour bon enfant qui rend l'ensemble fort sympathique. (...) Les personnages deviennet suffisamment attachants pour qu'on se montre indulgent pour la minceur du scénario. Si l'histoire finit par s'essouffler un peu, il serait dommage de bouder le plaisir qu'apportent les aventures de ces Pieds Nickelés amoureux du 7e art.
Un enthousiasmant voyage dans la musique des années 50, dans un monde politique en mouvement, mais surtout un hommage vibrant au génie d'un pianiste aveugle (...)
C'est un film admirable à tous points de vue: cadrage, photographie, acting et musique. Neverland est à ne manquer sous aucun prétexte à condition d'être toujours capable d'entendre le bruit du réveil dans le crocodile qui vous suit.
Deux énormes handicaps : un scénario bavard et la présence (absence ?) de Keanu Reeves, l'acteur le plus transparent de la création. On comprend l'étendue des dégâts dès les premières minutes car l'ennui ne tarde pas à s'installer entre bondieuseries et bestioles en images de synthèse.
Les bons sentiments font rarement les meilleurs documentaires et l'on n'apprend pas grand-chose au fil d'une démonstration dépourvue de subtilité. A voir cependant, ne serait-ce que pour la galerie de monstres qui tentent de se faire élire en même temps que Terminator.