Enième comédie sur l'amour et l'implication qu'on y met, le film d'Edward Zwick renoue avec les bonnes vieilles traditions du genre, sans pour autant frôler l'overdose de bons sentiments et d'excès de larmes, voire de rires.
"Nous Sommes La Nuit" n'est que le reflet de la vie banale de milliers de gens se réfugiant dans l'hédonisme ou refusant le passage à l'âge adulte. Cette vie dénuée de tout bons sens est aussi terrifiante que fascinante.
"Octubre" révèle une dimension poétique qui donne à cette comédie l'aspect d'un conte moderne où les miracles de notre quotidien ont remplacé les légendes d'antan. Un premier film attachant et très maitrisé.
Absurde et décalé, cet objet de cinéma non identifié est, quelque part, la rencontre entre Jacques Tati, Roy Andersson, Jim Sharman et Terry Gilliam. Si vous en avez ras-le-bol de voir des productions aussi fades les unes que les autres, "Sound of Noise" est pour vous !
Amorcée avec Gomorra, cette tendance à reconsidérer la Mafia sous un angle moins romantique et plus réaliste rend le film attachant et nécessaire. (...) Vraiment puissant.
"Images de femmes" souffre d'avoir voulu montrer beaucoup et finalement trop peu. L'auteur a déclaré avoir davantage voulu soigner la forme que le fond... et c'est certainement là que le bât blesse.
Ce gigantesque puzzle, cet extraordinaire travail de fourmi, met en exergue les valeurs de trois individus unis pour le meilleur et pour le pire. (...) Ne ratez pas ce beau moment de cinéma.
Avec douceur et ironie, Sofia Coppola broie le système hollywoodien et hache menu la star de ciné telle qu'on la conçoit aujourd'hui. "Somewhere" décrit la partie immergée de l'iceberg hollywoodien.
Diego Luna prend son sujet à bras le corps dès le début pour ne plus le lâcher. Il va jusqu'au bout de son propos et navigue avec brio entre le drame et la comédie...
"Deux de la vague", c'est un peu " La Nouvelle Vague pour les Nuls ". (...) Ce travail de transmission culturelle à l'attention de la jeune génération ne mérite pas d'être mésestimé.
Le film n'est pas facile, loin de là, mais mérite amplement une vision objective et sans oeillères, ne serait-ce que pour tordre le cou à des critiques aiguisant déjà leur hache pour le décapiter en place publique comme ce fut le cas avec la saga de Paul Kersey.
Le suspense, typiquement hitchcockien, fonctionne parce que John Boorman est un immense réalisateur. A partir d'un scénario classique, pour ne pas dire banal, l'auteur de "Délivrance" construit un long métrage à la mécanique parfaitement huilée.
Ce documentaire est unique en son genre et cela est à double tranchant car soit on est séduit, soit on n'accroche pas. (...) De mon point de vue, un tel projet de film force le respect et le message passe et émeut.
Il faut laisser son âme d'adulte au vestiaire pour entrer dans ce terrain de jeu tout en naïveté. (...) Parfois touchant, parfois gauche, "Africa United" nous montre une Afrique luxuriante et rieuse.
Si le cinéma d'Eastwood a toujours souffert d'un certain classicisme, ce classicisme confère ici à l'ennui. Son long-métrage ressemble à un produit... sans âme (ce qui, vous en conviendrez, est assez ironique pour un film s'intéressant à l'Au-delà).
Le scénariste et réalisateur fixe son attention sur les relations entre les habitants du village mais ne réussit jamais véritablement à nous intéresser, à nous faire entrer dans la peau de ces hommes et femmes.
Pour son premier film, Michael Cimino réussissait le tour de force d'offrir une oeuvre personnelle sous le couvert d'un hommage appuyé au genre western. (...) Une belle redécouverte.