Une impressionnante Femme d'Extérieur écrite pour Jaoui par un autre homme que Bacri. Il fallait sans doute ça pour que se révèle un tempérament torrentiel.
Woody Allen poursuit (après Celebrity), avec une légèreté et une allégresse qui n'appartiennent qu'à lui, son interrogation sur le phénomène du vedettariat. Il l'approfondit par un regard sur la condition de l'artiste (...)
Les séquences sont très diversifiées et parviennent, en seulement dix minutes, à raconter une vraie histoire, féerique, captivante. (...) Défauts. Deux premières séquences peu esthétiques et sans queue ni tête.
C'est un peu filmé comme une dramatique "Dossiers de l'écran", mais cette réserve mise à part, Boys Don't Cry est un film coup de poing que le spectateur prend directement dans l'estomac.
En adoptant non le point de vue des adultes mais celui des adolescent(e)s, cette chronique sur l'éveil des sens et les affres de jeunesse échappe à certains poncifs inhérents au genre.
(...) un divertimento rafraîchissant, piqué de dialogues tendres et caustiques, éclairé par son interprétation lunaire. Un reproche : le titre est nul.
La réalisatrice de Personne ne m'aime et Love, etc. dessine une nouvelle carte du Tendre : bosses, creux, vies et déliés d'êtres marqués au fer rouge (...). De beaux grands acteurs toujours justes.
(...) cette comédie sentimentale (...) vaut surtout pour sa langue savoureuse et sa pléiade d'acteurs. Mention spéciale au fringant Rupert Everett (...) irrésistible (...) en libertin misanthrope et narcissique.
(...) Sam Karmann (...) réussit un film très personnel, implacable, tiré au cordeau. Seule fausse note dans ce film subtil : le portrait caricatural des enfants du couple.
Sophie Blondy (...) opte pour le périlleux exercice du genre autobiographique et intimiste. Touchante en amoureuse éloignée, elle excelle dans la mise en scène des flash-backs oniriques, de dérapages dans une enfance rêvée.
Michel Blanc prend une nouvelle envergure, (…) il réussit ici son visage dramatique avec un film risqué, fort et beau. Il conjugue avec maîtrise l'ironie – quelques scènes cocasses bien vues – et la gravité.
A sujet délicat, traitement plein de délicatesse. Infiniment pudique, la caméra épouse les frémissements et les appréhensions, au plus près du corps et du visage de la jeune Isild Le Besco.
Kore-Eda (…) traite délicatement du deuil, de la culpabilité face à la mort-énigme. Sans psychologie, sans gros plans, les protagonistes cherchent à aller du clair-obscur vers la lumière.
Influencé par l'anticonformisme "godardien" des années 60-70, Tony Gatlif s'octroie habilement quelques libertés stylistiques (...) et narratives (...) dans un film très engagé (...) Une réussite.
(...) un film à la manière de Bresson. On est à la fois fasciné et irrité par le procédé, qui, sans autre raison d'être que l'exercice de style, finit par peser au lieu d'alléger.