L'Amérique s'est trouvé un observateur pas franchement neutre, un farceur minant le système de l'intérieur. Trente ans après Mash, Russell fait globalement mouche.
Nous rions parce que Le Goût des autres est drôle, mais sa férocité nous fait aussi prendre conscience que c'est de nous-mêmes que nous rions. A peine un malaise, une gêne, et le rire les noie, heureusement.
Chaque nouvel opus de Tim Burton est attendu avec l'impatience réservée aux grands maîtres. Avec lui, on place la barre très haut et Sleepy Hollow comble les attentes.
Jamais ce film, qui joue sur l'envoûtement, ne faiblit ; il génère toute la puissance d'hypnose que seul le cinéma peut déployer. On est littéralement accroché aux accoudoirs (...)
Par sa direction d'acteur, (Sam Mendes) pousse Kevin Spacey et Annette Bening à se surpasser et impose un point de vue d'une finesse européenne sur cette histoire 100% américaine.
Enfin un bon film noir ! Tous les ingrédients du genre (...) sont réunis dans ce petit polar British rudement malin, bien ficelé et surprenant de bout en bout (...). Christopher Nolan réussit un coup de maître. Un cinéaste à suivre.
(...) tout concourt à rappeler les grands films des années 70 du cinéaste allemand. Mais chez Fassbinder, la cruauté était compensée par une humanité généreuse. Chez Ozon, elle tombe comme un couperet.
Saleem a pour lui un don de conteur et l'amour de ses personnages ; il invente des scène baroques à la façon d'un Kusturica et offre des moments d'infinie tendresse...
Choisissant une tonalité hitchcokienne, Minghella se révèle infiniment plus convaincant que dans le trop bien ficelé Patient anglais. L'ambiguïté, le dédoublement, la fascination pour autrui, l'immortalité, sont déclinés avec maestria (...)
Si l'on aime les films généreux (trois heures quand même !) et si l'on est prêt à passer sur quelques redondances, facilités ou même fautes de goût, Magnolia est un savoureux kaléidoscope.
La vie moderne selon Laurence Ferreira Barbosa, c'est quoi ? Une solitude citadine qui est tout sauf désespérée. Une solitude active, dynamisée par une quête, par le désir de l'autre.
Hilarant, jouissif, jubilatoire : on en redemande. Si Mme de Fontenay, organisatrice du concours français, voit ce film, il se pourrait qu'elle en avale son chapeau.
Dans le genre récit d'apprentissage avec quelques bons sentiments et qui exalte la persévérance, ce film - fondé sur une histoire vraie - est une réussite.
Merci pour le geste nous regarde avec des larmes impuissantes dans les yeux. Le film est vulnérable comme un coeur saignant tout frais sorti d'un thorax.